ATSJAD ANDORRA, a 05 de febrer del 2018 - ROJ: ATSJAD 26/2018
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé5 février 2018
NuméroA064/17
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD, Sala Penal, 5 février 2018 (ROJ : ATSJAD 26/2018 ; ECLI:AD:TSJADAD:2018:26A)
> Décision commentée : Juridiction andorrane, Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala Penal, aute du 5 février 2018, recours A064/17, ROJ : ATSJAD 26/2018 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par une sentence n° 65-2017 du 20 décembre 2017, la Sala Penal du Tribunal superior de justícia d'Andorre a rejeté l'appel formé par M. Narváez contre le jugement rendu le 21 septembre 2017 par le Tribunal de Corts. Ce jugement le déclarait coupable d'un délit mineur de lésions dolosives nécessitant une assistance médicale pour leur guérison, aggravé par la récidive, ainsi que d'une contravention pénale d'menaces légères. Les peines prononcées étaient une peine d'emprisonnement conditionnelle de six mois, assortie d'une interdiction de contact avec la victime pendant trois ans, et un mois d'arrêts nocturnes conditionnels, avec un délai de sursis identique. Le jugement mettait également à sa charge les frais de procédure et l'indemnisation du préjudice civil.
Le conseil de M. Narváez a alors formé un incident de nullité d'actuacions (incident de nullité de la procédure) contre la sentence d'appel. Il soutenait que la défense avait été privée d'une preuve essentielle sollicitée en seconde instance, les enregistrements des caméras de sécurité situées à proximité de l'agence d'assurances où les faits s'étaient produits. Selon lui, la requête du Batlle aurait été formulée tardivement, alors que les images n'étaient plus disponibles. Il invoquait une violation du droit fondamental à la juridiction, prévu à l'article 10 de la Constitution, sous l'angle du droit à un procès équitable et du principe d'égalité des armes. Il sollicitait l'annulation de la sentence et son acquittement.
Le ministère public s'est opposé à l'incident, estimant qu'aucune des violations alléguées n'était établie.
## Question de droit
La question posée à la Sala Penal était de savoir si l'absence, au dossier, des images de vidéosurveillance, en raison d'une diligence tardive des autorités, constituait une atteinte au droit à un procès équitable et au principe d'égalité des armes, de nature à justifier l'annulation de la sentence d'appel par la voie de l'incident de nullité.
Il convient de relever que la décision ne formule pas cette interrogation en termes de principe général. Elle se borne à examiner si les moyens de l'incident caractérisent une vulnérabilité de la procédure, sans exposer explicitement les critères abstraits qu'elle applique (non précisé dans la décision).
## Solution et dispositif
La Sala Penal rejette l'incident. Elle retient, en substance, trois motifs :
1. **Qualification de l'incident.** Le tribunal relève que le demandeur tente d'utiliser l'incident de nullité comme un « second recours d'appréciation des preuves ». Or, l'incident ne peut servir à remettre en cause l'évaluation probatoire opérée par la juridiction de fond.
2. **Existence d'un faisceau probatoire concordant.** Le tribunal énumère les éléments retenus : le rapport médical, le rapport de la patrouille intervenante, les déclarations de la victime et de deux témoins, ainsi que les constatations relatives à l'état phys
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 05 de febrer del 2018 - ROJ: ATSJAD 26/2018
ATSJAD, Sala Penal, 5 février 2018 (ROJ : ATSJAD 26/2018 ; ECLI:AD:TSJADAD:2018:26A)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Juridiction andorrane, Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala Penal, aute du 5 février 2018, recours A064/17, ROJ : ATSJAD 26/2018 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une sentence n° 65-2017 du 20 décembre 2017, la Sala Penal du Tribunal superior de justícia d'Andorre a rejeté l'appel formé par M. Narváez contre le jugement rendu le 21 septembre 2017 par le Tribunal de Corts. Ce jugement le déclarait coupable d'un délit mineur de lésions dolosives nécessitant une assistance médicale pour leur guérison, aggravé par la récidive, ainsi que d'une contravention pénale d'menaces légères. Les peines prononcées étaient une peine d'emprisonnement conditionnelle de six mois, assortie d'une interdiction de contact avec la victime pendant trois ans, et un mois d'arrêts nocturnes conditionnels, avec un délai de sursis identique. Le jugement mettait également à sa charge les frais de procédure et l'indemnisation du préjudice civil.
Le conseil de M. Narváez a alors formé un incident de nullité d'actuacions (incident de nullité de la procédure) contre la sentence d'appel. Il soutenait que la défense avait été privée d'une preuve essentielle sollicitée en seconde instance, les enregistrements des caméras de sécurité situées à proximité de l'agence d'assurances où les faits s'étaient produits. Selon lui, la requête du Batlle aurait été formulée tardivement, alors que les images n'étaient plus disponibles. Il invoquait une violation du droit fondamental à la juridiction, prévu à l'article 10 de la Constitution, sous l'angle du droit à un procès équitable et du principe d'égalité des armes. Il sollicitait l'annulation de la sentence et son acquittement.
Le ministère public s'est opposé à l'incident, estimant qu'aucune des violations alléguées n'était établie.
Question de droit
La question posée à la Sala Penal était de savoir si l'absence, au dossier, des images de vidéosurveillance, en raison d'une diligence tardive des autorités, constituait une atteinte au droit à un procès équitable et au principe d'égalité des armes, de nature à justifier l'annulation de la sentence d'appel par la voie de l'incident de nullité.
Il convient de relever que la décision ne formule pas cette interrogation en termes de principe général. Elle se borne à examiner si les moyens de l'incident caractérisent une vulnérabilité de la procédure, sans exposer explicitement les critères abstraits qu'elle applique (non précisé dans la décision).
Solution et dispositif
La Sala Penal rejette l'incident. Elle retient, en substance, trois motifs :
Qualification de l'incident. Le tribunal relève que le demandeur tente d'utiliser l'incident de nullité comme un « second recours d'appréciation des preuves ». Or, l'incident ne peut servir à remettre en cause l'évaluation probatoire opérée par la juridiction de fond.
Existence d'un faisceau probatoire concordant. Le tribunal énumère les éléments retenus : le rapport médical, le rapport de la patrouille intervenante, les déclarations de la victime et de deux témoins, ainsi que les constatations relatives à l'état phys
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Penal
Núm. de Causa: 6000072/2016 Núm. de Rotlle: TSJP-0000064/2017
AUTE 17-2018
PARTS:
Demandant incidental: Sr. Narváez
Advocat: Sr. Sevillano
Demandat incidental: MINISTERI FISCAL
M. I. Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, cinc de febrer de dos mil divuit.
En l'incident de nul·litat d'actuacions interposat per la representació lletrada del Sr. Narváez contra la sentència núm. 65-2017 de 20 de desembre de 2017, dictada per la Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia, és ponent el magistrat M. I. Sr. Yves Picod, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que la sentència d'aquesta Sala núm. 65-2017 de 20 de desembre va desestimar el recurs d'apel·lació formulat per la representació lletrada del Sr. Narváez contra la sentència dictada el 21 de setembre de 2017 pel Tribunal de Corts, decidint condemnar al seu defensat com a autor responsable d'un delicte menor de lesions doloses que requereixen d'una assistència facultativa per a la seva curació i d'una contravenció penal d'amenaces lleus, amb l'agreujant de reincidència respecte al delicte menor, a la pena de 6 mesos de presó condicional qualificada a abstenir-se a entrar en contacte amb la víctima durant un període de tres anys pel que fa al delicte i amb un termini de suspensió de la condemna de tres anys, i 1 mes d'arrest nocturn condicional pel que fa a la contravenció penal, amb el mateix termini de suspensió d'un mes, així com el pagament de les despeses processals i la indemnització de la responsabilitat civil.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A064/17 — Décision commentée
II.- RESULTANT: que la representació lletrada del Sr. Narváez ha formulat incident de nul·litat d'actuacions contra l'esmentada sentència en considerar que ha tingut lloc la vulneració del dret fonamental a la jurisdicció, previst a l'article 10 de la Constitució, en les seves vessants del dret a un procés degut i al principi d'igualtat d'armes, per haver privat a la defensa de la prova principal sol·licitada en segona instància (les imatges de les càmeres de seguretat). Sol·licita l'anul·lació de la sentència impugnada i l'absolució del Sr. Narváez de les infraccions penals per les que ha estat condemnat per sentència ferma.
