ATSJAD, Administrativa, 19 octobre 2018 (ROJ : ATSJAD 170/2018)
Décision commentée : ATSJAD, Administrativa, 19 octobre 2018, ROJ ATSJAD 170/2018, ECLI:AD:TSJADAD:2018:170A (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La société Bonet a fait l'objet d'une procédure devant la Sala Administrativa du Tribunal Superior de Justícia d'Andorre, enregistrée sous le numéro de protocole 1000024/2016 et le numéro de rouleau TSJA-0000011/2018. Par la sentence n° 53/2018 du 22 juin 2018, cette même Sala avait tranché le litige au fond. Le contenu précis du litige initial et de la décision au fond n'est pas détaillé dans la décision commentée (non précisé dans la décision).
Le 11 juillet 2018, la société Bonet a formé un incident de nullité d'actuacions (incident de nul·litat) contre cette sentence, en application de l'article 18 bis de la Llei transitòria de procediments judicials. Son argumentation tenait en un seul grief : la sentence n'était pas dûment motivée. Le Gouvernement d'Andorre (M. I. Govern), défendeur à l'incident, a déposé un mémoire en réponse le 25 juillet 2018.
L'incident a été examiné par une formation de trois magistrats, présidée par M. Albert Andrés Pereira, le magistrat Bernard Plagnet étant rapporteur. La décision porte la référence « AUTE 45-2018 ».
Question de droit
La question posée à la Sala était double.
En premier lieu, il s'agissait de savoir si l'incident de nullité ouvert par l'article 18 bis de la Llei transitòria pouvait servir à contester, au titre du droit à la juridiction garanti par l'article 10 de la Constitution andorrane, la motivation d'une sentence devenue ferme.
En second lieu, il fallait déterminer si le grief de défaut de motivation était fondé sur le fond, c'est-à-dire si la sentence 53/2018 satisfaisait à l'exigence de motivation qui découle du droit à une décision fondée en droit.
La Sala commence par écarter le caractère recevable d'une simple réitération de moyens, avant d'examiner le fond du grief.
Solution et dispositif
La Sala rejette l'incident. Elle constate que la société demanderesse « es limita a repetir els arguments ja presentats en primera i segona instància » (fonement 2), et rappelle que l'incident « no constitueix una nova instància processal ». Sur le fond, elle juge que la sentence est motivée, dès lors que la « carta de requeriment » litigieuse « no té efectes jurídics immediats » et que, par conséquent, le recours était « prematur ». Elle relève qu'il appartiendra à la société, le cas échéant, de contester une future décision sanctionnatrice de l'Administration.
Le dispositif, traduit de la version catalane, est ainsi rédigé :
« 1r.- Désestimar l'incident de nul·litat que formulat per la representació de la societat Bonet. en data 11 de juliol del 2018 contra la sentència de la Sala Administrativa número 53/2018. »
« 2n.- No efectuar un especial pronunciament en matèria de costes. »
« Aquest Aute és ferm i executiu. »
En traduction française : « 1°. Rejeter l'incident de nullité formé par la représentation de la société Bonet, le 11 juillet 2018, contre la sentence de la Sala Administrativa n° 53/2018. » ; « 2°. Ne pas statuer spécialement sur les dépens. » ; « Le présent Aute est ferme et exécutoire. »
Sur les dépens, la Sala motive brièvement sa position : « No s'aprecia una
Aute
Núm. de Protocol: 1000024/2016 Núm. de Rotlle: TSJA-0000011/2018
AUTE 45-2018
PARTS:
Demandant incidental : Bonet
Representant : Sr. Daza
Advocat : Sra. Garzón
Demandat incidental: MI GOVERN
Representant : Sr. Valverde
Advocat : Sra. Villalba
M. I. Sra. Elsa Puig Muñoz
Andorra la Vella, dinou d'octubre de dos mil divuit.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist l'incident de nul·litat plantejat a les actuacions número 1000024/2016, havent estat observades les prescripcions legals. És ponent el magistrat Sr. Bernard Plagnet, el qual expressa el parer del Tribunal.