ATSJAD ANDORRA, a 19 de desembre del 2018 - ROJ: ATSJAD 252/2018
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé19 décembre 2018
NuméroA202/18
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 252/2018, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 19 décembre 2018
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, ATSJAD 252/2018, 19 décembre 2018, ECLI:AD:TSJADAD:2018:252A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus a été reconstituée à partir des métadonnées du texte (ROJ, ECLI, recours A202/18).*
## Faits et procédure
Le 3 juillet 2017, la *Saig* (auxiliaire de justice chargée de l'exécution) Mme Giner a pris un acte d'exécution réclamant à M. Caro la somme de 13 551,21 euros, ainsi que 1 420,28 euros au titre des frais d'exécution. Ces sommes correspondaient à la contribution du débiteur aux dépenses ordinaires et extraordinaires de son enfant majeur, dans le cadre d'un convenio regulador (convention de divorce ou de séparation signée par les parents en 2011), aux termes de laquelle le père s'était engagé à prendre en charge un tiers de ces dépenses.
M. Caro a formé un incident d'exécution tendant au rejet de la totalité des prétentions des créanciers, MM. Pera et Andrade, et à la suspension de l'exécution. Ceux-ci s'y sont opposés le 17 octobre 2017.
Par un *aute* (décision interlocutoire) du 13 mars 2018, le Batlle a fait droit en partie à l'incident. Il a fixé la quantité principale due aux créanciers à 8 651,97 euros, a enjoint à la *Saig* de recalculer ses honoraires en fonction de ce nouveau montant et a laissé les dépens à la charge de chaque partie (« no fer especial imposició de costes processals »).
M. Caro a interjeté appel. Il sollicitait l'annulation de l'*aute* et la révocation totale de l'incident, et demandait l'admission de preuves complémentaires. Par un *aute* du 12 septembre 2018, la Sala Civil a admis partiellement cette preuve, qui a été administrée. Le recours est soumis à la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia, composée du magistrat ponent M. Joan Manel Abril Campoy et des magistrats Mme Eulàlia Amat Llari et M. Vincent Anière.
## Question de droit
Le litige pose une question de procédure et de preuve en matière d'exécution de contributions alimentaires. Il s'agit de déterminer si le créancier de la contribution aux dépenses d'un enfant majeur étudiant à l'étranger doit rapporter la preuve détaillée de chacune des dépenses réclamées, et si les dépenses retenues par le premier juge, dont les dépenses de logement, de formation linguistique, de santé, de transport et de subsistance, peuvent être regardées comme justifiées et comme entrant dans le champ de la convention.
Plus précisément, la juridiction doit répondre à six griefs successifs :
1. l'absence de justificatifs des notes et des cursus universitaires, pour l'appréciation de l'aptitude de l'enfant à la poursuite de ses études ;
2. l'absence d'identification de la nature des logements (type de résidence, cohabitation, régime d'hébergement) et l'écart de prix entre deux villes ;
3. la nature formative des cours d'allemand ;
4. le montant d'une dépense médicale résiduelle, après remboursement partiel par la sécurité sociale ;
5. le caractère non prouvé des frais de transport et de voyage ;
6. l'absence de justificatifs des frais de subsistance.
## Solution et dispositif
La Sala Civil rejette l'ensemble des moyens. Elle relève, pour chacun d'eux, que le premier juge a fondé sa décision sur les pièces versées, et
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 19 de desembre del 2018 - ROJ: ATSJAD 252/2018
ATSJAD 252/2018, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 19 décembre 2018
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, ATSJAD 252/2018, 19 décembre 2018, ECLI:AD:TSJADAD:2018:252A (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus a été reconstituée à partir des métadonnées du texte (ROJ, ECLI, recours A202/18).
Faits et procédure
Le 3 juillet 2017, la Saig (auxiliaire de justice chargée de l'exécution) Mme Giner a pris un acte d'exécution réclamant à M. Caro la somme de 13 551,21 euros, ainsi que 1 420,28 euros au titre des frais d'exécution. Ces sommes correspondaient à la contribution du débiteur aux dépenses ordinaires et extraordinaires de son enfant majeur, dans le cadre d'un convenio regulador (convention de divorce ou de séparation signée par les parents en 2011), aux termes de laquelle le père s'était engagé à prendre en charge un tiers de ces dépenses.
M. Caro a formé un incident d'exécution tendant au rejet de la totalité des prétentions des créanciers, MM. Pera et Andrade, et à la suspension de l'exécution. Ceux-ci s'y sont opposés le 17 octobre 2017.
Par un aute (décision interlocutoire) du 13 mars 2018, le Batlle a fait droit en partie à l'incident. Il a fixé la quantité principale due aux créanciers à 8 651,97 euros, a enjoint à la Saig de recalculer ses honoraires en fonction de ce nouveau montant et a laissé les dépens à la charge de chaque partie (« no fer especial imposició de costes processals »).
M. Caro a interjeté appel. Il sollicitait l'annulation de l'aute et la révocation totale de l'incident, et demandait l'admission de preuves complémentaires. Par un aute du 12 septembre 2018, la Sala Civil a admis partiellement cette preuve, qui a été administrée. Le recours est soumis à la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia, composée du magistrat ponent M. Joan Manel Abril Campoy et des magistrats Mme Eulàlia Amat Llari et M. Vincent Anière.
Question de droit
Le litige pose une question de procédure et de preuve en matière d'exécution de contributions alimentaires. Il s'agit de déterminer si le créancier de la contribution aux dépenses d'un enfant majeur étudiant à l'étranger doit rapporter la preuve détaillée de chacune des dépenses réclamées, et si les dépenses retenues par le premier juge, dont les dépenses de logement, de formation linguistique, de santé, de transport et de subsistance, peuvent être regardées comme justifiées et comme entrant dans le champ de la convention.
Plus précisément, la juridiction doit répondre à six griefs successifs :
l'absence de justificatifs des notes et des cursus universitaires, pour l'appréciation de l'aptitude de l'enfant à la poursuite de ses études ;
l'absence d'identification de la nature des logements (type de résidence, cohabitation, régime d'hébergement) et l'écart de prix entre deux villes ;
la nature formative des cours d'allemand ;
le montant d'une dépense médicale résiduelle, après remboursement partiel par la sécurité sociale ;
le caractère non prouvé des frais de transport et de voyage ;
l'absence de justificatifs des frais de subsistance.
Solution et dispositif
La Sala Civil rejette l'ensemble des moyens. Elle relève, pour chacun d'eux, que le premier juge a fondé sa décision sur les pièces versées, et
Aute
TSJC.- 0000202/2018 ORIGEN: 2000382/2017 - 00
NIG: 5300542120150000256
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 19 de desembre del 2018.
Reunida la Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy i els Magistrats
M.I. Sr. Vincent Anière i M.I. Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 3-07-2017 la Saig Sra. Giner va dictar Acord d'execució, segons el qual reclamava al Sr. Caro la suma de 13.551,21 euros i l'import de 1.420,28 euros en concepte de costes d'execució.
El Sr. Caro va interposar incident d'execució contra l'acord abans referit i que es desestimés la totalitat de les pretensions exercitades pels executants i es suspengués l'execució de l'Acord fins a la resolució de l'incident.
En data 17-10-2017 els Srs. Pera i Andrade es van oposar a la demanda incidental.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A202/18 — Décision commentée
II.- L'Hble. Batlle va dictar Aute, de data 13-03-2018, en el que estimava en part l'incident d'execució, segons el tenor literal següent:
"Primer.- Estimar parcialment la demanda incidental promoguda pel Sr. Caro, contra l'Acord del SAIG de data 3 de juliol de 2017, en el sentit de quantificar la quantitat principal a favor dels Srs. Pera i Andrade en l'import de 8.651,97.- euros.
Segon.- Requerir al SAIG Sra. Giner perquè torni a calcular els seus honoraris en virtut de la quantitat principal indicada en el present aute.
Tercer.- No fer especial imposició de costes processals.
Quart.- Notificar la present resolució a les parts interessades i a la Saig Sra. Giner."
III.- La part executada ha interposat recurs contra l'Aute de 13-03-2018 i, en data de registre 26-06-2018, ha articulat llur escrit de conclusions, en mèrits del qual demana l'estimació total del seu incident i la revocació de l'Aute d'instància, alhora que sol·licitlava la pràctica de prova en aquesta alçada.
Per escrit de 24-07-2018 la part executada es va contestar a les conclusions i va demanar la desestimació del recurs amb imposició a la recurrent de les costes processals.
IV.- Per Aute, de data 12-09-2018, es va admetre en part la prova sol·licitada, la qual fou practicada amb el resultat que es troba a les actuacions.
Ha actuat com a magistrat ponent el M.I. Sr. Joan Manel Abril Campoy.
FONAMENTS DE DRET
I.- Els motius o greuges en els que la part executada fonamenta el seu recurs són els següents.
En primer terme, considera que se l'ha situat en indefensió ja que no ha obtingut la documentació sol·licitada i que esdevé necessària per a la resolució del present litigi.
Quant a aquest primer motiu, i sense perjudici de recordar que en aquesta alçada s'ha practicat part de la prova demanada pel recurrent, s'haurà d'analitzar cada partida individual per a decidir si s'ha resolt amb base a la prova practicada o, pel contrari, s'ha dictat una resolució que, sense prova, hagi estat pronunciada en detriment de la part recurrent.
II.- Establerta l'anterior consideració, la part recurrent assenyala que respecte de l'import de les universitats, no s'ha aportat cap justificant de les notes obtingudes i de les assignatures cursades per a poder conèixer l'aprofitament de la carrera i del màster.
