I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Civil), Aute du 26 février 2019, ROJ ATSJAD 45/2019 (ECLI:AD:TSJADAD:2019:45A)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, Aute du 26 février 2019, ROJ ATSJAD 45/2019, ECLI:AD:TSJADAD:2019:45A (Lire sur source officielle)
Note préalable : le texte est rédigé en catalan. La traduction des passages cités est la nôtre. Les noms des parties figurent de manière partiellement anonymisée et incohérente dans la décision (plusieurs patronymes ou initiales pour un même acteur) ; nous retenons ici les seules désignations de fonction ou d'initiale du mineur (« le fils G. ») et du père (« le père »).
Faits et procédure
Un père, placé en détention préventive dans le cadre d'une procédure pénale, bénéficiait de visites hebdomadaires de son fils G., âgé de six ans, organisées par une décision judiciaire et se déroulant au centre pénitentiaire de La Comella. La mère accompagnait l'enfant lors de ces visites.
Le 2 août 2018, une coordinatrice du département des affaires sociales transmit au Batlle une note informative relative à une demande de supervision de ces visites. Cette demande émanait de la mère, qui faisait état de comportements de nature sexuelle attribués à l'enfant ainsi que d'un possible abus sexuel commis par le père sur la sœur aînée, alors objet d'une instruction pénale. Le 8 août 2018, le Batlle, saisi dans le cadre de la juridiction des mineurs, donna vue des actuations au Ministère fiscal. Ce dernier transmit à son tour une note émanant de professionnels du service d'assistance aux victimes de violences de genre.
Par un Aute du 4 septembre 2018, le Batlle décida que les visites pourraient être supervisées par une travailleuse sociale du centre pénitentiaire, afin de permettre une évaluation approfondie de l'enfant par les services sociaux, ceux-ci devant assurer un suivi constant et informer périodiquement la Batllia.
Le père forma appel le 25 octobre 2018. Il soutenait, à titre principal, qu'aucun indice ne rattachait les comportements de l'enfant aux visites, et sollicitait la révocation de la mesure. À titre subsidiaire, il demandait que le contrôle, si nécessaire, fût confié au psychologue qui suivait l'enfant plutôt qu'à une assistante sociale.
Question de droit
La S
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del magistrat Sr. Vincent Anière, i els magistrats Sr. Carles Cruz Moratones i Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 26 de febrer del 2019 - ROJ: ATSJAD 45/2019 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- En data 2 d'agost del 2018, la Sra. Expósito, Coordinadora del Departament d'Afers Socials, signà una nota informativa dirigida al Batlle en relació a la demanda de visites paterno-filials supervisades entre el menor Anaya i el seu progenitor, adjuntant la elaborada pel Servei Especialitzat d'Atenció a la Infància el dia 1 d'agost del 2018. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 26 février 2019 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
TSJC.- 0000360/2018 ORIGEN: 2000004/2018 - 00
NIG: 5300513120180000007
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 26 de febrer del 2019.
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del magistrat Sr. Vincent Anière, i els magistrats Sr. Carles Cruz Moratones i Sra. Eulàlia Amat Llari, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 2 d'agost del 2018, la Sra. Expósito, Coordinadora del Departament d'Afers Socials, signà una nota informativa dirigida al Batlle en relació a la demanda de visites paterno-filials supervisades entre el menor Anaya i el seu progenitor, adjuntant la elaborada pel Servei Especialitzat d'Atenció a la Infància el dia 1 d'agost del 2018.
En aquesta darrera nota informativa es posava de relleu que en aquell moment es realitzaven visites setmanals entre el menor G. i el seu progenitor, el Sr. Viñas, establertes per aute judicial, sent la progenitora, Sra. Viñas, qui acompanyava el menor i estava present durant la visita al Centre Penitenciari, on restava el progenitor en presó preventiva fins al seu proper judici pel Tribunal de Corts i es sol·licitava que, vistes les conductes de caire sexual del menor G. i el possible abús sexual (en aquell moment pendent de judici) patit per la seva germana per part del seu progenitor, les citades visites paterno-filials fossin supervisades per la treballadora social del Centre penitenciari amb l'objectiu de valorar l'impacte en el menor i prendre les mesures de protecció que es consideressin necessàries.