I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 57/2023 (ROJ : ATSJAD 57/2023 ; ECLI:AD:TSJADAD:2023:57A)
Décision commentée : ATSJAD 57/2023 (ROJ : ATSJAD 57/2023 ; ECLI:AD:TSJADAD:2023:57A), Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 27 janvier 2023, recours n° A091/22 (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 16 octobre 2020, Mme Gaya a été déclarée coupable d'un délit mineur de bris de condamnation (crebantament de condemna), prévu et puni par l'article 428.6 du Code pénal. Elle a été condamnée à deux mois d'arrêt nocturne avec sursis, assortis d'un délai de suspension de deux ans, ainsi qu'à une peine complémentaire de cinq mois de retrait du permis de conduire, en application de l'article 38.2.c du même code. Cette décision est devenue définitive faute d'opposition des parties.
Le 20 juillet 2022, le ministère public a sollicité la révocation totale de la suspension de la peine privative de liberté. Par un aute du 22 septembre 2022, la Batlle instructrice a révoqué intégralement la suspension, convertissant les deux mois d'arrêt nocturne avec sursis en deux mois d'arrêt nocturne ferme. Elle a rejeté la demande de la condamnée tendant à exécuter la peine à domicile et a suspendu l'exécution de sa décision jusqu'à ce qu'elle devienne ferme.
Mme Gaya a interjeté appel, sollicitant une révocation seulement partielle, pour une durée n'excédant pas sept jours. Le ministère public a conclu au rejet de l'appel, en invoquant la répétition des condamnations : quatre condamnations pour des délits commis en moins de trois ans.
Le Tribunal supérieur de justice, Sala Penal, composé de MM. Yves Picod (rapporteur), de Mme Marie Conte et de Mme Fátima Ramírez Souto, a statué sur l'appel.
Question de droit
La décision soulève deux questions connexes.
La première porte sur les conditions de la révocation de la suspension de peine lorsque le condamné commet, pendant le délai d'épreuve, une nouvelle infraction donnant lieu à une peine privative de liberté. L'article 64.3 du Code pén
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 22 de setembre de 2022 dictat per la Batlle Instructora en la causa de referència, seguida per un delicte menor de crebantament de condemna. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent el Sr. Yves Picod. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 27 de gener del 2023 - ROJ: ATSJAD 57/2023 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_partielle), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- RESULTANT: Que Gaya, ha estat condemnada per Ordenança penal dictada en data 16 d'octubre del 2020, com autora responsable d'un delicte menor de crebantament de condemna, tipificat i penat a l'article 428.6 del Codi Penal, una pena de dos (2) mesos d'arrest nocturn condicional amb un termini de suspensió de la condemna per un període dos (2) anys i una pena complementària, de conformitat amb l'article 38.2.c del Codi Penal de cinc (5) mesos de privació del permís de conduir. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 27 janvier 2023 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000091/2022
Núm. de Causa: Executòria 1080187/2020
AUTE 6-2023
PARTS:
Apel·lant: Sra. Gaya
Advocada: Sra. Alcalá
Apel·lat : MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, el vint-i-set de gener de dos mil vint-i-tres.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 22 de setembre de 2022 dictat per la Batlle Instructora en la causa de referència, seguida per un delicte menor de crebantament de condemna. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent el Sr. Yves Picod.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: Que Gaya, ha estat condemnada per Ordenança penal dictada en data 16 d'octubre del 2020, com autora responsable d'un delicte menor de crebantament de condemna, tipificat i penat a l'article 428.6 del Codi Penal, una pena de dos (2) mesos d'arrest nocturn condicional amb un termini de suspensió de la condemna per un període dos (2) anys i una pena complementària, de conformitat amb l'article 38.2.c del Codi Penal de cinc (5) mesos de privació del permís de conduir.