Aquest primer motiu ha de ser desestimat. Consta en aquest rotlle (folis 47 i ss) que el Sr. Pera va cursar el grau d'història a la ORG_1 durant els cursos acadèmic 2011/2012 a 2014/2015, sense que les convocatòries esgotades passin de la primera i amb una nota mitjana assolida de notable i amb una nota d'excel·lent en el treball de final de grau.
I respecte del Màster, cursat a la ORG_0 l'any 2015/2016, apareix al foli 55 les assignatures cursades i les notes obtingudes, amb una mitjana obtinguda de 7,82 sobre 10.
Dels anteriors extrems, s'extreu que l'aprofitament del Sr. A.d.A. fou notable i va assolir la seva formació universitària de grau en el curs 2014/2015 i el seu títol de màster l'any següent.
En conseqüència, aquest motiu ha de decaure.
III.- Pel que es refereix als imports de les residències, sosté que només consten les factures pels mesos, però no quin tipus de residència és, si l'habitació estava compartida o no, ni el règim d'allotjament. També li resulta curiosa la diferència de preu entre la residència de Tarragona i la de Portugal.
Tampoc aquest motiu pot ésser estimat. La part executant va aportar al Saig les factures que proven la despesa realitzada en allotjament a Tarragona i Portugal i com aquestes han estat abonades per la part executant. En aquest sentit, sigui o no compartida l'habitació o el règim d'allotjament, el cert és que han estat pagades per la part que ara reclama la part de reemborsament que li pertoca al pare del D.A.d.A. Finalment, la diferència de preu pot resultar del diferent cost de la vida a la ciutat de Tarragona o Oporto, de l'existència d'una àmplia oferta de residència per a estudiants o d'altres factors, que no poden obstar al pagament reclamat quan consta l'abonament d'aquest concepte en autes.
IV.- Respecte de les classes d'alemany, aquest motiu ha de ser també refusat per la Sala. En efecte, s'ha acreditat que es va cursar el nivell 1 d'alemany amb 120 hores presencials a la Facultat de lletres de la ORG_2 de l'octubre de 2014 a juny de 2015 amb un resultat de 15 sobre 20. En aquest ordre d'idees, el va cursar mentre feia també el màster a la ORG_0 i no es pot desconèixer la rellevància actual de disposar d'un coneixement de quants més idiomes possibles per a obtenir feina en el futur, de manera que aquesta despesa formativa no pot ésser exclosa de la participació del pare.
V.- En relació a la despesa mèdica de 60,80 euros, de la qual hauria de contribuir amb 20,27 euros, consta al foli 162 que la CASS li va retornar la quantitat de 38,40 euros i es pregunta si disposa d'una assegurança complementària.
La resolució d'instància ja argumenta sobre la despesa mèdica total assumida i com que entén que aquesta és de 23,71 euros només ha de contribuir l'executat en l'import de 7,90 euros. I aquest extrem s'ha de confirmar, atès que el càlcul s'ha realitzat sobre la real despesa assumida i el càlcul del terç que li correspon també.
Per tant, aquest greuge s'ha de refusar.
VI.- Assenyala la recurrent que les despeses de transport i de viatges del Sr. A., ja molt reduïdes a la instància a l'import de 133,36 euros, derivades dels viatges d'Oporto a Andorra, de Barcelona a València, de València a Barcelona i de Barcelona a Oporto, tampoc es poden incloure perquè no han estat provades degudament.
Amb la resolució d'instància, hem de concloure que (folis 116 i ss) aquests imports estan provats i la seva finalitat s'adequa amb la formació que s'estava desenvolupant en aquelles franges temporals, per la qual cosa també ha de decaure aquest extrem.
I, en darrer terme, considera que la despesa de manutenció per import de 200 euros al més i 2000 euros l'any, no ha estat acreditada.
Aquesta Sala en la seva sentència de 28-02-2017 reconeixia que segons el conveni regulador signat pels progenitors l'any 2011 en el que el pare es comprometia a abonar una tercera part de les despeses ordinàries i extraordinàries. I no pot existir dubte que les despeses de manutenció s'integren dins del concepte de despeses ordinàries, sense que se li pugui exigir a la part executant que aporti els rebuts o justificants de les compres realitzades, dels àpats efectuats, de la roba, de la perruqueria, higiene personal i d'altres partides relacionades amb la manutenció derivada dels cinc anys que es reclamen. Així, hem de concloure amb la resolució d'instància que aquests imports esdevenen moderats en atenció a l'edat del fill, al fet de cursar estudis de grau o màster en una localitat estrangera i en comparació a les despeses pròpies per la manutenció d'un estudiant universitari a l'estranger.
Aleshores també aquest greuge ha de ser desestimat.
VII.- La desestimació de tots els motius ha de comportar la del recurs interposat i la imposició de les costes processals d'aquesta alçada (Codi 7,51,5).
Decisio
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas.- La Sala Civil del M.I. Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs interposat per la representació processal del Sr. Caro contra l'Aute, de data 13-03-2018, que confirmem íntegrament. S'escau imposar a la part recurrent les costes processals d'aquesta alçada.
Així per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.