ATSJAD ANDORRA, a 26 de juny del 2020 - ROJ: ATSJAD 132/2020
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé26 juin 2020
NuméroA319/19
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD, Civil, 26 juin 2020 (ROJ : ATSJAD 132/2020 ; ECLI:AD:TSJADAD:2020:132A)
> Décision commentée : ATSJAD, Civil, 26 juin 2020, recours n° A319/19, ROJ : ATSJAD 132/2020, ECLI:AD:TSJADAD:2020:132A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Le 3 septembre 2018, le Tribunal unipersonnel du Batlle rendit un aute dans une procédure de cessation de paiements et de faillite visant la société Morales, SLU. Il prononça la dissolution de plein droit de l'union des créanciers et la reprise, par les créanciers, de l'exercice individuel de leurs actions. Il déclara ensuite close la procédure concursale et ordonna la dissolution de la société auprès du Registre des sociétés du Gouvernement. Il notifia la décision à l'administrateur judiciaire, au contrôleur et à M. Galan, en sa qualité d'administrateur unique.
Le contrôleur judiciaire, M. Salamanca, interjeta appel. Il soutenait que l'aute n'avait pas statué sur sa demande, formulée lors de l'assemblée des créanciers du 3 mai 2017, tendant à la déclaration de faillite frauduleuse et à l'extension des effets de la faillite à M. Galan. Dans ses conclusions du 10 décembre 2019, il sollicitait la révocation de l'aute et la poursuite de la procédure concursale à l'égard de l'administrateur.
L'administrateur judiciaire de Morales, SLU, conclut à l'estimation partielle du recours. Il demandait la révocation de l'aute avec renvoi au tribunal *a quo*, afin notamment que soit transmis à M. Galan l'écrit du 15 mai 2017 et que soient produits les relevés bancaires de la société depuis janvier 2010. Il sollicitait en outre qu'il ne soit pas statué sur la demande d'extension de la faillite. Les parties ont renoncé à l'audience orale.
Le fondement exact de l'aute du 10 juin 2020 mentionné dans les antécédents n'est pas détaillé dans la décision, qui se borne à en reproduire le dispositif relatif aux prétentions probatoires du contrôleur (dispositif non précisé dans son contexte).
## Question de droit
La question posée était de savoir si le juge de première instance, en omettant de statuer sur une demande de déclaration de faillite frauduleuse et d'extension d'effets formulée par le contrôleur dans le cadre de la procédure de faillite, avait entaché sa décision d'un vice justifiant son annulation. Corrélativement, il fallait déterminer la solution procédurale appropriée : statuer directement sur la demande en appel, ou renvoyer l'affaire au tribunal d'instance.
Le tribunal relevait que la demande, fondée sur l'article 69 du Décret du 4 octobre 1969, avait été présentée à un moment procédural approprié. Elle devait donc être instruite contradictoirement avec le débiteur, afin que celui-ci puisse se défendre, puis tranchée. Le moyen tiré de l'omission de statuer était ainsi, en substance, accueilli.
## Solution et dispositif
La Sala Civil du Tribunal supérieur de justice retint une solution d'annulation avec renvoi. Elle reprit la démarche adoptée dans son aute du 28 nov
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 26 de juny del 2020 - ROJ: ATSJAD 132/2020
Décision commentée : ATSJAD, Civil, 26 juin 2020, recours n° A319/19, ROJ : ATSJAD 132/2020, ECLI:AD:TSJADAD:2020:132A (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le 3 septembre 2018, le Tribunal unipersonnel du Batlle rendit un aute dans une procédure de cessation de paiements et de faillite visant la société Morales, SLU. Il prononça la dissolution de plein droit de l'union des créanciers et la reprise, par les créanciers, de l'exercice individuel de leurs actions. Il déclara ensuite close la procédure concursale et ordonna la dissolution de la société auprès du Registre des sociétés du Gouvernement. Il notifia la décision à l'administrateur judiciaire, au contrôleur et à M. Galan, en sa qualité d'administrateur unique.
Le contrôleur judiciaire, M. Salamanca, interjeta appel. Il soutenait que l'aute n'avait pas statué sur sa demande, formulée lors de l'assemblée des créanciers du 3 mai 2017, tendant à la déclaration de faillite frauduleuse et à l'extension des effets de la faillite à M. Galan. Dans ses conclusions du 10 décembre 2019, il sollicitait la révocation de l'aute et la poursuite de la procédure concursale à l'égard de l'administrateur.
L'administrateur judiciaire de Morales, SLU, conclut à l'estimation partielle du recours. Il demandait la révocation de l'aute avec renvoi au tribunal a quo, afin notamment que soit transmis à M. Galan l'écrit du 15 mai 2017 et que soient produits les relevés bancaires de la société depuis janvier 2010. Il sollicitait en outre qu'il ne soit pas statué sur la demande d'extension de la faillite. Les parties ont renoncé à l'audience orale.
Le fondement exact de l'aute du 10 juin 2020 mentionné dans les antécédents n'est pas détaillé dans la décision, qui se borne à en reproduire le dispositif relatif aux prétentions probatoires du contrôleur (dispositif non précisé dans son contexte).
Question de droit
La question posée était de savoir si le juge de première instance, en omettant de statuer sur une demande de déclaration de faillite frauduleuse et d'extension d'effets formulée par le contrôleur dans le cadre de la procédure de faillite, avait entaché sa décision d'un vice justifiant son annulation. Corrélativement, il fallait déterminer la solution procédurale appropriée : statuer directement sur la demande en appel, ou renvoyer l'affaire au tribunal d'instance.
Le tribunal relevait que la demande, fondée sur l'article 69 du Décret du 4 octobre 1969, avait été présentée à un moment procédural approprié. Elle devait donc être instruite contradictoirement avec le débiteur, afin que celui-ci puisse se défendre, puis tranchée. Le moyen tiré de l'omission de statuer était ainsi, en substance, accueilli.
Solution et dispositif
La Sala Civil du Tribunal supérieur de justice retint une solution d'annulation avec renvoi. Elle reprit la démarche adoptée dans son aute du 28 nov
Aute
PARTS:
Apel·lant : Sr. Salamanca controlador judicial de Morales
Apel·lat : Morales, S.L.U.
Admi. Judicial i Advocat : Barberá
TSJC.- 0000319/2019 ORIGEN: 7000006/2015 - 00
NIG: 5300542120140004042
AUTE 067-2020
Andorra la Vella, el 26 de juny del 2020. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Carles Cruz Moratones, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
Primer.- En data 3.9.18 el Tribunal Unipersonal del Batlle dictà Aute amb la següent decisió :
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A319/19 — Décision commentée
"Primer.- Decretar la dissolució de ple dret de la unió de creditors de la societat Morales, SLU, i la recuperació per part dels creditors de l'exercici individual de les seves accions, publicant a l'efecte l'edicte corresponent al Butlletí Oficial del Principat d'Andorra.
Segon.- Declarar la clausura del present procediment concursal i la dissolució de la societat Morales, SLU, prop del Registre de Societats del M. I. Govern del Principat d'Andorra, tot sense perjudici que qui estigui interessat pugui endegar les accions que consideri escaients en el marc de la jurisdicció penal.
Tercer.- Notificar la present resolució judicial a l'Administrador judicial i al controlador del present procediment concursal, així com al Sr. Galan, en la seva qualitat d'administrador únic de la societat Morales, SLU.
Quart.- Una volta complimentats els anteriors punts, procedir a l'arxiu dels presents autes."
Segon.- Contra l'esmentat Aute, el controlador judicial de la cessació de pagament i fallida de la societat Morales interposà recurs d'apel·lació.
En data 10.12.19 aquest darrer presenta el seu escrit de conclusions, i en virtut dels arguments que hi exposa demana la revocació de l'aute recorregut, i que s'acordi la extensió de la fallida de la societat Morales, SLU a l'administrador Sr. Galan i es segueixi el procediment concursal pels seus tràmits.
