ATSJAD, Penal, 28 novembre 2022 (ROJ ATSJAD 197/2022)
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra (Sala Penal), aute n° 69-2022, 28 novembre 2022, recours A0058/22, ROJ ATSJAD 197/2022, ECLI:AD:TSJADAD:2022:197A (Lire sur source officielle)
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Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 24 août 2019, M. Manso a été condamné, pour un délit mineur de mauvais traitements dans le cadre domestique commis en présence d'un mineur, à six mois de prison conditionnelle, avec un délai de suspension de deux ans.
Par une seconde ordonnance pénale du 22 mai 2020, rendue dans la même procédure pour des faits commis le jour même, l'intéressé a été condamné pour des délits majors de mauvais traitements dans le cadre domestique et de lésions dolosives ayant nécessité un traitement médical. La peine prononcée est de dix mois de prison, dont trois mois fermes et le surplus assorti du sursis, avec interdiction d'entrer en contact avec la victime pendant un an. Il est constant que ces faits ont été commis pendant le délai de suspension de la première condamnation.
Par aute du 22 avril 2022, la Batlle d'instrucció a révoqué totalement la suspension de la condamnation de 2019, ordonnant que les six mois de prison conditionnelle deviennent six mois de prison ferme.
Le condamné, représenté par un avocat, a formé appel en invoquant la jurisprudence du Tribunal Superior de Justícia (la décision ne précise pas les arrêts visés). Le Ministeri Fiscal s'est opposé au recours et a conclu à la confirmation de la révocation totale.
Question de droit
La question posée est de savoir si, en application de l'article 64.3 du Codi penal, la révocation de la suspension doit être totale ou partielle lorsque le condamné a été condamné à une nouvelle peine privative de liberté pour une infraction commise pendant le délai de suspension.
Le texte du Codi penal est reproduit dans la décision, dans les termes suivants (traduction française) :
« Si le prévenu est condamné à une autre peine privative de liberté pour un délit commis pendant la période de suspension, le tribunal doit ordonner l'exécution totale ou partielle de la peine suspendue. »
Le débat porte donc sur l'exercice du pouvoir d'appréciation ouvert par l'alternative « totalement ou partiellement ». L'appelant soutenait, en substance, que les faits n'avaient été réitérés qu'une seule fois, ce que la juridiction d'appel ne conteste pas formellement.
Solution et dispositif
La Sala Penal retient que la condition de l'article 64.3 est remplie, la nouvelle condamnation ayant été prononcée pour une infraction commise dans le délai de suspension. Elle relève ensuite plusieurs éléments qui fondent, selon elle, la révocation totale :
- la nouvelle condamnation intervient dans un délai inférieur à un an après la première ;
- les infractions sont identiques (mauvais traitements dans le cadre domestique), auxquelles s'ajo
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000058/2022
Núm. de Causa: Executòria 1080174/2019
AUTE 69-2022
PARTS:
Apel·lant: Sr. Manso
Advocat: Sr. Sarabia
Apel·lat : MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, el vint-i-vuit de novembre de dos mil vint-i-dos.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 22 d'abril de 2022 dictat per la Batlle instructora en la causa de referència, seguida per un delicte menor de maltractaments en l'àmbit domèstic davant d'un menor d'edat. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent el Sr. Yves Picod.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: Que en el marc de la causa registrada amb el número 1080174/2019, per Ordenança Penal dictada en data 24 d'agost del 2019 es condemnà, entre altres, a Manso, com autor responsable d'un delicte menor de maltractaments en l'àmbit domèstic davant d'un menor d'edat, a la pena de sis (6) mesos de presó condicional, amb un termini suspensió de la condemna per un període de dos (2) anys.