Par une ordonnance pénale du 4 septembre 2021, M. Seco a été déclaré auteur responsable d'un délit mineur de possession de cocaïne pour sa consommation personnelle et d'une contravention pénale de possession de haschich pour sa consommation personnelle. Il a été condamné à deux mois d'arrêt nocturne conditionnel pour le délit, assortis d'une obligation de suivre un traitement auprès de l'UCA (unité de soins compétente en matière d'addictions) pendant deux ans ou jusqu'à la sortie médicale, ainsi qu'à un mois d'arrêt nocturne conditionnel pour la contravention. Des amendes de 500 et 250 euros ont été prononcées, ainsi que les dépens. La décision est devenue définitive le jour même, les parties n'ayant pas formé opposition.
Une seconde ordonnance pénale du 25 septembre 2021, relative à des faits commis trois semaines plus tard, a condamné l'intéressé à une autre peine privative de liberté (son quantum n'est pas précisé dans la décision).
Saisi par le Ministère public d'une requête du 29 novembre 2021, le Batlle instructeur a rendu, le 21 juillet 2022, un aute (ordonnance d'exécution) révoquant partiellement le sursis. La peine a été fixée à un mois d'arrêt nocturne ferme, à exécuter au centre pénitentiaire, dans une unité séparée, pendant dix heures consécutives. Le Batlle a refusé de substituer à la révocation partielle le suivi ou l'évaluation d'un traitement auprès de l'UCA.
L'avocate de M. Seco a interjeté appel. Elle demandait une révocation « très partielle », limitée à une semaine d'arrêt nocturne, à exécuter les week-ends, au motif que les nouvelles condamnations ne se rattachaient pas au trafic de stupéfiants, que l'intéressé n'avait plus consommé depuis novembre 2021, qu'il témoignait de repentir et qu'il avait changé de mode de vie (travail, reprise d'études, maladie grave de sa mère). Le Ministère public a conclu à la confirmation, estimant la révocation partielle suffisamment modérée.
La Sala Penal du Tribunal supérieur de justice d'Andorre (TSJA), composée des magistrats Marie Conte (rapporteur) et Jaume Tor Porta, sous la présidence de M. Narváez, a rejeté l'appel.
Question de droit
La question posée était de savoir si la révocation partielle du sursis d'une peine d'arrêt nocturne, réduite à un mois d'arrêt nocturne ferme, était proportionnée lorsque le condamné avait été de nouveau condamné pour des faits postérieurs au prononcé initial et n'avait pas justifié de l'exécution de l'obligation de suivi thérapeutique.
La décision ne le formule pas exp
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Reproduction verbatim
« En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 21 de juliol de 2022 dictat pel Batlle Instructor en la causa de referència, seguida per un delicte menor de possessió de droga tòxica cocaïna per al propi consum, i d'una contravenció penal de possessió de producte estupefaent haixix per al propi consum. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 27 de març del 2023 - ROJ: ATSJAD 119/2023 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
Reproduction verbatim
« I.- RESULTANT: que per Ordenança Penal de data 04 de setembre de 2021 es condemna a Seco com autor responsable d'un delicte menor de possessió de droga tòxica cocaïna per al propi consum, a la pena de 2 mesos d'arrest nocturn condicional, qualificat a avaluació o a seguir tractament prop de l'UCA per un període de 2 anys o fins l'alta mèdica, amb un període de suspensió de la condemna de 2 anys i multa de 500 euros i d'una contravenció penal de possessió de producte estupefaent haixix per al propi consum, a la pena d'1 mes d'arrest nocturn condicional, amb un termini de sus… »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Reproduction verbatim
« Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 27 mars 2023 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Núm. de Rotlle: TSJP 0000086/2022
Núm. de Causa: Executòria 2080149/2021
AUTE 11-2023
PARTS:
Apel·lant: Sr. Seco
Advocada: Sra. Narváez
Apel·lat : MINISTERI FISCAL
Andorra la Vella, el vint-i-set de març de dos mil vint-i-tres.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 21 de juliol de 2022 dictat pel Batlle Instructor en la causa de referència, seguida per un delicte menor de possessió de droga tòxica cocaïna per al propi consum, i d'una contravenció penal de possessió de producte estupefaent haixix per al propi consum. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que per Ordenança Penal de data 04 de setembre de 2021 es condemna a Seco com autor responsable d'un delicte menor de possessió de droga tòxica cocaïna per al propi consum, a la pena de 2 mesos d'arrest nocturn condicional, qualificat a avaluació o a seguir tractament prop de l'UCA per un període de 2 anys o fins l'alta mèdica, amb un període de suspensió de la condemna de 2 anys i multa de 500 euros i d'una contravenció penal de possessió de producte estupefaent haixix per al propi consum, a la pena d'1 mes d'arrest nocturn condicional, amb un termini de suspensió de la condemna d'1 mes i multa de 250 euros, així com al pagament de les despeses processals.
