ATSJAD ANDORRA, a 26 de setembre del 2019 - ROJ: ATSJAD 152/2019
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé26 septembre 2019
NuméroA030/19
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, ATSJAD 152/2019, 26 septembre 2019
> **Décision commentée :** Juridiction andorrane, — (référence canonique fournie incomplète ; identifiants complétés à partir du texte : ATSJAD 152/2019, ECLI:AD:TSJADAD:2019:152A, recours n° A030/19) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par une sentence n° 23-2018 du 16 mars 2018, la Sala Administrativa du Tribunal Superior de Justícia a reconnu aux entités Galan et Puig, agissant au sein d'une union temporaire d'entreprises (UTE), le droit à être indemnisées par le Gouvernement d'Andorre pour un montant agrégé de 146 862,87 EUR. Cette indemnisation faisait suite à la révocation de l'adjudication de la concession administrative portant sur les lignes de vol régulier internationales et sur la construction et la gestion indirecte du service public de l'Héliport national d'Andorre.
Les deux sociétés n'étant pas parvenues à s'accorder sur la répartition de la somme entre elles, le Gouvernement a exécuté volontairement la sentence et consigné le montant de l'indemnisation, dans l'attente de la détermination de la part revenant à chacune d'elles (non précisé dans la décision : la date exacte de la consignation).
Dans le cadre d'un incident d'exécution, Galan a demandé le versement de 30 % de l'indemnité, pourcentage correspondant à sa participation dans l'UTE selon le convention de création de celle-ci. Galan chiffrait ainsi sa part à 44 058,87 euros, en invoquant le pacte 9 de cette convention. Puig soutenait pour sa part qu'il lui revenait plus de 70 %, dès lors qu'elle avait supporté la majeure partie des dépenses imputables à l'UTE. Le Gouvernement, de son côté, faisait valoir qu'il avait satisfait à son obligation et que les différends internes à l'UTE lui étaient étrangers. Puig concluait à la confirmation de l'ordonnance attaquée, les difficultés devant être tranchées dans la voie appropriée.
Par un *Aute* du 9 janvier 2019, la Section administrative de la Batllia a refusé de faire droit aux prétentions respectives des parties, au motif que les différences qui les opposaient devaient être portées devant la juridiction compétente, la sentence n'ayant pas déterminé le pourcentage d'indemnisation revenant à chaque société. Galan a interjeté appel de cette décision. La Sala Administrativa, composée des magistrats Albert Andrés Pereira (rapporteur), Bernard Plagnet et Elsa Puig Muñoz, a rejeté l'appel.
## Question de droit
La question posée était de savoir si le juge de l'exécution d'une sentence administrative peut, dans le cadre d'un incident d'exécution, procéder à la répartition entre les membres d'une UTE d'une indemnité allouée à celle-ci, alors que la sentence n'avait pas statué sur cette répartition.
Plus précisément, la juridiction devait déterminer si le mécanisme de l'exécution, destiné à assurer l'effectivité des prononcés de la sentence en vertu de l'article 99 de la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal du 15 novembre 1989, permet de trancher un différend qui excède l'objet du procès initial.
## Solution et dispositif
Le T
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 26 de setembre del 2019 - ROJ: ATSJAD 152/2019
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Administrativa, ATSJAD 152/2019, 26 septembre 2019
Reproduction verbatim
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (référence canonique fournie incomplète ; identifiants complétés à partir du texte : ATSJAD 152/2019, ECLI:AD:TSJADAD:2019:152A, recours n° A030/19) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une sentence n° 23-2018 du 16 mars 2018, la Sala Administrativa du Tribunal Superior de Justícia a reconnu aux entités Galan et Puig, agissant au sein d'une union temporaire d'entreprises (UTE), le droit à être indemnisées par le Gouvernement d'Andorre pour un montant agrégé de 146 862,87 EUR. Cette indemnisation faisait suite à la révocation de l'adjudication de la concession administrative portant sur les lignes de vol régulier internationales et sur la construction et la gestion indirecte du service public de l'Héliport national d'Andorre.
Les deux sociétés n'étant pas parvenues à s'accorder sur la répartition de la somme entre elles, le Gouvernement a exécuté volontairement la sentence et consigné le montant de l'indemnisation, dans l'attente de la détermination de la part revenant à chacune d'elles (non précisé dans la décision : la date exacte de la consignation).
