ATSJAD 181/2020 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 30 septembre 2020)
Décision commentée : Juridiction andorrane, — (ATSJAD 181/2020) (Lire sur source officielle)
Note préliminaire sur les références : la référence canonique fournie est incomplète (« Juridiction andorrane, — »). La décision porte le numéro ROJ ATSJAD 181/2020, l'identifiant ECLI:AD:TSJADAD:2020:181A et le numéro de recours A031/20. Par ailleurs, l'intitulé indique une date du 30 septembre 2020, tandis que l'en-tête du texte mentionne « Andorra la Vella, el 30 de novembre del 2020 ». Cette divergence n'est pas résolue dans le texte fourni ; la date retenue ici est celle de l'intitulé.
Faits et procédure
Par un aute (décision de mesures provisoires) du 13 novembre 2019, la juge Batlle a fixé, à titre provisoire, une pension alimentaire d'un montant minimum de 100 euros mensuels, à la charge de la mère, Mme Morell, au profit de ses deux enfants, Escolano et Pla, âgés respectivement de dix-huit et neuf ans à la date de la décision attaquée. Le paiement devait être effectué entre les mains du père, M. Ropero, dans les cinq premiers jours de chaque mois.
Mme Morell a interjeté appel. Elle soutenait que le montant était excessif au regard de sa situation économique précaire. Elle faisait valoir qu'elle était en arrêt de travail pour maladie, qu'elle percevait des prestations de la CASS (494,66 euros mensuels en novembre 2019) ainsi que des aides publiques au logement. Dans ses conclusions du 27 février 2020, elle demandait à titre préalable la suspension de l'exécutoire de l'aute, à titre principal sa révocation intégrale et, à titre subsidiaire, que la pension ne soit due qu'à compter du mois suivant la reprise d'un salaire après sa remise médicale. Elle sollicitait également que l'appel soit dépourvu de condamnation aux dépens.
Le ministère public s'est opposé au recours et a conclu à la confirmation de l'aute, qu'il estimait conforme au droit, nécessaire à l'alimentation des mineurs et proportionné aux possibilités économiques de l'appelante. M. Ropero a demandé le rejet de l'appel.
Par aute du 10 juin 2020, la Sala Civil a admis les moyens de preuve proposés par Mme Morell et a ouvert une phase de manifestations écrites, que les parties ont produites en juin 2020. Le tribunal a ensuite statué au fond.
Question de droit
La question posée à la Sala Civil était double. Il s'agissait, d'une part, de déterminer selon quels paramètres le quantum d'une pension alimentaire doit être arrêté lorsque le débiteur est le parent non gardien, et, d'autre part, de savoir si la circonstance que ce parent perçoit des prestations sociales et des aides publiques, et qu'il se trouve temporairement en incapacité de travail, fait obstacle à la fixation d'une contribution alimentaire.
Le tribunal rappelle d'abord sa doctrine constante selon laquelle deux paramètres doivent être pris en compte : « les possibilités économiques de l'alimentant et les besoins de celui qui reçoit les aliments », la relation entre ces deux paramètres constituant « un jugement de proportionnalité ». Il ajoute que la détermination du quantum doit également tenir compte des revenus et du patrimoine du parent gardien.
Solution et dispositif
La Sala Civil a débouté Mme
Aute
TSJC.- 0000031/2020 ORIGEN: 2000014/2018 - 00
NIG: 5300513120180000027
PARTS:
Apel·lant : Sra. Morell
Advocat : Sra. Caro
Apel·lat : Sr. Ropero
Procurador : Sra. Pombo
Advocat : Sra. Alvarado
Part : MINISTERI FISCAL
AUTE 121-2020
Andorra la Vella, el 30 de novembre del 2020. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Carles Cruz Moratones, el qual expressa el parer del Tribunal.