Aquesta resolució va esdevenir ferma el mateix dia en que es va dictar en no formar les parts oposició.
II.- RESULTANT: que en el marc de l'execució d'aquesta causa i subsegüent a la petició formulada pel Ministeri Fiscal per escrit de data 29-11-2021, el Batlle dictà Aute de data 21-07-2022 decidint:
"Primer.- Revocar parcialment la condemna de dos mesos d'arrest nocturn condicional imposada a Seco, per Ordenança Penal dictada el 4 de setembre de 2021, fixant-se el termini de compliment de dita pena en UN (1) MES D'ARREST NOCTURN FERM, a complir al Centre Penitenciari, en unitat separada, durant deu hores seguides.
Segon.- No donar lloc a la substitució de la revocació de la pena privativa condicional pel seguiment o avaluació d'un tractament prop de la UCA per un període de dos anys o fins l'alta mèdica."
III.-RESULTANT: que contra l'esmentat Aute interposa recurs d'apel·lació la representació lletrada de Seco, sol·licitant que la revocació sigui molt parcial, consistent en una setmana d'arrest nocturn i que aquesta pena sigui complerta en la modalitat d'arrest nocturn en el temps festiu, concretament en els caps de setmana que és quan el Sr. R. no haurà d'estar al centre educatiu "xxx".
Exposa que:
-els delictes que van originar les noves condemnes no tenen relació amb el tràfic de productes estupefaents, atès que des del mes de novembre 2021 Seco no ha tornat a consumir substàncies tòxiques i es troba esperant de poder realitzar el seguiment prop de l'UCA.
-el seu defensat mostra una actitud de penediment, ha canviat de vida a raó de circumstàncies personals; malaltia greu de la seva mare, exercici d'una feina laboral a la fusteria xxx, seguiment d'estudis en una escola de Barcelona, havent-se iniciat el curs escolar amb assistència obligatòria.
IV.-RESULTANT: que el Ministeri Fiscal s'oposa al recurs formulat, interessant la confirmació de l'Aute impugnat, per ser la revocació parcial acordada suficientment moderada.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: que no es discuteix la revocació parcial de la suspensió de la condemna, havent estat el recurrent novament condemnat per fets ocorreguts en data 25-09-2021 per Ordenança Penal de data 25-09-2021, a una altra pena de privació de llibertat.
II.- CONSIDERANT: que pel que fa a la revocació parcial de la suspensió de la pena imposada amb caràcter condicional, havent Seco de complir 1 mes d'arrest nocturn ferm, procedeix observar que:
-durant un període de 3 anys l'avui recurrent ha estat condemnat fins a 5 vegades per fets de la mateixa naturalesa relatius a la possessió, tràfic o consum de droga tòxica.
-els fets que motivaren la condemna de data 25-09-2021, són ocorreguts només 3 setmanes després de l'Ordenança Penal de data 04-09-2021, i tenen relació, contràriament al que pretén el condemnat, amb el consum de productes estupefaents.
-Seco no justifica haver donat compliment a l'obligació imposada per Ordenança Penal de data 04-09-2021, de seguir tractament prop de l'UCA per un període de 2 anys o fins a l'alta mèdica, precisant el recurrent en el seu escrit de recurs "que es troba a l'espera (més d'un any després de dita resolució) de poder efectuar el seguiment a l'UCA".
La Sala considera en aquestes condicions que la revocació parcial de la condemna d'arrest nocturn condicional a concurrència d'un mes, resulta moderada i proporcionada, havent observat que tractant- se només d'arrest nocturn, Seco podrà en el seu cas continuar durant el dia amb les seves ocupacions familiars i laborals.
III.- CONSIDERANT: que procedeix desestimar el recurs, imposant al recurrent el pagament de les despeses processals d'aquesta segona instància.
Decisio
Vistes la Constitució, el Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.-DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada de Seco, contra l'Aute de data 21 de juliol de 2022 dictat pel Batlle instructor en l'executòria 2080149/2021.
2.- CONFIRMAR l'Aute de data 21 de juliol de 2022 dictat pel Batlle Instructor.
3.- Condemnar al recurrent al pagament de les despeses processals causades pel recurs.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem.