ATSJAD ANDORRA, a 07 de gener del 2021 - ROJ: ATSJAD 1/2021
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé7 janvier 2021
NuméroA068/20
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 1/2021 (ECLI:AD:TSJADAD:2021:1A)
> Décision commentée : ATSJAD 1/2021, Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala Penal, aute du 7 janvier 2021, recours n° A068/20 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
La présente décision s'inscrit dans une procédure pénale ouverte devant le Tribunal de corts (causa n° 6000173/2016), dans laquelle plusieurs personnes sont poursuivies. Le dossier a connu une phase de questions préalables, close par un aute du 22 juin 2020. Par cette décision, le Tribunal de corts a rejeté de manière définitive plusieurs questions préalables soulevées par les défenses, retenu certaines d'entre elles pour examen ultérieur, mis fin à la phase des questions préalables et ordonné la tenue du procès oral une fois la décision devenue ferme.
Les appelants Amador, Viñas et Pino ont formé un incident de nullité d'actuacions (*incident de nul·litat d'actuacions*) contre cet aute. Ils sollicitaient la nullité de l'ensemble de la procédure, au motif de l'origine provoquée de la *notitia criminis*, ou, à titre subsidiaire, la nullité de l'ordonnance de désglossament du 22 août 2016, le renvoi de la cause en instruction aux fins d'une enquête conjointe avec la causa n° 9000166/2015, la nullité de l'incorporation au dossier d'une documentation sollicitée par le Ministère public, ainsi que la nullité de la déclaration du prévenu Conde du 25 juillet 2016, présenté comme n'étant pas en mesure de déposer avec des garanties suffisantes.
Par aute du 10 septembre 2020, le Tribunal de corts a rejeté cet incident. Les appelants ont interjeté appel le 1er octobre 2020. Ils soutenaient que la décision du 22 juin 2020 méconnaissait plusieurs droits fondamentaux (défense, présomption d'innocence, procès équitable, juge naturel prédéterminé par la loi, intimité, secret des communications et secret professionnel), et que l'aute de rejet violait le droit à une décision motivée en droit. Le Ministère public et le Gouvernement d'Andorre ont conclu au rejet du recours. Plusieurs autres défenses se sont par ailleurs associées à l'appel.
La formation de la Sala Penal, composée des magistrats Yves Picod (président), Marie Conte (ponente) et Fátima Ramírez Souto, a statué le 7 janvier 2021.
## Question de droit
La question centrale était de savoir si l'incident de nullité d'actuacions, fondé sur la loi transitoire de procédures judiciaires, pouvait servir à remettre en cause des points déjà tranchés par une décision antérieure, et si le rejet d'un tel incident pouvait, en lui-même, constituer une violation des droits fondamentaux invoqués.
Plus précisément, deux interrogations se combinaient :
1. **Quel est le champ de l'incident de nullité ?** Le tribunal devait déterminer les conditions posées par l'article 18 quater 1 de la loi transitoire de procédures judiciaires du 21 décembre 1993, cité au considérant I.
2. **Le
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 07 de gener del 2021 - ROJ: ATSJAD 1/2021
I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 1/2021 (ECLI:AD:TSJADAD:2021:1A)
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD 1/2021, Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala Penal, aute du 7 janvier 2021, recours n° A068/20 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La présente décision s'inscrit dans une procédure pénale ouverte devant le Tribunal de corts (causa n° 6000173/2016), dans laquelle plusieurs personnes sont poursuivies. Le dossier a connu une phase de questions préalables, close par un aute du 22 juin 2020. Par cette décision, le Tribunal de corts a rejeté de manière définitive plusieurs questions préalables soulevées par les défenses, retenu certaines d'entre elles pour examen ultérieur, mis fin à la phase des questions préalables et ordonné la tenue du procès oral une fois la décision devenue ferme.
Les appelants Amador, Viñas et Pino ont formé un incident de nullité d'actuacions (incident de nul·litat d'actuacions) contre cet aute. Ils sollicitaient la nullité de l'ensemble de la procédure, au motif de l'origine provoquée de la notitia criminis, ou, à titre subsidiaire, la nullité de l'ordonnance de désglossament du 22 août 2016, le renvoi de la cause en instruction aux fins d'une enquête conjointe avec la causa n° 9000166/2015, la nullité de l'incorporation au dossier d'une documentation sollicitée par le Ministère public, ainsi que la nullité de la déclaration du prévenu Conde du 25 juillet 2016, présenté comme n'étant pas en mesure de déposer avec des garanties suffisantes.