Dans le cadre d'un incident d'exécution, Galan a demandé le versement de 30 % de l'indemnité, pourcentage correspondant à sa participation dans l'UTE selon le convention de création de celle-ci. Galan chiffrait ainsi sa part à 44 058,87 euros, en invoquant le pacte 9 de cette convention. Puig soutenait pour sa part qu'il lui revenait plus de 70 %, dès lors qu'elle avait supporté la majeure partie des dépenses imputables à l'UTE. Le Gouvernement, de son côté, faisait valoir qu'il avait satisfait à son obligation et que les différends internes à l'UTE lui étaient étrangers. Puig concluait à la confirmation de l'ordonnance attaquée, les difficultés devant être tranchées dans la voie appropriée.
Par un Aute du 9 janvier 2019, la Section administrative de la Batllia a refusé de faire droit aux prétentions respectives des parties, au motif que les différences qui les opposaient devaient être portées devant la juridiction compétente, la sentence n'ayant pas déterminé le pourcentage d'indemnisation revenant à chaque société. Galan a interjeté appel de cette décision. La Sala Administrativa, composée des magistrats Albert Andrés Pereira (rapporteur), Bernard Plagnet et Elsa Puig Muñoz, a rejeté l'appel.
Question de droit
La question posée était de savoir si le juge de l'exécution d'une sentence administrative peut, dans le cadre d'un incident d'exécution, procéder à la répartition entre les membres d'une UTE d'une indemnité allouée à celle-ci, alors que la sentence n'avait pas statué sur cette répartition.
Plus précisément, la juridiction devait déterminer si le mécanisme de l'exécution, destiné à assurer l'effectivité des prononcés de la sentence en vertu de l'article 99 de la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal du 15 novembre 1989, permet de trancher un différend qui excède l'objet du procès initial.
Solution et dispositif
Le T
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Administrativa
Núm. de Protocol: 2000067/2013 Núm. de Rotlle: TSJA-0000030/2019
AUTE 22-2019
PARTS:
Apel·lant: Galan
Representant: Sra. Ropero
Advocada: Sra. Herrera
Apel·lat: Puig
Representant: Sra. Ropero
Advocat: Sr. Manzanares
Apel·lat: GOVERN D'ANDORRA
Representant: Sr. Blasco
Advocat: Sr. Cepeda
Andorra la Vella, vint-i-sis de setembre de dos mil dinou.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número 2000067/2013, havent estat observades les prescripcions legals. És ponent el magistrat Sr. Albert Andrés Pereira, el qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A030/19 — Décision commentée
1.- La sentència d'aquesta Sala núm. 23-2018, de 16 de març, va declarar el dret de les entitats Galan i Puig (Puig UTE) a ser indemnitzades pel Govern en un import agregat de 146.862,87 EUR, com a conseqüència d'haver-se revocat l'adjudicació de la concessió administrativa per a la gestió de les línies de vol regular internacionals i de construcció i gestió indirecta del servei públic de l'Heliport Nacional d'Andorra.
Davant de les discrepàncies existents entre aquestes societats, el Govern ha procedit a executar voluntàriament la sentència i ha consignat l'import de la indemnització, a l'espera de que es determini la part que correspon a cadascuna d'aquelles.
Promogut incident d'execució, Galan ha sol·licitat que li sigui abonat el 30% de la indemnització, ja que és el percentatge en què es va xifrar la seva participació en la UTE, segons el conveni de creació de la mateixa, mentre que Puig considera que li correspon un percentatge superior al 70%, ja que va ser ella qui va satisfer la major part de les despeses imputables a la UTE.
L'Aute de la Batllia de 9 de gener de 2019, que és objecte d'aquest recurs d'apel·lació, ha decidit no donar lloc a les respectives pretensions de les parts, ja que s'han de plantejar davant de la jurisdicció competent les diferències que existeixen entre les parts, atès que la sentència dictada en aquest procés no va determinar el percentatge de la indemnització que corresponia a cadascuna de les societats integrants de la UTE.
2.- La representació de l'entitat Galan ha interposat recurs d'apel·lació contra el referit Aute de la Batllia, en el qual al·lega que li correspon un 30% de la indemnització, segons el pacte 9è del conveni pel qual es va crear la UTE entre les societats que ara es troben enfrontades, la qual cosa implica un quantitat de 44.058,87 euros.
3.- La representació del Govern al·lega que ja ha procedit a l'execució voluntària de la sentència, mitjançant la consignació de l'import que havia de satisfer, i que les vicissituds produïdes entre les empreses integrants de la UTE li són alienes.
4.- L'entitat Puig s'oposa al recurs i sol·licita que es confirmi l'Aute impugnat, ja que s'han de dilucidar en la via pertinent les diferències que existeixen entre les parts sobre les despeses que cadascuna ha assumit i la part que els correspon en la indemnització fixada al seu favor.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- Com s'ha exposat en els antecedents, la sentència que va posar terme a aquest procés va condemnar l'Administració a satisfer a les entitats que integraven la unió temporal d'empreses Puig UTE l'import agregat de 146.862,87 EUR.
Davant de les discrepàncies existents entre aquestes societats, el Govern ha procedit a executar voluntàriament la sentència i ha consignat l'import de la indemnització, a l'espera de que es determini la part que correspon a cadascuna d'aquelles.
Promogut incident d'execució, Galan ha sol·licitat que li sigui abonat el 30% de la indemnització, ja que és el percentatge en què es va xifrar la seva participació en la UTE, segons el conveni de creació de la mateixa, mentre que Puig considera que li correspon un percentatge superior al 70%, ja que va ser ella qui va satisfer la major part de les despeses imputables a la UTE.
L'Aute de la Batllia de 9 de gener de 2019, que és objecte d'aquest recurs d'apel·lació, ha decidit no donar lloc a les respectives pretensions de les parts, ja que s'han de plantejar davant de la jurisdicció competent les diferències que existeixen entre les parts, atès que la sentència dictada en aquest procés no va determinar el percentatge de la indemnització que corresponia a cadascuna de les societats integrants de la UTE.
Segon.- El tràmit processal d'execució té per objecte assegurar el compliment íntegre i adequat dels pronunciaments d'una sentència, com es desprèn del contingut de l'article 99 de la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal. Aquest principi comporta que en l'incident d'execució es poden adoptar les mesures necessàries que condueixin a l'efectivitat de la sentència, però això no suposa que es puguin plantejar i resoldre qüestions que no van ser objecte del procés, i sobre les quals la sentència no conté cap classe de pronunciament.
Tercer.- Aplicant aquests criteris, s'ha de confirmar en aquest cas l'Aute de la Batllia que s'impugna mitjançant aquest recurs d'apel·lació. L'objecte del procés que va concloure amb la sentència d'aquesta Sala de 16 de març de 2018 consistia en determinar si els membres de la UTE que va resultar adjudicatària del concurs per a la construcció i gestió de l'Heliport Nacional d'Andorra tenien dret a una indemnització com a conseqüència de la resolució del contracte. En cap moment es va discutir, ni la sentència va fer cap pronunciament, sobre quin percentatge corresponia a cadascuna de les integrants de la UTE, ja fos en funció del percentatge genèric de participació fixat en el conveni de creació, o bé segons les despeses efectivament assumides per cada una d'elles. Per aquesta raó, la sentència es va limitar a determinar l'import agregat de la indemnització que corresponia als adjudicataris de la concessió.
En conseqüència, el tràmit d'execució de sentència no és el procediment adequat per resoldre les diferències que existeixen entre les parts sobre aquest extrem, ja que aquesta és una qüestió que excedeix de l'objecte del procés i que mai va ser resolta per la sentència que es tracta d'executar. Com diu l'Aute impugnat, les parts han de plantejar les seves respectives pretensions davant de la jurisdicció civil, ja que es tracta de la interpretació i aplicació de les clàusules del conveni pel qual es va crear la UTE, que és aliè totalment a l'Administració demandada.
Procedeix, doncs, desestimar el recurs d'apel·lació i confirmar íntegrament l'Aute impugnat de la Batllia.
Quart.- No s'aprecia una especial temeritat ni mala fe que justifiqui la imposició de les costes causades en aquesta instància.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, acorda:
1r.- Desestimar el recurs d'apel·lació que interposa l'entitat Galan contra l'Aute dictat el 9 de gener de 2019 per la Secció Administrativa de la Batllia, el qual es confirma en els seus propis termes.
2n.- No efectuar un especial pronunciament sobre les costes causades en aquesta instància.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramès testimoni al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa, per al seu coneixement i execució, ho acordem, manem i signem.