En altressí renúncia a la celebració del tràmit de la vista oral.
En el cos del referit escrit incorpora els documents 1 a 4 essent fotocòpies dels escrits de manifestacions efectuats en el marc del procediment d'execució amb referència EX-B-1158-6/2010 considerant que si bé ja foren aportats al tribunal a quo cap consideració han merescut per part d'aquell.
Tercer.- Per escrit de contesta a les conclusions de data 24.1.20, l'administrador judicial de la societat mercantil andorrana Morales SLU, demana que s'estimi parcialment el recurs d'apel·lació contra l'Aute de 3 de setembre de 2018 acordant:
La revocació de l'Aute recorregut, retrotraient les actuacions al moment immediatament anterior al seu pronunciament, requerint al Tribunal a quo per tal que (1) doni trasllat al Sr. Galan de l'escrit del 15-05-2017 i (2) es requereixi al Sr. Galan o bé s'oficiï les entitats bancàries l'aportació dels extractes de comptes bancaris de la societat fallida d'ençà el gener 2010 fins el 29-07-2015
No pronunciar.-se sobre la petició d'extensió de la fallida en la persona del Sr. Galan
No efectuar especial condemna en costes processals.
En altressí renúncia a la celebració de la vista oral.
Quart.- En data 10-6-2020, aquest tribunal dictà aute amb la següent part dispositiva:
"Únic.- No donar lloc a les pretensions probatòries adduïdes pel controlador judicial de Morales que actua alhora en nom i representació de la Sra. Zapata."
FONAMENTS DE DRET
PRIMER.- En el present procediment de cessació de pagaments i fallida es va dictar l'Aute de 3.9.18 en els termes que ja hem transcrit.
Contra tal decisió s'alça el controlador Sr. Salamanca que representa la creditora Zapata.
SEGON.- El greuge que presenta el Sr. Salamanca és que l'Aute de 3.9.18 no resolt sobre la seva petició feta en l'assemblea de creditors de 3.5.17 en la qual demanava la declaració de fraudulenta de la fallida i l'extensió d'efectes al Sr. Galan.
Efectivament així consta en l'acta de l'assemblea de creditors tal petició, tot i que no està degudament foliat l'escrit de 15.5.17 a que fa referència el mateix Aute sobre la petició documentada del Sr. controlador insistint en la mateixa pretensió.
Resulta evident que aquesta pretensió a l'empara de l'article 69 del Decret 4 d'octubre de 1969, la petició del controlador Sr. Salamanca estava plenament ajustada al moment processal i, per aquesta raó, havia de ser tramitada amb contrast amb el deutor perquè pogués defensar-se i posteriorment resolta, com també argumenta l'administrador judicial. Aleshores, al moment present hem d'adoptar la mateixa solució processal que en l'Aute de 28.11.19 (TSJC 076/19) i anul·lar l'Aute a fi que, previs els tràmits que s'estimin oportuns, resoldre el tribunal d'instància, la decisió que sigui oportuna i ajustada a dret sobre la petició d'extensió de la fallida, així com la resta de pronunciaments que no es veuen afectats per aquesta decisió.
TERCER.- L'èxit del recurs s'ha de traduir, en matèria de costes processals, en la no imposició de les costes d'aquesta alçada (arg. Novel·la 82, cap. X).
Decisio
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas, la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, ha pres la següent
DECISIÓ
ESTIMAR el recurs interposat per la representació processal del controlador de la fallida Sr. Salamanca contra l'Aute de l'Hble. Sra. Batlle de data 3 de setembre de 2018 que anul·lem íntegrament i a fi que es resolgui allò que hem recollit en el Fonament Jurídic Segon. No fem pronunciament sobre costes d'aquesta alçada.
Aquesta resolució és ferma i executiva.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramés testimoni a la Batllia, per al seu coneixement i als efectes escaients, definitivament jutjant, ho pronunciem, manem i signem.