ATSJAD ANDORRA, a 30 de setembre del 2021 - ROJ: ATSJAD 191/2021
Irrecevabilité
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé30 septembre 2021
NuméroA052/21
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD, Sala Administrativa, 30 septembre 2021 (ROJ : ATSJAD 191/2021 ; ECLI:AD:TSJADAD:2021:191A)
> Décision commentée : ATSJAD, Sala Administrativa, 30 septembre 2021, ROJ : ATSJAD 191/2021 (ECLI:AD:TSJADAD:2021:191A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note : la référence fournie à l'entrée (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence canonique ci-dessus a été reconstituée à partir de l'en-tête de la décision.*
## Faits et procédure
Par un acte du 9 décembre 2020, le Gouvernement d'Andorre a rejeté le recours formé par la requérante contre la décision de qualifier de « risque émotionnel » la situation de sa fille mineure, et de transmettre à la Batllia de menors le rapport d'évaluation psychosociale. La décision administrative attaquée, émanant du directeur du département des Affaires sociales et de la Jeunesse, se limitait à porter ce rapport à la connaissance de la Batllia.
L'acte de rejet a été notifié le 11 décembre 2020. La demande dirigée contre le Gouvernement a été introduite le 12 janvier 2021. Par un *aute* du 11 mai 2021, la Section administrative du Tribunal de batlles a accueilli l'exception soulevée par le Gouvernement et déclaré la demande tardive, en retenant que le délai d'un mois de l'article 36 de la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal était expiré le 11 janvier 2021.
La requérante a interjeté appel. Elle soutient que l'article 42.1 de la Llei qualificada de la Justícia fait courir les délais à compter du lendemain de la notification, que le Tribunal constitutionnel, dans sa sentence du 19 mai 2020 (causa 2019-88-RE), impose une interprétation des normes la plus favorable à l'effectivité du droit à la juridiction, et que la Sala administrativa a appliqué ce critère dans sa sentence n° 12-2021 du 27 janvier.
Le Gouvernement conteste cette lecture. Selon lui, les délais fixés en mois ou en années se computent de date à date, et l'arrêt constitutionnel invoqué repose sur une circonstance exceptionnelle absente en l'espèce : dans l'affaire tranchée par le Tribunal constitutionnel, l'administration avait indiqué que le délai courait à partir du lendemain de la notification, alors qu'ici la mention des voies de recours fixait le point de départ au jour même de la notification.
## Question de droit
Le Tribunal supérieur de justice devait trancher deux questions successives :
1. Le recours introduit le 12 janvier 2021 était-il tardif, eu égard à la règle de computation des délais exprimés en mois et à l'éventuelle erreur induite résultant de la mention des voies de recours ?
2. La demande relevait-elle de la juridiction administrative, ou la compétence appartenait-elle à la juridiction civile, en particulier à la Section des mineurs de la Batllia ?
La première question est une question de computation des délais ; la seconde, relative à l'ordre public processuel, commandait l'examen de la recevabilité de la demande au regard de la nature de la mesure contestée.
## Solution et dispositif
Le Tribunal écarte d'abord la forclusion. Il rappelle que, selon la jurisprudence de la Sala, un délai exprimé en mois se termine le jour dont le quantième correspond à celui de la notification (en l'espèce le 11 janvier 2021). Il reconnaît toutefois que l'article 42.1 de la Llei qualificada de la Justícia dispose de manière générale que le délai court à compter du lendemain de la notification. Cette disposition légale peut, selon le Tribunal, induire en erreur le justiciable ; il en résulte que la tardiveté ne peut être retenue, par application de la doctrine constitutionnelle précitée :
> « […] cal tenir en compte que aquesta menció s'estableix amb caràcter general en l'article 42.1 de la Llei qualificada de la Justícia. En conseqüència, s'ha de considerar que aquest possible error induït resulta del propi contingut de la Llei, de manera que s'ha de considerar que el recurs no es va interposar de forma extemporània […] »
(traduction : « [...] il faut tenir compte de ce que cette mention est établie à caractère général à l'article 42.1 de la Loi qualifiée de la Justice. En conséquence, il faut considérer que cette éventuelle erreur induite résulte du contenu même de la Loi, de sorte qu'il faut considérer que le recours n'a pas été introduit de façon tardive [...] »)
Le Tribunal rejette ensuite l'exception d'incompétence, qu'il examine d'office au motif qu'elle touche à
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 30 de setembre del 2021 - ROJ: ATSJAD 191/2021
ATSJAD, Sala Administrativa, 30 septembre 2021 (ROJ : ATSJAD 191/2021 ; ECLI:AD:TSJADAD:2021:191A)
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD, Sala Administrativa, 30 septembre 2021, ROJ : ATSJAD 191/2021 (ECLI:AD:TSJADAD:2021:191A) (Lire sur source officielle)
Note : la référence fournie à l'entrée (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence canonique ci-dessus a été reconstituée à partir de l'en-tête de la décision.
Faits et procédure
Par un acte du 9 décembre 2020, le Gouvernement d'Andorre a rejeté le recours formé par la requérante contre la décision de qualifier de « risque émotionnel » la situation de sa fille mineure, et de transmettre à la Batllia de menors le rapport d'évaluation psychosociale. La décision administrative attaquée, émanant du directeur du département des Affaires sociales et de la Jeunesse, se limitait à porter ce rapport à la connaissance de la Batllia.
L'acte de rejet a été notifié le 11 décembre 2020. La demande dirigée contre le Gouvernement a été introduite le 12 janvier 2021. Par un aute du 11 mai 2021, la Section administrative du Tribunal de batlles a accueilli l'exception soulevée par le Gouvernement et déclaré la demande tardive, en retenant que le délai d'un mois de l'article 36 de la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal était expiré le 11 janvier 2021.
La requérante a interjeté appel. Elle soutient que l'article 42.1 de la Llei qualificada de la Justícia fait courir les délais à compter du lendemain de la notification, que le Tribunal constitutionnel, dans sa sentence du 19 mai 2020 (causa 2019-88-RE), impose une interprétation des normes la plus favorable à l'effectivité du droit à la juridiction, et que la Sala administrativa a appliqué ce critère dans sa sentence n° 12-2021 du 27 janvier.
Le Gouvernement conteste cette lecture. Selon lui, les délais fixés en mois ou en années se computent de date à date, et l'arrêt constitutionnel invoqué repose sur une circonstance exceptionnelle absente en l'espèce : dans l'affaire tranchée par le Tribunal constitutionnel, l'administration avait indiqué que le délai courait à partir du lendemain de la notification, alors qu'ici la mention des voies de recours fixait le point de départ au jour même de la notification.
Question de droit
Le Tribunal supérieur de justice devait trancher deux questions successives :
Le recours introduit le 12 janvier 2021 était-il tardif, eu égard à la règle de computation des délais exprimés en mois et à l'éventuelle erreur induite résultant de la mention des voies de recours ?
La demande relevait-elle de la juridiction administrative, ou la compétence appartenait-elle à la juridiction civile, en particulier à la Section des mineurs de la Batllia ?
La première question est une question de computation des délais ; la seconde, relative à l'ordre public processuel, commandait l'examen de la recevabilité de la demande au regard de la nature de la mesure contestée.
Solution et dispositif
Le Tribunal écarte d'abord la forclusion. Il rappelle que, selon la jurisprudence de la Sala, un délai exprimé en mois se termine le jour dont le quantième correspond à celui de la notification (en l'espèce le 11 janvier 2021). Il reconnaît toutefois que l'article 42.1 de la Llei qualificada de la Justícia dispose de manière générale que le délai court à compter du lendemain de la notification. Cette disposition légale peut, selon le Tribunal, induire en erreur le justiciable ; il en résulte que la tardiveté ne peut être retenue, par application de la doctrine constitutionnelle précitée :
Reproduction verbatim
« […] cal tenir en compte que aquesta menció s'estableix amb caràcter general en l'article 42.1 de la Llei qualificada de la Justícia. En conseqüència, s'ha de considerar que aquest possible error induït resulta del propi contingut de la Llei, de manera que s'ha de considerar que el recurs no es va interposar de forma extemporània […] »
(traduction : « [...] il faut tenir compte de ce que cette mention est établie à caractère général à l'article 42.1 de la Loi qualifiée de la Justice. En conséquence, il faut considérer que cette éventuelle erreur induite résulte du contenu même de la Loi, de sorte qu'il faut considérer que le recours n'a pas été introduit de façon tardive [...] »)
Le Tribunal rejette ensuite l'exception d'incompétence, qu'il examine d'office au motif qu'elle touche à
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Administrativa
Núm. de Protocol: 1000001/2021 Núm. de Rotlle: TSJA-0000052/2021
AUTE 27-2021
PARTS:
Apel·lant: Sra. Bueno
Representant: ídem
Advocat: Sr. Girona
Apel·lat: GOVERN D'ANDORRA
Representant: Sra. Porras
Advocada: Sra. Serra
Magistrades: Sra. Elsa Puig Muñoz
Sra. Alexandra Cornella Sola
Andorra la Vella, trenta de setembre de dos mil vint-i-ú.
El Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions número 1000001/2021, havent estat observades les prescripcions legals.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A052/21 — Décision commentée
És ponent el magistrat Sr. Albert Andrés Pereira, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
1.- La Sra. Bueno va interposar demanda contra el Govern, en què impugnava l'acord adoptat en data 9 de desembre de 2020, mitjançant el qual es va desestimar el recurs formulat per l'agent contra la decisió de qualificar la situació de la seva filla menor Amador com de risc emocional i de donar trasllat a la Batllia de menors de l'informe d'avaluació psicosocial.
2.- L'aute d'11 de maig de 2021 de la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles ha estimat l'excepció plantejada pel Govern i ha declarat l'extemporaneïtat de la demanda formulada per la part agent. L'aute considera que la resolució administrativa impugnada es va notificar l'11 de desembre de 2020, mentre que la demanda no va ser presentada fins al 12 de gener de 2021, quan ja havia transcorregut el termini legal d'un mes.
3.- L'agent ha interposat recurs d'apel·lació contra el referit aute de la Batllia, el qual es fonamenta, en síntesi, en les següents al·legacions:
Es declara extemporània la demanda per haver-se excedit en un sol dia el termini d'un mes, sense tenir en compte que l'article 42.1 de la Llei qualificada de la Justícia disposa que els terminis es compten sempre a partir de l'endemà de la notificació o publicació de l'acte de què es tracti.
L'aute contravé la doctrina emanada de la sentència del Tribunal Constitucional de 19 de maig de 2020 (causa 2019-88-RE), segons la qual és obligada una interpretació de les normes jurídiques que resulti com més favorable possible per a l'efectivitat del dret a la jurisdicció.
La Sala Administrativa del Tribunal Superior de Justícia ha aplicat ja aquest mateix criteri en la sentència núm. 12-2021, de 27 de gener, respecte d'un supòsit similar.
La Batllia ha considerat que s'hauria d'impugnar la resolució del Govern davant de la jurisdicció de menors, quan hi ha un clar component administratiu, que no pot ser valorat pel Batlle de menors.
4.- La representació del Govern s'ha oposat a la demanda, en base a les següents argumentacions:
La fonamentació de l'aute apel·lat s'ajusta a la prescripció legal de que els terminis determinats en mesos o en anys es compten de data a data.
La sentència del Tribunal Constitucional que invoca l'agent es basava en un supòsit excepcional, que no concorre en aquest cas, ja que, en el primer, la indicació de recursos que contenia la resolució administrativa havia indicat que el termini d'un mes per formular la demanda s'iniciava "a comptar des de l'endemà de la data de la notificació", mentre que en aquest cas es va indicar a l'agent que el referit termini es computava des de la mateixa data de la notificació de l'acte.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- Com s'ha exposat en els antecedents, l'aute del Tribunal de Batlles que és objecte d'impugnació en aquesta instància va declarar extemporània la demanda formulada per l'agent contra la resolució de Govern, que havia desestimat el recurs interposat contra la decisió de qualificar la situació de la seva filla menor Amador com de risc emocional i de donar trasllat a la Batllia de menors de l'informe d'avaluació psicosocial.
En concret, es conclou que la demanda es va presentar el dia següent al del venciment del termini d'un mes que estableix l'article 36 de la Llei de la jurisdicció administrativa i fiscal, ja que la resolució administrativa s'havia notificat l'11 de desembre de 2020, mentre que la demanda es va formular el 12 de gener de 2021. En aquest sentit, es considera que tant l'article 42.3 de la Llei qualificada de la Justícia com l'article 131 del Codi de l'Administració, aplicable aquest darrer segons l'article 32 de la Llei reguladora d'aquesta jurisdicció, disposen que els terminis determinats en mesos o en anys es compten de data a data. Això suposa que el dies ad quem se situava l'11 de gener de 2021, és a dir, un mes després de la data en què es va notificar la resolució impugnada.
A més, la Batllia considera que no concorre en aquest cas una circumstància excepcional com la que va examinar la sentència del Tribunal Constitucional de 19 de maig de 2020, ja que, en el supòsit examinat per la mateixa, l'Administració havia indicat que el termini començava a comptar a partir del dia següent a la notificació, mentre que en aquest cas es va advertir a la interessada que el termini s'iniciava el mateix dia de la notificació de la resolució.
Segon.- La determinació de com s'han de computar els terminis de prescripció i de caducitat és una qüestió de mera legalitat que ha de ser resolta pels tribunals, com afirma la referida sentència del Tribunal Constitucional de 19 de maig de 2020.
En aquesta línia, aquesta Sala havia mantingut reiteradament el criteri de que, en els terminis determinats en mesos o en anys, el dies ad quem s'havia de situar en la data equivalent a aquella en què es va practicar la notificació. Aplicant aquest regla en aquest cas, la resolució notificada l'11 de desembre de 2020 s'havia d'impugnar, com a molt tard, l'11 de gener de 2021, que és la data en què finalitza el termini d'un mes, comptat de data a data. D'altra manera, es comptarien en el termini dos dies amb el número 12 (el 12 de desembre com a dia següent a la notificació i el dia 12 de gener com a dia final), quan és evident que en el termini d'un mes només hi pot haver un dia 12.
Ara bé, no es pot deixar de banda el contingut de la sentència del Tribunal Constitucional abans esmentada, la qual, en una interpretació favorable al dret a la jurisdicció, va considerar que existia un error induït respecte del dies ad quem, ja que es va indicar a l'interessat que el termini començava a comptar a partir del dia següent a la notificació.
L'aute impugnat considera que aquesta doctrina no és aplicable en el supòsit que s'examina en aquest procés, ja que aquí es va indicar a la interessada que el termini començava el mateix dia de la notificació.
Ara bé, aquesta interpretació no pot ser compartida. El Tribunal Constitucional va declarar que és obligada una interpretació de les normes i del contingut dels actes administratius que resulti com més favorable possible per a l'efectivitat del dret a la jurisdicció. Doncs bé, encara que és cert que la menció de que el dies a quo se situa al dia següent de la notificació no es contenia en aquest cas en la indicació de recursos de l'acte impugnat, cal tenir en compte que aquesta menció s'estableix amb caràcter general en l'article 42.1 de la Llei qualificada de la Justícia. En conseqüència, s'ha de considerar que aquest possible error induït resulta del propi contingut de la Llei, de manera que s'ha de considerar que el recurs no es va interposar de forma extemporània, en aplicació de la doctrina de la sentència del Tribunal Constitucional de 19 de maig de 2020, que ja va aplicar aquesta Sala en el mateix sentit en la sentència núm. 12-2021, de 27 de gener.
Tercer.- De tota manera, les anteriors consideracions no poden conduir a l'estimació del recurs de la part agent. L'aute impugnat, encara que de forma tangencial, fa referència a la incompetència d'aquesta jurisdicció per conèixer de la qüestió litigiosa, i aquest punt, que afecta a l'ordre públic processal, s'ha d'examinar fins i tot d'ofici, tot i que ja va ser plantejat com una de les excepcions oposades pel Govern en el seu escrit de contestació a la demanda, i també s'hi refereix la recurrent en el seu escrit d'apel·lació.
La resolució administrativa inicial emana del Director del Departament d'Afers Socials i Joventut (foli 90 de les actuacions) i es limita a posar en coneixement de la Batllia de menors l'informe d'avaluació psicosocial relatiu a la filla de l'agent, elaborat pel Servei Especialitzat d'Atenció a la Infància i l'Adolescència, en el qual es considera que la menor es troba en situació de risc greu.
Aquesta comunicació es realitza en virtut de l'article 78.2 de la Llei 14/2019, de 15 de febrer, qualificada dels drets dels infants i els adolescents, segons el qual el Servei especialitzat corresponent pot recórrer al Batlle de menors, quan no s'obtingui la col·laboració dels progenitors, tutors o guardadors.
De fet, les actuacions van seguir davant de la Batllia, la qual va dictar un aute de data 9 de desembre de 2020, que va desestimar la impugnació formulada per l'agent contra la mateixa resolució administrativa que és objecte d'aquest procés, la qual havia qualificat la situació de risc de la menor i va traslladar l'informe a la Batllia de menors. Aquest aute va ser apel·lat davant la Sala Civil d'aquest Tribunal, però el recurs va ser declarat desert per aute de 29 de març de 2021.
Aquest conjunt d'actuacions posa de relleu que la qüestió debatuda es refereix a la protecció de menors, i que la mateixa és competència de la jurisdicció civil i, en primera instància, de la Secció de Menors de la Batllia, segons l'article 50.5 de la Llei qualificada de la Justícia.
Encara que hagin intervingut diversos òrgans de l'Administració, no es planteja una qüestió materialment subjecta al dret administratiu, de manera que la competència per conèixer dels litigis sobre la mateixa no correspon a aquesta jurisdicció. El control sobre les decisions en matèria de protecció de menors està atribuïda a la jurisdicció civil, com ressurt, entre d'altres, de l'article 83 de la Llei 14/2019, qualificada dels drets dels infants i els adolescents.
En conseqüència, procedeix estimar l'excepció d'incompetència de jurisdicció i, en aquest sentit, s'ha de confirmar la inadmissibilitat de la demanda i l'arxiu de les actuacions.
Quart.- No s'aprecia una especial temeritat ni mala fe que justifiqui la imposició de les costes causades en ambdues instàncies.
DECISIÓ
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Administrativa, en nom del poble andorrà, acorda:
1r.- Desestimar el recurs d'apel·lació que interposa la Sra. Bueno contra l'aute dictat l'11 de maig de 2021 per la Secció Administrativa del Tribunal de Batlles i, en conseqüència, confirmar la inadmissibilitat de la demanda i l'arxiu de les actuacions.
2n.- No efectuar un especial pronunciament sobre les costes causades en ambdues instàncies.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així per aquesta nostra resolució, de la qual en serà tramès testimoni al Tribunal de Batlles, Secció Administrativa, per al seu coneixement i execució, ho acordem, manem i signem.