I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 39/2019 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 26 février 2019)
Décision commentée : Juridiction andorrane (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil), aute du 26 février 2019, ATSJAD 39/2019, ECLI:AD:TSJADAD:2019:39A, recours A250/18 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, elle a été complétée à partir des mentions figurant dans le texte intégral (ROJ, ECLI, numéro de recours).
Faits et procédure
Le litige s'inscrit dans une procédure d'exécution forcée d'une sentence condamnatoire rendue le 3 juin 2008 (date mentionnée dans le texte). La demande d'exécution tendait notamment à obtenir du débiteur, M. Farré, la remise d'un jeu de clés et l'installation d'un interphone permettant l'ouverture à distance d'une porte métallique, afin d'assurer le libre passage de M. R. vers sa propriété. La décision ne précise pas davantage la nature de la créance ni le détail des actes d'exécution antérieurs (non précisé dans la décision).
Par une décision de première instance du 20 mars 2018, le batlle a rejeté la demande d'exécution. La Sala Civil, saisie de l'appel, a rendu un aute le 29 janvier 2019 : il a rejeté le recours, confirmé intégralement la décision attaquée, sans prononcer de condamnation aux dépens de première instance, et mis les dépens d'appel à la charge de l'appelant.
Le 8 février 2019, la représentation processuelle de M. Farré a formé un incident de nullité contre cet aute. Le texte indique que l'incident visait initialement l'article 18bis de la LTPJ, mais la juridiction relève que cette disposition n'était pas en vigueur à cette date. Les articles 18ter et 18quater, issus de la disposition finale cinquième de la Llei 24/2018 du 18 octobre (Code de procédure civile), étaient entrés en vigueur le 15 novembre 2018, de sorte que c'est l'article 18quater qui était applicable.
La juridiction était composée des magistrats Vincent Aniére (rapporteur), Carles Cruz Moratones et Eulàlia Amat Llari.
Question de droit
La question posée était de savoir si l'aute attaqué, en ce qu'il confirmait le rejet de la demande d'exécution au motif que la demande avait perdu son objet, pouvait être regardé comme violant le droit fondamental à obtenir une décision motivée
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del magistrat Sr. Vincent Anière, i els magistrats Sr. Carles Cruz Moratones i Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 26 de febrer del 2019 - ROJ: ATSJAD 39/2019 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (rejet), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- Aquesta Sala va dictar Aute, en data 29 de gener del 2019, amb la següent part dispositiva : »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.- »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 26 février 2019 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000250/2018 ORIGEN: 2100370/2006 - 00
NIG: 5300555120179000095
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 26 de febrer del 2019.
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del magistrat Sr. Vincent Anière, i els magistrats Sr. Carles Cruz Moratones i Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- Aquesta Sala va dictar Aute, en data 29 de gener del 2019, amb la següent part dispositiva :
"DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal del Sr. Farré contra l'Aute dictat per l'Hble. Batlle en data 20-03-2018, que CONFIRMEM íntegrament, tot i no efectuar cap imposició de les costes de primera instància, però imposant les costes d'aquesta alçada a la part recurrent."