ATSJAD ANDORRA, a 17 de desembre del 2020 - ROJ: ATSJAD 211/2020
Cassation partielle
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé17 décembre 2020
NuméroA061/20
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 211/2020 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 17 décembre 2020)
> Décision commentée : ATSJAD 211/2020, ECLI:AD:TSJADAD:2020:211A, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 17 décembre 2020, recours A061/20 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
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> *Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reprise du texte de la décision.*
## Faits et procédure
Par une ordonnance pénale du 2 septembre 2018, M. Arnau a été reconnu coupable de plusieurs infractions : conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l/s, en état de récidive (article 268.1 du Code pénal), résistance grave à l'autorité (article 397), injures, ainsi que des contraventions pénales d'menaces légères (article 478.2) et de mauvais traitements (article 476.1). La peine unique prononcée était de quatre mois d'arrêts nocturnes conditionnels, avec suspension de l'exécution pendant deux ans, assortie de douze mois de privation du permis de conduire. Les contraventions ont donné lieu à une amende unique de 250 euros. La décision est devenue ferme le jour même, faute d'opposition des parties.
Par une seconde ordonnance pénale du 14 décembre 2019 (causa n° 2080314/2019), l'intéressé a été condamné pour injures (article 174) et résistance grave à l'autorité (article 397) à deux mois d'arrêts nocturnes conditionnels, avec suspension pendant deux ans.
Sur requête du ministère public (rapport du 8 janvier 2020), la juge d'instruction (« Batlle ») a, par un aute du 17 juin 2020, révoqué partiellement la suspension de la condamnation initiale et ordonné l'exécution de trois mois et quinze jours d'arrêts nocturnes fermes, à accomplir au centre pénitentiaire.
La défense a interjeté appel, sollicitant le maintien de la suspension totale ou, subsidiairement, l'exécution de la peine au domicile du condamné. Elle invoquait une relation stable de quatre ans, la naissance d'une fille le 6 août 2020, la présence au foyer d'une autre enfant mineure, ainsi qu'un emploi fixe (la date de début de cet emploi n'est pas lis
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 17 de desembre del 2020 - ROJ: ATSJAD 211/2020
I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 211/2020 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 17 décembre 2020)
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD 211/2020, ECLI:AD:TSJADAD:2020:211A, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 17 décembre 2020, recours A061/20 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reprise du texte de la décision.
Faits et procédure
Par une ordonnance pénale du 2 septembre 2018, M. Arnau a été reconnu coupable de plusieurs infractions : conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l/s, en état de récidive (article 268.1 du Code pénal), résistance grave à l'autorité (article 397), injures, ainsi que des contraventions pénales d'menaces légères (article 478.2) et de mauvais traitements (article 476.1). La peine unique prononcée était de quatre mois d'arrêts nocturnes conditionnels, avec suspension de l'exécution pendant deux ans, assortie de douze mois de privation du permis de conduire. Les contraventions ont donné lieu à une amende unique de 250 euros. La décision est devenue ferme le jour même, faute d'opposition des parties.
Par une seconde ordonnance pénale du 14 décembre 2019 (causa n° 2080314/2019), l'intéressé a été condamné pour injures (article 174) et résistance grave à l'autorité (article 397) à deux mois d'arrêts nocturnes conditionnels, avec suspension pendant deux ans.
Sur requête du ministère public (rapport du 8 janvier 2020), la juge d'instruction (« Batlle ») a, par un aute du 17 juin 2020, révoqué partiellement la suspension de la condamnation initiale et ordonné l'exécution de trois mois et quinze jours d'arrêts nocturnes fermes, à accomplir au centre pénitentiaire.
La défense a interjeté appel, sollicitant le maintien de la suspension totale ou, subsidiairement, l'exécution de la peine au domicile du condamné. Elle invoquait une relation stable de quatre ans, la naissance d'une fille le 6 août 2020, la présence au foyer d'une autre enfant mineure, ainsi qu'un emploi fixe (la date de début de cet emploi n'est pas lis
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Reproduction verbatim
« En el recurs d'apel·lació interposat contra l'Aute de data 17 de juny de 2020 dictat per la Batlle instructora, en l'executòria núm. 4000121/2018, seguida per un delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb un greu d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s, un delicte menor de resistència greu, un delicte menor d'injúries, i unes contravencions penals d'amenaces lleus i de maltractament. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent el Sr. … »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 17 de desembre del 2020 - ROJ: ATSJAD 211/2020 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_partielle), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
Reproduction verbatim
« I.- RESULTANT: Que per Ordenança penal dictada en data 2 de setembre de 2018, es va condemnar Arnau com autor responsable d'un delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb un greu d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s, tipificat i penat a l'article 268.1 del Codi Penal, concorrent la circumstància agreujant de reincidència, d'un delicte menor de resistència greu, previst i penat a l'article 397 del Codi Penal, sense que concorrin circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, d'un delicte menor d'injúries, sense que concorrin circumstàncies modificatives de l… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Reproduction verbatim
« Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 17 décembre 2020 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
Núm. de rotlle: TSJP-0000061/2020
Núm. de causa: Executòria 4000121/2018
AUTE 105-2020
PARTS:
Apel·lant: Sr. Arnau
Advocat: Sr. Barba
Apel·lat: MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, disset de desembre de dos mil vint.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'Aute de data 17 de juny de 2020 dictat per la Batlle instructora, en l'executòria núm. 4000121/2018, seguida per un delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb un greu d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s, un delicte menor de resistència greu, un delicte menor d'injúries, i unes contravencions penals d'amenaces lleus i de maltractament. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent el Sr. Yves Picod.
I.- RESULTANT: Que per Ordenança penal dictada en data 2 de setembre de 2018, es va condemnar Arnau com autor responsable d'un delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb un greu d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s, tipificat i penat a l'article 268.1 del Codi Penal, concorrent la circumstància agreujant de reincidència, d'un delicte menor de resistència greu, previst i penat a l'article 397 del Codi Penal, sense que concorrin circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, d'un delicte menor d'injúries, sense que concorrin circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, una pena única de (4) quatre mesos d'arrest nocturn condicional qualificat a primera valoració prop de l'UCA i cas que així sigui, al seguiment del tractament que se l'indiqui fins a l'alta mèdica o fins un màxim de dos anys, amb un termini de suspensió de l'execució de la condemna per un període de dos (2) anys i dotze (12) mesos de privació de permís de conduir.
També se'l va condemnar com autor responsable d'unes contravencions penals d'amenaces lleus i de maltractament tipificades als articles 478.2 i 476.1 del Codi Penal, a una pena única de multa de 250 euros.
Dita resolució va esdevenir ferma la mateixa data en què es va dictar, en no formular les parts oposició a la mateixa.
Posteriorment, per fets ocorreguts en data 14.12.2019, mitjançant Ordenança Penal de la mateixa data, recaiguda en la causa número 2080314/2019, es va condemnar a Arnau, entre d'altres, com autor responsable d'un delicte menor d'injúries, tipificat i penat a l'article 174 del Codi Penal, d'un delicte menor de resistència greu a l'autoritat, tipificat i penat a l'article 397 del Codi Penal, a la pena de dos mesos d'arrest nocturn condicional, amb un termini de suspensió de la condemna per un període de dos anys.
II.- RESULTANT: Que mitjançant aute de data 17 de juny de 2020 subsegüent a la petició formulada pel Ministeri Fiscal per informe de data 8-1- 2020 la Batlle acorda:
"Únic. Revocar parcialment la suspensió de l'execució de la condemna imposada a Arnau, consistent en quatre mesos d'arrest nocturn condicional, per ordenança penal de data 02.09.2018, de la qual s'han d'executar tres (3) mesos i quinze (15) dies d'arrest nocturn ferm a complir al centre penitenciari".
III.- RESULTANT: Que contra l'esmentat Aute interposà recurs d'apel·lació la representació lletrada de Arnau, interessant la seva revocació, en el sentit de mantenir la suspensió total de l'execució de la condemna i que subsidiàriament s'acordi el compliment de la pena revocada, al domicili del seu defensat.
