ATSJAD ANDORRA, a 26 d'octubre del 2022 - ROJ: ATSJAD 175/2022
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé26 octobre 2022
NuméroA102/22
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD, Civil, 26 octobre 2022, ROJ ATSJAD 175/2022 (ECLI:AD:TSJADAD:2022:175A)
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, aute du 26 octobre 2022, ROJ ATSJAD 175/2022 (ECLI:AD:TSJADAD:2022:175A), recours A102/22 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note : la référence canonique fournie dans la requête (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reprise du texte intégral de la décision.*
## Faits et procédure
Le litige s'inscrit dans la liquidation du régime économique matrimonial d'un couple dont la procédure a donné lieu à une sentence du 19 mai 2008, confirmée par la Sala Civil le 30 novembre 2020 (sauf sur les dépens). Cette sentence ordonnait le partage des véhicules, avec une mise en vente aux enchères publiques de deux véhicules (désignés V1 et V2 dans la décision) en cas de défaut d'accord de répartition dans le délai d'un mois suivant la fermeté de la décision.
Mme Coll a introduit une demande d'exécution forcée, admise par aute du 16 février 2022, qui ordonnait l'évaluation et la vente aux enchères publiques des véhicules. M. Catalá a formé opposition à l'exécution, soutenant que les véhicules avaient été réparties entre les parties, chacune étant titulaire d'un véhicule selon les cartes grises produites. Par aute du 30 mars 2022 (l'« Aute 315/2022 » visé au dispositif), le juge de première instance a rejeté l'opposition, refusé la demande de saisie formée par l'exécutante, et condamné M. Catalá aux dépens de l'opposition.
M. Catalá a interjeté appel en sollicitant la réformation de la décision et la condamnation de la partie adverse aux dépens des deux instances. Il invoquait, d'une part, l'absence d'indivision sur les véhicules et l'absence de pouvoir juridictionnel du juge d'exécution, et, d'autre part, l'existence d'une juste cause de litiger justifiant l'exonération des dépens. Mme Coll a conclu à la confirmation intégrale.
Le texte ne précise pas les dispositions du droit andorran régissant la procédure d'opposition à l'exécution, et il ne mentionne pas de dispositions relatives à la saisie en cause dans le second moyen d'appel.
## Question de droit
La Sala Civil était saisie de trois questions :
1. Un juge de l'exécution peut-il connaître de contestations relatives à la titularité de biens dont la répartition a déjà été ordonnée par une décision passée en force de chose jugée, ou ces contestations doivent-elles être portées devant la juridiction du fond ?
2. Le mécanisme de vente aux enchères publiques, établi par la sentence de liquidation, peut-il être remis en cause au stade de l'exécution ?
3. La condamnation aux dépens de l'opposant est-elle justifiée au regard de l'absence de « juste cause de litiger » invoquée par celui-ci ?
## Solution et dispositif
La Cour rejette l'appel sur les trois moyens et confirme intégralement l'aute entrepris. Elle relève d'abord que la vente aux enchères publiques des véhicules a été établie par une décision judiciaire ferme et définitive, « gaudint ara d'efic\u00e0cia de cosa jutjada (article 88 de la Constitució) », et que M. Catalá ne saurait en obtenir la modification au moyen d'arguments qu'il n'avait pas soulevés en première instance. Selon la Cour, il avait seulement défendu l'existence d'un droit de préemption, sans jamais contester la copropriété des litigants sur les véhicules.
La Cour qualifie en outre la prétention de l'appelant de dépourvue de fondement et même « constitutive de mauvaise foi », en reprenant la définition
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 26 d'octubre del 2022 - ROJ: ATSJAD 175/2022
ATSJAD, Civil, 26 octobre 2022, ROJ ATSJAD 175/2022 (ECLI:AD:TSJADAD:2022:175A)
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, aute du 26 octobre 2022, ROJ ATSJAD 175/2022 (ECLI:AD:TSJADAD:2022:175A), recours A102/22 (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie dans la requête (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reprise du texte intégral de la décision.
Faits et procédure
Le litige s'inscrit dans la liquidation du régime économique matrimonial d'un couple dont la procédure a donné lieu à une sentence du 19 mai 2008, confirmée par la Sala Civil le 30 novembre 2020 (sauf sur les dépens). Cette sentence ordonnait le partage des véhicules, avec une mise en vente aux enchères publiques de deux véhicules (désignés V1 et V2 dans la décision) en cas de défaut d'accord de répartition dans le délai d'un mois suivant la fermeté de la décision.
Mme Coll a introduit une demande d'exécution forcée, admise par aute du 16 février 2022, qui ordonnait l'évaluation et la vente aux enchères publiques des véhicules. M. Catalá a formé opposition à l'exécution, soutenant que les véhicules avaient été réparties entre les parties, chacune étant titulaire d'un véhicule selon les cartes grises produites. Par aute du 30 mars 2022 (l'« Aute 315/2022 » visé au dispositif), le juge de première instance a rejeté l'opposition, refusé la demande de saisie formée par l'exécutante, et condamné M. Catalá aux dépens de l'opposition.
M. Catalá a interjeté appel en sollicitant la réformation de la décision et la condamnation de la partie adverse aux dépens des deux instances. Il invoquait, d'une part, l'absence d'indivision sur les véhicules et l'absence de pouvoir juridictionnel du juge d'exécution, et, d'autre part, l'existence d'une juste cause de litiger justifiant l'exonération des dépens. Mme Coll a conclu à la confirmation intégrale.
Le texte ne précise pas les dispositions du droit andorran régissant la procédure d'opposition à l'exécution, et il ne mentionne pas de dispositions relatives à la saisie en cause dans le second moyen d'appel.
Question de droit
La Sala Civil était saisie de trois questions :
Un juge de l'exécution peut-il connaître de contestations relatives à la titularité de biens dont la répartition a déjà été ordonnée par une décision passée en force de chose jugée, ou ces contestations doivent-elles être portées devant la juridiction du fond ?
Le mécanisme de vente aux enchères publiques, établi par la sentence de liquidation, peut-il être remis en cause au stade de l'exécution ?
La condamnation aux dépens de l'opposant est-elle justifiée au regard de l'absence de « juste cause de litiger » invoquée par celui-ci ?
Solution et dispositif
La Cour rejette l'appel sur les trois moyens et confirme intégralement l'aute entrepris. Elle relève d'abord que la vente aux enchères publiques des véhicules a été établie par une décision judiciaire ferme et définitive, « gaudint ara d'efic\u00e0cia de cosa jutjada (article 88 de la Constitució) », et que M. Catalá ne saurait en obtenir la modification au moyen d'arguments qu'il n'avait pas soulevés en première instance. Selon la Cour, il avait seulement défendu l'existence d'un droit de préemption, sans jamais contester la copropriété des litigants sur les véhicules.
La Cour qualifie en outre la prétention de l'appelant de dépourvue de fondement et même « constitutive de mauvaise foi », en reprenant la définition
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000102/2022 ORIGEN: 2000012/2022 - 00
NIG: 5300542120180000970
PARTS:
Apel·lant: Sr. Catalá
Advocat: Sr. Carretero
Apel·lat: Sra. Coll
Representant: Sr. Pina
Advocat: Sra. Ruiz
OBJECTE: Oposició a l'execució
AUTE 145-2022
Andorra la Vella, el 26 d'octubre del 2022. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Jaume Tor Porta, el qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A102/22 — Décision commentée
"Primer.- Desestimar íntegrament l'oposició a l'execució presentada per la part executada en relació a l'execució forçosa despatxada mitjançant aute del 16 de febrer del 2022.
Segon.- No donar lloc a la petició d'embargament sol·licitada per la part executant en data 28 de març del 2022.
Tercer.- Condemnar al Sr. Catalá al pagament de les costes processals derivades de la oposició a l'execució forçosa.
Quart.- Donar trasllat a la part executada de l'escrit formulat per l'executant en data 28 de març del 2022.
Cinquè.- Notificar la present resolució judicial a les parts personades en el procés".
2.- El Sr. Catalá ha formulat recurs d'apel·lació contra aquesta decisió sol·licitant la seva revocació, i que en el seu lloc es dicti nova Resolució en aquesta alçada, estimant les seves pretensions, condemnant la part demandant, al pagament de les costes processals del plet en ambdues instàncies.
3.- La representació processal de la Sra. Coll s'ha oposat al recurs d'apel·lació articulat, sol·licitant la confirmació íntegra de la resolució dictada per la Sra. Batlle, imposant al recurrent les costes ocasionades en ambdues instàncies.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- La resolució dictada per la Sra. Batlle desestima l'oposició a l'execució articulada pel Sr. Catalá en relació amb l'execució forçosa decidida mitjançant Aute de 16-2-2022. El recurrent s'alça contra aquesta decisió sobre la base de dos motius principals. En primer lloc, considera que la subhasta dels vehicles que es decidia no resultava procedent atès que cada litigant era titular d'un vehicle com s'inferia de les cartes grogues que acompanyava. En aquesta eventualitat, considera que no existia cap vehicle en comunitat indivisa i que el Batlle no disposava de potestat jurisdiccional per a procedir a l'execució sol·licitada. En segon lloc, s'alça contra el pronunciament assolit respecte de les costes processals, sostenint que concorria una justa causa de litigar.
