I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD, Penal, 25 février 2022 (ROJ : ATSJAD 39/2022 ; ECLI:AD:TSJADAD:2022:39A)
Décision commentée : ATSJAD, Penal, 25 février 2022 (ROJ : ATSJAD 39/2022) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par ordonnance pénale (Ordenança Penal) du 6 novembre 2021, M. Calderón a été condamné pour trois infractions. La première, prévue à l'article 268.1 du Code pénal, est la conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l, en présence de la circonstance aggravante de récidive. La peine prononcée comprend deux mois d'arrêts nocturnes, une privation du permis de conduire de douze mois et une amende de 500 euros, assortie d'une obligation de première évaluation auprès de l'UCA et, le cas échéant, d'un suivi médical de désintoxication. La deuxième, au titre de l'article 269 du Code pénal, est le refus de se soumettre à un contrôle de stupéfiants, pour lequel neuf mois de privation du permis et une amende de 500 euros ont été prononcés, avec récidive également retenue. La troisième, visée à l'article 499 du Code pénal, est la consommation de cannabis ou de substance de toxicité similaire, sanctionnée par sept jours d'arrêts nocturnes conditionnels et une amende de 250 euros. L'ordonnance est devenue ferme à la date de son prononcé, faute d'opposition des parties.
Dans le cadre de l'exécution de cette condamnation, le conseil de M. Calderón a sollicité, le 9 novembre 2021, une autorisation de conduire à des fins professionnelles. Par un aute du 18 novembre 2021, le Batlle instructeur a refusé cette autorisation.
Le condamné a interjeté appel, en demandant l'autorisation de conduire de 7 heures à 15 heures, du lundi au vendredi, afin d'exercer une activité de livreur. Il faisait valoir que la perte de cet emploi l'empêcherait de verser la pension alimentaire due à sa fille, âgée de trois ans, et qu'il reconnaissait ses fautes. Le ministère public a conclu à la confirmation de l'aute attaqué, en soulignant les conditions
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 18 de novembre de 2021 dictat per la Batlle Instructora en la causa de referència, seguida per uns delictes menors de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s i refús de sotmetre's a la prova de control de tòxics i per una contravenció penal de consum de cànnabis o droga de toxicitat similar. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. … »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 25 de febrer del 2022 - ROJ: ATSJAD 39/2022 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- RESULTANT: que mitjançant Ordenança Penal de data 6-11- 2021 es condemna a ENTITY_5: »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 25 février 2022 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000095/2021
Núm. de Causa: Executòria 5080176/2021
AUTE 15-2022
PARTS:
Apel·lant: Sr. Calderón
Advocat: Sr. Ferreras
Apel·lat : MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, a vint-i-cinc de febrer de dos mil vint-i-dos.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 18 de novembre de 2021 dictat per la Batlle Instructora en la causa de referència, seguida per uns delictes menors de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s i refús de sotmetre's a la prova de control de tòxics i per una contravenció penal de consum de cànnabis o droga de toxicitat similar. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte.