ATSJAD ANDORRA, a 20 de desembre del 2017 - ROJ: ATSJAD 243/2017
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé20 décembre 2017
Numéro59/17
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 243/2017 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 20 décembre 2017)
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, ATSJAD 243/2017 du 20 décembre 2017 (ECLI:AD:TSJADAD:2017:243A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
>
> *Note de méthode : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») est incomplète. La référence ci-dessus est reprise de l'en-tête de la décision elle-même (ROJ et ECLI).*
## Faits et procédure
Le requérant, M. Galván, a fait l'objet de quatre condamnations pénales successives, rendues entre 2010 et 2013. La première, par ordonnance pénale du 28 avril 2010, le condamnait pour plusieurs infractions contre les personnes et les biens, dont des coups et blessures volontaires, des menaces et des dommages, à huit mois d'emprisonnement avec sursis qualifié, assortis d'une interdiction de contact avec les victimes et d'un suivi psychiatrique. Les trois suivantes concernaient des faits de calomnie, d'injures, de menaces et de lésions psychiques, et prononçaient notamment des peines d'emprisonnement avec sursis et des obligations de soins.
Le 18 juillet 2017, M. Galván a demandé devant le Tribunal de Corts l'annulation de ces antécédents judiciaires. Le ministère public s'y est opposé par un rapport du 11 août 2017, au motif que les conditions et les délais prévus à l'article 87 et suivants du Code pénal n'étaient pas réunis. Par un *aute* du 22 août 2017, le Tribunal de Corts a rejeté la demande, en relevant que les conditions de l'article 87 et des dispositions concordantes n'étaient pas remplies.
Le requérant a interjeté appel. Il soutenait, d'une part, avoir indemnisé la victime dans la mesure de ses possibilités, son seul revenu étant le salaire minimum interprofessionnel et aucune saisie n'ayant été pratiquée. Il soutenait, d'autre part, que les délais de l'article 87 étaient écoulés et qu'il n'avait commis aucune infraction intentionnelle durant la période pertinente. Le ministère public a conclu au rejet.
La Sala Penal relève que, par un *aute* antérieur du 19 juin 2017, devenu ferme, une précédente demande de même objet avait été rejetée. Elle constate qu'aucun fait nouveau n'est intervenu entre cette date et le 18 juillet 2017. Elle relève surtout que le requérant a été condamné entre-temps, par jugement du Tribunal de Corts du 21 septembre 2017, pour des faits commis le 2 octobre 2013, condamnation confirmée par la Sala Penal le 20 décembre 2017.
## Question de droit
La décision pose deux questions :
1. Les conditions de la réhabilitation judiciaire et de l'annulation des antécédents pénaux, prévues par les articles 87 et suivants du Code pénal, sont-elles réunies ?
2. Une nouvelle demande d'annulation portant sur les mêmes antécédents est-elle recevable lorsqu'aucun fait nouveau n'a été invoqué depuis une décision de rejet devenue ferme ?
La première question porte sur l'application des conditions légales au cas d'espèce. La seconde touche à l'autorité de la chose jugée appliquée à une procédure d'exécution pénale, ce qui constitue l'intérêt juridique principal de la décision.
## Solution et dispositif
La Sala Penal rejette l'appel et confirme l'*aute* du Tribunal de Corts. Elle motive sa décision sur trois points :
- **Absence de fait nouveau.** La nouvelle demande ne peut « infringir el principi de la cosa jutjada en l'absència de tot fet pertinent nou que permeti una nova avaluació » (« porter atteinte au principe de l'autorité de la chose jugée en l
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 20 de desembre del 2017 - ROJ: ATSJAD 243/2017
ATSJAD 243/2017 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 20 décembre 2017)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, ATSJAD 243/2017 du 20 décembre 2017 (ECLI:AD:TSJADAD:2017:243A) (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») est incomplète. La référence ci-dessus est reprise de l'en-tête de la décision elle-même (ROJ et ECLI).
Faits et procédure
Le requérant, M. Galván, a fait l'objet de quatre condamnations pénales successives, rendues entre 2010 et 2013. La première, par ordonnance pénale du 28 avril 2010, le condamnait pour plusieurs infractions contre les personnes et les biens, dont des coups et blessures volontaires, des menaces et des dommages, à huit mois d'emprisonnement avec sursis qualifié, assortis d'une interdiction de contact avec les victimes et d'un suivi psychiatrique. Les trois suivantes concernaient des faits de calomnie, d'injures, de menaces et de lésions psychiques, et prononçaient notamment des peines d'emprisonnement avec sursis et des obligations de soins.
