ATSJAD ANDORRA, a 26 de juny del 2019 - ROJ: ATSJAD 113/2019
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé26 juin 2019
NuméroA153/19
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 113/2019 (ECLI:AD:TSJADAD:2019:113A)
> Décision commentée : ATSJAD 113/2019, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 26 juin 2019, recours A153/19 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Le 12 mars 2019, M. Capellà a sollicité le bénéfice de la justice gratuite afin qu'un avocat d'office lui soit désigné. Par une ordonnance (*Aute*) du 19 mars 2019, le Batlle a rejeté cette demande comme tardive (« per extemporànies »). Le juge de première instance a retenu deux motifs : l'intéressé n'avait formulé aucune observation sur la demande de justice gratuite au stade de la contestation de la demande (*contestació de la demanda*), et rien n'établissait un changement ultérieur de sa situation économique.
M. Capellà a interjeté appel en demandant la révocation de l'ordonnance et l'admission de sa demande, qu'il présentait également comme une demande d'insolvabilité. Le recours a été examiné par la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia, composée des magistrats Vincent Aniére, Carles Cruz Moratones et Jaume Tor Porta. Le magistrat rapporteur est identifié dans le corps de la décision comme étant M. Carles Cruz Moratones, alors que les métadonnées de la décision désignent M. Vincent Aniére comme ponent (ces indications ne sont pas réconciliées dans le texte).
Les faits pertinents retenus par la cour sont les suivants : l'appelant a obtenu, à compter du 23 mars 2019, une pension de la CASS (sécurité sociale andorrane) d'un montant de 472,55 EUR mensuels, et il ne perçoit plus l'aide de 981 EUR mensuels qu'il recevait auparavant. Il invoquait en outre la nécessité de faire face aux frais d'un avocat dans une procédure en expulsion et en recouvrement de créance. La décision ne précise ni la nature exacte de l'aide antérieure, ni la date précise de cessation de celle-ci (non précisé dans la décision).
## Question de droit
Le litige pose deux questions imbriquées :
1. Une demande de justice gratuite peut-elle être rejetée au motif que le requérant n'a pas sollicité ce bénéfice au stade de la contestation de la demande, alors que sa situation économique a évolué ?
2. Les conditions d'octroi de la défense et de l'assistance techniques gratuites, telles que définies par la loi et le règlement applicables, sont-elles réunies en l'espèce, compte tenu d'un changement de circonstances postérieur à la décision de première instance ?
Le cadre normatif invoqué est constitué de l'article 100 de la *Llei transitòria de procediments judicials* du 21 décembre 1993, dans sa rédaction issue de la loi 16/2014 du 24 juillet 2014, ainsi que du *Reglament regulador del dret a la defensa i l'assistència tècnica lletrades* approuvé par décret du 12 juillet 2017. La cour cite spécifiquement les articles 18 (insuffisance de ressources et de patrimoine), 19.1 (seuils de ressources calculés en fonction du salaire minimum interprofessionnel annuel, majorés selon la composition du foyer), 20 (prise en compte du patrimoine, y compris à l'étranger, à l'exception du logement habituel et des biens insaisissables ou non gageables), 21 (octroi exceptionnel) et 26.1.
## Solution et dispositif
La cour pose d'abord le principe selon lequel il appartient aux tribunaux de déterminer si le demandeur se trouve dans une situation économique ne lui permettant pas
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 26 de juny del 2019 - ROJ: ATSJAD 113/2019
ATSJAD 113/2019 (ECLI:AD:TSJADAD:2019:113A)
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD 113/2019, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 26 juin 2019, recours A153/19 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le 12 mars 2019, M. Capellà a sollicité le bénéfice de la justice gratuite afin qu'un avocat d'office lui soit désigné. Par une ordonnance (Aute) du 19 mars 2019, le Batlle a rejeté cette demande comme tardive (« per extemporànies »). Le juge de première instance a retenu deux motifs : l'intéressé n'avait formulé aucune observation sur la demande de justice gratuite au stade de la contestation de la demande (contestació de la demanda), et rien n'établissait un changement ultérieur de sa situation économique.
M. Capellà a interjeté appel en demandant la révocation de l'ordonnance et l'admission de sa demande, qu'il présentait également comme une demande d'insolvabilité. Le recours a été examiné par la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia, composée des magistrats Vincent Aniére, Carles Cruz Moratones et Jaume Tor Porta. Le magistrat rapporteur est identifié dans le corps de la décision comme étant M. Carles Cruz Moratones, alors que les métadonnées de la décision désignent M. Vincent Aniére comme ponent (ces indications ne sont pas réconciliées dans le texte).
Les faits pertinents retenus par la cour sont les suivants : l'appelant a obtenu, à compter du 23 mars 2019, une pension de la CASS (sécurité sociale andorrane) d'un montant de 472,55 EUR mensuels, et il ne perçoit plus l'aide de 981 EUR mensuels qu'il recevait auparavant. Il invoquait en outre la nécessité de faire face aux frais d'un avocat dans une procédure en expulsion et en recouvrement de créance. La décision ne précise ni la nature exacte de l'aide antérieure, ni la date précise de cessation de celle-ci (non précisé dans la décision).
Question de droit
Le litige pose deux questions imbriquées :
Une demande de justice gratuite peut-elle être rejetée au motif que le requérant n'a pas sollicité ce bénéfice au stade de la contestation de la demande, alors que sa situation économique a évolué ?
Les conditions d'octroi de la défense et de l'assistance techniques gratuites, telles que définies par la loi et le règlement applicables, sont-elles réunies en l'espèce, compte tenu d'un changement de circonstances postérieur à la décision de première instance ?
Le cadre normatif invoqué est constitué de l'article 100 de la Llei transitòria de procediments judicials du 21 décembre 1993, dans sa rédaction issue de la loi 16/2014 du 24 juillet 2014, ainsi que du Reglament regulador del dret a la defensa i l'assistència tècnica lletrades approuvé par décret du 12 juillet 2017. La cour cite spécifiquement les articles 18 (insuffisance de ressources et de patrimoine), 19.1 (seuils de ressources calculés en fonction du salaire minimum interprofessionnel annuel, majorés selon la composition du foyer), 20 (prise en compte du patrimoine, y compris à l'étranger, à l'exception du logement habituel et des biens insaisissables ou non gageables), 21 (octroi exceptionnel) et 26.1.
Solution et dispositif
La cour pose d'abord le principe selon lequel il appartient aux tribunaux de déterminer si le demandeur se trouve dans une situation économique ne lui permettant pas
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000153/2019 ORIGEN: 2000541/2018 - 00
NIG: 5300542120180003699
AUTE
En nom del Poble Andorrà.-
A la vila d'Andorra la Vella, el 26 de juny del 2019.
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, sota la presidència del magistrat Sr. Vincent Anière i els magistrats Sr. Carles Cruz Moratones i Sr. Jaume Tor Porta, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- En data 12 de març del 2019, el Sr. Capellà presentà una sol·licitud de benefici de justícia gratuïta, per tal que se li designés un lletrat d'ofici.
II.- En data 19 de març del 2019, el Batlle va dictar Aute, decidint:
"no admetre les peticions de justícia gratuïta formulades pel Sr. Capellà en data 12 de març de 2019 per extemporànies."
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A153/19 — Décision commentée
III.- Presentat recurs d'apel·lació, el recurrent va demanar la revocació de l'Aute i que s'estimi la seva petició d'insolvència.
Ha actuat com a magistrat ponent el Sr. Carles Cruz Moratones.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- Per denegar-li el benefici de justícia gratuïta, el Batlle va considerar que no quedava acreditat la insuficiència de recursos econòmics, perquè quan va es va donar tràmit de contestar la demanda no va fer cap al·legació sobre demanar el benefici de justícia gratuïta i que no consta que hagi canviat la seva situació econòmica amb posterioritat.
Segon.- La recurrent manifesta substancialment que: ha canviat la seva situació econòmica perquè li ha estat concedida una pensió per la CASS de 472,55EUR des del 23 de març passat i això ha empitjorat la seva situació econòmica i no pot fer front a la despesa d'un advocat en el plet que té per desnonament i reclamació de quantitat.
Tercer.- Són d'aplicació al present cas: l'article 100 de la Llei transitòria de procediments judicials, del 21 de desembre de 1.993, reformat per la Llei 16/2014, del 24 de juliol, de modificació de la Llei transitòria de procediments judicials, desenvolupa succintament el procediment per declarar la situació econòmica desfavorable o d'insolvència i per atorgar el dret a la defensa i l'assistència lletrades gratuïtes que en dimana.
Tanmateix l'article 19.1 del Reglament regulador del dret a la defensa i l'assistència tècnica lletrades, aprovat per Decret de 12.7.2017 (BOPA 19.7.17), disposa "Per tal de determinar la insuficiència d'ingressos de les persones físiques es calculen els ingressos econòmics bruts anyals que percebin directament o indirectament, per tots els conceptes i per unitat familiar, els quals no han de superar els llindars següents: a) El salari mínim interprofessional anyal si es tracta d'una persona no integrada en una unitat familiar.
El salari mínim interprofessional anyal augmentat en un 70% si es tracta d'una persona integrada en una unitat familiar formada per un matrimoni o dos persones que mantenen una situació de fet equivalent;
: "El salari mínim interprofessional anyal augmentat en un 50% per cada membre de la unitat familiar menor de catorze anys i en un 70% per cada membre de la unitat familiar major de catorze anys, si es tracta d'una persona integrada en una unitat familiar formada per un matrimoni o dos persones que mantenen una situació de fet equivalent amb altres familiars fins al segon grau de consanguinitat".
Quan la persona sol·licitant no arribi al límit mínim d'ingressos que li pertoquin, es considerarà que es troba en situació econòmica desfavorable o insolvència, sempre que no disposi d'un patrimoni suficient a aquest efecte (article 18 del mateix Reglament).
Segons l'article 20 del Reglament, per tal de valorar la insuficiència de patrimoni de les persones físiques o jurídiques, es té en compte la titularitat de tot tipus de béns mobles i immobles i de drets, tant a Andorra com a l'estranger, fins i tot si aquests béns i drets no produeixen rendiments, llevat que constitueixin l'habitatge habitual de la persona sol·licitant. També se n'exceptuen els béns i els drets que no puguin ser venuts o bé donats en garantia sense provocar una pertorbació greu a la persona sol·licitant.
A aquest efecte, també es tenen en compte els signes externs que posin de manifest la capacitat econòmica real de la persona sol·licitant, i es denega el benefici de la defensa i l'assistència tècnica lletrades gratuïtes si aquests signes desmenteixen la declaració efectuada i evidencien que la persona sol·licitant disposa d'un patrimoni suficient o d'uns ingressos que superen els llindars establerts a l'article 19.
Finalment, l'article 21 del Reglament relatiu a l'atorgament excepcional disposa que, excepcionalment, es pot atorgar el benefici de la defensa i l'assistència tècnica lletrades gratuïtes a les persones que ho sol·liciten i tenen uns ingressos que superen els llindars establerts a l'article 19, si acrediten unes despeses o unes càrregues molt importants que així ho justifiquin, o quan les despeses previsibles del procés en el marc o en atenció al qual presenten la sol·licitud siguin molt elevades d'acord amb els ingressos dels quals disposen.
El mateix article precisa que, no obstant això, per tal d'atorgar el benefici de la defensa i l'assistència tècnica lletrades gratuïtes a l'empara de l'apartat anterior, els ingressos de les persones que ho sol·liciten no poden en cap cas superar tres vegades els llindars establerts a l'article 19, les quals han de complir d'altra banda el requisit de la insuficiència de patrimoni.
Quart.- Pertoca doncs als tribunals determinar si la persona sol·licitant es troba en una situació econòmica que no li permet pagar els honoraris d'un lletrat.
Cal tenir present que, sense perjudici de la possibilitat pel Batlle d'ordenar la pràctica de proves d'ofici per aclarir la situació econòmica del sol·licitant, pertoca al que sol·licita el benefici de justícia gratuïta de justificar la realitat dels elements que declara en la seva sol·licitud i d'exposar la seva situació de manera exhaustiva.
Cinquè.- Aplicant aquestes consideracions al cas d'autes, el recurs ha de ser acollit, ja que desprès de l'examen de la seva sol·licitud i de la nova actualitzada demanada pel Tribunal del seu compte es constata que la seva situació econòmica a partir del mes de març de 2019 ha canviat perquè ara li han reconegut una pensió de la CASS de 472,55EUR mensuals i ja no percep l'ajut de 981EUR mensuals. En conseqüència, en aplicació de l'article 26.1 del Reglament se li ha de concedir el benefici demanat.
Finalment, per tot l'exposat, procedeix estimar el recurs i concedir el benefici de la justícia gratuïta al Sr. Capellà.
Sisè.- Tractant-se d'un cas de jurisdicció voluntària i compte tingut que s'estima el recurs, no escau efectuar cap imposició de costes.
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas.-
La Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
Decisio
DECIDEIX
ESTIMAR el recurs interposat pel Sr. Capellà contra l'Aute de data 19 de març de 2019 que revoquem en el sentit de concedir a aquesta darrera el benefici de la justícia gratuïta.
NO EFECTUAR cap imposició de costes. Aquesta resolució és ferma i executiva.
Així per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.