Segon.- L'oposició a l'execució que el Sr. Catalá plantejava intervé en el procés d'execució de la Sentència de 19-5-2008, confirmada per aquesta Sala (a excepció del pronunciament sobre les costes) mitjançant Sentència de 30-11-2020, que en la part que ara interessa disposava:
"Primer.- Estimar parcialment la reclamació formulada per la Sra. Coll en el sentit de:
(···)
Procedir al repartiment única i exclusivament dels vehicles Jeep marca V1 matrícula XXXX i V2 model M matrícula XXXX. Havent de procedir a la valoració i execució en pública subhasta d'ambdós vehicles en període d'execució de sentència en el cas de manca d'acord de repartiment en un termini d'un mes a comptar de la fermesa de la present resolució
(···)".
La Sra. Coll formulava demanda d'execució que resultava admesa per Aute de 16-2-2022, a través del qual es despatxava execució d'aquest pronunciament disposant la valoració i execució en pública subhasta dels vehicles matrícula XXXX i XXXX en els termes que s'hi indiquen.
El Sr. Catalá formulava oposició contra aquesta resolució sostenint que els vehicles indicats estaven repartits entre les parts: el vehicle V1 era propietat de la Sra. Coll i el Vehicle V2 del Sr. Catalá com ho adverava les cartes grogues respectives.
L'òrgan judicial d'instància desestima l'oposició articulada sostenint que les parts no havien assolit cap mena d'acord quan al repartiment dels vehicles indicats i que la titularitat que podia il·lustrar la carta groga respectiva, sols era formal, imposant les costes ocasionades al Sr. Catalá.
Tercer.- Quant a l'eventual manca de jurisdicció que la part recurrent atribueix a la jutjadora a quo i al caràcter injust que s'atribueix a la decisió impugnada, aquests arguments no podran prosperar.
En efecte, en la nostra Sentència 144-2020 de 30-11-2020 dictada en el litigi en liquidació el règim econòmic matrimonial de les parts, ja indicàvem: "El segon motiu del recurs es planteja en relació a la modalitat adoptada al respecte de la divisió econòmica dels vehicles automòbils. Considera que la seva venda en pública subhasta menystenia la regla de la preferent adquisició que resultaria del Còdex III, Titulus XXXVI.
Tampoc aquest motiu del recurs podrà ser admès. En efecte, la decisió relativa a la seva valoració en període d'execució i posterior venda en pública subhasta dels vehicles descrits intervé com a mecanisme de tancament de la liquidació del patrimoni comú, de manera que en l'eventualitat que les parts no assoleixin altre acord per a fer-ho de manera diferent, permeti dirimir el conflicte existent mitjançant un procediment que es presumeix imparcial".
La venda en pública subhasta dels vehicles de constant referència com a mecanisme de liquidació del règim econòmic matrimonial de les parts va ser establerta per una resolució judicial ferma i definitiva, gaudint ara d'eficàcia de cosa jutjada (article 88 de la Constitució), sense que, en aquestes alçades, el recurrent pugui pretendre modificar-lo basant-se en uns criteris que ha introduït en seu d'execució i que mai va introduir en la instància (allà només defensava l'existència d'un dret de preferent adquisició), on mai sigui dit de passada va qüestionar la titularitat conjunta dels litigants sobre els vehicles esmentats.
En aquesta eventualitat, la pretensió de la part recurrent no tan sols mancava absolutament de fonament sinó que fins i tot resultava constitutiva de mala fe, noció que cal entendre "(···) quan el demandat ha vingut eludint de manera clara, constant i conscient el compliment de les seves obligacions, postura que acabaran generant un judici amb les consegüentes molèsties i despeses" (Sentència de 27-3-2018 TSJC-461/2017).
El primer motiu del recurs es veurà abocat al fracàs.
Quart.- El recurrent sostenia, d'altra banda, que no resultava procedent imposar-li les costes ocasionades, considerant que concorria una justa causa de litigar.
El recurrent no pot defensar seriosament que l'oposició a l'execució que va articular derivava d'una confusió legítima respecte del pronunciament jurisdiccional ferm anterior. En realitat, la controvèrsia que pretenia suscitar es trobava ja resolta, i la interposició de l'oposició a l'execució en aquesta eventualitat obeeix a uns motius inconsistents.
En conseqüència, la imposició de les costes decidida en la instància s'ajustava a dret i a les circumstàncies concurrents, el que comportarà que aquest motiu del recurs, també s'haja de rebutjar.
Cinquè.- La desestimació el recurs articulat comportarà en mèrits de la regla contemplada en l'art. 354.2 CPC que les costes derivades del recurs plantejat pel Sr. Catalá li siguin imposades.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs d'apel·lació articulat pel Sr. Catalá contra l'Aute 315/2022 de 30-3-2022 que confirmem íntegrament. Imposem a la part recurrent el pagament de les costes ocasionades en aquesta alçada.
Aquest aute és ferm i executiu.
Així, per aquest nostre aute, definitivament jutjant, ho manem i signem.