ATSJAD ANDORRA, a 17 de gener del 2022 - ROJ: ATSJAD 13/2022
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé17 janvier 2022
NuméroA366/20
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Juridiction andorrane, — (ATSJAD 13/2022)
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, Aute 006-2022, 17 janvier 2022, recours A366/20, ROJ ATSJAD 13/2022, ECLI:AD:TSJADAD:2022:13A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
La présente décision émane de la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra. Elle s'inscrit dans une procédure de « menors en risc » (mineurs en danger), enregistrée sous le numéro 2000014/2019, et porte sur l'exercice des relations personnelles entre un père et ses deux filles mineures, âgées de douze et neuf ans à la date de la décision.
Le 8 octobre 2020, le Batlle de la section des mineurs a rendu un aute (ordonnance) aux termes duquel il a maintenu les mesures antérieures tout en prévoyant que tout contact du père avec les mineures devait être supervisé par des professionnels du SEAIA ou du STF, et non plus seulement les appels vidéo, les appels téléphoniques et les visites. Le même aute comportait un avertissement sur les conséquences légales d'un éventuel incompliment et indiquait que le recours d'appel devait être formé dans un délai de treize jours ouvrables, en application de l'article 342 de la Llei 24/2018 du Codi de procediment civil.
Le père, M. Jover, a interjeté appel. Dans ses conclusions du 22 décembre 2020, il sollicitait la révocation de l'aute, le renvoi du dossier au Batlle pour qu'une nouvelle décision soit rendue et la condamnation de la mère, Mme Querol, aux dépens, y compris les honoraires d'avocat et de procureur.
Le 26 janvier 2021, le Ministeri Fiscal ne s'est pas opposé à l'appel. Il a sollicité la nullité de la décision attaquée et le renvoi de la procédure afin que le Batlle se prononce à nouveau sur l'écrit du père daté du 22 septembre 2020 et sur les pièces qui l'accompagnaient. La mère a conclu au rejet intégral de l'appel. Par un aute du 30 novembre 2021, la Sala a refusé de donner suite aux demandes probatoires formulées par les deux parties.
## Question de droit
La décision soulève deux questions principales.
La première porte sur le respect du droit à la juridiction du parent. Le père soutenait que le Batlle n'avait pas tenu compte de ses allégations, présentées hors délai, et qu'il convenait en conséquence d'annuler la décision et de renvoyer l'affaire devant le premier juge. Le Ministeri Fiscal retenait lui aussi une atteinte à ce droit. La Sala devait donc déterminer si l'omission alléguée était établie.
La seconde question concerne le bien-fondé des mesures. Il s'agissait de savoir si la supervision des contacts par des professionnels, dans le cadre de mesures provisoires intervenant pendant une procédure de séparation non encore définitivement tranchée, était justifiée au regard de l'intérêt supérieur des mineures. Les descripteurs attachés à la décision (« interès superior del menor », « dret a la jurisdicció ») confirment l'articulation de ces deux débats.
## Solution et dispositif
La Sala rejette d'abord le moyen tiré de la méconnaissance du droit à la juridiction. Elle relève que l'erreur matérielle invoquée par le père, qui affirmait que les parties n'avaient pas répondu à un rapport du SEAIA du 14 février 2020, résultait d'un *lapsus calami*. Selon la décision, les actes du 1er et du 7 octobre 2020 démontrent que le Batlle avait recueilli les allégations du père et les avait transmises à la mère et aux services sociaux du Gouvernement. Dès lors, « no es pot afirmar que no s'ha tingut en compte la presentació d'aquell escrit » (« on ne peut affirmer que la présentation de cet écrit n'a pas été prise en compte »), même si ce dernier avait été déposé hors délai. La demande de renvoi est donc écartée.
La Sala examine ensuite le fond. Elle constate que le Batlle a entend
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 17 de gener del 2022 - ROJ: ATSJAD 13/2022
Juridiction andorrane, — (ATSJAD 13/2022)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, Aute 006-2022, 17 janvier 2022, recours A366/20, ROJ ATSJAD 13/2022, ECLI:AD:TSJADAD:2022:13A (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La présente décision émane de la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorra. Elle s'inscrit dans une procédure de « menors en risc » (mineurs en danger), enregistrée sous le numéro 2000014/2019, et porte sur l'exercice des relations personnelles entre un père et ses deux filles mineures, âgées de douze et neuf ans à la date de la décision.
Le 8 octobre 2020, le Batlle de la section des mineurs a rendu un aute (ordonnance) aux termes duquel il a maintenu les mesures antérieures tout en prévoyant que tout contact du père avec les mineures devait être supervisé par des professionnels du SEAIA ou du STF, et non plus seulement les appels vidéo, les appels téléphoniques et les visites. Le même aute comportait un avertissement sur les conséquences légales d'un éventuel incompliment et indiquait que le recours d'appel devait être formé dans un délai de treize jours ouvrables, en application de l'article 342 de la Llei 24/2018 du Codi de procediment civil.
Le père, M. Jover, a interjeté appel. Dans ses conclusions du 22 décembre 2020, il sollicitait la révocation de l'aute, le renvoi du dossier au Batlle pour qu'une nouvelle décision soit rendue et la condamnation de la mère, Mme Querol, aux dépens, y compris les honoraires d'avocat et de procureur.
Le 26 janvier 2021, le Ministeri Fiscal ne s'est pas opposé à l'appel. Il a sollicité la nullité de la décision attaquée et le renvoi de la procédure afin que le Batlle se prononce à nouveau sur l'écrit du père daté du 22 septembre 2020 et sur les pièces qui l'accompagnaient. La mère a conclu au rejet intégral de l'appel. Par un aute du 30 novembre 2021, la Sala a refusé de donner suite aux demandes probatoires formulées par les deux parties.
Question de droit
La décision soulève deux questions principales.
La première porte sur le respect du droit à la juridiction du parent. Le père soutenait que le Batlle n'avait pas tenu compte de ses allégations, présentées hors délai, et qu'il convenait en conséquence d'annuler la décision et de renvoyer l'affaire devant le premier juge. Le Ministeri Fiscal retenait lui aussi une atteinte à ce droit. La Sala devait donc déterminer si l'omission alléguée était établie.
La seconde question concerne le bien-fondé des mesures. Il s'agissait de savoir si la supervision des contacts par des professionnels, dans le cadre de mesures provisoires intervenant pendant une procédure de séparation non encore définitivement tranchée, était justifiée au regard de l'intérêt supérieur des mineures. Les descripteurs attachés à la décision (« interès superior del menor », « dret a la jurisdicció ») confirment l'articulation de ces deux débats.
Solution et dispositif
La Sala rejette d'abord le moyen tiré de la méconnaissance du droit à la juridiction. Elle relève que l'erreur matérielle invoquée par le père, qui affirmait que les parties n'avaient pas répondu à un rapport du SEAIA du 14 février 2020, résultait d'un lapsus calami. Selon la décision, les actes du 1er et du 7 octobre 2020 démontrent que le Batlle avait recueilli les allégations du père et les avait transmises à la mère et aux services sociaux du Gouvernement. Dès lors, « no es pot afirmar que no s'ha tingut en compte la presentació d'aquell escrit » (« on ne peut affirmer que la présentation de cet écrit n'a pas été prise en compte »), même si ce dernier avait été déposé hors délai. La demande de renvoi est donc écartée.
La Sala examine ensuite le fond. Elle constate que le Batlle a entend
Aute
TSJC.- 0000366/2020 ORIGEN: 2000014/2019 - 00
NIG: 5300513120190000027
PARTS:
Apel·lant: Sr. Jover
Apel·lat: Sra. Querol
Advocat: Soriano
Part : MINISTERI FISCAL
OBJECTE: Menors en Risc. Visites Supervisades
AUTE 006-2022
Andorra la Vella, el 17 de gener del 2022. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Carles Cruz Moratones, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A366/20 — Décision commentée
1.- En data 8.10.2020 el Batlle de la secció de Menors va dictar un Aute amb la següent decisió :
"Primer.- Mantenir l'aute de data 8 d'octubre del 2020, modificant no obstant que qualsevol contacte del progenitor Sr. Jover amb les menors es faci de manera supervisada per part dels professionals del SEAIA o del STF, i no només les videotrucades, o les trucades telefòniques i les visites com preveia dita resolució. Es confirmen tots els altres pronunciaments de l'Aute, així com la resta de les mesures que no contradiguin la present resolució.
Segon.- S'adverteix expressament el progenitor Sr. Jover de les conseqüències legals corresponents en cas d'incompliment de la present resolució judicial.
Tercer.- Notificar la present resolució judicial als progenitors de les menors, al Magnífic Ministeri Fiscal i a la Direcció del Servei Social del M.I. Govern d'Andorra.
Quart.-. Contra aquesta resolució es pot interposar recurs d'apel·lació que es presenta directament davant la Sala del Tribunal Superior de Justícia, en el termini de 13 dies hàbils des de la notificació, havent d'adjuntar còpia de la present resolució on consti la data de la notificació i igualment havent de comunicar, el mateix dia, la interposició del recurs a aquest Hble. Tribunal, en seguiment a l'article 342 i concordants de la Llei 24/2018 de 18 d'octubre, del Codi de procediment civil.".
2.- Contra l'esmentat aute el Sr. Jover ha interposat recurs d'apel·lació.
En data 22.12.2020, el Sr. Jover formula el seu escrit de conclusions, interessant que es revoqui l'Aute de data 8.10.2020 i es remeti els autes a la Batllia per tal que emeti una nova resolució, condemnant a la Sra. Querol a satisfer les costes judicials del present procediment, inclosos els honoraris d'advocat i de procurador.
3.- En data 26.1.2021, el Ministeri Fiscal va presentar el seu escrit de contesta a les conclusions informant que no s'oposa al recurs formulat pel Sr. Jover, contra l'Aute de data 8.10.2020 dictat pel Batlle de menors, interessant la nul·litat d'aquesta resolució i la retroacció de les actuacions a fi de que el Batlle de menors en dicti una de nova que valori l'escrit formulat pel Sr. Jover en data 22.9.2020 i la documentació que amb ell acompanya.
En data 7.7.2021, la Sra. Querol, va aportar el seu escrit de contesta a les conclusions, i va demanar que es desestimés íntegrament el recurs d'apel·lació formulat pel Sr. Jover, i que se'l condemnés a les costes d'aquesta alçada, inclosos els honoraris d'advocat i procurador.
Adjunt al referit escrit hi va incorporar l'escrit que va presentar en el marc de la causa: Abreujat 6000240/2019 remetent-se al mateix en resposta de l'escrit del Sr. Jover de data 21-09-2020.
Per escrit de data 27.9.2021, la Sra. Querol efectua les manifestacions que considera escaients en relació a la valoració de la petició de retrotreure les actuacions demanada pel Ministeri fiscal, tot demanant que per a millor proveir es valori l'escrit que aporta de document número 1, essent un escrit que aporta en el marc de la causa de menors en risc registrada amb el número 2000014/2019 que s'acompanya d'un correu electrònic rebut per part de Jover en data 17.7.2020.
5.- En data 30.11.2021 aquest Tribunal va dictar un aute amb la següent decisió :
"Únic.- No donar lloc a les pretensions probatòries adduïdes tant pel Sr. Jover com la Sra. Querol en aquesta alçada."
FONAMENTS DE DRET
PRIMER.- En el present expedient de menors en risc (2000014/2019) l'Hble Batlle especialitzada en menors ha dictat l'Aute del qual hem transcrit en els antecedents.
Contra tal decisió, s'alça el progenitor que s'oposa a la resolució dictada perquè no s'ha tingut en compte les seves al·legacions recollides en l'escrit de 22.9.20 i reclama que es deixi sense efecte l'Aute i es retorni a la Batllia perquè pugui dictar una nova resolució en la qual es valorin les seves manifestacions.
El Ministeri Fiscal, no s'oposa la recurs perquè considera que ha estat vulnerat el dret a la jurisdicció del recurrent i progenitor.
La progenitora s'oposa al recurs.
SEGON.- Cal dir per començar que el recurs es fonamenta en el lapsus calami que s'esmuny en la resolució quan es diu que es va donar trasllat a les parts de l'informe de 14.2.20 del SEAIA als dos progenitors però que no hi van donar resposta. Com es pot comprovar en els Autes dels folis 432 i 446 de dates 1.10.20 i 7.10.20, la pròpia Batllia recull la presentació de les al·legacions efectuades pel progenitor i ara recurrent Sr. Jover i de tal al·legacions en dona trasllat a la progenitora Sra. Querol com als Serveis Socials del Govern. Per tant, no es pot afirmar que no s'ha tingut en compte la presentació d'aquell escrit (tot i que estava presentat fora de termini d'al·legacions) perquè se'n va donar trasllat expressament a les altres parts.
En conseqüència, aquella pretensió de retornar les actuacions a la Batllia no té justificació.
TERCER.- Altra cosa diferent és que el recurrent discrepi del criteri judicial que està plenament motivat en la resolució impugnada en base a allò que s'ha aportat a les actuacions.
En efecte, no només es va donar trasllat a les altres parts de les manifestacions (que per cert no contenen cap petició precisa i determinada sobre la relació i la situació de les filles de 12 i 9 anys d'edat a dia d'avui) sinó que l'Hble. Batlle també les va escoltar (foli 426) en data 1.10.20 (després de les manifestacions del pare) i també el M.I. Govern va presentar un darrer informe per contestar les al·legacions del pare, on es recull la situació de les nenes que coincideix amb el que l'endemà de la data de l'informe explicarien a l'Hble. Batlle.com també ha tingut en compte el treball dels tècnics especialitzats del SEAIA que han actuat amb professionalitat i imparcialitat i no es poden acceptar les desqualificacions personals que els ha dirigit el propi progenitor.
Cal tenir present a més que aquest ara viu a C (Cuba) amb la qual cosa la decisió presa per la resolució judicial li afecta únicament amb el fet que les visites per videotrucades siguin supervisades per part dels professionals del SEAIA, en un moment de mesures provisionals del procés de separació entre els progenitors que no està definitivament resolt, segons es sembla deduir de les actuacions. El que resulta important és la coincidència entre els professionals en que les mesures acordades de les relacions de les nenes amb el progenitor resulten les més convenients a la vista dels indicadors de risc que les afecten i de l'actitud del pare que resulta rebel a tot allò que no sigui coincident amb la seva voluntat. Les nenes han expressat també les seves emocions i angoixes i sembla que la situació ha millorat tant en l'àmbit familiar com en l'escolar i que seguiran comptant amb el suport dels serveis socials en tots els àmbits que necessitin.
En conclusió, entenem que les mesures adoptades per l'Aute de 8 d'octubre de 2020 varen ser les encertades en el seu moment i sense perjudici que es vagin adaptant en el futur a les necessitats de les menors i que es pugui prendre decisions a la major brevetat possible.
Cal doncs, desestimar el recurs.
QUART.- Atesa la naturalesa d'aquesta classe de litigis, no fem imposició de les costes en aquesta alçada.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs interposat pel Sr. Jover contra l'Aute de la Sra. Batlle de data 8 d'octubre de 2020 que confirmem íntegrament. No fem imposició de les costes d'aquesta alçada.
Aquest aute és ferm i executiu.
Així, per aquest nostre aute, definitivament jutjant, ho manem i signem.