ATSJAD ANDORRA, a 21 de gener del 2022 - ROJ: ATSJAD 4/2022
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé21 janvier 2022
NuméroA078/21
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 4/2022 (ECLI:AD:TSJADAD:2022:4A)
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, aute n° 4-2022 du 21 janvier 2022, ROJ ATSJAD 4/2022, ECLI:AD:TSJADAD:2022:4A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note : la référence canonique fournie à l'origine (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte intégral a été retenue.*
## Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 12 janvier 2019, M. Sainz a été condamné pour un délit mineur de bris de condamnation (*crebantament de condemna*) consistant en la violation d'une privation du permis de conduire, avec la circonstance aggravante de récidive. La peine prononcée comportait deux mois d'arrêts nocturnes, dont quinze jours fermes et le surplus assorti d'un sursis, ce dernier étant subordonné à un suivi thérapeutique auprès d'un organisme spécialisé. Le délai de suspension de la condamnation a été fixé à deux ans. L'ordonnance est devenue définitive à la date de son prononcé, les parties n'ayant pas formé opposition.
Pendant le délai de suspension, le condamné a été de nouveau condamné, par ordonnance pénale du 19 août 2020, pour conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l/s, en état de récidive. Sur requête du ministère public du 15 août 2020, la juge d'instruction (*Batlle instructora*) a, par aute du 21 avril 2021, révoqué totalement le sursis et ordonné l'exécution intégrale des quarante-cinq jours d'arrêts nocturnes fermes au centre pénitentiaire.
M. Sainz a interjeté appel, sollicitant une révocation partielle limitée aux quinze jours fermes. Il faisait valoir que le manquement était intervenu dix-huit mois après la condamnation révoquée, qu'il avait suivi le traitement prescrit et obtenu une sortie de traitement le 1er juillet 2019, qu'il exerçait une nouvelle activité professionnelle et qu'il avait deux enfants en bas âge. Le ministère public s'est opposé à l'appel, relevant quatre condamnations entre juillet 2018 et août 2020 et une nouvelle infraction commise moins d'un an après la condamnation révoquée.
## Question de droit
La question posée était de savoir si la révocation du sursis prévue par l'article 64.3 du Code pénal (Llei 9/2005, qualificada, du 21 février 2005) devait être totale ou partielle lorsque le condamné a commis, pendant le délai d'épreuve, une nouvelle infraction de même nature. Plus précisément, il s'agissait de déterminer si les efforts de réinsertion et le suivi thérapeutique pouvaient conduire à maintenir l'espérance de réinsertion qui avait fondé le sursis.
La Cour rappelle que, pour arrêter l'étendue de la révocation, il convient d'apprécier « le nombre et la nature des délits commis dans la période de suspension » ainsi que « les circonstances personnelles du condamné », afin de déterminer si l'espérance sur laquelle reposait la suspension, à savoir la réinsertion sociale du condamné, peut encore être maintenue.
## Solution et dispositif
La Sala Penal rejette l'appel et confirme l'aute attaqué. Elle retient plusieurs éléments :
- le nouveau délit est de même nature que la condamnation initiale (conduite sous l'emprise de l'alcool) et a été commis dans le délai de suspension ;
- le cas
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 21 de gener del 2022 - ROJ: ATSJAD 4/2022
ATSJAD 4/2022 (ECLI:AD:TSJADAD:2022:4A)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, aute n° 4-2022 du 21 janvier 2022, ROJ ATSJAD 4/2022, ECLI:AD:TSJADAD:2022:4A (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie à l'origine (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte intégral a été retenue.
Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 12 janvier 2019, M. Sainz a été condamné pour un délit mineur de bris de condamnation (crebantament de condemna) consistant en la violation d'une privation du permis de conduire, avec la circonstance aggravante de récidive. La peine prononcée comportait deux mois d'arrêts nocturnes, dont quinze jours fermes et le surplus assorti d'un sursis, ce dernier étant subordonné à un suivi thérapeutique auprès d'un organisme spécialisé. Le délai de suspension de la condamnation a été fixé à deux ans. L'ordonnance est devenue définitive à la date de son prononcé, les parties n'ayant pas formé opposition.
Pendant le délai de suspension, le condamné a été de nouveau condamné, par ordonnance pénale du 19 août 2020, pour conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l/s, en état de récidive. Sur requête du ministère public du 15 août 2020, la juge d'instruction (Batlle instructora) a, par aute du 21 avril 2021, révoqué totalement le sursis et ordonné l'exécution intégrale des quarante-cinq jours d'arrêts nocturnes fermes au centre pénitentiaire.
M. Sainz a interjeté appel, sollicitant une révocation partielle limitée aux quinze jours fermes. Il faisait valoir que le manquement était intervenu dix-huit mois après la condamnation révoquée, qu'il avait suivi le traitement prescrit et obtenu une sortie de traitement le 1er juillet 2019, qu'il exerçait une nouvelle activité professionnelle et qu'il avait deux enfants en bas âge. Le ministère public s'est opposé à l'appel, relevant quatre condamnations entre juillet 2018 et août 2020 et une nouvelle infraction commise moins d'un an après la condamnation révoquée.
Question de droit
La question posée était de savoir si la révocation du sursis prévue par l'article 64.3 du Code pénal (Llei 9/2005, qualificada, du 21 février 2005) devait être totale ou partielle lorsque le condamné a commis, pendant le délai d'épreuve, une nouvelle infraction de même nature. Plus précisément, il s'agissait de déterminer si les efforts de réinsertion et le suivi thérapeutique pouvaient conduire à maintenir l'espérance de réinsertion qui avait fondé le sursis.
La Cour rappelle que, pour arrêter l'étendue de la révocation, il convient d'apprécier « le nombre et la nature des délits commis dans la période de suspension » ainsi que « les circonstances personnelles du condamné », afin de déterminer si l'espérance sur laquelle reposait la suspension, à savoir la réinsertion sociale du condamné, peut encore être maintenue.
Solution et dispositif
La Sala Penal rejette l'appel et confirme l'aute attaqué. Elle retient plusieurs éléments :
le nouveau délit est de même nature que la condamnation initiale (conduite sous l'emprise de l'alcool) et a été commis dans le délai de suspension ;
le cas
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000078/2021
Núm. de Causa: Executòria 5080011/2019
AUTE 4-2022
PARTS:
Apel·lant: Sr. Sainz
Advocat: Sr. Machado
Apel·lat : MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, a vint-i-ú de gener de dos mil vint-i-dos.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 21 d'abril de 2021 dictat per la Batlle Instructora en la causa de referència, seguida per un delicte menor de crebantament de condemna de privació del permís de conduir, concorrent l'agreujant de reincidència. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte.
ANTECEDENTS DE FET
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A078/21 — Décision commentée
I.- RESULTANT: que per Ordenança Penal de data 12-01-2019 es va condemnar Sainz com autor d'un delicte menor de crebantament de condemna de privació del permís de conduir, concorrent la circumstància agreujant de reincidència, a una pena, entre altres de 2 mesos d'arrest nocturn, dels quals 15 dies ferms i la resta condicional qualificada a seguir un tractament prop de l'ORG_1 adequat a la seva patologia, per un període de 2 anys o fins l'alta mèdica, amb un termini de suspensió de la condemna de 2 anys.
Dita resolució va esdevenir ferma la mateixa data en què es va dictar en no formular les parts oposició.
II.- RESULTANT: que en el marc de l'execució de dita Ordenança Penal i subsegüent a la petició formulada pel Ministeri Fiscal per escrit de data 15-08-2020 la Batle dicta Aute de data 21-04-2021 decidint :
"Revocar totalment la suspensió de la condemna privativa de llibertat condicional imposada per Ordenança Penal de data 12-01-2019 a Sainz en el marc de la present causa consistent en 45 dies d'arrest nocturn ferm, el qual s'haurà d'executar íntegrament prop del Centre Penitenciari."
III.-RESULTANT: que contra l'esmentat aute interposa recurs d'apel·lació la representació lletrada de Sainz, sol·licitant que s'acordi només la revocació parcial de la condemna, en el sentit que l'interessat hagi de complir 15 dies d'arrest nocturn ferm.
Manifesta que:
S'ha de tenir en compte que el delicte o l'origen de la revocació ha estat comés 18 mesos després de la condemna revocada.
D'ençà la darrera condemna de data 19-08-2020, el seu defensat no ha tornat a delinquir.
Sainz ha reflexionat amb la seva conducta fent esforços de reinserir-se, i ha seguit el tractament prescrit per l'ORG_1, obtenint l'alta mèdica l'1 de juliol de 2019. Segueix també el tractament imposat prop de l'ORG_1 per la darrera condemna del 19-08-2020.
El recurrent té dues filles menors de 1 i 6 anys d'edat i una nova ocupació laboral d'ençà el 21-06-2021.
IV.-RESULTANT: que el Ministeri Fiscal s'oposa al recurs formulat, observant que Sainz ha estat condemnat en data 19-08-2020, per fets ocorreguts en menys d'un any després de la condemna revocada i que ha estat condemnat en 4 ocasions entre el mes de juliol de 2018 i el mes d'agost de 2020.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: que no es discuteix en el present cas que Sainz ha estat condemnat per Ordenança Penal de data 19-08-2020 per un delicte ocorregut el mateix dia és a dir, durant el període de suspensió de la pena imposada per Ordenança Penal de data 12-01-2019, de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s concorrent la circumstància agreujant de reincidència, a la pena d'un mes d'arrest nocturn condicional qualificat a una primera avaluació prop de la ORG_0 i seguir tractament de desintoxicació en cas que sigui necessari, amb un termini de suspensió de la condemna de 2 anys i a la privació del permís de conduir per un període de 9 mesos.
En conseqüència, d'acord amb el que disposa l'article 64.3 del Codi Penal s'haurà d'ordenar la revocació total o parcial de la condemna imposada al reu per Ordenança Penal de data 12-01-2019.
II.- CONSIDERANT: que per decidir si la revocació de la suspensió ha de ser total o parcial s'ha de valorar el nombre i la naturalesa dels delictes comesos dins el període suspensió i les circumstàncies personals del condemnat, a fi de determinar si l'expectativa en què es va fonamentar la suspensió de l'execució de la pena ( la reinserció social del condemnat) pot o no ser mantinguda.
L'Aute recorregut relleva amb bon criteri, que l'avui recurrent ha tornat a delinquir en menys de 2 anys després de la condemna revocada, cometent un delicte de la mateixa naturalesa és a dir, relatiu a la conducció de vehicle automòbil, que el registre d'antecedents penals de l'interessat comporta 8 condemnes de les quals dos per delicte de crebantament de condemna per un permís de conduir, i dos de conducció de vehicle amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s que a més, per aquest tipus de delicte Sainz ja s'ha beneficiat de penes d'arrest nocturn condicional, que no l'han dissuadit de tornar a delinquir.
Convé observar que el condemnat, tal com ho al·lega el seu advocat defensor, ha seguit el tractament prescrit per l'ORG_1 imposat per Ordenança Penal de data 12-01-2019 obtenint l'alta terapèutica l'1 de juliol de 2019, aquesta circumstància no ha impedit que cometés el dia 19-08-2019 un delicte de conducció de vehicle automòbil sota la ingesta de l'alcohol. Per tant, el seguiment d'un nou tractament prop de l'ORG_1 a resultes de l'Ordenança Penal de data 19-08-2020, invocat per la defensa del recurrent no apareix suficient per descartar tot risc de reiteració del fets delictius.
En fi com ho relleva el primer jutge, la pena a complir de 45 dies d'arrest nocturn al Centre Penitenciari, no impedeix Sainz executar la seva ocupació laboral, essent el seu horari laboral de 9'00h a 13'00h i de les 15'30h a 19'30h, ni complir les seves càrregues familiars (que ja coneixia quan va tornar a delinquir en data 19-08-2020).
III.- CONSIDERANT: que procedeix desestimar el recurs, confirmar l'aute recorregut i imposar al recurrent el pagament de les despeses processals causades en aquesta segona instància.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.- DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada de Sainz contra l'aute de data 21 d'abril del 2021 dictat per la Batlle instructora en l'executòria 5080011/2019.
2.- CONFIRMAR l'aute recorregut.
3.- Declarar d'ofici les despeses processals causades pel recurs.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem.