jurisprudence · v1.0.0
ATSJAD ANDORRA, a 27 de setembre del 2022 - ROJ: ATSJAD 147/2022
Résumé
# ATSJAD 147/2022 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 27 septembre 2022) > Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, ATSJAD 147/2022 du 27 septembre 2022, ECLI:AD:TSJADAD:2022:147A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure Dans le cadre de l'exécution d'un jugement rendu le 9 janvier 2017 par le Tribunal de batlles, dans la cause 7100213/2014, à la requête de la société Campillo contre la société Tejera, la saig (huissière de justice andorrane), Mme Manzano, a saisi le batlle compétent le 13 juillet 2021. Elle demandait soit que la débitrice procède à l'autoliquidation de l'impôt sur les transmissions patrimoniales (ITP) afférent à plusieurs unités immobilières, soit qu'elle-même soit autorisée à y procéder. Par un aute du 21 février 2022, le batlle d'instància a autorisé la saig à procéder à l'autoliquidation de l'ITP des unités immobilières visées, propriété de la société Tejera. La société Tejera a interjeté appel. Elle soutenait, en substance, que le redevable de l'impôt est l'acquéreur et non le transmetteur, que la gestion et la liquidation de l'ITP ne relèvent ni de la saig ni de la batllia, que l'exigibilité des dettes fiscales se prescrit par trois ans, et qu'une procédure de cessation de paiements affectant une autre société était pendante. Elle sollicitait la révocation de l'aute et la condamnation de la saig aux dépens. La société Campillo s'est opposée au recours et a demandé la confirmation de la décision attaquée. La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia n'a retenu que le premier et le deuxième moyens, qui suffisaient à trancher le litige. Elle n'a pas statué sur la prescription ni sur la procédure collective invoquée. ## Question de droit La question posée était de savoir si la saig peut, par délégation de l'autorité judiciaire, procéder à la liquidation d'une obligation fiscale incombant à une société débitrice, en dehors de tout titre exécutoire définissant cette obligation. Plus précisément, le juge d'appel devait déterminer l'étendue de la compétence d'exécution forcée de la saig au regard de l'article 36 de la loi relative à la saig, ainsi que de l'article 375 du Code de procédure civile, qui en reprend la logique. ## Solution et dispositif La Sala retient que la saig a excédé ses fonctions. Le raisonnement s'articule autour de trois points. **1. Le statut et la compétence du saig.** Le saig est un coopérateur de l'administration de la justice. Il exécute de manière forcée les décisions judiciaires ou arbitrales, par délégation de l'organe qui les a rendues et sous son contrôle. Selon l'article 36 de la loi, cette délégation porte sur le paiement de sommes liquides déterminées ou déterminables par de simples opérations arithmétiques, ainsi que, dans des conditions plus restreintes, sur certaines obligations de faire, de ne pas faire ou de remettre une chose. La Sala en déduit que le législateur a entendu confier au saig des actes d'exécution relatifs à des
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