I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 71/2018 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 16 avril 2018)
Décision commentée : ATSJAD 71/2018, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 16 avril 2018, ECLI:AD:TSJADAD:2018:71A (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 1er novembre 2016, rendue dans la cause n° 4000053/2016, M. Villegas a été déclaré auteur responsable de deux délits mineurs, de mauvais traitements dans le cadre domestique et de lésions, ainsi que de la contravention pénale de dommages prévue à l'article 484.1 du Code pénal. Il a été condamné à une peine de cinq mois de prison avec sursis, assortie d'une période de suspension de deux ans, et à une amende de 600 euros, outre une amende de 200 euros pour la contravention. L'ordonnance est devenue ferme et exécutoire faute d'opposition des parties.
En phase d'exécution, le juge instructeur (Batllia) a, par un aute du 29 novembre 2017, déterminé la responsabilité civile ex delicto du condamné. Il a fixé à 921,40 euros le montant à verser à la société D, S.A., décomposé en 621,40 euros (436,40 euros pour la réparation et le remplacement de la vasque, du bidet, des WC, de la prise électrique et du parquet de la chambre, et 185 euros au titre d'autres désordres) et 300 euros pour la privation de jouissance de la chambre n° 403 pendant trois jours. Il a rejeté deux prétentions : celle du ministère public tendant à l'indemnisation de Mme Canales, et celle de la société D, S.A. tendant à l'indemnisation de 300 euros versés aux occupants de chambres voisines.
M. Villegas a interjeté appel, en sollicitant la révocation partielle de l'aute « en el sentit de no imposar al Sr. Villegas el pagament dels 300 euros per no haver estat l'habitació inoperativa durant 3 dies ». Le ministère public s'est opposé au recours. La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia statue en formation composée de MM. Yves Picod (président), Mmes Marie Conte (rapporteure) et Fátima Ramírez Souto.
Question de droit
La décision soulève une question circonscrite : dans le cadre de l'exécution d'une ordonnance pénale définitive, la privation de jouissance d'une chambre d'hôtel consécutive aux dégradations commises par le cond
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Núm. de causa: Execució OP 4000053/2016 Núm. de rotlle: TSJP-0000016/2018 »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 16 d'abril del 2018 - ROJ: ATSJAD 71/2018 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 29 de novembre del 2017 dictat per l'Hble. Batlle en el marc de l'execució de l'ordenança penal dictada en la causa de referència, seguida pels delictes menors de maltractaments en l'àmbit domèstic i menor de lesions i la contravenció penal de danys, els components de la Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la M. I. Sra. Marie Conte. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 16 avril 2018 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Penal
Núm. de causa: Execució OP 4000053/2016 Núm. de rotlle: TSJP-0000016/2018
SENTÈNCIA 25-2018
PARTS:
Recurrent: Sr. Villegas
Advocat: Sr. Ferrer
Recorregut: MINISTERI FISCAL
M. I. Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, setze d'abril del dos mil divuit.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 29 de novembre del 2017 dictat per l'Hble. Batlle en el marc de l'execució de l'ordenança penal dictada en la causa de referència, seguida pels delictes menors de maltractaments en l'àmbit domèstic i menor de lesions i la contravenció penal de danys, els components de la Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la M. I. Sra. Marie Conte.