Exposa que s'han de tenir en compte les circumstàncies personals del seu defensat; el Sr. D.S. manté una relació estable amb la Sra. Martin des de fa 4 anys, fruit de la qual ha nascut una filla el passat dia 6 d'agost de 2020, que a la llar familiar hi conviu una altra menor de 4 anys, fruit d'una anterior relació de la Sra. C., fets que acrediten que el seu defensat necessita passar totes les nits a casa seva.
Afegeix que el Sr. D.S. té una feina fixa, treballa a la XXX des de l'any
IV.- RESULTANT: que el Ministeri Fiscal s'oposa al recurs formulat,
posant en relleu que Arnau ha estat condemnat novament durant el termini de suspensió, havent-se beneficiat el mateix en 3 ocasions de la suspensió de les condemnes imposades i havent tornat a delinquir, fet que demostra una actitud de menyspreu de D.S. envers les normes, oposant-se tanmateix el Ministeri públic al compliment de la pena al domicili del condemnat.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: Que l'article 64.3 del Codi penal disposa que "si el reu és condemnat a una altra pena de privació de llibertat per raó d'un delicte comés dins el període de suspensió, el Tribunal ha d'ordenar que s'executi totalment o parcialment la pena suspesa".
II.- CONSIDERANT: que en el cas d'autes, el condemnat ha estat objecte de condemna en data 2 de setembre de 2018, per fets ocorreguts en la mateixa data, a una pena única de quatre mesos d'arrest nocturn condicional.
Que de conformitat amb la reiterada jurisprudència de la Sala penal, s'ha de procedir a revocar al menys parcialment la pena suspesa per fets ocorreguts durant el període de suspensió.
Que el Batlle va prendre en consideració les circumstàncies personals del condemnat, la reinserció social assolida, les expectatives que puguin afavorir una futura reinserció, i les circumstàncies en les què ha estat sol·licitada la revocació de la pena suspesa.
Per una part, s'ha pres en consideració que el condemnat ha estat objecte d'una condemna posterior a la que porta causa, en el marc de la causa número 2080314/2019, en la què l'encausat ha estat condemnat, entre d'altres, pels delictes menors d'injúries als agents de l'autoritat i de resistència greu a l'autoritat. Es va constatar doncs, que el condemnat ha reiterat la seva conducta delictiva, manifestant un menyspreu de les lleis i de l'ordre públic del principat.
D'altra part però, en resulta de la present causa que l'avui recurrent ha realitzat de manera satisfactòria el pla proposat per l'UCA, havent procedit dit servei a donar-li l'alta terapèutica en data 09.01.2019, segons es constatà a l'informe de diagnòstic i d'intervenció realitzat al condemnat B., la qual cosa denota que el condemnat pot trobar-se en vies d'assolir una reinserció social. En fi, té una vida familiar més estable, com ho expressa la defensa.
Per tots aquests motius, s'ha revocat parcialment la pena suspesa de quatre mesos d'arrest nocturn condicional pel termini de tres (3) mesos i quinze (15) dies d'arrest nocturn ferm a complir al centre penitenciari.
Però, no es pot substituir una pena d'arrest de dia en el seu domicili, ho que no té sentit i que no afavoreix en realitat la seva reinserció pel treball. Únicament es pot reduir la pena a dos mesos per prendre excepcionalment en consideració, la seva nova situació familiar relacionada al recent naixement d'una filla, el 6 d'agost de 2020, situació que pot permetre fer-li per l'ultima vegada una aplicació molt generosa de la llei penal.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.- ESTIMAR parcialment el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada de Arnau contra l'Aute de data 17 de juny del 2020 dictat per la Batlle en l'executòria núm. 4000121/2018.
2.- Modificar parcialment l'aute objecte de recurs i procedir a revocar parcialment la suspensió de l'execució de la condemna imposada a Arnau, per ordenança penal de data 02.09.2018, consistent en quatre mesos d'arrest nocturn condicional, de la qual s'han d'executar solament dos mesos d'arrest nocturn ferm a complir al centre penitenciari.
3.- No fer especial pronunciament en matèria de costes processals. Aquest Aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem.