ATSJAD ANDORRA, a 01 d'abril del 2022 - ROJ: ATSJAD 56/2022
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé1 avril 2022
NuméroA006/22
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 56/2022 (1er avril 2022)
> Décision commentée : ATSJAD 56/2022, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 1er avril 2022, ECLI:AD:TSJADAD:2022:56A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par Ordonnance pénale du 16 novembre 2021, M. Zurita a été condamné pour le délit mineur de conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l/s. La peine prononcée comprend un mois d'arrêt nocturne conditionnel, assorti d'un délai de suspension de deux ans, une privation du permis de conduire de dix-huit mois et une amende de 300 euros.
Le 12 novembre 2021, le conseil de l'intéressé a sollicité l'autorisation de conduire pour exercer son activité professionnelle. Par un *aute* du 23 novembre 2021, la juge d'instruction chargée de l'exécution (*Batlle instructora*) a rejeté cette demande. Le condamné a interjeté appel en faisant valoir que son activité, qui consiste dans la maintenance et la réparation de véhicules à moteur, impose de déplacer les véhicules confiés par la clientèle, et qu'il ne dispose d'aucun salarié. Il invoquait en outre son repentir, sa situation familiale, l'absence d'antécédents et l'effet dissuasif de la peine déjà prononcée. Le ministère public s'est opposé à l'appel.
La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia était saisie de l'appel (recours A006/22, rouleau TSJP 0000006/2022). La présente décision est un *aute*, c'est-à-dire une ordonnance rendue en phase d'exécution de la condamnation, et non un arrêt sur le fond.
## Question de droit
La question posée est de savoir dans quelles conditions le juge de l'exécution peut autoriser un condamné frappé d'une interdiction de conduire à conduire pour exercer son travail. La décision retient que l'article 110.2 du Code de procédure pénale, en relation avec l'article 208 du même code, permet au tribunal ou au juge compétent d'autoriser l'intéressé à conduire pour travailler, chaque jour de l'interdiction étant compté comme un demi-jour de privation du permis. La Cour doit donc déterminer quels critères gouvernent l'exercice de cette faculté.
## Solution et dispositif
La Sala Penal rejette l'appel et confirme l'ordonnance attaquée. Le dispositif est ainsi rédigé (traduction française de l'original catalan) :
> « 1.- DESESTIMAR el recurs d'apel·lació » : **rejeter** l'appel interjeté par le conseil de M. Zurita contre l'*aute* du 23 novembre 2021.
> « 2.- CONFIRMAR l'aute recorregut » : **confirmer** l'ordonnance frappée d'appel.
> « 3.- Condemnar al recurrent al pagament de les despeses processals causades pel recurs » : **condamner** l'appelant au paiement des dépens exposés pour le recours.
Le dispositif précise encore que l'*aute* est « ferm i executiu », c'est-à-dire définitif et exécutoire.
Pour motiver sa solution, la Cour énonce d'abord que l'autorisation de conduire relève d'une « faculté discrétionnaire exceptionnelle ». Son exercice suppose d'apprécier, outre le besoin professionnel du condamné, le risque pour la sécurité routière. Ce risque se déduit notamment de la gravité des faits, de l'existence de condamnations antérieures pour des infractions à la sécurité de la circulation, et du principe selon lequel les nécessités professionnelles de l'auteur ne peuvent prévaloir sur la sécurité des usagers
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 01 d'abril del 2022 - ROJ: ATSJAD 56/2022
ATSJAD 56/2022 (1er avril 2022)
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD 56/2022, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 1er avril 2022, ECLI:AD:TSJADAD:2022:56A (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par Ordonnance pénale du 16 novembre 2021, M. Zurita a été condamné pour le délit mineur de conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l/s. La peine prononcée comprend un mois d'arrêt nocturne conditionnel, assorti d'un délai de suspension de deux ans, une privation du permis de conduire de dix-huit mois et une amende de 300 euros.
Le 12 novembre 2021, le conseil de l'intéressé a sollicité l'autorisation de conduire pour exercer son activité professionnelle. Par un aute du 23 novembre 2021, la juge d'instruction chargée de l'exécution (Batlle instructora) a rejeté cette demande. Le condamné a interjeté appel en faisant valoir que son activité, qui consiste dans la maintenance et la réparation de véhicules à moteur, impose de déplacer les véhicules confiés par la clientèle, et qu'il ne dispose d'aucun salarié. Il invoquait en outre son repentir, sa situation familiale, l'absence d'antécédents et l'effet dissuasif de la peine déjà prononcée. Le ministère public s'est opposé à l'appel.
La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia était saisie de l'appel (recours A006/22, rouleau TSJP 0000006/2022). La présente décision est un aute, c'est-à-dire une ordonnance rendue en phase d'exécution de la condamnation, et non un arrêt sur le fond.
Question de droit
La question posée est de savoir dans quelles conditions le juge de l'exécution peut autoriser un condamné frappé d'une interdiction de conduire à conduire pour exercer son travail. La décision retient que l'article 110.2 du Code de procédure pénale, en relation avec l'article 208 du même code, permet au tribunal ou au juge compétent d'autoriser l'intéressé à conduire pour travailler, chaque jour de l'interdiction étant compté comme un demi-jour de privation du permis. La Cour doit donc déterminer quels critères gouvernent l'exercice de cette faculté.
Solution et dispositif
La Sala Penal rejette l'appel et confirme l'ordonnance attaquée. Le dispositif est ainsi rédigé (traduction française de l'original catalan) :
Reproduction verbatim
« 1.- DESESTIMAR el recurs d'apel·lació » : rejeter l'appel interjeté par le conseil de M. Zurita contre l'aute du 23 novembre 2021.
« 3.- Condemnar al recurrent al pagament de les despeses processals causades pel recurs » : condamner l'appelant au paiement des dépens exposés pour le recours.
Le dispositif précise encore que l'aute est « ferm i executiu », c'est-à-dire définitif et exécutoire.
Pour motiver sa solution, la Cour énonce d'abord que l'autorisation de conduire relève d'une « faculté discrétionnaire exceptionnelle ». Son exercice suppose d'apprécier, outre le besoin professionnel du condamné, le risque pour la sécurité routière. Ce risque se déduit notamment de la gravité des faits, de l'existence de condamnations antérieures pour des infractions à la sécurité de la circulation, et du principe selon lequel les nécessités professionnelles de l'auteur ne peuvent prévaloir sur la sécurité des usagers
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000006/2022
Núm. de Causa: Executòria 5080154/2021
AUTE 27-2022
PARTS:
Apel·lant: Sr. Zurita
Advocada: Sra. Morillo
Apel·lat : MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, a ú d'abril de dos mil vint-i-dos.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 23 de novembre de 2021 dictat per la Batlle Instructora en la causa de referència, seguida per un delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte.
ANTECEDENTS DE FET
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A006/22 — Décision commentée
I.- RESULTANT: que per Ordenança Penal de data 16 de novembre de 2021 es condemnà a Zurita, com a autor responsable del delicte menor de conducció de vehicle automòbil amb una taxa d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s, a la pena d'un mes d'arrest nocturn condicional amb un termini de suspensió de la condemna de 2 anys i privació del permís de conduir per un període de 18 mesos i multa de 300EUR.
II.- RESULTANT: que en el marc de l'execució de dita resolució i subsegüent a la peticó formulada per la representació lletrada d'Zurita per escrit de data 12-11-2021, la Batlle Instructora dicta Aute de data 23-11-2021, i decideix no donar lloc a la petició d'autorització per a conduir efectuada per la representació lletrada d'Zurita.
III.-RESULTANT: que contra l'esmentat Aute interposa recurs d'apel·lació la representació lletrada d'Zurita, sol·licitant la revocació de dita resolució, en el sentit d'autoritzar el seu defensat a conduir per poder dur a terme les seves funcions laborals en el seu negoci propi de 9'00 hores a les 13'00 hores i de 15'00 hores a 19'00 hores de dilluns a divendres.
Exposa que Zurita és titular d'un comerç ubicat a la Massana, quin objecte és "manteniment i reparació de vehicles de motor" i per tant ha de mobilitzar els vehicles dels seus clients. El permís de conduir és indispensable per poder mantenir el comerç ja que no disposa de cap treballador.
Fa valer que el seu defensat està molt penedit, que conviu amb la seva esposa i els seus fills que no són econòmicament independents, que la privació del permís de conduir implica el tancament del negoci en un breu termini de temps, que no té antecedents penals, que la pena d'un mes d'arrest nocturn condicional imposada per Ordenança Penal de data 16-10-2021 és de natura a dissuadir-lo de cometre un nou delicte.
IV.-RESULTANT: que el Ministeri Fiscal s'oposa al recurs, considerant encertades les motivacions expressades en l'aute recorregut, relatives especialment a les circumstàncies personals i de conducta del condemnat Zurita.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: que l'article 110.2 del Codi Procediment Penal en relació amb l'article 208 del mateix codi, permet al Tribunal o Batlle competent per executar la Sentència o l'Ordenança Penal, en matèria de privació del permís de conduir, d'autoritzar a l'interessat conduir per a treballar, havent-se de comptar cada dia com a mig dia de pena de retirada del permís de conduir.
Com ja ho declarat aquesta Sala Penal, es tracta d'una facultat discrecional excepcional, per a quin exercici s'ha de valorar, no només la necessitat que tingui el condemnat de conduir per exercir el seu treball, sinó també altres circumstàncies, com el risc per a la seguretat vial que pot representar l'autorització per conduir, deduïda entre altres elements, de la gravetat de la conducta per la qual ha estat condemnat, a l'existència d'anteriors condemnes per delictes contra la seguretat del trànsit, tenint en compte que les necessitats laborals de l'autor dels fets no poden prevaldre sobre la necessitat de garantir la seguretat dels usuaris de la via pública.
II.- CONSIDERANT: que l'Aute impugnat per denegar l'autorització de conduir demanada pel condemnat, posa de relleu amb bon criteri, que en el dia dels fets d'autes Zurita va ser controlat després de patir un accident, causant danys a varies motocicletes i a una bicicleta que estaven estacionades, topant seguidament contra un talús de pedra, que els agents de policia han hagut d'entravessar el seu vehicle oficial davant del que conduïa el condemnat, el qual havia iniciat la marxa, que el resultat de la prova d'alcoholèmia practicada va ser de 2,42 g/l/s, evidenciant així una conducta particularment perillosa per a la seguretat del trànsit.
La sala observa a més que el registre d'antecedents de l'interessat, comporta una condemna de data 10-03-2010 però no cancel·lada, per un delicte menor de conducció de vehicle amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s .
En fi, la Sala es qüestiona fins i tot, sobre la necessitat de l'avui recurrent de conduir per a poder dur a terme la seva feina laboral, atès que si el Registre de comerç i industria menciona com a activitat general sobre el número 502010 "manteniment i reparació de vehicles de motor", l'activitat detallada precisada en el registre, és neteja de vehicles, el que correspon al nom comercial de l'empresa "XXX" essent observat que aquesta activitat no sembla exigir conduir els vehicles dels clients.
III.-CONSIDERANT: que procedeix desestimar el recurs, i imposar al recurrent el pagament de les despeses processals causades en aquesta segona instància.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.- DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada d'Zurita contra l'aute de data 23 de novembre de 2021 dictat per la Batlle instructora en l'executòria 5080154/2021.
2.- CONFIRMAR l'aute recorregut.
3.- Condemnar al recurrent al pagament de les despeses processals causades pel recurs.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem.