ATSJAD ANDORRA, a 28 de novembre del 2022 - ROJ: ATSJAD 195/2022
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé28 novembre 2022
NuméroA0038/22
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 195/2022, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 28 novembre 2022
> **Décision commentée :** ATSJAD 195/2022, 28 novembre 2022 (ECLI:AD:TSJADAD:2022:195A), Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, Aute 67-2022 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note de méthode : la mention « Juridiction andorrane, — » figurant dans les métadonnées fournies ne constitue pas une référence exploitable. La référence ci-dessus est reprise du texte intégral de la décision. La décision est rédigée en catalan ; les extraits sont donnés en traduction libre.*
## Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 15 novembre 2016, M. Diez a été condamné comme auteur responsable d'un délit majeur de lésions dolosives ayant nécessité, pour leur guérison, un suivi médical postérieur à la première assistance médicale, prévu et puni par l'article 113.2 du Code pénal. La peine prononcée était de douze mois de prison conditionnelle, avec un délai de suspension de quatre ans. Cette décision est devenue ferme faute d'opposition des parties.
Pendant le délai de suspension, l'intéressé a été condamné à trois reprises :
- **Faits du 5 décembre 2017** : sentence du 19 février 2019 pour délit mineur de mauvais traitements avec cruauté envers un animal (deux mois de prison conditionnelle, délai de suspension d'un an, frais de procédure).
- **Faits du 13 mars 2020** : ordonnance pénale du même jour pour délit mineur de possession de drogue toxique (métamphétamine) (un mois d'arrêts nocturnes conditionnels, délai de suspension de deux ans, amende de deux cents euros, frais de procédure).
- **Faits du 10 octobre 2020** : ordonnance pénale du même jour pour délits mineurs de conduite d'un véhicule avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l et sous l'empire de stupéfiants, mettant en danger la vie d'autrui (peine de deux mois d'arrêts nocturnes, dont quinze jours fermes, avec obligations de soins, délai de suspension de quatre ans).
Saisi par une demande du ministère public, le juge d'instruction (Batlle instructor) a, par aute du 17 mars 2022, révoqué totalement la suspension et ordonné l'exécution ferme des douze mois de prison. Le conseil de M. Diez a formé appel, en sollicitant une révocation seulement partielle, limitée à deux mois au plus. Il faisait valoir que la révocation totale ferait perdre à son client son emploi, contraire à l'objectif de réinsertion sociale, et qu'un accord avec l'employeur permettrait une absence de deux mois au maximum. Le ministère public s'est opposé au recours en relevant les trois condamnations intervenues dans le délai de suspension et l'absence de justification d'une activité salari
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 28 de novembre del 2022 - ROJ: ATSJAD 195/2022
I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 195/2022, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 28 novembre 2022
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD 195/2022, 28 novembre 2022 (ECLI:AD:TSJADAD:2022:195A), Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, Aute 67-2022 (Lire sur source officielle)
Note de méthode : la mention « Juridiction andorrane, — » figurant dans les métadonnées fournies ne constitue pas une référence exploitable. La référence ci-dessus est reprise du texte intégral de la décision. La décision est rédigée en catalan ; les extraits sont donnés en traduction libre.
Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 15 novembre 2016, M. Diez a été condamné comme auteur responsable d'un délit majeur de lésions dolosives ayant nécessité, pour leur guérison, un suivi médical postérieur à la première assistance médicale, prévu et puni par l'article 113.2 du Code pénal. La peine prononcée était de douze mois de prison conditionnelle, avec un délai de suspension de quatre ans. Cette décision est devenue ferme faute d'opposition des parties.
Pendant le délai de suspension, l'intéressé a été condamné à trois reprises :
Faits du 5 décembre 2017 : sentence du 19 février 2019 pour délit mineur de mauvais traitements avec cruauté envers un animal (deux mois de prison conditionnelle, délai de suspension d'un an, frais de procédure).
Faits du 13 mars 2020 : ordonnance pénale du même jour pour délit mineur de possession de drogue toxique (métamphétamine) (un mois d'arrêts nocturnes conditionnels, délai de suspension de deux ans, amende de deux cents euros, frais de procédure).
Faits du 10 octobre 2020 : ordonnance pénale du même jour pour délits mineurs de conduite d'un véhicule avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l et sous l'empire de stupéfiants, mettant en danger la vie d'autrui (peine de deux mois d'arrêts nocturnes, dont quinze jours fermes, avec obligations de soins, délai de suspension de quatre ans).
Saisi par une demande du ministère public, le juge d'instruction (Batlle instructor) a, par aute du 17 mars 2022, révoqué totalement la suspension et ordonné l'exécution ferme des douze mois de prison. Le conseil de M. Diez a formé appel, en sollicitant une révocation seulement partielle, limitée à deux mois au plus. Il faisait valoir que la révocation totale ferait perdre à son client son emploi, contraire à l'objectif de réinsertion sociale, et qu'un accord avec l'employeur permettrait une absence de deux mois au maximum. Le ministère public s'est opposé au recours en relevant les trois condamnations intervenues dans le délai de suspension et l'absence de justification d'une activité salari
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Reproduction verbatim
« Andorra la Vella, el vint-i-vuit de novembre de dos mil vint-i-dos. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 28 de novembre del 2022 - ROJ: ATSJAD 195/2022 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
Reproduction verbatim
« En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 17 de març de 2022 dictat pel Batlle Instructor en la causa de referència, seguida per un delicte major de lesions doloses que per a la seva curació van requerir el seguiment d'un tractament mèdic posterior a la 1ª assistència mèdica. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Reproduction verbatim
« Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 28 novembre 2022 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000038/2022
Núm. de Causa: Executòria 5080091/2016
AUTE 67-2022
PARTS:
Apel·lant: Sr. Diez
Advocat: Sr. Pérez
Apel·lat : MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, el vint-i-vuit de novembre de dos mil vint-i-dos.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 17 de març de 2022 dictat pel Batlle Instructor en la causa de referència, seguida per un delicte major de lesions doloses que per a la seva curació van requerir el seguiment d'un tractament mèdic posterior a la 1ª assistència mèdica. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte.
ANTECEDENTS DE FET
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A0038/22 — Décision commentée
I.- RESULTANT: que per Ordenança Penal de data 15 de novembre de 2016 es condemna a Diez com autor responsable d'un delicte major de lesions doloses que van requerir per a la seva curació el seguiment d'un tractament mèdic posterior a la primera assistència, previst i penat a l'article 113.2 del Codi Penal, a la pena de 12 mesos de presó condicional amb un termini de suspensió de la pena de 4 anys.
Dita resolució va esdevenir ferma el dia en que es va dictar en no formular les parts oposició a la mateixa
II.- RESULTANT: que mitjançant Aute de data 17 de març de 2022 subsegüent a la demanda formulada pel Ministeri Fiscal mitjançant escrit de data 16 d'octubre de 2020 el Batlle Instructor decideix:
"Primer.- Revocar totalment la suspensió de la condemna privativa de llibertat condicional imposada per Ordenança Penal de data 15 de novembre del 2016, en el marc de la present causa, acordant la revocació de dotze (12) mesos de presó ferma."
III.-RESULTANT: que contra l'esmentat Aute interposa recurs d'apel·lació la representació lletrada de Diez, sol·licitant que es revoqui parcialment dita resolució, i s'acordi una revocació només parcial i no superior a 2 mesos de la pena dictada per Ordenança Penal de data 15 de novembre de 2016.
Observa que la revocació total tindria efectes contraris a l'objectiu de reinserció social del condemnat doncs suposaria la pèrdua del seu treball. Precisa que el seu defensat pot arribar a un acord amb el seu patró a fi d'absentar-se del seu lloc de treball per un període màxim de 2 mesos.
IV.-RESULTANT: que el Ministeri Fiscal s'oposa al recurs formulat, posant de relleu d'una part que l'avui recurrent ha estat condemnat posteriorment en tres vegades, per infraccions comeses dins el termini de suspensió de la condemna a penes privatives de llibertat, d'altra part no justifica l'exercici d'una feina laboral.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: que no es discuteix que Diez va cometre tres delictes dintre del període de 4 anys de suspensió de la pena de 12 mesos de presó que li va ser imposada per Ordenança Penal de data 16 de novembre de 2016 pel quals va ser condemnat:
Per fets ocorreguts en data 5 de desembre de 2017, mitjançant Sentència de data 19 de febrer de 2019, com a responsable penalment en concepte d'autor del delicte menor de maltractament amb crueltat a animal, sense la concurrència de circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal, a la pena, entre altres, de 2 mesos de presó condicional, amb un termini de suspensió de la condemna d'1 any, així com al pagament de les despeses processals causades, en el marc de la causa núm. DME6000062/2018, actualment amb núm. EXE-0000042/2019.
Per fets ocorreguts en data 13 de març de 2020, mitjançant Ordenança Penal de la mateixa data, com autor responsable, entre altres, del delicte menor de possessió de droga tòxica metamfetamina, a la pena d'1 mes d'arrest nocturn condicional, amb un termini de suspensió de la condemna per un període de 2 anys i una pena de multa en l'import de dos-cents euros 200 euros, així com al pagament de les despeses processals causades, incloent els honoraris d'advocat del torn d'ofici, en el marc de la causa núm. DME-0000149/2020, actualment núm. EXE-5080058/2020.
Per fets ocorreguts en data 10 d'octubre de 2020, mitjançant Ordenança Penal de la mateixa data, com autor responsable, entre altres, dels delictes menors de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 grams d'alcohol per litre de sang i sota els efectes de les drogues posant en perill la vida de les persones, a una pena, entre altres, de dos mesos d'arrest nocturn dels quals quinze dies ferms i la resta condicional qualificada a una primera avaluació prop de l'UCA i seguir tractament de desintoxicació durant un període de quatre anys o alta mèdica amb un termini de suspensió de la condemna de quatre anys, així com el pagament de les despeses processals causades, en el marc de la causa núm. OPE-0000472/2020, actualment núm. EXE1080180/2020.
Per tant la revocació de la suspensió esdevé obligada en aplicació de l'article 64.3 del Codi Penal.
II.- CONSIDERANT: que el recurrent sol·licita que la revocació sigui parcial i no total.
La Sala considera com un criteri correcte per decidir si la revocació ha de ser total o parcial, el nombre de delictes comesos durant el període de suspensió i la seva naturalesa, perquè aquestes circumstàncies posen de manifest que l'expectativa en que es va fonamentar la suspensió, la reinserció social del condemnat, ja no pot ser mantinguda i revelen la perillositat criminal de l'autor per la seva reincidència a la repetició de fets delictius.
Com ho relleva a bon dret l'aute impugnat, el condemnat ha reiterat conducte delictives, malgrat ser coneixedor de les conseqüències que això podia comportar, cometent fets de violència (maltractament amb crueltat a animal), de possessió de droga tòxica, de conducció de vehicle amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s i sota efectes de drogues tòxiques, posant en perill la vida de les persones.
L'activitat delictiva de Diez demostra el nul efecte dissuasiu, en la repetició de conductes delictives que han tingut anteriors condemnes.
A més pel que fa a l'activitat laboral al·legada, convé observar que no consta en autes cap prova de l'existència d'un contracte de treball.
III.- CONSIDERANT: que procedeix confirmar l'Aute recorregut, amb imposició al recurrent de les costes processals causades.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.- DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada de Diez, contra l'Aute de data 17 de març de 2022 dictat pel Batlle instructor en l'executòria 5080091/2016.
2.- CONFIRMAR l'Aute de data 17 de març de 2022 dictat pel Batlle instructor en l'executòria 5080091/2016.
3.- Imposar les despeses processals causades al recurrent .
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem.