I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
Juridiction andorrane, — (ATSJAD 107/2019)
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (Lire sur source officielle)
Identification : Tribunal superior de justícia d'Andorra (Tribunal Superior de Justicia d'Andorra), Sala penal, auto du 3 juin 2019, recours n° A058/19, numéro de rouleau TSJP-0000054/2019, numéro de cause 6000062/2019, ROJ ATSJAD 107/2019, ECLI:AD:TSJADAD:2019:107A. Magistrats : Fátima Ramírez Souto (rapporteur), Yves Picod (président) et Marie Conte. La date de la décision est précisée dans le texte ; la référence canonique complète de la juridiction et le numéro d'identification sous la forme « Juridiction andorrane, — » demeurent incomplets dans les métadonnées fournies.
Faits et procédure
La requérante, M^me^ Puga, a été placée en détention provisoire par un auto du 22 décembre 2018, en qualité de présumée auteure d'un délit majeur de trafic de cocaïne, incriminé à l'article 282.1 du Code pénal. Le texte précise que l'infraction est punie d'une peine de un à cinq ans d'emprisonnement.
Le 13 mai 2019, la défense a sollicité sa mise en liberté provisoire, à titre principal sans condition, à titre subsidiaire moyennant le versement d'une caution, et à titre plus subsidiaire sous les conditions de l'article 110.2 du Code de procédure pénale : remise du passeport ou du document d'identité, obligation de comparution, fixation d'un domicile au Principat et toute autre condition jugée nécessaire.
Le ministère public s'est opposé à cette demande le 14 mai 2019, au visa de l'article 103.2 du Code de procédure pénale, au motif que la prévenue n'avait aucun ancrage dans le pays.
Par auto du 16 mai 2019, le Tribunal de Corts (juridiction de première instance) a rejeté la demande de mise en liberté, y compris celle assortie de conditions. La défense a interjeté appel le 22 mai 2019, en sollicitant la réformation de cette décision dans les mêmes termes subsidiaires. Le ministère public a conclu au rejet de l'appel le 31 mai 2019, en soulignant la gravité des faits et l'absence d'attaches de la prévenue avec la principauté.
La Sala penal du Tribunal Superior de Justicia a statué le 3 juin 2019.
Question de droit
La question posée à la juridiction d'appel était double :
- Le maintien en détention provisoire de la prévenue est-il justifié au regard du risque de fuite, lorsque celui-ci résulte de la gravité de la peine encourue, de l'absence d'ancrage local et de la proximité du procès ?
- Des mesures alternatives à la détention, qu'il s'agisse d'une caution ou des obligations de l'article 110.2, sont-elles suffisantes pour écarter ce risque ?
S'y ajoute un argument
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« En el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada de la Sra. Puga contra l'aute de 16 de maig de 2019, dictat pel Tribunal de Corts en el marc de la causa 6000062/2019, és ponent la magistrada Sra. Fátima Ramírez Souto, la qual expressa el parer del Tribunal. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 03 de juny del 2019 - ROJ: ATSJAD 107/2019 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- RESULTANT: Que per escrit presentat en data 13 de maig del 2019, la representació lletrada de la processada Puga sol·licita s'acordi la llibertat provisional de la seva defensada, de manera simple o condicionada al pagament previ d'una fiança, quin import es deixa a criteri del tribunal, i/o condicionada a l'entrega del seu passaport i/o DNI, a que comparegui davant del tribunal en els dies i hores fixats, a que fixi temporalment un domicili al Principat i a qualsevol altre condició de l'article 110.2 del Codi de procediment penal que es consideri necessària.… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 03 juin 2019 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Penal
Núm. de Rotlle: TSJP-0000054/2019 Núm. de Causa: 6000062/2019
AUTE 58-2019
PARTS:
Apel·lant: Sra. Puga
Advocat: Sr. Romeu
Apel·lat: MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto (Ponent)
Andorra la Vella, tres de juny de dos mil dinou.
En el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada de la Sra. Puga contra l'aute de 16 de maig de 2019, dictat pel Tribunal de Corts en el marc de la causa 6000062/2019, és ponent la magistrada Sra. Fátima Ramírez Souto, la qual expressa el parer del Tribunal.