ATSJAD ANDORRA, a 29 de gener del 2021 - ROJ: ATSJAD 5/2021
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé29 janvier 2021
NuméroA077/20
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 5/2021 (ROJ : ATSJAD 5/2021 ; ECLI:AD:TSJADAD:2021:5A)
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Penal), aute du 29 janvier 2021, ROJ : ATSJAD 5/2021 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note de méthode : la référence fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence canonique retenue est celle figurant dans le texte intégral de la décision. La décision est rédigée en catalan ; les citations sont donc des traductions fidèles.*
## Faits et procédure
Par une ordonnance pénale (*Ordenança Penal*) du 17 décembre 2019, le juge d'instruction a déclaré M. Somoza, mineur au moment des faits, auteur responsable d'un délit mineur de lésions ayant nécessité une assistance médicale, prévu et puni par l'article 113.1 du Code pénal. Il lui a été imposé une mesure éducative de suivi d'un programme d'activités socio-éducatives pendant six mois, ainsi que le paiement des dépens. Cette même ordonnance a déclaré la responsabilité civile de M. Somoza et la responsabilité civile subsidiaire de sa mère, Mme Roda, en application de l'article 49.2 de la loi 15/2019 du 15 février sur la responsabilité pénale des mineurs. Elle a toutefois réservé à la phase d'exécution la détermination et la quantification du préjudice.
Aucune partie n'ayant formé recours dans le délai de quinze jours suivant la notification, cette ordonnance est devenue ferme et définitive.
Par un aute du 10 juin 2020, la juge d'instruction (*Batlle*) a fixé l'indemnisation due par M. Somoza, subsidiairement par Mme Roda : 133 euros au titre des prestations médicales avancées pour la victime, et 4 800 euros au profit de M. Araujo, soit 2 400 euros au titre du *pretium doloris* et 2 400 euros au titre du préjudice esthétique, chacun évalué à 2/7.
M. Somoza a interjeté appel, sollicitant la réduction du *pretium doloris* et du préjudice esthétique à 0,5/7, avec une indemnisation de 500 euros pour chaque poste. Il invoquait en outre le partage de responsabilité avec un tiers, la victime n'ayant pas perdu connaissance et la faible gravité des blessures. Il contestait la valeur probante du rapport médico-légal, qu'il estimait surévaluer les lésions. Le ministère public s'est opposé au recours.
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 29 de gener del 2021 - ROJ: ATSJAD 5/2021
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Penal), aute du 29 janvier 2021, ROJ : ATSJAD 5/2021 (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la référence fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence canonique retenue est celle figurant dans le texte intégral de la décision. La décision est rédigée en catalan ; les citations sont donc des traductions fidèles.
Faits et procédure
Par une ordonnance pénale (Ordenança Penal) du 17 décembre 2019, le juge d'instruction a déclaré M. Somoza, mineur au moment des faits, auteur responsable d'un délit mineur de lésions ayant nécessité une assistance médicale, prévu et puni par l'article 113.1 du Code pénal. Il lui a été imposé une mesure éducative de suivi d'un programme d'activités socio-éducatives pendant six mois, ainsi que le paiement des dépens. Cette même ordonnance a déclaré la responsabilité civile de M. Somoza et la responsabilité civile subsidiaire de sa mère, Mme Roda, en application de l'article 49.2 de la loi 15/2019 du 15 février sur la responsabilité pénale des mineurs. Elle a toutefois réservé à la phase d'exécution la détermination et la quantification du préjudice.
Aucune partie n'ayant formé recours dans le délai de quinze jours suivant la notification, cette ordonnance est devenue ferme et définitive.
Par un aute du 10 juin 2020, la juge d'instruction (Batlle) a fixé l'indemnisation due par M. Somoza, subsidiairement par Mme Roda : 133 euros au titre des prestations médicales avancées pour la victime, et 4 800 euros au profit de M. Araujo, soit 2 400 euros au titre du pretium doloris et 2 400 euros au titre du préjudice esthétique, chacun évalué à 2/7.
M. Somoza a interjeté appel, sollicitant la réduction du pretium doloris et du préjudice esthétique à 0,5/7, avec une indemnisation de 500 euros pour chaque poste. Il invoquait en outre le partage de responsabilité avec un tiers, la victime n'ayant pas perdu connaissance et la faible gravité des blessures. Il contestait la valeur probante du rapport médico-légal, qu'il estimait surévaluer les lésions. Le ministère public s'est opposé au recours.
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Reproduction verbatim
« En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 10 de juny de 2020 dictat per la Batlle instructora en la causa de referència, seguida per un delicte major de lesions doloses que han requerit assistència mèdica per a la seva curació. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 29 de gener del 2021 - ROJ: ATSJAD 5/2021 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
Reproduction verbatim
« I.- RESULTANT: que en data 17-12-2019 es dictà Ordenança Penal decidint: »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Reproduction verbatim
« Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 29 janvier 2021 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000077/2020
Núm. de Causa: Executòria 5080248/2019
AUTE 5-2021
PARTS:
Apel·lant : Sr. Somoza
Advocada: Sra. Zapata
Apel·lat: MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, a vint-i-nou de gener de dos mil vint-i-ú.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 10 de juny de 2020 dictat per la Batlle instructora en la causa de referència, seguida per un delicte major de lesions doloses que han requerit assistència mèdica per a la seva curació. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que en data 17-12-2019 es dictà Ordenança Penal decidint:
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A077/20 — Décision commentée
"Primer.- Imposar a Somoza, menor d'edat en la data dels fets i com autor responsable d'un delicte menor de lesions que han requerit assistència mèdica per a la seva curació, previst i penat a l'article 113.1 del Codi Penal, una mesura educativa de seguiment d'un programa d'activitats socioeducatives durant sis (6) mesos, així com el pagament de les despeses processals causades, incloses dins d'aquestes els honoraris d'advocat.
Segon.- Declarar la responsabilitat civil de Somoza i declarar també la responsabilitat civil subsidiària de la progenitora Roda, d'acord amb l'article 49.2 de la Llei 15/2019, de 15 de febrer, qualificada de la responsabilitat penal de les persones menors d'edat; deixant-se però en període d'execució de la present la determinació i quantificació del perjudici i dels quantums indemnitzatoris".
Aquesta resolució va esdevenir ferma, en no formular les parts recurs contra la mateixa en el termini de 15 dies posteriors a la seva notificació en data 17-12-2019.
II.- RESULTANT: que mitjançant aute de data 10-6-2020, l'Hble. Batlle decideix:
Fixar la indemnització a satisfer pel menor d'edat: Somoza, de forma subsidiària amb la seva progenitora: Roda, als perjudicats:
A favor de la ORG_0 la quantitat de cent trenta-tres euros (133.-EUR) en concepte de prestacions mèdiques abonades al perjudicat.
A favor del perjudicat: Araujo la quantitat total de quatre mil vuit-cents euros (4.800.-EUR), corresponent a l'import de dos mil quatre-cents euros (2.400.-EUR) en concepte del perjudici dolorós que ha estat valorat en un 2/7, i l'import de dos mil quatre-cents euros (2.400.-EUR) euros en concepte de perjudici estètic valorat en 2/7.
III.-RESULTANT: que la representació lletrada de Somoza interposa recurs d'apel·lació contra l'esmentat aute, sol·licitant la seva revocació, en el sentit de fixar de valorar el pretium doloris i el perjudici estètic en 0,5/7, fixar en la quantia de 500 euros, la indemnització de cadascú dels dos perjudicis, "tenir en compte també, la concurrència de culpes, la manca de pèrdua de coneixement del Sr. C., i la poca entitat de les ferides" (SIC).
Al·lega que l'informe del Servei Medicolegal i Forense ha sobrevalorat les lesions sofertes per Araujo.
En relació al pretium doloris afirma que el perjudicat no va perdre la consciència i que tals lesions estan valorades per la jurisprudència del Tribunal de Corts a 0,5/7 o 1/7.
En relació al perjudici estètic, estima que les dues ferides a la cara presentades pel perjudicat han de ser valorades a 0,5/7 o en tot cas a 1/7.
Finalment observa, que el Sr. C. que va iniciar la baralla, va contribuir al perjudici sofert.
IV.-RESULTANT: que el MINISTERI FISCAL s'oposa al recurs interposat, manifestant que:
la defensa del recurrent no aporta contrapericial que poses en dubte l'informe mèdico-forense.
les motivacions expressades en la resolució recorreguda es fonamenten en la puntuació atorgades pel pèrit i els barems jurisprudencials.
l'ordenança penal declarant la responsabilitat civil que va esdevenir ferma i definitiva, no estableix l'existència de concurrència de culpes.
FONAMENTS DE DRET
I.-CONSIDERANT: en primer lloc que, com ho relleva amb bon criteri el MINISTERI FISCAL, la decisió que declara la responsabilitat civil de Somoza i de la seva progenitora Roda és a dir, l'Ordenança penal de data 17-12-2019, ha esdevingut ferma i definitiva en no formular les parts recurs contra la mateixa en el termini de 15 dies de la seva notificació, realitzada el mateix dia 17-12-2019.
Per tant, l'aplicació del principi de cosa jutjada s'oposa a l'admissibilitat de la demanda formulada pel recurrent, a més en període d'execució de la resolució, tendent a la reconeixença d'una repartició de culpes.
II.- CONSIDERANT: pel que fa al quantum de la indemnització atorgada, l'aute recorregut es fonamenta en l'avaluació dels perjudicis derivats de l'informe medico-forense, elaborat el dia 11-6-2019 pel Dr. Carnero.
El pèrit valora el pretium doloris a 2/7 (lleuger), precisant que les lesions sofertes (ferida contusa a nivell de pòmul dret i transfixiant a nivell de porció lateral dreta al llavi superior) han necessitat primera assistència i van precisar de tractament necessari per a la seva curació; sutura de la ferida bucal, cola cutània a ferida del pòmul dret, analgèsia i antiinflamatoris.
La ferida bucal es va complicar en forma d'infecció i el perjudicat refereix haver perdut el coneixement de "manera autolimitada" en haver caigut a terra, fet que no està contradit per les declaracions invocades en l'escrit de recurs.
El pèrit valora a 2/7 el perjudici estètic constituït per:
una cicatriu a pòmul dret d'1,5 cm lleugerament hiperpigmentada.
una cicatriu lineal de disposició vertical a la porció cutània lateral dreta del llavi superior d'1 cm hipertrofiada.
una cicatriu a nivell de la mucosa de porció lateral dreta del llavi superior precisant que dites cicatrius són "plenament exposades a terceres persones".
Convé també rellevar a fi de valoració d'aquest tipus de perjudici, l'edat del perjudicat, és a dir 20 anys.
El recurrent discuteix les valoracions atorgades pel pèrit sense basar-se en documentació mèdica i no havent sol·licitat una contra-pericial susceptible de posar en dubte les conclusions de l'informe del Dr. Carnero.
Es limita a fer referència a sentències del Tribunal de Corts, recaigudes en el marc d'altres causes, en les que obraven informes forenses amb valoracions més baixes que nogensmenys, no són útils per a contradir les avaluacions del pèrit.
En efecte, l'avaluació d'un pretium doloris o d'un perjudici estètic ha de ser efectuada de manera personal per a cada perjudicat, tenint en compte dades concretes en cada cas, en la manera que la gravetat d'una ferida no és necessàriament el dolor sofert pel perjudicat i l'amplitud del perjudici estètic, es valora en funció de l'edat de qui el pateix, no havent, com ho relleva el MINISTERI FISCAL, la mateixa afectació d'una cicatriu a la cara d'una persona de 20 anys que de 80 anys.
La Sala considera doncs, que han de ser retingudes, en no ésser útilment contradites, les valoracions acordades en l'informe mèdico-forense.
Pel que fa al quantum de la indemnització fixada pel primer jutge a concurrència de 2,400 euros, en concepte de pretium doloris i 2.400 euros en concepte de perjudici estètic, aquest no apareix desproporcionat sinó adaptat, i conforme a les indemnitzacions habitualment atorgades per la jurisprudència, a títol de reparació de perjudici estètic o dolosos qualificat de lleuger (2/7).
L'aute recorregut ha de ser doncs confirmat.
III.-CONSIDERANT: que procedeix desestimar el recurs d'apel·lació, confirmar la resolució impugnada, i imposar al recurrent el pagament de les despeses processals causades pel recurs.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada de Somoza contra l'aute dictat en data 10 de juny de 2020.
Confirmar íntegrament l'aute objecte de recurs.
Imposar a la part recurrent el pagament de les despeses processals causades.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem.