ATSJAD ANDORRA, a 26 d'abril del 2021 - ROJ: ATSJAD 84/2021
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé26 avril 2021
NuméroA011/2021
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 84/2021 (ECLI:AD:TSJADAD:2021:84A)
> Décision commentée : ATSJAD 84/2021, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 26 avril 2021, recours A011/2021 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par une ordonnance pénale (*Ordenança Penal*) rendue en mars 2020, M. Cañellas a été déclaré auteur responsable d'un délit mineur de dommages dolosifs, prévu et puni à l'article 223.1 du Code pénal andorran (Llei 9/2005). Il a été condamné à un mois d'arrêts nocturnes avec sursis, le délai de suspension étant de deux ans, et aux frais de procédure. La décision fait état de la date du 13 mars 2020 à un endroit et du 12 mars 2020 à un autre ; cette divergence n'est pas résolue par le texte.
Les faits établis par l'ordonnance pénale, devenue ferme et définitive, sont les suivants : le prévenu s'est rendu sur les lieux, s'est emparé des plaques d'immatriculation, du compte-kilomètres, du chargeur de CD, de l'autoradio et du GPS intégré à l'autoradio, a sectionné le câblage et a endommagé le levier d'ouverture du moteur.
Par un *aute* (décision interlocutoire) du 9 décembre 2020, le juge d'instruction (*Batlle instructor*) a fixé à 5 370,54 euros la somme que le condamné devait verser au titre de la responsabilité civile à la victime, M. Esteban.
Le conseil du condamné a interjeté appel, en demandant la réformation partielle de la décision pour ramener l'indemnité à 1 380,05 euros. Il soutenait que le devis produit émanait d'une entreprise espagnole, qu'il comportait deux postes non justifiés (2 142 euros et 975,84 euros), qu'aucune facture de réparation n'était produite, qu'il n'existait pas de raison de faire réparer le véhicule en Espagne au regard de l'impôt de 21 %, et que l'autoradio et le GPS n'avaient pas été établis comme endommagés ou irrécupérables.
Le ministère public a conclu au rejet du recours. Il a soutenu qu'un devis constitue une preuve valable du préjudice, que la victime ne saurait être contrainte de transporter le véhicule en Andorre pour éviter l'imposition espagnole, et que le montant réclamé résultait des faits constatés par l'ordonnance pénale ainsi que des messages échangés entre les parties dans le cadre d'une tentative de règlement amiable.
La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia a été composée de MM. Yves Picod (président) et Mmes Marie Conte (rapporteure) et Fátima Ramírez Souto.
## Question de droit
La décision soulève, en substance, trois questions :
1. Un devis (*pressupost*) établi par un professionnel étranger suffit-il à justifier le montant de la réparation civile due à la victime d'une infraction pénale, en l'absence de facture de réparation ?
2. La victime peut-elle être tenue de faire réparer le bien endommagé avant d'obtenir l'indemnisation, ou de le faire réparer en Andorre pour des considérations fiscales ?
3. Le condamné peut-il contester l'indemnisation de certains postes (autoradio, GPS, compte-kilomètres) en soutenant qu'ils auraient pu être réutilisés sans réparation ou réparés ?
## Solution et dispositif
La Sala Penal retient que le premier juge a « avec bon sens » (*amb bon criteri*) considéré que le devis produit était suffisant. Elle rappelle, en s'appuyant sur une jurisprudence constante de la chambre (dont les arrêts précis ne sont pas identifiés dans la décision), que la victime n'est pas tenue de réparer le dommage et doit être indemnisée à concurrence de la diminution de la valeur de son patrimoine. Elle ajoute qu'on ne peut exiger de la victime qu'el
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 26 d'abril del 2021 - ROJ: ATSJAD 84/2021
ATSJAD 84/2021 (ECLI:AD:TSJADAD:2021:84A)
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD 84/2021, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 26 avril 2021, recours A011/2021 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par une ordonnance pénale (Ordenança Penal) rendue en mars 2020, M. Cañellas a été déclaré auteur responsable d'un délit mineur de dommages dolosifs, prévu et puni à l'article 223.1 du Code pénal andorran (Llei 9/2005). Il a été condamné à un mois d'arrêts nocturnes avec sursis, le délai de suspension étant de deux ans, et aux frais de procédure. La décision fait état de la date du 13 mars 2020 à un endroit et du 12 mars 2020 à un autre ; cette divergence n'est pas résolue par le texte.
Les faits établis par l'ordonnance pénale, devenue ferme et définitive, sont les suivants : le prévenu s'est rendu sur les lieux, s'est emparé des plaques d'immatriculation, du compte-kilomètres, du chargeur de CD, de l'autoradio et du GPS intégré à l'autoradio, a sectionné le câblage et a endommagé le levier d'ouverture du moteur.
Par un aute (décision interlocutoire) du 9 décembre 2020, le juge d'instruction (Batlle instructor) a fixé à 5 370,54 euros la somme que le condamné devait verser au titre de la responsabilité civile à la victime, M. Esteban.
Le conseil du condamné a interjeté appel, en demandant la réformation partielle de la décision pour ramener l'indemnité à 1 380,05 euros. Il soutenait que le devis produit émanait d'une entreprise espagnole, qu'il comportait deux postes non justifiés (2 142 euros et 975,84 euros), qu'aucune facture de réparation n'était produite, qu'il n'existait pas de raison de faire réparer le véhicule en Espagne au regard de l'impôt de 21 %, et que l'autoradio et le GPS n'avaient pas été établis comme endommagés ou irrécupérables.
Le ministère public a conclu au rejet du recours. Il a soutenu qu'un devis constitue une preuve valable du préjudice, que la victime ne saurait être contrainte de transporter le véhicule en Andorre pour éviter l'imposition espagnole, et que le montant réclamé résultait des faits constatés par l'ordonnance pénale ainsi que des messages échangés entre les parties dans le cadre d'une tentative de règlement amiable.
La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia a été composée de MM. Yves Picod (président) et Mmes Marie Conte (rapporteure) et Fátima Ramírez Souto.
Question de droit
La décision soulève, en substance, trois questions :
Un devis (pressupost) établi par un professionnel étranger suffit-il à justifier le montant de la réparation civile due à la victime d'une infraction pénale, en l'absence de facture de réparation ?
La victime peut-elle être tenue de faire réparer le bien endommagé avant d'obtenir l'indemnisation, ou de le faire réparer en Andorre pour des considérations fiscales ?
Le condamné peut-il contester l'indemnisation de certains postes (autoradio, GPS, compte-kilomètres) en soutenant qu'ils auraient pu être réutilisés sans réparation ou réparés ?
Solution et dispositif
La Sala Penal retient que le premier juge a « avec bon sens » (amb bon criteri) considéré que le devis produit était suffisant. Elle rappelle, en s'appuyant sur une jurisprudence constante de la chambre (dont les arrêts précis ne sont pas identifiés dans la décision), que la victime n'est pas tenue de réparer le dommage et doit être indemnisée à concurrence de la diminution de la valeur de son patrimoine. Elle ajoute qu'on ne peut exiger de la victime qu'el
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000011/2020
Núm. de Causa: Executòria 2080069/2020
AUTE 29-2021
PARTS:
Apel·lant : Sr. Cañellas
Advocat: Sr. Herrera
Apel·lat: MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, a vint-i-sis d'abril de dos mil vint-i-ú.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 9 de desembre de 2020 dictat pel Batlle instructor en la causa de referència, seguida per un delicte menor de danys dolosos. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que per Ordenança Penal de data 13-03-2020 es condemna Cañellas com autor responsable d'un delicte menor de danys dolosos tipificat i penat a l'article 223.1 del Codi Penal, a la pena d'un mes d'arrest nocturn condicional amb un termini de suspensió de la condemna de 2 anys, així com al pagament de les despeses processals causades, fixant la responsabilitat civil a càrrec de Cañellas, en període d'execució.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A011/2021 — Décision commentée
II.- RESULTANT: que mitjançant aute de data 9-12-2020 es decideix:
"Primer.- Fixar la indemnització a satisfer en concepte de responsabilitat civil, per part de Cañellas a favor de Esteban, en la quantitat de CINC MIL TRES-CENTS SETANTA EUROS AMB CINQUANTA-QUATRE CÈNTIMS (5.370'54).
III.-RESULTANT: que contra l'esmentat aute interposa recurs d'apel·lació la representació lletrada de Cañellas, sol·licitant que es revoqui parcialment dita resolució en el sentit de fixar la indemnització a càrrec del seu defensant en l'import de 1.380,05EUR.
Manifesta que la reclamació efectuada pel Ministeri Fiscal en representació del perjudicat, es basa sobre un pressupost establert per una empresa espanyola, la qual afegeix, el què s'ha de canviar al vehicle, dos elements per import de 2.142EUR i 975,84EUR, que no s'ha presentat una factura de reparació i que doncs no s'acredita que la reparació hagués estat efectuada.
Afegeix que no existeixen motius per haver efectuat la reparació a Espanya, abonant impostos del 21%, que no s'acredita que el perjudicat no va poder recuperar el comptaquilòmetres i la ràdio GPS, i que dits elements es trobaven danyats o almenys que no s'hagin pogut recuperar.
IV.-RESULTANT: que el Ministeri Fiscal s'oposa al recurs formulat interposat, observant que un pressupost és perfectament vàlid per acreditar els danys, que no se'l pot exigir al perjudicat que desplaci el vehicle a Andorra per no pagar l'import de la tributació espanyola, que en fi, l'import reclamat es troba acreditat pels fets recollits en l'Ordenança Penal i els missatges aportats en autes relatius a l'intent de les parts de trobar una solució extrajudicial.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: que el primer jutge ha, amb bon criteri, retingut que el pressupost aportat és suficient per a justificar l'import de rescabalament. En efecte, com ja ha afirmat la jurisprudència d'aquesta Sala Penal, d'una part el perjudicat no té l'obligació de reparar el dany causat i ha de ser indemnitzat a concurrència de la disminució del valor del seu patrimoni. D'altra part, no es pot exigir del mateix perjudicat fer l'avançament abans de tota indemnització del cost de reparació del dany que pot ser elevat (com en el cas d'autes) i apareix imprescindible per obtenir una factura.
II.- CONSIDERANT: pel que fa a l'import atorgat per la resolució impugnada, que es desprèn del resultant de fets provats que consten en l'ordenança penal de data 12-03-2020, la qual ha esdevingut ferma i definitiva, que "l'encausat. es va desplaçar a lloc i va agafar les matrícules, el comptaquilòmetres, el carregador de CD , la ràdio i el GPS integrat a la ràdio,; que també va tallar el cablejat i va malmetre la palanca per obrir el motor..".
El perjudicat ha admès que el condemnat li va retornar la ràdio i el GPS, tot precisant que estaven danyats per quan havia tallat el cablejat, tractant-se d'un enginy integrat.
Es desprèn dels missatges aportats en autes (Foli 54 i ss.) que les parts van intentar trobar una solució extrajudicial i que en el decurs de llurs intercanvis mai va negar Cañellas haver tallat els cables.
L'avui processat pretén que la ràdio GPS i el comptaquilòmetres, una vegada retornats al seu propietari, podien ser reutilitzats sense reparació o almenys reparats.
Es limita nogensmenys a afirmar aquests fets, sense aportar cap element que permeti almenys considerar la possibilitat d'efectuar tal reparació.
D'altra banda, el perjudicat va explicar que el vehicle danyat es trobava en un aparcament privat a Espanya, per quan no tenia els fons necessaris per reparar-lo, justificant així que les reparacions i el pressupost relatiu a aquestes, siguin realitzats per una empresa espanyola situada a la Seu d'Urgell, és a dir, prop del domicili del perjudicat, no se li pot exigir que torni a traslladar el vehicle a Andorra per consideracions tributàries.
Convé en fi observar, que el perjudicat va ser requerit d'aportar un segon pressupost (pujant el primer a 7.015,99EUR) en el què constessin únicament els danys derivats dels fets establerts a la resolució condemnatòria. Els imports relatius al material i a la mà d'obra no són discutits pel condemnat.
Per tant l'argumentació desenvolupada per l'avui recurrent no és susceptible de provocar la modificació parcial de la resolució impugnada.
III.-CONSIDERANT: que procedeix desestimar el recurs i confirmar l'aute recorregut, amb imposició al recurrent de les costes processals causades.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada de Cañellas contra l'aute dictat en data 9 de desembre de 2020.
Confirmar íntegrament l'aute objecte de recurs.
Imposar a la part recurrent el pagament de les despeses processals causades.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem.