ATSJAD ANDORRA, a 26 de febrer del 2019 - ROJ: ATSJAD 40/2019
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé26 février 2019
NuméroA329/18
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 40/2019 (ECLI:AD:TSJADAD:2019:40A)
> Décision commentée : ATSJAD 40/2019, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 26 février 2019, recours A329/18 (ECLI:AD:TSJADAD:2019:40A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
>
> *Note de méthode : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir du titre, des métadonnées et de l'identifiant ECLI figurant dans le texte intégral.*
## Faits et procédure
Le salarié, M. Águila, a saisi le juge d'instance d'une demande prud'homale à l'encontre de la société Pino, SA, par acte enregistré le 30 janvier 2014. La société s'est opposée à la demande en soulevant une exception de caducité de l'action et, à titre subsidiaire, a sollicité sa mise hors de cause.
Par jugement du 30 avril 2018, le Tribunal unipersonnel du Batlle a fait droit à la demande. La société a interjeté appel. Par arrêt du 27 novembre 2018, notifié le même jour, la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia a rejeté le recours et condamné l'appelante aux dépens d'appel.
Le 12 décembre 2018, la société a formé un incident de nullité d'actuacions (*incident de nul·litat*) tendant à l'annulation de l'arrêt du 27 novembre 2018. Elle soutenait que cette décision avait porté atteinte à son droit fondamental à une décision motivée en droit, qu'elle était entachée d'incongruence et qu'elle confondait caducité et prescription. Elle invoquait également le caractère prétendument déguisé de la qualification de licenciement retenue. Le salarié a conclu à l'irrecevabilité de l'incident et, subsidiairement, à la confirmation de l'arrêt attaqué.
Le magistrat rapporteur est M. Vincent Anière, la formation étant composée également de MM. Carles Cruz Moratones et Mme Eulàlia Amat Llari.
## Question de droit
La Cour devait trancher deux questions successives.
**Première question, de recevabilité.** L'incident pouvait-il être accueilli alors que la société fondait sa demande sur l'article 18 *bis* de la loi sur la procédure devant les juridictions (LTPJ), disposition abrogée à la date de l'introduction de l'incident ? Le demandeur soutenait en outre que le recours devait être porté devant le Tribunal constitutionnel plutôt que devant la juridiction ordinaire.
**Seconde question, de fond.** La décision définitive était-elle affectée d'une violation d'un droit fondamental résultant de vices de procédure ou de forme ayant causé une indéfense, ou d'une incongruence, au sens de l'article 18 *quater* LTPJ, et le requérant était-il dans l'impossibilité de dénoncer ce vice antérieurement ?
## Solution et dispositif
Sur la recevabilité, la Cour retient que l'erreur de référence légale ne peut entraîner l'irrecevabilité : il appartient aux juridictions de restituer la qualification juridique correcte des prétentions des parties. Elle relève que le changement législatif n'a pas supprimé l'incident de nullité mais en a modifié le régime. Elle juge ensuite que l'article 18 *quater* n'impose pas au justiciable de saisir directement le Tribunal constitutionnel : il ouvre une option entre le recours d'amparo direct et la demande d'annulation devant le Tribunal Superior. L'incident pouvait donc être admis à la procédure.
Sur le fond, la Cour écarte l'existence d'une violation de droits fondamentals et d'une incongruence. Elle relève que la motivation de l'arrêt du 27 novembre 2018 est détaillée et que les moyens de la société reprennent, pour l'essentiel, des arguments déjà rejetés de manière motivée. Elle considère que la qualification de caducité a été retenue à bon droit, dans l'hypothèse d'un licenciement consommé par l'employeur et non d'un abandon de poste par le salarié, et que la condamnation au paiement des vacances annuelles est motivée par l'absence de résiliation effective du contrat.
Le dispositif, traduit fidèlement du catalan, est ainsi rédigé :
> « DESESTIMAR l'incident de
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 26 de febrer del 2019 - ROJ: ATSJAD 40/2019
ATSJAD 40/2019 (ECLI:AD:TSJADAD:2019:40A)
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD 40/2019, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 26 février 2019, recours A329/18 (ECLI:AD:TSJADAD:2019:40A) (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir du titre, des métadonnées et de l'identifiant ECLI figurant dans le texte intégral.
Faits et procédure
Le salarié, M. Águila, a saisi le juge d'instance d'une demande prud'homale à l'encontre de la société Pino, SA, par acte enregistré le 30 janvier 2014. La société s'est opposée à la demande en soulevant une exception de caducité de l'action et, à titre subsidiaire, a sollicité sa mise hors de cause.
Par jugement du 30 avril 2018, le Tribunal unipersonnel du Batlle a fait droit à la demande. La société a interjeté appel. Par arrêt du 27 novembre 2018, notifié le même jour, la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia a rejeté le recours et condamné l'appelante aux dépens d'appel.
Le 12 décembre 2018, la société a formé un incident de nullité d'actuacions (incident de nul·litat) tendant à l'annulation de l'arrêt du 27 novembre 2018. Elle soutenait que cette décision avait porté atteinte à son droit fondamental à une décision motivée en droit, qu'elle était entachée d'incongruence et qu'elle confondait caducité et prescription. Elle invoquait également le caractère prétendument déguisé de la qualification de licenciement retenue. Le salarié a conclu à l'irrecevabilité de l'incident et, subsidiairement, à la confirmation de l'arrêt attaqué.
Le magistrat rapporteur est M. Vincent Anière, la formation étant composée également de MM. Carles Cruz Moratones et Mme Eulàlia Amat Llari.
Question de droit
La Cour devait trancher deux questions successives.
Première question, de recevabilité. L'incident pouvait-il être accueilli alors que la société fondait sa demande sur l'article 18 bis de la loi sur la procédure devant les juridictions (LTPJ), disposition abrogée à la date de l'introduction de l'incident ? Le demandeur soutenait en outre que le recours devait être porté devant le Tribunal constitutionnel plutôt que devant la juridiction ordinaire.
Seconde question, de fond. La décision définitive était-elle affectée d'une violation d'un droit fondamental résultant de vices de procédure ou de forme ayant causé une indéfense, ou d'une incongruence, au sens de l'article 18 quater LTPJ, et le requérant était-il dans l'impossibilité de dénoncer ce vice antérieurement ?
Solution et dispositif
Sur la recevabilité, la Cour retient que l'erreur de référence légale ne peut entraîner l'irrecevabilité : il appartient aux juridictions de restituer la qualification juridique correcte des prétentions des parties. Elle relève que le changement législatif n'a pas supprimé l'incident de nullité mais en a modifié le régime. Elle juge ensuite que l'article 18 quater n'impose pas au justiciable de saisir directement le Tribunal constitutionnel : il ouvre une option entre le recours d'amparo direct et la demande d'annulation devant le Tribunal Superior. L'incident pouvait donc être admis à la procédure.
Sur le fond, la Cour écarte l'existence d'une violation de droits fondamentals et d'une incongruence. Elle relève que la motivation de l'arrêt du 27 novembre 2018 est détaillée et que les moyens de la société reprennent, pour l'essentiel, des arguments déjà rejetés de manière motivée. Elle considère que la qualification de caducité a été retenue à bon droit, dans l'hypothèse d'un licenciement consommé par l'employeur et non d'un abandon de poste par le salarié, et que la condamnation au paiement des vacances annuelles est motivée par l'absence de résiliation effective du contrat.
Le dispositif, traduit fidèlement du catalan, est ainsi rédigé :
Reproduction verbatim
« DESESTIMAR l'incident de
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000329/2018 ORIGEN: 1000124/2014 - 00
NIG: 5300542120150001286
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 26 de febrer del 2019.
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del magistrat Sr. Vincent Anière, i els magistrats Sr. Carles Cruz Moratones i Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- La representació processal del Sr. Águila va presentar demanda laboral contra la societat Pino, SA, per escrit de data del registre 30-01-2014.
La representació processal de la societat Pino, SA, es va oposar totalment a la demanda formulant una excepció de caducitat de l'acció, i subsidiàriament, sol·licitant la seva absolució.
II.- El Tribunal Unipersonal del Batlle va dictar Sentència, de data 30-04- 2018, decidint donar lloc a la demanda formulada, i la representació processal de la societat Pino, SA, va interposar recurs d'apel·lació, però per Sentència del 27- 11-2018, notificada el mateix dia, aquesta Sala va decidir desestimar el recurs de la societat Pino, SA, imposant a la mateixa les costes judicials de segona instància.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A329/18 — Décision commentée
III.- Per escrit del 12-12-2018, la representació de la societat Pino, SA, va formular incident de nul·litat d'actuacions demanant es dictés una resolució anul·lant la del 27-11-2018 i declarant nul·la la indemnització derivada del desistiment justificat reclamada pel Sr. Águila en haver caducat l'acció, imposant les costes a la part adversa, inclosos els honoraris d'advocat i procurador.
La representació processal del Sr. Águila demana a títol principal que es declares la inadmissió de l'escrit titulat per la recurrent com a nul·litat d'actuacions, i subsidiàriament la confirmació en tots els seus extrems la sentència dictada.
Ha actuat com a magistrat ponent el Sr. Vincent Anière.
FONAMENTS DE DRET
I.- La resolució del present litigi passa primerament per resoldre la qüestió de l'admissió aixecada per la representació processal del Sr. Águila ja que la mateixa sosté que, al moment de presentar el seu escrit de nul·litat d'actuacions en base a l'article 18bis de la LTPJ, ja feia un mes que aquest article era derogat. Afegeix que, per economia processal, és al Tribunal Constitucional que la recurrent havia de presentar el seu escrit denunciant una suposada vulneració de drets fonamentals.
Pel que fa al primer aspecte de la qüestió, és veritat que, de conformitat amb la disposició final vint-i-novena de la Llei 24/2018 del 18 d'octubre del Codi de procediment civil, els apartats 1 a 6 de la disposició final cinquena que modifica, entre altres, l'article 18bis de la LTPJ i hi afegeix els articles 18ter i quarter, van entrar en vigor el dia 15-11-2018.
Per tant, el dia 12-12-2018, quan la part incidental va presentar el seu escrit de nul·litat d'actuacions invocant l'article 18bis, dit article no existia més.
Però, aquest error no pot portar a inadmetre l'escrit ja que pertany als òrgans jurisdiccionals donar la seva correcta qualificació jurídica a les pretensions de les parts, i que el canvi legislatiu ans referit no ha fet desaparèixer l'incident de nul·litat sinó que ha modificat el seu règim.
Justament pel que fa a l'article 18quater relatiu a la nul·litat de les resolucions fermes afegit per la Llei de 14-11-2018, disposa que :
"1. Les persones que hagin estat part d'una sentència o una resolució fermes o que s'hi vegin afectades poden demanar al batlle o el tribunal que la va dictar que l'anul·li, tot fonamentant la petició en la vulneració de drets fonamentals per infraccions processals o defectes de forma que hagin causat indefensió, o en la incongruència de la sentència o la resolució, sempre que qui sol·licita la nul·litat no hagi pogut denunciar aquesta vulneració anteriorment.
L'incident de nul·litat es pot formular en el termini de tretze dies hàbils des de la notificació de la sentència o la resolució, o des que s'hagi tingut coneixement de la vulneració del dret. En aquest darrer cas, no poden haver transcorregut més de dos anys des del moment de la notificació de la sentència o la resolució definitiva.
El batlle o el tribunal, un cop rep l'incident de nul·litat, pot no admetre'l en cas que consideri, motivadament, que no té cap fonament. En cas contrari, el trasllada a les parts interessades perquè facin les al·legacions i proposin les proves oportunes en el termini de tretze dies hàbils. Posteriorment, el batlle o el tribunal competent, després de practicar les proves proposades que consideri útils, pertinents i necessàries per resoldre la demanda i les altres proves que decideixi d'ofici, resol mitjançant un aute dins els tretze dies hàbils següents.
Contra l'aute que no admet o que resol l'incident de nul·litat en primera instància es pot interposar un recurs d'apel·lació en el termini de tretze dies hàbils davant la sala competent del Tribunal Superior de Justícia, de la qual no podran formar part els magistrats que eventualment hagin resolt l'incident de nul·litat en primera instància. La sala competent pot no admetre el recurs si considera, motivadament, que no té cap fonament. En cas contrari, trasllada el recurs a les parts interessades perquè facin les al·legacions i proposin les proves oportunes en el termini de tretze dies hàbils. Posteriorment, la sala competent, després de practicar les proves proposades que consideri útils, pertinents i necessàries per resoldre la demanda i les altres proves que decideixi d'ofici, resol mitjançant un aute dins els tretze dies hàbils següents.
Contra l'aute que no admet o que resol el recurs en fase d'apel·lació no es pot interposar cap recurs.
L'incident de nul·litat no suspèn l'execució de la sentència o la resolució a la qual s'imputi la vulneració de drets fonamentals, llevat que ho decideixi expressament el batlle o el tribunal quan consideri que en cas contrari es pot ocasionar un perjudici greu i de difícil reparació a la part que formula l'incident.
La formulació prèvia de l'incident de nul·litat no és un requisit necessari per interposar un recurs d'empara davant el Tribunal Constitucional quan es tracti d'una resolució judicial ferma dictada pel Tribunal Superior de Justícia."
D'altra banda, no cal perdre de vista que la mateixa disposició final vint-i- novena de la Llei 24/2018 va fer entrar en vigor al dia 15-11-2018 també l'apartat 2 de la disposició final quarta de modificació de la LQTC modificant l'article 86 de la mateixa que queda redactat com segueix :
"El recurs d'empara, llevat dels supòsits establerts als articles 95 i 96 d'aquesta Llei, s'interposa contra les sentències que desestimen en fase de recurs les demandes presentades en el marc del procediment urgent i preferent, els autes que desestimen o no admeten en fase de recurs els incidents de nul·litat que també es configuren com un procediment urgent i preferent, d'acord amb l'article 41, apartat 1, de la Constitució, o les resolucions judicials fermes dictades pel Tribunal Superior de Justícia encara que no s'hi hagi interposat un incident de nul·litat."
D'aquestes disposicions s'extreuen dues conseqüències pel present cas.
La primera és que aquest tribunal tenia la possibilitat de no admetre l'incident, cosa que no es va fer al no considerar a priori que el mateix no era fonamentat, sinó que es va considerar que calia permetre a les parts poder al·legar el que consideraven oportú al respecte.
La segona, és que l'article 18quater de cap manera obliga la part que pretén que la sentència o resolució ferma del Tribunal Superior ha provocat una vulneració de drets fonamentals (per infraccions processals o defectes de forma que hagin causat indefensió, o una incongruència de la sentència o resolució) a presentar l'escrit corresponent al Tribunal Constitucional, sinó que li ofereix una opció : o bé interposar directament un recurs d'empara davant el Tribunal Constitucional, o bé demanar la seva anul·lació al Tribunal Superior.
Finalment, essent la pròpia Llei que crea aquesta opció no es pot, per economia processal, obligar una part a actuar directament davant del Tribunal Constitucional.
Per consegüent, l'incident es podia admetre a tràmit i s'ha de procedir al seu examen.
II.- Per que prosperi l'incident de nul·litat, el seu promotor ha d'establir, d'una banda, que la sentència ferma ha vulnerat els seus drets fonamentals per infraccions processals o defectes de forma que li hagin causat indefensió, o per ser incongruent, i d'altra banda, que no ha pogut denunciar aquesta vulneració anteriorment.
III.- Tal supòsit no existeix en el present cas.
En efecte, la representació processal de la societat Pino sosté en resumit que s'hauria vulnerat el seu dret fonamental a obtenir una decisió fonamentada en dret perquè s'hauria comes un error material evident i perquè la motivació s'apartaria totalment de l'ordenament jurídic andorrà i només seria un intent de motivació formal, ja que la nostra sentència confondria caducitat i prescripció, i que a més hauria considerat un acomiadament disfressat no al·legat.
D'alta banda, sosté que la sentència hauria incorregut en incongruència omissiva a l'estimar la condemna de la seva mandant ja que no es va valorar el fet que durant diversos mesos l'empleat no va percebre cap salari.
IV.- Però no és cert que la nostra motivació seria incongruent ni per omissió ni per haver aplicat uns conceptes fora de lloc i contraris al dret andorrà.
Al contrari vam motivar de manera detallada perquè el plantejament de la part empresarial no era conforme al dret vigent a Andorra.
Malgrat l'esforç que desplega ara la part apel·lant i incidental per donar un contingut constitucional als seus arguments, constatem que els mateixos constitueixen fonamentalment una repetició dels que ja vam rebutjar de manera raonada.
Així, pel que fa a la caducitat en relació a la qual la part recurrent sostenia que el tribunal d'instància havia comés un error en la interpretació de la llei laboral i en l'aplicació de la jurisprudència, vam establir l'existència d'una relació laboral entre les parts (refutant l'argument sorprenent que no hauria existit mai un contracte de treball "real i formal") i que per consegüent eren d'aplicació totes les normes imperatives del Codi de relacions laborals.
És així que vam poder recordar les regles en relació a la finalització de tot contracte laboral, bàsicament el comiat o desistiment donat que la versió de l'empresa d'una extinció del contracte per mutu acord no va quedar establerta.
Aquestes premisses ens van permetre resoldre la qüestió de la caducitat i del seu punt de partida.
Malgrat el que es diu ara, és ben bé la caducitat que vam aplicar, però no la del segon supòsit al·legat erròniament per la part recurrent (cas on és l'empresari que reclama una indemnització com a conseqüència d'un desistiment o abandó del seu lloc de treball per part de l'assalariat) sinó la del primer supòsit que correspon al cas d'acomiadament consumat per l'empresari.
No es van canviar els termes de debat judicial ni els fets al·legats sinó que vam constatar que no s'havia comunicat cap acomiadament, ni impedit al treballador accedir al seu lloc de treball, i que res permetia considerar que, al moment de presentar la present demanda, l'empleat sabia que se l'havia donat de baixa prop de la CASS.
És així que en vam poder treure la conseqüència que ens trobàvem en la figura, objecte de nombroses decisions d'aquesta Sala, d'un acomiadament disfressat i que s'havia de confirmar la resolució d'instància d'haver considerat que el termini de caducitat no havia escolat al moment de presentar la demanda.
Per tant, no existeix cap confusió entre prescripció i caducitat, i no vam aplicar la prescripció sinó la caducitat.
La referència que es va fer al termini d'un any ve del fet que vam precisar que en un cas com el d'autes, on l'empresa ha deixat l'assalariat en la ignorància de la realitat de la seva situació en unes condicions confuses i perjudicials, i que el dies a quo és de difícil determinació justament perquè resulta difícil determinar el moment on l'empleat va tenir coneixement del seu acomiadament, no escapava a la Sala que no es podria admetre que la situació es perllongués sense límit però que en tot cas tota acció laboral acaba per topar amb el termini de prescripció d'un any.
Així les coses la manca de motivació i la incongruència denunciades no existeixen.
V.- Pel que fa a la qüestió dels impagaments i de les vacances, vam constatar que l'empleat havia adreçat una carta de requeriment de pagament dels salaris a la qual l'empresa no va contestar mai, actitud que, ho mantenim, no es pot acceptar i que no pot aprofitar a l'empresa.
La part apel·lant criticava el càlcul de la indemnització de l'article 98, així com el càlcul de les vacances ja que l'agent no podria reclamar vacances en relació als mesos on no va treballar.
Vam contestar de manera detallada a aquests dos greuges i no cal repetir la nostra motivació al respecte sinó indicar que no es veu cap incongruència en el fet de motivar que, donat que la relació laboral no era resolta, la mateixa havia generat dret a vacances en aplicació dels articles 67 a 69 del Codi de relacions laborals i que s'havia de confirmar la decisió de donar lloc a 20 dies vacances merescudes i no satisfetes fins al moment de la interposició de la demanda. El fet de no cobrar el salari no fa variar aquesta realitat.
VI.- En aquestes condicions, s'ha de desestimar l'incident de nul·litat plantejat i condemnar la part incidental a pagar les costes generades pel mateix.
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas, La Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
Decisio
DECIDEIX
DESESTIMAR l'incident de nul·litat presentat per la representació processal de la societat Pino, SA, contra la Sentència dictada per aquesta Sala en data 27 de novembre del 2018, imposant a la part incidental les costes generades pel mateix.
Aquesta resolució és ferma i executiva.
Així per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.