Fonamenta la demanda incidental, substancialment, en les següents al·legacions:
hi havia una càmera de seguretat fora de l'oficina d'assegurances on va ocórrer els fets d'autes, però no es van poder obtenir les imatges perquè el Batlle va efectuar el requeriment quan ja havia passat molt de temps;
el seu defensat va demanar que s'investiguessin les imatges de les càmeres de seguretat en la seva primera declaració (20-11-2013) i no al cap de tres anys com recull la sentència;
atribueix al Servei de Policia una manca de diligència per no haver sol·licitat d'ofici i de forma immediata visualitzar les càmeres, al·legant indefensió per no haver pogut obtenir aquesta prova i, en conseqüència, la vulneració del principi d'igualtat d'armes i del dret a un procés equitatiu per haver estat condemnat sense poder accedir, per part de la defensa, a una prova essencial de descàrrec.
III.- RESULTANT: que el Ministeri Fiscal, en mèrits de les consideracions contingudes en el seu escrit de 25 de gener de 2018, s'ha oposat a l'incident de nul·litat plantejat per l'adversa en considerar que no s'ha produït cap de les vulneracions al·legades pel promotor de l'incident.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: que el recurrent intenta utilitzar l'incident de nul·litat d'actuacions d'autes com un segon recurs d'apreciació de les proves.
II.- CONSIDERANT: en efecte, que intenta el recurrent debilitar un conjunt probatori concordant d'indicis i de proves materials: informe mèdic, informe de la patrulla interventora, declaracions del perjudicat i dels testimonis...
Queda provat que el Sr. Vara -perjudicat en els presents autes- va rebre un cop a la cara, a l'altura de la boca, en presència dels testimonis Srs. Luís i Palmer. Per altra part, va patir un edema a nivell del llavi superior i, al bellugar-se-li la peça dentària número 11, va necessitar control i valoració per odontologia, el qual fou realitzat pel Dr. Palau, qui li va practicar una radiografia d'aquesta peça per descartar precisament que estigués fracturada.
Cal insistir en el fet que tant el Sr. Tejada -que no va veure l'agressió- com l'agent núm. PXXXX requerit posteriorment als fets, van indicar que el perjudicat, el Sr. Vara, després dels fets tenia una vermellor a un costat de la cara i que possiblement li ballava una dent, fet que conforta l'informe mèdic i les constatacions de l'estat físic del perjudicat.
Per altra part, no existeix tant sols la declaració del denunciant respecte dels fets, sinó que la mateixa ha quedat avalada i confirmada per les declaracions dels testimonis, Srs. Luís i Palmer, no existint elements suficients per poder dubtar de les seves declaracions com pretén la part recurrent.
En fi, la versió del perjudicat ha sigut àmpliament confirmada el dia de la vista oral per les declaracions dels testimonis.
III.- CONSIDERANT: que l'existència de proves directes i concloents en relació als fets imputats fa considerar totalment supèrflues les al·legacions relatives a la manca en autes de les gravacions de la càmera de seguretat en la qual torna una altra vegada a insistir per negar l'evidència de l'agressió.
IV.- CONSIDERANT: que no s'ha produït cap de les vulneracions al·legades pel promotor de l'incident.
Decisio
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
Primer.- Desestimar l'incident de nul·litat d'actuacions interposat per la representació lletrada del Sr. Narváez.
Segon.- Condemnar el recurrent a les despeses processals causades en el marc del present incident.
Aquest aute és ferm i executiu.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramesa certificació al Tribunal de Corts, per al seu compliment i execució, ho acordem, manem i signem.