ATSJAD ANDORRA, a 17 de desembre del 2020 - ROJ: ATSJAD 212/2020
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé17 décembre 2020
NuméroA075/20
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 212/2020 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 17 décembre 2020)
> Décision commentée : ATSJAD 212/2020, ECLI:AD:TSJADAD:2020:212A (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 17 décembre 2020) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ROJ et ECLI figurant dans le texte intégral a été retenue.*
## Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 27 février 2020, M. Pombo a été condamné, en qualité d'auteur responsable d'un délit mineur d'imposition de conditions abusives de travail, à deux mois d'arrêts nocturnes avec sursis, assortis d'une suspension de deux ans en application de l'article 62.1 a) du Code pénal. Sa responsabilité civile a été déclarée, sa détermination étant renvoyée à la phase d'exécution.
La partie civile, représentée par un avocat, a réclamé à titre provisionnel la somme de 351 727,75 euros (requête du 27 mai 2020), puis, par écrit du 9 juin 2020, une provision de fonds égale à 50 % au moins de ce montant, ainsi que la saisie des biens et droits du condamné.
Par aute du 5 août 2020, la juge d'instruction (*Batlle d'Instrucció*) a accordé une provision de 15 000 euros à la partie civile, payable dans un délai de huit jours (premier point), et n'a pas donné suite à la demande de saisie (second point).
Deux appels ont été formés : celui de M. Pombo, qui sollicitait la révocation partielle de l'aute et invoquait l'incompétence du juge, le caractère extemporané du recours et, subsidiairement, la nullité de la décision pour défaut de procédure contradictoire et de motivation ; celui de la partie civile, qui demandait une provision d'au moins 50 % et la saisie. Le ministère public, par rapport du 29 octobre 2020, s'en est remis à l'appréciation du tribunal.
## Question de droit
La Cour devait déterminer si une décision accordant une provision à valoir sur la responsabilité civile, dans le cadre de l'exécution d'une ordonnance pénale, peut être prise sans audition préalable des autres parties et sans motivation suffisante. Elle devait également se prononcer sur la sanction applicable et sur l'étendue de l'annulation.
Deux questions préalables étaient soulevées : l'exception d'incompétence et le caractère tardif de l'appel. La décision ne les traite pas expressément dans ses motifs, la Sala s'étant prononcée sur les moyens tirés de la nullité, qu'elle juge déterminants.
## Solution et dispositif
La Sala a examiné en premier lieu l'appel de M. Pombo, dont l'accueil de la nullité rendait inutile l'examen des autres moyens, y compris ceux de la partie civile.
**Sur le défaut de contradiction.** La Cour relève que la juge a qualifié la somme de « provision de fonds » et que, selon l'article 118 du Code de procédure pénale, une telle mesure doit être adoptée par aute motivé après audition des autres parties. Or l'audition n'a pas eu lieu. La Sala retient une privation de la faculté de présenter des observations, une atteinte au principe d'égalité des parties et une indéfense, ce qui emporte la nullité au titre de l'article 18 bis, 4 c) de la loi transitoire de procédures judiciaires.
**Sur la motivation.** La Cour constate que la décision ne mentionne ni les besoins économiques du demandeur, ni un risque de dissipation patrimoniale, ni les fondements légaux de la mesure. Elle rappelle que le droit à une décision judiciaire motivée est gar
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 17 de desembre del 2020 - ROJ: ATSJAD 212/2020
ATSJAD 212/2020 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 17 décembre 2020)
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD 212/2020, ECLI:AD:TSJADAD:2020:212A (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 17 décembre 2020) (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ROJ et ECLI figurant dans le texte intégral a été retenue.
Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 27 février 2020, M. Pombo a été condamné, en qualité d'auteur responsable d'un délit mineur d'imposition de conditions abusives de travail, à deux mois d'arrêts nocturnes avec sursis, assortis d'une suspension de deux ans en application de l'article 62.1 a) du Code pénal. Sa responsabilité civile a été déclarée, sa détermination étant renvoyée à la phase d'exécution.
La partie civile, représentée par un avocat, a réclamé à titre provisionnel la somme de 351 727,75 euros (requête du 27 mai 2020), puis, par écrit du 9 juin 2020, une provision de fonds égale à 50 % au moins de ce montant, ainsi que la saisie des biens et droits du condamné.
Par aute du 5 août 2020, la juge d'instruction (Batlle d'Instrucció) a accordé une provision de 15 000 euros à la partie civile, payable dans un délai de huit jours (premier point), et n'a pas donné suite à la demande de saisie (second point).
Deux appels ont été formés : celui de M. Pombo, qui sollicitait la révocation partielle de l'aute et invoquait l'incompétence du juge, le caractère extemporané du recours et, subsidiairement, la nullité de la décision pour défaut de procédure contradictoire et de motivation ; celui de la partie civile, qui demandait une provision d'au moins 50 % et la saisie. Le ministère public, par rapport du 29 octobre 2020, s'en est remis à l'appréciation du tribunal.
Question de droit
La Cour devait déterminer si une décision accordant une provision à valoir sur la responsabilité civile, dans le cadre de l'exécution d'une ordonnance pénale, peut être prise sans audition préalable des autres parties et sans motivation suffisante. Elle devait également se prononcer sur la sanction applicable et sur l'étendue de l'annulation.
Deux questions préalables étaient soulevées : l'exception d'incompétence et le caractère tardif de l'appel. La décision ne les traite pas expressément dans ses motifs, la Sala s'étant prononcée sur les moyens tirés de la nullité, qu'elle juge déterminants.
Solution et dispositif
La Sala a examiné en premier lieu l'appel de M. Pombo, dont l'accueil de la nullité rendait inutile l'examen des autres moyens, y compris ceux de la partie civile.
Sur le défaut de contradiction. La Cour relève que la juge a qualifié la somme de « provision de fonds » et que, selon l'article 118 du Code de procédure pénale, une telle mesure doit être adoptée par aute motivé après audition des autres parties. Or l'audition n'a pas eu lieu. La Sala retient une privation de la faculté de présenter des observations, une atteinte au principe d'égalité des parties et une indéfense, ce qui emporte la nullité au titre de l'article 18 bis, 4 c) de la loi transitoire de procédures judiciaires.
Sur la motivation. La Cour constate que la décision ne mentionne ni les besoins économiques du demandeur, ni un risque de dissipation patrimoniale, ni les fondements légaux de la mesure. Elle rappelle que le droit à une décision judiciaire motivée est gar
Aute
Núm. de rotlle: TSJP-0000075/2020
Núm. de causa: Executòria 1080061/2020
AUTE 106-2020
PARTS:
Apel·lants: Sr. Pombo
Advocat: Sr. Nuñez
Sr. Roda
Advocada: Sra. Criado
Apel·lat: MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, disset de desembre de dos mil vint.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'Aute de data 5 d'agost de 2020 dictat per la Batlle instructora, en l'executòria núm. 1080061/2020, seguida per un delicte menor d'imposició de condicions abusives de treball. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Fátima Ramírez Souto.
I.- RESULTANT: Que per Ordenança penal de data 27 de febrer de 2020 es condemnà a Pombo, com autor responsable d'un delicte menor de d'imposició de condicions abusives de treball, a una pena de dos (2) mesos d'arrest nocturn condicional, qualificat a satisfer l'import que es fixi en concepte de responsabilitat civil en un període de dos (2) anys, en aplicació de l'article 62.1 a) del Codi Penal, amb un termini de suspensió de la condemna de dos (2) anys, així com es va declarar la seva responsabilitat civil, la determinació de la qual seria resolta en període d'execució.
II- RESULTANT: que per escrit de data 27 de maig de 2020 la representació lletrada de Roda reclama de forma provisional la quantitat de 351.727,75 euros, en concepte de responsabilitat civil, sol·licitant en escrit posterior de data 9 de juny de 2020, una provisió de fons de l'import total no inferior al 50% del mateix, així com l'embargament de béns i drets del Sr. P.
II.- RESULTANT: Que mitjançant aute de data 5 d'agost de 2020 la Batlle instructora decideix:
"Primer.- Atorgar a favor de Roda una provisió de fons a compte de la responsabilitat civil que es determinarà posteriorment, d'un import de quinze mil (15.000.-EUR) a abonar pel condemnat Pombo en el termini màxim de 8 dies naturals.
Segon.- No donar lloc a l'embargament interessat per la defensa lletrada de Roda en el seu escrit de data 9 de juny de 2020".
III.- RESULTANT: Que contra l'esmentat Aute interposà recurs d'apel·lació la representació lletrada de Pombo, demanant la revocació parcial de l'aute objecte de recurs i que es dicti un de nou en el què es desestimi la petició del Sr. V. d'atorgar cap tipus de provisió de fons.
Exposa el lletrat que la Batlle d'instrucció va acordat una provisió de fons en virtut de l'article 118 del Codi de procediment penal, sense que es compleixin els criteris que el mateix conté; estableix aquest article que la provisió de fons només es pot acordar en el marc dels procediments contra la integritat física, danys o incendis, no trobant-se la present causa davant d'un aquest tipus de delictes.
Subsidiàriament, sol·licita la nul·litat per incompliment del procediment degut, en no haver-se respectat el mateix, la deguda motivació ni l'audiència a les parts perquè es manifestessin al respecte de la petició de provisió de fons efectuada pel Sr. D.V.
Més subsidiàriament, demana la revocació de l'aute objecte de recurs per manca de motivació, en el sentit de que la provisió de fons és una mesura cautelar i aquesta ha de complir el requisit del fumus boni iuris i en aquest cas, la víctima no ha acreditat la seva situació de necessitat. No entén el lletrat en què es basa l'aute de primera instància per considerar que s'ha d'estimar la provisió de fons.
IV.-RESULTANT: Que la representació lletrada de Roda també formula recurs d'apel·lació contra el referit aute, demanant que s'estimin les seves pretensions consistents en fixar que el Sr. P. ha satisfer com a mínim el 50% de la quantitat total reclamada en concepte de provisió de fons i que es procedeixi a l'embargament de tots els béns i drets del Sr. P., inclosos els pagaments que se li hagin de fer del cultiu de tabac.
Exposa la representació lletrada de Roda, que el seu desacord consisteix en l'import de la provisió de fons atorgada de 15.000 euros, que havia de ser superior i ni tan sols s'apropa a la quantitat sol·licitada del 50%, és a dir 36.000 euros.
Tampoc es troba d'acord en la decisió de no donar lloc a l'embargament interessat, ni pel motiu de la seva denegació en no haver-se fixat encara l'import de la responsabilitat civil, i que aquesta manca de determinació no pot ser un argument per desestimar la petició d'aquesta part.
Insisteix en el fet que "la Batllia ha d'establir els mecanismes per assegurar el pagament de l'import que, en concepte de responsabilitat civil, es determini en el seu dia, mecanismes que no són altres que l'embargament interessat per aquesta part". Recorda aquesta lletrada que el seu defensat segueix sense poder treballar, arran de les lesions sofertes i sense poder cobrar cap baixa mèdica, sobrevivint dels ajuts que rep.
Demana finalment la condemna del Sr. P. en matèria de costes, inclosos els honoraris d'advocat de primera i segona instància.
V.-RESULTANT: que la representació lletrada de Pombo contesta al recurs presentat de contrari, formulant una excepció d'incompetència de jurisdicció i extemporaneïtat del recurs en base a les previsions de l'article 194 del Codi de procediment penal.
Subsidiàriament i en quant al fons exposa que la provisió de fons demanada ha de ser desestimada perquè en cap moment s'ha acreditat la situació de precarietat del Sr. D.V.. Que igualment s'ha de desestimar la petició d'embargament del seu defensat, per no complir els requisits necessaris per acordar l'embargament preventiu com són el fumus boni iuris i el periculum in mora.
VI.-RESULTANT: Que la representació lletrada de Roda s'oposa al recurs formulat de contrari, en considerar que la mesura acordada per la Batlle esdevé necessària per a assegurar la responsabilitat civil.
VII.- RESULTANT: que el Ministeri Fiscal per informe del dia 29 d'octubre de 2020, deixa a criteri del tribunal les peticions plantejades, en trobar-se les parts degudament representades per lletrats.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: que procedeix examinar en primer terme el recurs d'apel·lació interposat per la representació de Pombo perquè, entre altres motius d'impugnació, al·lega la nul·litat de l'aute recorregut i la seva eventual estimació no faria necessari examinar la resta d'al·legacions impugnatives i el recurs presentat per la representació de Roda contra la mateixa resolució.
Considera la representació de Pombo que concorren dues causes de nul·litat de la resolució recorreguda, una per haver-se dictat inaudita parte, sense haver-se sentit a la part recurrent sobre la sol·licitud d'acordar una provisió de fons a favor de Roda, i l'altra per manca de motivació, en no exposar-se les raons per les quals s'adopta aquesta mesura cautelar.
L'aute impugnat estableix a favor de Roda una provisió de fons d'un import de 15.000 euros, a compte de la responsabilitat civil que s'ha de determinar amb posterioritat. Aquesta decisió respon a la petició efectuada per la representació del Sr. D.V., en l'escrit presentat a la Batllia en data 9 de juny de 2020, en què demanava un acompte de la quantitat reclamada en concepte de responsabilitat civil, tant per atendre les seves necessitats econòmiques com per a garantir el pagament de la responsabilitat civil que finalment es pugui declarar, demanant també l'embargament dels seus béns.
La Batlle instructora, sense donar trasllat ni al Ministeri Fiscal ni a la representació del Sr. P., decideix atorgar a favor del Sr. D.V. una provisió de fons de 15.000 euros, amb l’únic argument de que la determinació de la responsabilitat civil és presumible que es retardi per la gran quantitat de diligències que s'hauran de practicar.
Amb independència de la naturalesa jurídica de la mesura adoptada de provisió de fons -com sosté la part recurrent- tot i que no estigui conforme amb la seva adopció, o garantia del compliment de l'obligació finalment declarada, com manté l'altra part- la resolució recorreguda denomina a la quantitat atorgada al Sr. D.V. provisió de fons i, com a tal, l'article 118 del Codi de procediment penal preveu que s'ha d'adoptar per aute motivat desprès de que les altres parts siguin oïdes.
Aquesta audiència no ha estat concedida, privant a la part recurrent d'efectuar les al·legacions que tingués per convenient sobre la procedència de la petició de l'altra part, amb la consegüent indefensió que tal omissió provoca, i vulnera el principi d'igualtat de les parts, el què determina que efectivament la resolució recorreguda sigui nul·la, en aplicació de l'article 18 bis.4.c) de la Llei Transitòria de Procediments Judicials.
II.- CONSIDERANT: que tanmateix la resolució recorreguda no explica les raons per les què decideix atorgar la quantitat de 15.000 al Sr. D.V., ja que no fa referència a cap dels motius en què la representació d'aquest va sustentar la seva sol·licitud, no fent cap esment ni a unes possibles necessitats econòmiques del sol·licitant, que derivats de la conducta delictiva del Sr. P. fos urgent atendre, ni al possible risc de que el Sr. D.V. pogués fer desaparèixer elements patrimonials i que fos necessari minimitzar amb l'adopció de la mesura cautelar. Tampoc es diuen quins són el fonaments legals de la mesura acordada, incomplint així l'obligació de motivar, fonamentant en dret, les resolucions judicials, obligació de motivar que l'article 118 del Codi Penal expressament estableix per acordar la provisió de fons.
El dret a obtenir una decisió judicial fonamentada en dret està reconegut a l'article 10 de la Constitució i la seva vulneració provoca indefensió a la part recurrent, perquè el desconeixement de les raons per les quals s'adopta la decisió impedeixen a la part recurrent poder combatre-la eficaçment i a la Sala poder efectuar el control sobre la procedència i adequació a la raó de la seva decisió i descartar l'arbitrarietat com a fonament d'aquesta.
La part recurrent, tot i que identifica i desenvolupa les causes de nul·litat de la resolució recorreguda i els perjudicis que li han causat aquestes deficiències, no demana expressament la seva declaració de nul·litat, sinó que interessa que es deixi sense efecte per a que la Sala acordi la improcedència de la provisió de fons acordada.
Malgrat no demanar-se expressament la declaració de nul·litat de la resolució recorreguda, entenem que pot ser declarada per la Sala perquè és la conseqüència indefectiblement associada a la pretensió impugnativa realitzada, per més que el recurrent no encerti a expressar amb claredat i formalment els termes de la nul·litat que materialment sí que sol·licita, encara que sigui de manera implícita.
En atenció al què s'ha exposat, procedeix declarar la nul·litat de l'aute de 5 d'agost de 2020 per a que es doni trasllat a les altres parts de l'escrit presentat per la representació de Roda en data 9 de juny de 2020 i puguin fer les al·legacions que tinguin per convenient abans de dictar una nova resolució, que resolgui sobre les pretensions deduïdes en aquell escrit i ho faci de forma motivada exposant les raons fàctiques i jurídiques de la decisió que s'adopti.
III.-CONSIDERANT: que havent estat estimat el recurs, procedeix declarar d'ofici les despeses processals causades en aquesta segona instància.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.- ESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal de Pombo contra l'aute de data 5 d'agost de 2020 dictat per la Batlle d'Instrucció en l'executòria núm. 1080061/2020.
2.- DECLARAR LA NUL·LITAT de dit aute per a que abans de dictar-ne un de nou motivat, es doni trasllat a les altres parts, per al·legacions, de les pretensions de la representació de Roda, formulades a l'escrit presentat en data 2 de juny de 2020.
3.- Declarar d'ofici les despeses processals causades pel recurs.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem.
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Diccionario RAE
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A075/20 — Décision commentée