Par aute du 10 septembre 2020, le Tribunal de corts a rejeté cet incident. Les appelants ont interjeté appel le 1er octobre 2020. Ils soutenaient que la décision du 22 juin 2020 méconnaissait plusieurs droits fondamentaux (défense, présomption d'innocence, procès équitable, juge naturel prédéterminé par la loi, intimité, secret des communications et secret professionnel), et que l'aute de rejet violait le droit à une décision motivée en droit. Le Ministère public et le Gouvernement d'Andorre ont conclu au rejet du recours. Plusieurs autres défenses se sont par ailleurs associées à l'appel.
La formation de la Sala Penal, composée des magistrats Yves Picod (président), Marie Conte (ponente) et Fátima Ramírez Souto, a statué le 7 janvier 2021.
Question de droit
La question centrale était de savoir si l'incident de nullité d'actuacions, fondé sur la loi transitoire de procédures judiciaires, pouvait servir à remettre en cause des points déjà tranchés par une décision antérieure, et si le rejet d'un tel incident pouvait, en lui-même, constituer une violation des droits fondamentaux invoqués.
Plus précisément, deux interrogations se combinaient :
Quel est le champ de l'incident de nullité ? Le tribunal devait déterminer les conditions posées par l'article 18 quater 1 de la loi transitoire de procédures judiciaires du 21 décembre 1993, cité au considérant I.
**Le
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Reproduction verbatim
« En el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada dels Srs. Amador, Viñas i Pino, contra l'Aute de data 10 de setembre de 2020, dictat pel Tribunal de Corts, és ponent la magistrada Sra. Marie Conte, la qual expressa el parer del Tribunal. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 07 de gener del 2021 - ROJ: ATSJAD 1/2021 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
Reproduction verbatim
« I.- RESULTANT: que mitjançant Aute de 22 de juny de 2020 dictat en la causa número 6000173/2016 el Tribunal de Corts va decidir: »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Reproduction verbatim
« Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 07 janvier 2021 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP-0000068/2020 Núm. de Causa: 6000173/2016
AUTE 1-2021
PARTS:
Demandant incidental: Sr. Amador
Sra. Viñas
Sr. Pino
Advocat: Sr. Alfaro
Demandats incidentals: MINISTERI FISCAL
Administradors ORG_0
Advocada: Sra. Daza
Escudero
Advocat: Sr. Sarabia
Sr. Vara
Advocat: Sr. Sanz
Sra. Badía
Advocat: Sra. Garzón
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A068/20 — Décision commentée
A la vila d'Andorra la Vella, set de gener de dos mil vint-i-ú.
En el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada dels Srs. Amador, Viñas i Pino, contra l'Aute de data 10 de setembre de 2020, dictat pel Tribunal de Corts, és ponent la magistrada Sra. Marie Conte, la qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que mitjançant Aute de 22 de juny de 2020 dictat en la causa número 6000173/2016 el Tribunal de Corts va decidir:
"· DESESTIMAR, de manera definitiva, les qüestions prèvies plantejades pel lletrat Sr. Jesús JIMÉNEZ NAUDÍ, actuant com a defensor de l'acusat Vara, pel lletrat Sr. Antoni RIESTRA GONZÁLEZ DE UBIETA, actuant com a defensor dels acusats Amador, Viñas i Pino, pel lletrat Sr. Salvador CAPDEVILA PALLARÉS, actuant com a defensor dels acusats Canalesza, Marcos i Cepeda, pels lletrats Sr. Josep Antoni SILVESTRE CÁNOVAS, Judith SILVESTRE HERNÁNDEZ i Garzón, actuant, de forma indistinta, com a defensors dels acusats Bernat, Catalá, Canales, Barberá i Badía, per la lletrada Sra. Anna SOLÉ AGUSTÍ, actuant com a defensora dels acusats Carranza, Tejera i Ramirez, pel lletrat Sr. Marc MAESTRE RIFÁ, actuant com a defensor dels acusats Izquierdo, Quesada, Salcedo i Diez, pel lletrat Sr. Antoni DURÓ ARAJOL, actuant com a defensor de l'acusat Villalba, per la lletrada Sra. Mireia CANTURRI ORTIZ, actuant com a defensora de l'acusada Talavera, per la lletrada Sra. Galan, actuant com a defensora de l'acusat Mena i pel lletrat Sr. Calderón, actuant com a defensor dels acusats Manso i Caro -a la immensa majoria d'elles també ha mostrat la seva adhesió la representació lletrada de BPA-, que han estat desenvolupades i motivades en els Considerants Segon al Quinzè, ambdós inclosos, de la present resolució.
· DESESTIMAR, en aquest moment processal, la resta de qüestions prèvies i en concret les compreses en el Considerant Setzè de la present resolució.
· Donar per finalitzat el tràmit o fase de qüestions prèvies, i un cop ferma aquesta resolució, acordar la celebració del judici oral per examinar el fons de la present causa."
II.- RESULTANT: que la representació processal de Amador, Viñas i Pino va interposar incident de nul·litat d'actuacions contra l'esmentat Aute, sol·licitant que "s'acordi la nul·litat de tot l'actuat per nul·litat de la nota criminis que donà lloc a la incoació de la present causa, o subsidiàriament, la nul·litat de l'aute de desglossament del 22 d'agost de 2016, i el retorn de la causa a la fase d'instrucció per donar lloc a una investigació conjunta dels fets exposats..; així com la nul·litat de la instrucció practicada per manca de competència, i acordar la seva nul·litat i el seu retorn de la causa a la fase d'instrucció, i realitzar-se la mateixa de manera acumulada en la causa 9000166/2015, així com la nul·litat de la incorporació document realitzada amb afectació del dret fonamental a la intimitat, al secret de les comunicacions i al secret professional relativa a l'actuació processal del 08 de gener de 2020 i la nul·litat de la declaració del processat Conde de data 25 de juliol de 2016".
III.- RESULTANT: que mitjançant Aute de data 10 de setembre de 2020 el Tribunal de Corts va decidir desestimar l'incident de nul·litat d'actuacions instat en data 10 de juliol de 2020, contra l'Aute de data 22 de juny de 2020.
IV.- RESULTANT: que la representació processal de Amador, Pino i Viñas interposa recurs d'apel·lació contra el referit Aute de data 10 de setembre de 2020, per considerar que la resolució de data 22 de juny de 2020 vulnera els drets fonamentals de l'article 10.1 i 2 de la Constitució i especialment el dret a la defensa, el dret a la presumpció d'innocència, el dret al procés degut per vulneració del dret al jutge natural predeterminat legalment, i que afecta al dret a la intimitat, al secret de les comunicacions i al secret professional dels processats. Sosté a més, que l'aute que desestima l'incident de nul·litat d'actuacions vulnera el dret a la jurisdicció en el seu vessant del dret a obtenir una resolució fonamentada en dret.
Fa valer en particular que:
-La noticia criminis que donà lloc a la incoació del sumari de referència, fou provocada de manera artificial i maliciosa i és producte d'amenaces coaccions i xantatge.
-L'aute de desglossament i rebuig de la petició de nul·litat de la noticia criminis de la Batlle instructora relatiu a les coaccions, amenaces i xantatge contra la B.P.A., se'ls priva del dret fonamental a la defensa.
-La causa instruïda amb referència 8000081/2015 -ara 6000173/2016- s'hauria d'haver acumulat i investigat en el marc de la causa 9000166/2015 doncs aquesta és anterior a la primera i tractant-se del mateix fet.
-La declaració del Sr. Conde realitzada en data 25 de juliol de 2016, és nul·la atès que aquest no es trobava en condicions de prestar declaració amb plenes garanties, per patir d'un síndrome de desorientació provocat per una malaltia.
-La incorporació de la documentació interessada pel Ministeri Fiscal, així com les intervencions telefòniques provinents d'altres causes judicials a un procediment diferent d'aquell en què haurien estat obtingudes i sense consentiment dels interessats, vulnera el dret al secret de les comunicacions o la intimitat i afecta també el dret a la presumpció d'innocència.
V.- RESULTANT: que s'adhereix al recurs d'apel·lació la lletrada Anna SOLÉ AGUSTÍ actuant en representació de Carranza, Tejera i Ramirez, el lletrat Sr. Sanz actuant en representació de Vara, el lletrat Sr. Joan JULIÀ MONTERO actuant en representació de Quesada, Salcedo, Izquierdo i Diez el lletrat Téllez actuant en representació de Canalesza, Marcos i Cepeda, el lletrat Girona actuant en representació de Catalá, Bernat, Canales i Barberá
VI.- RESULTANT: que el Ministeri Fiscal interessa la desestimació del recurs plantejat, en no haver-se produït les vulneracions als drets fonamentals al·legats.
VII.- RESULTANT: que també s'oposa al recurs la representació processal del Govern d'Andorra, al considerar que no hi ha hagut cap vulneració de drets fonamentals per raó d'una eventual infracció.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: en primer lloc, que es desprèn de les disposicions de l'article 18 quater 1 de la Llei transitòria de procediments judicials, que la petició de nul·litat d'actuacions s'ha de fonamentar en la vulneració de drets fonamentals per infraccions processals o defectes de forma que hagin causat indefensió o en la incongruència de la resolució, sempre que qui sol·liciti la nul·litat no hagi pogut denunciar aquesta vulneració anteriorment.
Se'n dedueix que l'incident de nul·litat d'actuacions no constitueix una nova instància processal on es puguin revisar els pronunciaments de la resolució impugnada.
II.- CONSIDERANT: que en el cas d'autes, la part promotora de l'incident de nul·litat i del recurs contra l'aute desestimant l'incident, no ha sinó replantejat les qüestions que ja van ser resoltes en l'Aute de data 22 de juny de 2020, és a dir: la nul·litat de la noticia criminis que donà lloc a la present causa i per connexió d'antijuridicitat, la nul·litat de dret de l'aute de desglossament del 22 d'agost de 2016 i el retorn de la causa a la fase d'instrucció per donar lloc a una nova investigació conjunta, la nul·litat de tot l'actuat per manca de competència de la Batlle Instructora i per la necessitat d'acumulació de processos a favor de l'actual causa 9000166/2015 "afer P.", la nul·litat contra l'acte processal d'incorporar en autes la documentació interessada pel Ministeri Fiscal mitjançant escrit de 7 de gener de 2020 i la nul·litat de la declaració del processat (avui difunt) Conde realitzada en data 25 de juliol de 2016.
Es desprèn de l'anàlisi de l'incident de nul·litat plantejat contra l'aute de data 20 de juny de 2020, que la part instant ha reiterat els mateixos arguments que ja havia desenvolupat en la formulació de les qüestions prèvies, i que han estat resolts en l'esmentat aute de manera complerta i extensa. En el decurs de llurs recursos d'apel·lació contra l'aute desestimant l'incident de nul·litat, replantegen les mateixes qüestions que ja van ser resoltes, retraient a més a l'aute que resol l'incident, de vulnerar el dret a obtenir una decisió fonamentada en dret.
Que una part estigui disconforme amb el contingut d'una resolució no suposa, evidentment que s'hagin vulnerat els drets fonamentals al·legats, ja que la constitució no garanteix que s'obtingui un pronunciament favorable a les respectives pretensions de les parts, sinó que aquestes siguin examinades i resoltes a dret, en el sentit estimatori o desestimatori.
En conseqüència, l'aute recorregut relleva amb bon criteri per desestimar l'incident plantejat, que resulta clara la improcedència del referit incident, ja que els interessats es van limitar a reproduir les argumentacions ja objecte de l'aute impugnat, sense justificar l'existència d'infraccions processals o defectes de forma que hagin causat indefensió, o la incongruència de la resolució (Aute de data 20-06-2020).
III.-CONSIDERANT: per tant, que procedeix desestimar el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 10 de setembre de 2020.
Vistos la legislació vigent i els Usos i Costums aplicables al present cas.-
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
Decisio
DECIDEIX
Primer.- Desestimar el recurs d'apel·lació presentat per la representació lletrada dels Srs. Amador, Viñas i Pino, per escrit de data 1 d'octubre de 2020.
Segon.- Confirmar íntegrament l'aute dictat pel Tribunal de Corts en data 10 de setembre de 2020.
Tercer.- Badíamnar a la part apel·lant al pagament de les despeses processals causades.
Aquest aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem.