ATSJAD ANDORRA, a 30 de juliol del 2021 - ROJ: ATSJAD 172/2021
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé30 juillet 2021
NuméroA051/21
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, aute du 30 juillet 2021 (ROJ : ATSJAD 172/2021 ; ECLI:AD:TSJADAD:2021:172A)
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, aute du 30 juillet 2021, ROJ ATSJAD 172/2021, ECLI:AD:TSJADAD:2021:172A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note : la référence fournie à titre canonique (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir du titre et de l'en-tête de la décision.*
## Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 7 juin 2020, M. San ç (désigné « Sr. M. » dans la partie motivée du texte) a été condamné comme auteur d'un délit mineur de *crebantament de condemna* (violation d'une condamnation) de privation du permis de conduire. La peine prononcée comprenait, notamment, six mois de privation du permis de conduire. Cette ordonnance est devenue ferme le jour même, aucune partie n'ayant formé opposition.
Dans le cadre de l'exécution de cette condamnation, le conseil du condamné a sollicité, par écrit du 11 juin 2021, l'autorisation de conduire des véhicules automobiles pendant les heures de travail, du lundi au vendredi, de 8 h à 13 h et de 15 h à 19 h. Le juge d'instruction (*Batlle instructor*) a rejeté cette demande par aute du 15 juin 2021.
Le condamné a interjeté appel. Il soutenait que le juge n'avait pas examiné les circonstances de l'espèce, notamment qu'un autre juge avait antérieurement admis une autorisation de conduite en horaires de travail, et que l'intéressé exerçait la profession de peintre, impliquant des déplacements en véhicule. Le ministère public s'est opposé à l'appel, relevant qu'il s'agissait de la troisième condamnation de l'intéressé pour une infraction liée à la conduite, et que son comportement constituait un danger pour la sécurité routière.
Les éléments de fait retenus par la Cour figurent dans les fondements. Une précédente condamnation (ordonnance pénale du 9 janvier 2020, procédure 2080006/2020) concernait la conduite avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 gramme par litre de sang, sanctionnée par un mois d'arrêts nocturnes avec sursis et dix-huit mois de privation du permis. Le 7 juin 2020, l'intéressé a été contrôlé alors qu'il conduisait, bien qu'il fût déchu de son permis depuis environ six mois.
## Question de droit
La Cour devait répondre à deux interrogations :
1. Quelle est l'étendue du pouvoir du juge de l'exécution d'autoriser un condamné à une privation du permis de conduire à conduire pour les besoins de son travail ?
2. Quels critères guident l'exercice de ce pouvoir, et le juge peut-il fonder un refus sur des antécédents de conduite, ou une autorisation antérieure accordée dans une autre procédure doit-elle lier la juridiction saisie ?
## Solution et dispositif
La Cour fonde le pouvoir du juge sur la combinaison de deux dispositions du Code de procédure pénale. L'article 208, alinéa 1, prévoit qu'en matière de privation du permis de conduire, « le tribunal ou le batlle compétent pour exécuter la sentence ou l'ordonnance pénale peut faire usage des facultés que l'article 110.2.c accorde au batlle instructeur ». L'article 110.2.c dispose que, lorsque l'intéressé est autorisé à conduire pour travailler pendant l'instruction, « chaque jour doit être compté comme une demi-journée de retrait du permis ».
La Cour en déduit que cette combinaison « attribue au batlle ou au tribunal la faculté d'autoriser le condamné à conduire pour travailler », cette autorisation pouvant couvrir non seulement les emplois dont la conduite constitue l'objet (conducteurs, livreurs), mais aussi les situations où l'usage du véh
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 30 de juliol del 2021 - ROJ: ATSJAD 172/2021
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, aute du 30 juillet 2021 (ROJ : ATSJAD 172/2021 ; ECLI:AD:TSJADAD:2021:172A)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, aute du 30 juillet 2021, ROJ ATSJAD 172/2021, ECLI:AD:TSJADAD:2021:172A (Lire sur source officielle)
Note : la référence fournie à titre canonique (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir du titre et de l'en-tête de la décision.
Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 7 juin 2020, M. San ç (désigné « Sr. M. » dans la partie motivée du texte) a été condamné comme auteur d'un délit mineur de crebantament de condemna (violation d'une condamnation) de privation du permis de conduire. La peine prononcée comprenait, notamment, six mois de privation du permis de conduire. Cette ordonnance est devenue ferme le jour même, aucune partie n'ayant formé opposition.
Dans le cadre de l'exécution de cette condamnation, le conseil du condamné a sollicité, par écrit du 11 juin 2021, l'autorisation de conduire des véhicules automobiles pendant les heures de travail, du lundi au vendredi, de 8 h à 13 h et de 15 h à 19 h. Le juge d'instruction (Batlle instructor) a rejeté cette demande par aute du 15 juin 2021.
Le condamné a interjeté appel. Il soutenait que le juge n'avait pas examiné les circonstances de l'espèce, notamment qu'un autre juge avait antérieurement admis une autorisation de conduite en horaires de travail, et que l'intéressé exerçait la profession de peintre, impliquant des déplacements en véhicule. Le ministère public s'est opposé à l'appel, relevant qu'il s'agissait de la troisième condamnation de l'intéressé pour une infraction liée à la conduite, et que son comportement constituait un danger pour la sécurité routière.
Les éléments de fait retenus par la Cour figurent dans les fondements. Une précédente condamnation (ordonnance pénale du 9 janvier 2020, procédure 2080006/2020) concernait la conduite avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 gramme par litre de sang, sanctionnée par un mois d'arrêts nocturnes avec sursis et dix-huit mois de privation du permis. Le 7 juin 2020, l'intéressé a été contrôlé alors qu'il conduisait, bien qu'il fût déchu de son permis depuis environ six mois.
Question de droit
La Cour devait répondre à deux interrogations :
Quelle est l'étendue du pouvoir du juge de l'exécution d'autoriser un condamné à une privation du permis de conduire à conduire pour les besoins de son travail ?
Quels critères guident l'exercice de ce pouvoir, et le juge peut-il fonder un refus sur des antécédents de conduite, ou une autorisation antérieure accordée dans une autre procédure doit-elle lier la juridiction saisie ?
Solution et dispositif
La Cour fonde le pouvoir du juge sur la combinaison de deux dispositions du Code de procédure pénale. L'article 208, alinéa 1, prévoit qu'en matière de privation du permis de conduire, « le tribunal ou le batlle compétent pour exécuter la sentence ou l'ordonnance pénale peut faire usage des facultés que l'article 110.2.c accorde au batlle instructeur ». L'article 110.2.c dispose que, lorsque l'intéressé est autorisé à conduire pour travailler pendant l'instruction, « chaque jour doit être compté comme une demi-journée de retrait du permis ».
La Cour en déduit que cette combinaison « attribue au batlle ou au tribunal la faculté d'autoriser le condamné à conduire pour travailler », cette autorisation pouvant couvrir non seulement les emplois dont la conduite constitue l'objet (conducteurs, livreurs), mais aussi les situations où l'usage du véh
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000053/2021
Núm. de Causa: Executòria 1080087/2020
AUTE 51-2021
PARTS:
Apel·lant: Sr. Sanç
Advocat: Sr. Giner
Apel·lat : MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, a trenta de juliol de dos mil vint-i-ú.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 15 de juny de 2021 dictat per la Batlle Instructora en la causa de referència, seguida per un delicte menor de crebantament de condemna de privació del permís de conduir. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Fátima Ramírez Souto.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que es va dictar Ordenança penal en data 7-6-2020 per la qual es condemna Sanç com autor responsable d'un delicte menor de crebantament de condemna de privació del permís de conduir, a la pena entre altres, de 6 mesos de privació del permís de conduir.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A051/21 — Décision commentée
Dita resolució va esdevenir ferma la mateixa data en que es va dictar, en no formular les parts oposició a la mateixa.
II.- RESULTANT: que en el marc de l'execució de dita resolució, i subsegüent a la petició formulada per la representació lletrada de Sanç per escrit de data 7-6-2021, la Batlle dicta Aute en data 15-06-2021 amb la següent part dispositiva:
" D E C I D E I X:
Primer.- No donar lloc al sol·licitat per escrit de data 11 de juny de 2021 per la representació lletrada del condemnat".
III.-RESULTANT: que contra l'esmentada resolució interposa recurs d'apel·lació la defensa de Sanç, sol·licitant que s'autoritzi al seu representant a conduir vehicles automòbils en horari laboral de dilluns a divendres de les 8:00 hores a les 13:00 hores i de les 15:00 hores a les 19:00 hores.
Exposa bàsicament que:
es troba en total desacord amb la decisió recorreguda, per quan la mateixa no entra a valorar les circumstàncies i fets que envolten el seu defensat, especialment el fet que un altre Batlle ja va valorar favorablement autoritzar a conduir al mateix en horari laboral.
el seu defensat treballa per la mercantil xxx, en qualitat de pintor i ha de desplaçar-se amb vehicle per dur a terme la seva tasca laboral.
IV.-RESULTANT: que el Ministeri Fiscal s'oposa al recurs formulat, considerant que M. és la tercera vegada que ha estat condemnat com autor d'un delicte relacionat amb la conducció. Que troba encertades les argumentacions i motivacions expressades per la Batlle a l'aute objecte de recurs i que s'evidencia que la conducta de M. constitueix un perill per a la seguretat del trànsit per ell i pels altres usuaris de la via pública.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: que l'article 208 apartat primer del Codi de Procediment Penal disposa que "El compliment a Andorra de les penes privatives i restrictives de llibertat s'ajusta al que disposen les lleis especials i els reglaments corresponents. En matèria de privació del permís de conduir, el tribunal o el batlle competent per executar la sentència o l'ordenança penal pot fer ús de les facultats que l'article 110.2.c atorga al batlle instructor."
L'article 110 apartat 2 lletra c) del mateix text legal disposa que "El batlle pot imposar l'obligació d'abstenir-se de conduir vehicles automòbils amb entrega del permís de conduir. En el cas que durant la instrucció de la causa es permeti a l'interessat conduir per treballar, cada dia ha de ser comptat com a mig dia de retirada del permís."
La combinació d'ambdós preceptes atribueix al Batlle o Tribunal, la facultat d'autoritzar a conduir per treballar al condemnat a la pena de privació del permís de conduir, estenent-se l'autorització no només al supòsits en què conduir un vehicle formi part de la feina -conductors, repartidors...- sinó també quan sigui necessari l'ús del vehicle per desplaçar-se al lloc de treball i poder, per tant, realitzar-la.
Es tracta d'una facultat discrecional i excepcional per a quin exercici s'ha de valorar no només la necessitat que tingui el condemnat de conduir per a exercir el seu treball, sinó també altres circumstàncies, com el risc per a la seguretat vial que pot representar l'autorització per conduir deduïda, entre altres elements, de la gravetat de la conducta per la que ha estat condemnat o l'existència d'anteriors condemnes per delictes contra la seguretat del trànsit, tenint en compte que les necessitats laborals de l'autor dels fets no poden prevaldre sobre l'objectiu de garantir la seguretat dels usuaris de la via pública.
II.- CONSIDERANT: que la Batlle denega l'autorització per conduir en horari laboral demanada per Sanç, pel perill per la seguretat vial que representa en atenció a l'alt grau d'alcoholèmia en el què fou controlat en la causa 2080006/2020 i perquè tot i estar privat del permís de conduir va exercir la conducció, evidenciant el seu menyspreu a les normes.
Sanç efectivament va ser condemnat en el marc de la causa 2080006/20, mitjançant ordenança penal de data 9 de gener de 2020, per la comissió d'un delicte menor de conducció d'un vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 grams d'alcohol per litre de sang, a la pena d'un mes d'arrest nocturns condicional i divuit mesos de privació del permís de conduir.
La perillositat que per la seguretat vial pot representar autoritzar al recurrent a conduir en horari laboral, considerem que no es pot sustentar exclusivament en el fet d'haver estat condemnat per conduir amb un elevat grau d'alcoholèmia en una causa diferent d'aquella en la què es demana l'autorització per conduir, tenint en compte que d'aquest sol fet no es pot deduir l'existència d'un alt grau de probabilitat de que torni a repetir la mateixa conducta.
No obstant, hem de considerar que el Sr. M. va ser controlat conduint el seu vehicle en data 7 de juny de 2020, quan havia estat privat del permís de conduir per haver exercit la conducció amb un elevat grau d'alcoholèmia sis mesos abans. Queda així evidenciada la seva falta de respecte a les decisions judicials i a les normes, i el nul efecte dissuasiu que va tenir l'anterior condemna per la repetició de conductes delictives.
Aquestes circumstàncies demostren la perillositat del Sr. M. pel risc de reiteració de conductes delictives i entre elles les que afecten a la seguretat vial, la qual es podria veure compromesa si se l'autoritzés a conduir, en no existir un pronòstic favorable sobre la possibilitat de que torni a realitzar conductes que posin en perill aquest bé jurídic.
Aquesta conclusió no es veu modificada pel fet de que el recurrent hagués estat autoritzat a conduir en horari laboral en la causa 2080006/2020, perquè el Batlle només va valorar la condemna pel delicte contra la seguretat del trànsit i no el delicte de crebantament de condemna, quan és la valoració de tots dos delictes la que permet sustentar la perillositat del recurrent.
El recurs, per tot el que s'ha exposat, ha de ser desestimat.
III.-CONSIDERANT: que havent estat desestimat íntegrament el recurs, procedeix imposar a la part apel·lant les despeses processals causades en aquesta segona instància.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.- DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal de Sanç contra l'aute de data 15 de juny del 2021 dictat pel Batlle instructor en la causa executòria 1080087/2020.
2.- Confirmar íntegrament dit aute
3.- Imposar a la part apel·lant les despeses processals causades pel recurs.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem.