ATSJAD ANDORRA, a 15 de febrer del 2022 - ROJ: ATSJAD 42/2022
Rejet du pourvoi
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé15 février 2022
NuméroA002/22
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD Andorre, Penal, 15 février 2022 (ROJ : ATSJAD 42/2022 ; ECLI:AD:TSJADAD:2022:42A)
> Décision commentée : ATSJAD, Penal, 15 février 2022 (ROJ : ATSJAD 42/2022 ; ECLI:AD:TSJADAD:2022:42A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Dans le cadre d'une instruction pénale visant notamment M. Carretero pour un délit majeur d'escroquerie qualifiée portant sur un montant supérieur à 6 000 euros, le Batlle instructeur a rendu plusieurs autes : un aute de mise en examen (*processament*) de M. Carretero, daté du 29 juillet 2021, un aute ordonnant le blocage et la saisie de comptes et de biens appréhendés, concernant M. Carretero et la société XXX, daté du même jour, et un aute accordant l'accès à la comptabilité de ces derniers, daté du 23 août 2021. Ces autes ont été notifiés à l'avocat désigné par M. Carretero, M. Palmer, les 29 juillet, 2 et 24 août 2021.
Par écrit du 10 novembre 2021, la défense de M. Carretero a formé un incident de nullité d'actuacions fondé sur l'article 18 quater de la Llei transitòria de procediments judicials. Elle sollicitait la nullité de l'ensemble des actes de la procédure ou, subsidiairement, celle des actes postérieurs au 15 octobre 2021, invoquant une violation du droit à un procès équitable et un préjudice pour la défense. Les moyens soulevés portaient sur la forme d'entrée des documents et la refolliation du dossier, l'existence alléguée d'actes occultes, la nullité des dénonciations et déclarations d'une témoin, la violation de la confidentialité des échanges avocat-client (pages 917 à 920 du sumario), et l'absence de remise de copies des disques durs et d'une clé USB saisis. Un second incident, en date du 18 novembre 2021, reprenait le premier pour un motif lié à la comparution des parties lors de certaines auditions. La société XXX a adhéré à l'ensemble, et le ministère public s'est opposé à l'incident, en estimant que les actes en cause étaient des actuacions judiciales non fermes, relevant donc de l'article 18
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 15 de febrer del 2022 - ROJ: ATSJAD 42/2022
Décision commentée : ATSJAD, Penal, 15 février 2022 (ROJ : ATSJAD 42/2022 ; ECLI:AD:TSJADAD:2022:42A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Dans le cadre d'une instruction pénale visant notamment M. Carretero pour un délit majeur d'escroquerie qualifiée portant sur un montant supérieur à 6 000 euros, le Batlle instructeur a rendu plusieurs autes : un aute de mise en examen (processament) de M. Carretero, daté du 29 juillet 2021, un aute ordonnant le blocage et la saisie de comptes et de biens appréhendés, concernant M. Carretero et la société XXX, daté du même jour, et un aute accordant l'accès à la comptabilité de ces derniers, daté du 23 août 2021. Ces autes ont été notifiés à l'avocat désigné par M. Carretero, M. Palmer, les 29 juillet, 2 et 24 août 2021.
Par écrit du 10 novembre 2021, la défense de M. Carretero a formé un incident de nullité d'actuacions fondé sur l'article 18 quater de la Llei transitòria de procediments judicials. Elle sollicitait la nullité de l'ensemble des actes de la procédure ou, subsidiairement, celle des actes postérieurs au 15 octobre 2021, invoquant une violation du droit à un procès équitable et un préjudice pour la défense. Les moyens soulevés portaient sur la forme d'entrée des documents et la refolliation du dossier, l'existence alléguée d'actes occultes, la nullité des dénonciations et déclarations d'une témoin, la violation de la confidentialité des échanges avocat-client (pages 917 à 920 du sumario), et l'absence de remise de copies des disques durs et d'une clé USB saisis. Un second incident, en date du 18 novembre 2021, reprenait le premier pour un motif lié à la comparution des parties lors de certaines auditions. La société XXX a adhéré à l'ensemble, et le ministère public s'est opposé à l'incident, en estimant que les actes en cause étaient des actuacions judiciales non fermes, relevant donc de l'article 18
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Reproduction verbatim
« A la vila d'Andorra la Vella, quinze de febrer del dos mil vint-i-dos. Reunida la Sala competent del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 15 de febrer del 2022 - ROJ: ATSJAD 42/2022 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (rejet), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
Reproduction verbatim
« sota la presidència del magistrat Sr. Yves Picod, i les magistrades Sra. Marie Conte i Sra. Fátima Ramírez Souto, ha adoptat la resolució següent: »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Reproduction verbatim
« UNIC.- NO ADMETRE a tràmit el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada de Carretero en data 5 de gener de 2022, contra l'aute que desestima l'incident de nul·litat d'actuacions dictat pel Batlle instructor en data 17 de desembre de 2021. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 15 février 2022 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
AUTE 11-2022
Magistrades: Sra. Marie Conte (ponent)
Sra. Fátima Ramírez Souto
A la vila d'Andorra la Vella, quinze de febrer del dos mil vint-i-dos. Reunida la Sala competent del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
sota la presidència del magistrat Sr. Yves Picod, i les magistrades Sra. Marie Conte i Sra. Fátima Ramírez Souto, ha adoptat la resolució següent:
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que en relació als autes de referència seguits entre altres, contra Carretero per un presumpte delicte major d'estafa qualificada per un valor superior a 6.000 euros, el Batlle instructor i en el marc de la instrucció de la causa, va realitzar diferents actuacions processals entre altres, un aute de processament de Carretero en data 29 de juliol de 2021, un aute de bloqueig i segrest de comptes i béns intervinguts de Carretero i de la societat XXX en data 29 de juliol de 2021, així com un aute acordant l'accés a la comptabilitat dels mateixos, en data 23 d'agost de 2021.
Els referits autes van ser notificats en dates 29 de juliol, 2 i 24 d'agost de 2021 al Sr. Palmer, lletrat designat per Carretero.
II.- RESULTANT: que per escrit de data 10 de novembre de 2021, la representació lletrada de Carretero va formular incident de nul·litat en base a l'article 18 quater de la Llei transitòria de procediments judicials, en el què sol·licita que es declari la nul·litat de totes les actuacions del sumari i subsidiàriament la nul·litat de totes les actuacions posteriors al dia 15 d'octubre de 2021, en haver-se vulnerat el dret a un procés degut i causat indefensió a Carretero.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A002/22 — Décision commentée
Exposa bàsicament que els motius de l'incident de nul·litat són:
La forma d'entrada de documentació i la refoliació dels autes en diferents moments del procediment d'instrucció.
L'eventual existència d'actuacions ocultes en la instrucció.
La nul·litat de les denúncies i declaracions de Amorós.
La violació del secret de correspondència entre advocat i client, en relació a les pàgines 917 a 920 del sumari.
La indefensió de Carretero en tant no se li han donat còpies dels discs durs dels seus ordinadors i de la clau USB segrestades.
III.-RESULTANT: que per escrit de data 18 de novembre de 2021, la representació lletrada de Carretero va formular un nou incident de nul·litat en base a l'article 18 quater de la Llei transitòria de procediments judicials, -en reiteració de l'incident promogut el dia 10 de novembre de 2021- per motiu de l'emplaçament de les parts per la pràctica de les declaracions de la Sra. Puig i el seu sogre, del dia 16 de novembre de 2021.
IV.-RESULTANT: que la representació lletrada de la mercantil XXX, contesta per escrit de data 2 de desembre de 2021, adherint-se a l'esmentat incident de nul·litat plantejat, en la seva totalitat.
V.-RESULTANT: el Ministeri Fiscal per informe de data 15 de desembre de 2021, s'oposa a l'incident formulat, tot exposant que "Els actes que es pretenen anular, són actuacions judicials -no fermes- de conformitat amb el que estableix la llei-, essent d'aplicació per tant l'article 18 ter".
Interessa el Ministeri Fiscal la desestimació de l'incident de nul·litat, sense perjudici que es puguin reproduir aquestes al·legacions el dia que es dicti sentència, si es considera pertinent.
VI.-RESULTANT: que per Aute de data 17 de desembre de 2021, el Batlle instructor decideix, entre altres:
"Segon.- Desestimar els incidents de nul·litat d'actuacions promoguts en dates 10 i 18 de novembre de 2021 pel lletrat Sr. Palmer".
A la part dispositiva de dita resolució es feia avinent que "(...) d'acord amb l'article 18 ter.3 de la llei transitòria de procediment judicials que contra la present resolució no es pot interposar cap recurs, sense perjudici que es pugui plantejar la qüestió en virtut dels recursos que escaiguin contra la sentència o la resolució definitiva".
VII.- RESULTANT: que per escrit de data 5 de gener de 2022 la representació lletrada de Carretero formula recurs d'apel·lació contra l'esmentat aute dictat en data 17 de desembre de 2021, d'acord amb els preceptes de l'article 18 quater de la Llei transitòria de procediments judicials.
FONAMENTS DE DRET
I.-CONSIDERANT: Que la Llei 24/2018 del Codi de procediment civil, va establir una nova regulació de l'incident de nul·litat d'actuacions, que modificava l'article 18 bis de la Llei transitòria de procediments judicials, i afegir uns nous articles 18 ter i 18 quater.
Així, la nova regulació distingeix entre que la nul·litat d'actuacions s'interposi contra resolucions no fermes (en el sentit de no definitives), (article 18 ter) i contra resolucions fermes (article 18 quater).
En el primer cas -incident de nul·litat de les resolucions no fermes-, l'article 18 ter estableix en el seu punt 3 que:
"(...) Contra l'aute que no admet o que resol l'incident de nul·litat no es pot interposar cap recurs, sense perjudici que es pugui plantejar la qüestió en virtut dels recursos que escaiguin contra la sentència o la resolució definitiva".
II.-CONSIDERANT: Que en el present cas, com ho relleva pertinaçment el Batlle instructor, ens troben davant actuacions judicials en fase d'instrucció, actuacions que no poden ser objecte d'incident de nul·litat, i per tant s'han d'aplicar els preceptes relatius a l'incident de nul·litat contra resolucions no fermes (no definitives). Les esmentades actuacions judicials en fase d'instrucció, no tenen caràcter definitiu en no resoldre sobre el fons del procediment principal ni posar fi al mateix, amb la única finalitat d'ordenar el plet tot en fase d'instrucció, i per les quals les parts que així ho considerin, poden posteriorment formular els corresponents recursos que escaiguin contra la sentència definitiva que posi fi al procediment principal, i fins i tot podran recórrer en empara davant del Tribunal Constitucional. Es tracta, doncs, de resolucions en fase d'instrucció no definitives, que no resolen sobre el fons ni posen fi al procediment.
En aquest ordre d'idees i com ja ha establert de forma reiterada i extensa aquesta Sala penal del Tribunal Superior de Justícia (Aute 68-2020, Aute 32-2021, Aute 58-2021, Aute 1-2021) i com es desprèn de l'Aute del Tribunal Constitucional de data 18 d'octubre de 2019, en matèria d'aplicació dels articles 18 ter i 18 quater de la Llei transitòria de procediments judicials, en relació als incidents de nul·litat segons es tracti de resolucions no definitives (interlocutòries) o definitives (causa 2019-66-RE) "De la lectura d'aquests preceptes es desprèn que contra l'aute que no admet a tràmit o que resol l'incident de nul·litat envers una resolució interlocutòria, és a dir, una resolució no definitiva, no es pot interposar cap recurs, sense perjudici que es pugui plantejar la qüestió en virtut dels recursos que escaiguin contra la sentència o la resolució definitiva".
"Pel contrari, si es tracta d'una sentència o d'una resolució definitiva, que hagi guanyat fermesa, es pot interposar incident de nul·litat fonamentat en la vulneració de drets fonamentals per infraccions processals o defectes de forma que hagin causat indefensió, o en la incongruència de la sentència o de la resolució, sempre que aquell que sol·licita la nul·litat no hagi pogut denunciar aquest vulneració anteriorment, incident que es tramita en dues instàncies. L'aute que no admet o resol el recurs en fase d'apel·lació no és susceptible de cap recurs"
"La voluntat cercada per la Llei és impedir el plantejament de recursos d'empara contra les resolucions interlocutòries o no definitives, de manera que aquestes s'hauran de plantejar, en el seu cas, una vegada s'hagi dictat la resolució definitiva."
III.-CONSIDERANT: A banda d'això, el recurrent torna a desenvolupar els mateixos motius ja plantejats i examinats de manera completa, precisa i extensa a la resolució del Batlle instructor de data 17 de desembre de 2021, havent-se de rellevar que l'incident de nul·litat d'actuacions no constitueix una nova instància processal on es puguin revisar els pronunciaments de la resolució impugnada.
Que a més a més, a la part dispositiva de l'aute que desestima l'incident de nul·litat de data 17 de desembre de 2021, ja s'informava a les parts que "(...) d'acord amb l'article 18 ter.3 de la llei transitòria de procediment judicials que contra la present resolució no es pot interposar cap recurs, sense perjudici que es pugui plantejar la qüestió en virtut dels recursos que escaiguin contra la sentència o la resolució definitiva".
IV.-CONSIDERANT: En conseqüència, i davant tot l'anteriorment exposat, s'escau no admetre a tràmit el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada de Carretero en data 5 de gener de 2022, contra l'aute que desestima l'incident de nul·litat d'actuacions dictat pel Batlle instructor en data 17 de desembre de 2021.
La Sala competent del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra,
Decisio
DECIDEIX
UNIC.- NO ADMETRE a tràmit el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada de Carretero en data 5 de gener de 2022, contra l'aute que desestima l'incident de nul·litat d'actuacions dictat pel Batlle instructor en data 17 de desembre de 2021.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així per aquesta nostra resolució, ho decidim, manem i signem.