Le 18 juillet 2017, M. Galván a demandé devant le Tribunal de Corts l'annulation de ces antécédents judiciaires. Le ministère public s'y est opposé par un rapport du 11 août 2017, au motif que les conditions et les délais prévus à l'article 87 et suivants du Code pénal n'étaient pas réunis. Par un aute du 22 août 2017, le Tribunal de Corts a rejeté la demande, en relevant que les conditions de l'article 87 et des dispositions concordantes n'étaient pas remplies.
Le requérant a interjeté appel. Il soutenait, d'une part, avoir indemnisé la victime dans la mesure de ses possibilités, son seul revenu étant le salaire minimum interprofessionnel et aucune saisie n'ayant été pratiquée. Il soutenait, d'autre part, que les délais de l'article 87 étaient écoulés et qu'il n'avait commis aucune infraction intentionnelle durant la période pertinente. Le ministère public a conclu au rejet.
La Sala Penal relève que, par un aute antérieur du 19 juin 2017, devenu ferme, une précédente demande de même objet avait été rejetée. Elle constate qu'aucun fait nouveau n'est intervenu entre cette date et le 18 juillet 2017. Elle relève surtout que le requérant a été condamné entre-temps, par jugement du Tribunal de Corts du 21 septembre 2017, pour des faits commis le 2 octobre 2013, condamnation confirmée par la Sala Penal le 20 décembre 2017.
Question de droit
La décision pose deux questions :
Les conditions de la réhabilitation judiciaire et de l'annulation des antécédents pénaux, prévues par les articles 87 et suivants du Code pénal, sont-elles réunies ?
Une nouvelle demande d'annulation portant sur les mêmes antécédents est-elle recevable lorsqu'aucun fait nouveau n'a été invoqué depuis une décision de rejet devenue ferme ?
La première question porte sur l'application des conditions légales au cas d'espèce. La seconde touche à l'autorité de la chose jugée appliquée à une procédure d'exécution pénale, ce qui constitue l'intérêt juridique principal de la décision.
Solution et dispositif
La Sala Penal rejette l'appel et confirme l'aute du Tribunal de Corts. Elle motive sa décision sur trois points :
Absence de fait nouveau. La nouvelle demande ne peut « infringir el principi de la cosa jutjada en l'absència de tot fet pertinent nou que permeti una nova avaluació » (« porter atteinte au principe de l'autorité de la chose jugée en l
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Penal
Núm. de Causa: 6400064/2010, 4400063/2011, DM-178-6/11 i DM-206-2/10
Núm. de Rotlle: TSJP-0000059/2017
SENTÈNCIA 66-2017
PARTS:
Recurrent: Sr. Galván
Advocada: Sr. Palau
Recorregut: MINISTERI FISCAL
M. I. Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, vint de desembre de dos mil disset.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 22 d'agost de 2017 dictat pel Tribunal de Corts en el marc de l'execució de les resolucions dictades en les causes de referència, els components de la Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió. És ponent el M.I. Sr. Yves Picod.
I.- RESULTANT: que consultat el registre d'antecedents penals, el Sr. Galván fou condemnat:
per ordenança penal de data 28 d'abril de 2010 recaiguda en el marc de la causa núm. DM-206-2/10, com autor d'un delicte menor de lesions doloses, d'un delicte menor continuat de coaccions, de tres delictes menors d'amenaces no condicionals i d'un delicte menor continuat de danys dolosos, a la pena de vuit mesos de presó condicional qualificat a no entrar en contacte amb les víctimes durant un període de 4 anys i a seguir tractament psiquiàtric per un període de 4 anys, així com al pagament de la responsabilitat civil ex delicto i de les despeses processals causades.
per sentència de data 7 de març de 2012 recaiguda en el marc de la causa núm. DM-178-6/11, com autor de dos delictes menors d'amenaces no condicionals, d'un delicte menor d'injúries a l'autoritat i d'un delicte menor de calúmnies, a la pena de tres mesos de presó condicional qualificada a seguir tractament psiquiàtric amb un termini de suspensió de la condemna de 4 anys i al pagament de les despeses processals causades.
per sentència de data 23 de setembre de 2011 dictada pel Tribunal de Corts i confirmada pel Tribunal Superior de Justícia en data 15 de març de 2012, recaiguda en el marc de la causa núm. 6400064/2010 (anterior TC- 064-6/10), com autor de dos delictes majors de calúmnies propagades amb publicitat i d'un delicte menor d'injúries, a la pena d'un any de presó condicional, amb un termini de suspensió de la pena de 2 anys, així com al pagament de la responsabilitat civil i de les despeses processals causades.
per sentència de data 5 de setembre de 2013 recaiguda en el marc de la causa núm. 4400063/2011 (anterior TC-063-4/11), com autor d'un delicte major continuat de lesions psíquiques que requereixen tractament per a la seva curació, d'un delicte menor d'injúries als agents de l'autoritat i d'un delicte menor d'amenaces no condicionals, a la pena d'un any de presó condicional qualificada a seguir tractament psicològic adequat a la seva personalitat, amb un termini de suspensió de la condemna de 3 anys o fins l'alta mèdica si és anterior, i a la pena complementària de prohibició de contactar amb la víctima durant 3 anys, amb abonament de la responsabilitat civil i les despeses processals.
II.- RESULTANT: que per compareixença efectuada per davant del Tribunal de Corts en data 18 de juliol de 2017, el Sr. Galván va sol·licitar la cancel*lació dels antecedents penals anteriorment referenciats.
Que una volta donat trasllat de la susdita petició al Ministeri Fiscal, aquest va fer avinent per informe de data 11 d'agost de 2017 que s'oposava a la mateixa en no reunir-se els requisits i terminis establerts a l'article 87 i següents del Codi Penal.
III.- RESULTANT: que el Tribunal de Corts va dictar aute en data 22 d'agost de 2017 en el marc de l'execució de les causes de referència, pel qual decidí: "No donar lloc a la petició de cancel·lació d'antecedents penals formulada per Galván en no reunir els requisits establerts l'article 87 i concordants del Codi Penal."
IV.- RESULTANT: que la representació lletrada del Sr. Galván va formular recurs d'apel·lació contra l'ans esmentat aute, per entendre que sí es reuneixen els requisits de l'article 87 i concordants del Codi Penal per a la cancel·lació dels antecedents penals referenciats en el Resultant I anterior. En particular:
El seu defensat ha satisfet en la mesura que li ha estat possible la responsabilitat civil ex delicto, tota vegada que únicament està percebent el salari mínim interprofessional i no ha estat fruit per aquests delictes de cap embargament per part dels òrgans jurisdiccionals o pel saig.
S'han complert els terminis establerts a l'article 87 del Codi Penal.
El Sr. Galván no ha comès cap delicte dolós durant el període corresponent pel qual hagi estat condemnat per resolució ferma.
V.- RESULTANT: que el Ministeri Fiscal s'ha oposat al recurs formulat de contrari per entendre que en les condemnes referenciades no s'ha donat compliment als requisits i terminis establerts a l'article 87 i següents del Codi Penal per acordar la cancel·lació dels antecedents penals sol·licitats per l'interessat.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: que per aute de 19 de juny de 2017 es resolgué de manera negativa la petició del Sr. Galván respecte a la cancel·lació dels seus antecedents penals, sol·licitada per escrit de 26 de maig de 2017, resolució ferma.
Entre el dia 19 de juny de 2017, data de la dita resolució, i el dia 18 de juliol de 2017, data d'aquesta nova resolució, no s'ha produït fet nou o element que permeti reconsiderar la seva situació.
En efecte, la decisió anterior es fonamenta en el fet que no s'han reunit els requisits i terminis establerts als articles 87 i següents del Codi Penal vigent per a l'obtenció per part de la persona condemnada dels beneficis de rehabilitació judicial i de la cancel·lació d'antecedents penals.
Aquesta nova demanda no pot infringir el principi de la cosa jutjada en l'absència de tot fet pertinent nou que permeti una nova avaluació.
A més, el Sr. Galván ha resultat novament condemnat per fets ocorreguts en data 2 d'octubre de 2013, mitjançant sentència del Tribunal de Corts de 21 de setembre de 2017, la qual ha estat íntegrament confirmada per aquesta Sala per sentència de data 20 de desembre de 2017 dictada en el rotlle TSJP-0000064/2017, causa 6000072/2016.
Per altra part, no ha satisfet la responsabilitat civil en la mesura del possible. En efecte, no va efectuar cap proposició de pagament o demostrar les seves bones intencions.
En conclusió, la resolució recorreguda està perfectament justificada.
II.- CONSIDERANT: que es declaren d'ofici les costes d'aquesta apel·lació.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.- Desestimar el recurs d'apel·lació formulat per la representació lletrada del Sr. Galván.
2.- Confirmar íntegrament l'aute dictat pel Tribunal de Corts de data 22 d'agost de 2017 en el marc de l'execució de les causes 6400064/2010, 4400063/2011, DM-178-6/11 i DM-20-2/10.
3.- Declarar d'ofici el pagament de les costes processals causades en aquesta apel*lació.
Aquesta sentència és ferma i executiva. Manem que, una vegada notificada la present sentència a totes les parts, es retorni la causa al Tribunal de Corts, amb certificació de la present sentència, per al seu compliment i execució.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.