I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 162/2020 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 7 août 2020)
Décision commentée : ATSJAD 162/2020, ECLI:AD:TSJADAD:2020:162A (Lire sur source officielle)
Note préliminaire : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la décision est identifiée ici par son numéro ROJ et son identifiant ECLI, tels qu'ils figurent dans le texte. Le numéro de recours est A0130/19 et le numéro de cause 1870149/2012.
Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 2 août 2012, M. Miró a été déclaré coupable de plusieurs infractions mineures : conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l, injures à un fonctionnaire en raison ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, et contravention pénale de menaces légères. Il a été condamné à un mois et demi d'arrêts nocturnes, avec sursis de deux ans, et à la privation du permis de conduire pour les délits mineurs.
Par un aute du 27 septembre 2018, confirmé par un aute du 26 avril 2019 de la Sala Penal, la condamnation avec sursis a été entièrement révoquée et la peine ordonnée à exécution sous la forme d'un mois et demi d'arrêts nocturnes fermes.
Par un aute du 30 septembre 2019, le juge d'instance (Batlle) chargé de l'exécution a décidé d'appliquer à M. Miró le décret d'indult des Coprinces du 12 juin 2014. Le Ministère public a interjeté appel. Il soutenait que la cause d'exclusion de l'article 3, paragraphe 1, du décret, relative aux détenus ayant commis une « mauvaise conduite habituelle » au cours de leur privation de liberté, était réunie. Selon lui, à partir du 10 juillet 2019, le condamné aurait eu un tel comportement, jusqu'à son arrestation pour le délit mineur de bris de peine d'arrêts.
La défense s'opposait à l'appel. Elle soutenait que l'indult aurait dû être appliqué dès l'arrêt du 26 avril 2019, que le comportement reproché portait sur une peine que le condamné ne devait pas exécuter, et que les retards allégués (de cinq jours, dix ou quinze minutes) au centre pénitentiaire, liés à la gestion de la garde de sa fille de trois ans, ne constituaient pas une mauvaise conduite habituelle.
Par un aute du 19
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« En el recurs d'apel·lació interposat contra l'Aute de data 30 de setembre de 2019 dictat per la Batlle instructora, en la causa núm. 1870149/2012, seguida per uns delictes menors de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 gl/s, d'injúries a funcionari per raó o en ocasió de l'exercici del seu càrrec i per una contravenció penal d'amenaces lleus. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Cont… »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 07 d'agost del 2020 - ROJ: ATSJAD 162/2020 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- RESULTANT: Que per Ordenança penal de data 2 d'agost de 2012, es condemnà a Miró com autor responsable dels delictes menors de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s, d'injúries a funcionari per raó o en ocasió de l'exercici del seu càrrec i d'una contravenció penal d'amenaces lleus, a la pena d'un mes i mig d'arrest nocturn condicional qualificat a la justificació d'ocupació laboral regular, amb un termini de suspensió de la condemna de 2 anys, així com la privació del permís de conduir pel que fa als delictes menors.… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 07 août 2020 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
Núm. de rotlle: TSJP-0000130/2019 Núm. de causa: 1870149/2012
AUTE 89-2020
PARTS:
Apel·lant: MINISTERI FISCAL
Apel·lat: Sr. Miró
Advocada: Sra. Palau
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, set d'agost del dos mil vint.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'Aute de data 30 de setembre de 2019 dictat per la Batlle instructora, en la causa núm. 1870149/2012, seguida per uns delictes menors de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 gl/s, d'injúries a funcionari per raó o en ocasió de l'exercici del seu càrrec i per una contravenció penal d'amenaces lleus. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: Que per Ordenança penal de data 2 d'agost de 2012, es condemnà a Miró com autor responsable dels delictes menors de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s, d'injúries a funcionari per raó o en ocasió de l'exercici del seu càrrec i d'una contravenció penal d'amenaces lleus, a la pena d'un mes i mig d'arrest nocturn condicional qualificat a la justificació d'ocupació laboral regular, amb un termini de suspensió de la condemna de 2 anys, així com la privació del permís de conduir pel que fa als delictes menors.