ATSJAD ANDORRA, a 15 de juny del 2022 - ROJ: ATSJAD 109/2022
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé15 juin 2022
NuméroA066/22
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 109/2022 (Tribunal supérieur de justice d'Andorre, Sala civil, 15 juin 2022)
> Décision commentée : ATSJAD 109/2022, ECLI:AD:TSJADAD:2022:109A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par sentence du 8 janvier 2015, le Tribunal de batlles (juridiction de première instance andorrane) a fait droit, pour l'essentiel, à la demande formée par Mme Vilar contre M. Morillo. Le dispositif condamnait ce dernier à rétablir immédiatement le légitime possesseur dans sa possession, par l'exécution de travaux consistant en la dépose de poutres ou piliers de fer installés en un point délimité « X cap a Y », ainsi qu'en la démolition totale du mur construit, afin de restituer le terrain à son aspect initial. Il était en outre condamné aux dépens, honoraires d'avocat et de procureur compris. La Sala civil du Tribunal supérieur de justice a confirmé intégralement cette sentence par arrêt du 19 juillet 2016.
La procédure d'exécution a été engagée à la demande de Mme Zapata, partie adverse dans le présent recours. M. Morillo a formé un incident d'exécution le 26 septembre 2019. Par aute du 28 janvier 2022, le Tribunal de batlles a déclaré cet incident irrecevable, a enjoint à M. Morillo de procéder, dans un délai de quinze jours ouvrables « improrrogables », aux travaux prescrits, a prévu qu'à défaut l'obligation serait exécutée à ses frais, voire qu'il serait tenu d'indemniser les dommages et intérêts, sur le fondement de l'article 5 du décret du 4 février 1986 relatif à l'exécution des décisions judiciaires en matière civile, et l'a condamné aux dépens de l'incident.
M. Morillo a interjeté appel. Il soutenait que la finalité véritable de la sentence était le rétablissement de la possession « par tout moyen nécessaire », que cette finalité avait été atteinte par le repositionnement de piquets de délimitation du droit de passage conformément aux indications de l'expertise judiciaire, et qu'il avait donc exécuté la sentence « conformément au droit ». Mme Zapata s'est opposée à l'appel, relevant que la partie condamnée n'avait jamais réalisé les travaux détaillés, et qu'elle n'avait acquitté que les dépens.
## Question de droit
La question posée à la juridiction d'appel était de savoir si le juge de l'exécution pouvait, sans méconnaître l'autorité de la chose jugée, retenir une lecture des travaux à accomplir qui tienne à la finalité générale de la condamnation, et si l'appelant pouvait être regardé comme ayant exécuté la sentence dès lors que la possession avait été, selon lui, rétablie par d'autres moyens que ceux détaillés dans le dispositif.
Il s'agissait donc, en substance, de déterminer les limites de l'office du juge de l'exécution face à un dispositif jugé clair, et de savoir si l'appréciation subjective de l'exécution par le débiteur pouvait se substituer à la lettre de la décision passée en force de chose jugée.
## Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur rejette l'appel. Il relève, en premier lieu, que la sentence n'a pas prescrit une restitution de la possession « par tous moyens », mais a préc
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 15 de juny del 2022 - ROJ: ATSJAD 109/2022
ATSJAD 109/2022 (Tribunal supérieur de justice d'Andorre, Sala civil, 15 juin 2022)
Par sentence du 8 janvier 2015, le Tribunal de batlles (juridiction de première instance andorrane) a fait droit, pour l'essentiel, à la demande formée par Mme Vilar contre M. Morillo. Le dispositif condamnait ce dernier à rétablir immédiatement le légitime possesseur dans sa possession, par l'exécution de travaux consistant en la dépose de poutres ou piliers de fer installés en un point délimité « X cap a Y », ainsi qu'en la démolition totale du mur construit, afin de restituer le terrain à son aspect initial. Il était en outre condamné aux dépens, honoraires d'avocat et de procureur compris. La Sala civil du Tribunal supérieur de justice a confirmé intégralement cette sentence par arrêt du 19 juillet 2016.
La procédure d'exécution a été engagée à la demande de Mme Zapata, partie adverse dans le présent recours. M. Morillo a formé un incident d'exécution le 26 septembre 2019. Par aute du 28 janvier 2022, le Tribunal de batlles a déclaré cet incident irrecevable, a enjoint à M. Morillo de procéder, dans un délai de quinze jours ouvrables « improrrogables », aux travaux prescrits, a prévu qu'à défaut l'obligation serait exécutée à ses frais, voire qu'il serait tenu d'indemniser les dommages et intérêts, sur le fondement de l'article 5 du décret du 4 février 1986 relatif à l'exécution des décisions judiciaires en matière civile, et l'a condamné aux dépens de l'incident.
M. Morillo a interjeté appel. Il soutenait que la finalité véritable de la sentence était le rétablissement de la possession « par tout moyen nécessaire », que cette finalité avait été atteinte par le repositionnement de piquets de délimitation du droit de passage conformément aux indications de l'expertise judiciaire, et qu'il avait donc exécuté la sentence « conformément au droit ». Mme Zapata s'est opposée à l'appel, relevant que la partie condamnée n'avait jamais réalisé les travaux détaillés, et qu'elle n'avait acquitté que les dépens.
Question de droit
La question posée à la juridiction d'appel était de savoir si le juge de l'exécution pouvait, sans méconnaître l'autorité de la chose jugée, retenir une lecture des travaux à accomplir qui tienne à la finalité générale de la condamnation, et si l'appelant pouvait être regardé comme ayant exécuté la sentence dès lors que la possession avait été, selon lui, rétablie par d'autres moyens que ceux détaillés dans le dispositif.
Il s'agissait donc, en substance, de déterminer les limites de l'office du juge de l'exécution face à un dispositif jugé clair, et de savoir si l'appréciation subjective de l'exécution par le débiteur pouvait se substituer à la lettre de la décision passée en force de chose jugée.
Solution et dispositif
Le Tribunal supérieur rejette l'appel. Il relève, en premier lieu, que la sentence n'a pas prescrit une restitution de la possession « par tous moyens », mais a préc
Aute
TSJC.- 0000066/2022 ORIGEN: 4000453/2019 - 00
NIG: 5300542120150001814
PARTS:
Apel·lant: Sr. Morillo
Representant: Sra. Sevillano
Advocat: Sr. Pulido
Apel·lat: Sra. Zapata
Advocat: Sr. Galan
OBJECTE: incident d'execució, compliment disposicions resolució ferma i executiva
AUTE 081-2022
Andorra la Vella, el 15 de juny del 2022. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent la magistrada Sra. Alexandra Cornella Sola, la qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A066/22 — Décision commentée
1.- En data 8 de gener de 2015, el Tribunal de Batlles dictà Sentència amb, entre altres, la següent part dispositiva:
"D E C I D E I X
Estimar substancialment la demanda presentada per la representació processal de la Sra. Vilar contra el Sr. Morillo i, condemnar aquest darrer a que immediatament es reposi en la possessió el legítim posseïdor, mitjançant els treballs necessaris i, que han de consistir en la retirada de les bigues o pilars de ferro instal·lats en el punt X cap a Y, així com en la demolició total i plena del mur construït, que són necessaris per a restituir el terreny al seu aspecte inicial.
Condemnar igualment al Sr. Morillo a satisfer la totalitat de les costes processals causades a l'agent, inclosos honoraris d'advocat i procurador." Resolució que fou íntegrament confirmada per Sentència d'aquesta Sala de data 19 de juliol de 2016.
2.- A conseqüència de la darrera petició d'execució de la dita resolució, interessada per la senyora Zapata i per causa de l'incident d'execució formulat pel senyor Morillo, el Tribunal de Batlles, per Aute de data 28 de gener de 2022, decidí:
"Primer.- Inadmetre l'incident d'execució promogut per la representació processal del Sr. Morillo en data 26-9-2019.
Segon.- Requerir al Sr. Morillo per tal que sense més demora i en un termini de QUINZE (15) DIES HÀBILS IMPRORROGABLES procedeixi a retirar les bigues o pilars de ferro instal·lats en el punt X cap a Y, així com en la demolició total i plena del mur construït, que són necessaris per a restituir el terreny al seu aspecte inicial, cas contrari s'executarà l'obligació a despeses seves i si això no és possible, el Sr. Morillo vindrà obligat a indemnitzar danys i perjudicis, de conformitat amb l'article 5 del Decret del 4-2-1986, d'execució de resolucions judicials en matèria civil.
Tercer.- Imposar al Sr. Morillo les costes processals causades del present incident, amb inclusió dels honoraris d'advocat.
Quart.- Notificar la present resolució a les parts interessades."
3.- Contra aquesta resolució ha interposat recurs d'apel·lació la representació processal del senyor Morillo en base, en síntesi, a considerar que el veritable esperit de la decisió que ha de ser objecte d'execució des de l'any 2016 s'allunya del que s'estableix en l'Aute d'instància, tot pretenent que la seva finalitat és "que sigui restablerta la possessió la qual cosa ha de realitzar-se mitjançant els treballs necessaris (siguin quins siguin) per aquesta finalitat"; tot entenent que aquesta finalitat ja va ser complerta en haver desplaçat els piquets de delimitació del dret de pas als indrets assenyalats pel pèrit judicial. Considera doncs que ja va restablir la possessió en restituir el dret de pas a la situació anterior, seguint les instruccions que l'autoritat judicial va donar a través de la pericial per ella ordenada; tot sol·licitant la revocació de la resolució d'instància en tots els seus extrems i que es declari que el senyor Morillo ha executat conforme a dret la Sentència de data 8 de gener de 2015; amb expressa condemna en costes judicials, inclosos els honoraris judicials, inclosos els honoraris d'advocat i procurador a la part adversa.
4.- Per la seva banda, la senyora Zapata s'oposa al recurs d'apel·lació articulat de contrari tot manifestant que des de la fermesa de la resolució d'instància ha demanat la seva execució en diferents ocasions sense que fins ara la part executada hagi realitzat els treballs detallats en la mateixa, havent només satisfet les costes judicials, a les que també resultà condemnada. Es queixa de què el senyor Morillo pretén ajornar al màxim l'execució de la resolució dictada en perjudici de la senyora Zapata. Sol·licita la íntegra desestimació de les pretensions de l'adversa, amb expressa imposició de costes processals a la part apel·lant.
FONAMENTS DE DRET
PRIMER.- La part dispositiva de la resolució objecte d'execució és força clara: "Estimar substancialment la demanda presentada per la representació processal de la Sra. Vilar contra el Sr. Morillo i, condemnar aquest darrer a què immediatament es reposi en la possessió el legítim posseïdor, mitjançant els treballs necessaris i, que han de consistir en la retirada de les bigues o pilars de ferro instal·lats en el punt X cap a Y, així com en la demolició total i plena del mur construït, que són necessaris per a restituir el terreny al seu aspecte inicial.
Condemnar igualment al Sr. Morillo a satisfer la totalitat de les costes processals causades a l'agent, inclosos honoraris d'advocat i procurador." (la negreta és afegida).
De la seva lectura es deriva que el jutjador a quo no es va limitar a ordenar que la reposició de la possessió al legítim posseïdor s'efectués mitjançant els treballs necessaris, siguin quins siguin aquests, com pretén la part recurrent; sinó que el jutjador d'instància va detallar quins havien de ser aquests treballs: retirada de les bigues o pilars de ferro instal·lats en el punt X cap a Y i la demolició total i plena del mur construït.
Treballs que segons es deriva del propi escrit de recurs, la part condemnada a efectuar-los no ha realitzat, en considerar que el mateix Tribunal que dictà la Sentència objecte d'execució i que ja imposava aquesta obligació, desconeix el sentit de les seves pròpies paraules i la transcendència del que imposa complir.
SEGON.- In claris non fit interpretatio. La part dispositiva de la resolució és clara i, per tant, també l'obligació que la mateixa imposa al senyor Morillo. El procediment d'execució no permet la modificació de la part dispositiva d'una resolució i, molt menys, en base al criteri d'una de les parts que ja li fou degudament desistimat.
TERCER.- Procedeix, en conseqüència, la desestimació del recurs d'apel·lació interposat i la confirmació íntegra de l'Aute recorregut, amb imposició de les costes generades en aquesta alçada a la part recurrent, i no només pel criteri del venciment, sinó per la mala fe evidenciada per la seva reiterada conducta de no donar compliment a una resolució ferma i executiva.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
DECIDEIX
Primer.- DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal del senyor Morillo contra l'Aute dictat pel Tribunal de Batlles de data 28 de gener de 2022, que confirmem íntegrament.
Segon.- FER imposició a la part recurrent de les costes processals generades en aquesta alçada.
Aquest aute és ferm i executiu.
Així, per aquest nostre aute, definitivament jutjant, ho manem i signem.