I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 50/2021, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Penal), 19 mars 2021
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, aute du 19 mars 2021, recours A002/21, ROJ ATSJAD 50/2021, ECLI:AD:TSJADAD:2021:50A (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 20 octobre 2020, devenue ferme et exécutoire, M. Ferrer a été déclaré coupable d'un délit mineur de mauvais traitements dans le cadre domestique et d'un délit mineur de menaces non conditionnelles, au sens des articles 114.1 et 143.1 du Code pénal. Il a été condamné à une peine unique de quatre mois d'emprisonnement, assortie d'un sursis de deux ans. Cette suspension était subordonnée à une obligation de ne pas entrer en contact avec son épouse, Mme Ricart, pendant deux ans.
Le 27 octobre 2020, le condamné et la victime ont sollicité la levée de cette interdiction de contact. Par aute du 17 novembre 2020, la juge d'instruction (Batlle) a refusé d'y faire droit. Le recours d'appel formé par le condamné est seul examiné par la Sala Penal. L'appel de Mme Ricart avait été déclaré irrecevable, faute de qualité pour agir, par aute du 2 février 2021. Le ministère public s'est opposé au recours.
L'appelant soutient, en substance, que l'ordonnance pénale a été acceptée sans mesure de la portée de ses effets, que les faits ne constituaient pas des violences physiques caractérisées, que la discussion de couple était un fait isolé, et que la mesure est disproportionnée et préjudiciable à la famille. Le ministère public fait valoir que les interventions policières au domicile n'étaient pas ponctuelles et que la mesure vise à protéger la victime elle-même.
(Le texte de la décision est rédigé en catalan ; les citations figurant dans le présent commentaire sont des traductions libres.)
Question de droit
La question posée à la Cour était la suivante : une interdiction de contact, imposée comme condition de la suspension d'une peine privative de liberté, peut-elle être levée en application de l'article 63 du Code pénal, alors que le condamné n'a exécuté la mesure que depuis une courte durée et conteste les faits ?
Le texte de l'article 63, tel qu'il est reproduit dans la décision, dispose que « le tribunal, d'office ou à la demande d'une partie, peut modifier, par résolution motivée, les obligations imposées ou bien diminuer le délai pendant lequel elles seront applicables, en tenant compte du degré de respect des mesures accordées et de celui de la réinsertion sociale ».
Deux points de droit préalables sont tranchés. D'une part, la Cour refuse d'examiner à n
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 17 de novembre de 2020 dictat per la Batlle instructora en la causa de referència, seguida per uns delictes menors de maltractament en l'àmbit domèstic i d'amenaces no condicionals. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 19 de març del 2021 - ROJ: ATSJAD 50/2021 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- RESULTANT: que per Ordenança Penal de data 20-10-2020 es decideix: »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 19 mars 2021 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000002/2020
Núm. de Causa: Executòria 1080185/2020
AUTE 20-2021
PARTS:
Apel·lant : Sr. Ferrer
Advocat: Sr. Somoza
Apel·lat: MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, a dinou de març de dos mil vint-i-ú.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 17 de novembre de 2020 dictat per la Batlle instructora en la causa de referència, seguida per uns delictes menors de maltractament en l'àmbit domèstic i d'amenaces no condicionals. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que per Ordenança Penal de data 20-10-2020 es decideix: