ATSJAD ANDORRA, a 11 de maig del 2023 - ROJ: ATSJAD 137/2023
Cassation partielle
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé11 mai 2023
NuméroA286/22
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD, Civil, 11 mai 2023 (ROJ ATSJAD 137/2023)
> Décision commentée : ATSJAD 137/2023 (ROJ ATSJAD 137/2023 ; ECLI:AD:TSJADAD:2023:137A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Les parties sont issues d'une union dissoute par un jugement du 20 janvier 2012, qui fixait notamment une pension d'aliments de 600 EUR au profit de l'enfant mineur commun, Toll. La mère, Mme Daza, a introduit une demande d'exécution le 6 novembre 2012. Une ordonnance d'exécution du 14 décembre 2012 a réclamé à M. Arnau le paiement des pensions échues depuis février 2012, pour un montant global de 6 000 EUR, ainsi qu'une somme de 6 000 EUR correspondant aux pensions de février à novembre 2012.
Un arrêt d'embargo du 1er septembre 2016 a ordonné une retenue mensuelle de 500 EUR sur le salaire du débiteur. Un arrêt d'actualisation de l'exécution du 27 avril 2017 a fixé la dette à 36 800 EUR jusqu'en mai 2017, après imputation de 1 000 EUR déjà versés.
Par un Aute du 13 septembre 2022, la juge d'instance a actualisé la dette jusqu'en mars 2022. Elle a retenu un total brut de 71 600 EUR, dont il convenait de déduire 7 548,33 EUR de retenues salariales et de versements, soit un solde de 64 051,67 EUR. Elle a en outre ordonné l'archivage du dossier, le maintien d'une retenue mensuelle de 350 EUR sur salaire et la remise à la mère des sommes consignées, soit 2 168,90 EUR.
M. Arnau a interjeté appel. Il soutenait que l'enfant était économiquement indépendant depuis le milieu de l'année 2017, de sorte que l'obligation alimentaire se serait éteinte à cette date, et demandait la fixation de la dette à 25 794,79 EUR, avec condamnation de la partie adverse aux dépens. Mme Daza a, dans son mémoire en réponse, reconnu
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 11 de maig del 2023 - ROJ: ATSJAD 137/2023
Les parties sont issues d'une union dissoute par un jugement du 20 janvier 2012, qui fixait notamment une pension d'aliments de 600 EUR au profit de l'enfant mineur commun, Toll. La mère, Mme Daza, a introduit une demande d'exécution le 6 novembre 2012. Une ordonnance d'exécution du 14 décembre 2012 a réclamé à M. Arnau le paiement des pensions échues depuis février 2012, pour un montant global de 6 000 EUR, ainsi qu'une somme de 6 000 EUR correspondant aux pensions de février à novembre 2012.
Un arrêt d'embargo du 1er septembre 2016 a ordonné une retenue mensuelle de 500 EUR sur le salaire du débiteur. Un arrêt d'actualisation de l'exécution du 27 avril 2017 a fixé la dette à 36 800 EUR jusqu'en mai 2017, après imputation de 1 000 EUR déjà versés.
Par un Aute du 13 septembre 2022, la juge d'instance a actualisé la dette jusqu'en mars 2022. Elle a retenu un total brut de 71 600 EUR, dont il convenait de déduire 7 548,33 EUR de retenues salariales et de versements, soit un solde de 64 051,67 EUR. Elle a en outre ordonné l'archivage du dossier, le maintien d'une retenue mensuelle de 350 EUR sur salaire et la remise à la mère des sommes consignées, soit 2 168,90 EUR.
M. Arnau a interjeté appel. Il soutenait que l'enfant était économiquement indépendant depuis le milieu de l'année 2017, de sorte que l'obligation alimentaire se serait éteinte à cette date, et demandait la fixation de la dette à 25 794,79 EUR, avec condamnation de la partie adverse aux dépens. Mme Daza a, dans son mémoire en réponse, reconnu
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 11 de maig del 2023 - ROJ: ATSJAD 137/2023 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_partielle), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
Reproduction verbatim
« Andorra la Vella, l'11 de maig del 2023. En nom del Poble Andorrà.- »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Reproduction verbatim
« Així, per aquest nostre aute, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 11 mai 2023 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
PARTS:
Apel·lant: Sr. Arnau
Advocat: Sr. Pastor
Apel·lat: Sra. Daza Representant: Sra. Caro Advocat: Sr. Sevillano
TSJC.- 0000286/2022 ORIGEN: 6001552/2010 - 00
NIG: 5300542120150007226
OBJECTE: FAMILIA: quantificació de deute en concepte de pensió d'aliments endarrerida a favor del fill
AUTE 061-2023
Andorra la Vella, l'11 de maig del 2023. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent la magistrada Sra. Alexandra Cornella Sola, la qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A286/22 — Décision commentée
1.- En data 6 de novembre de 2012, la senyora Daza formulà demanda d'execució de la Sentència de data 20 de gener de 2012 que, entre altres, establia la separació dels consorts i una pensió d'aliments de 600 EUR a favor del fill menor conjunt, Toll.
2.- El 14 de desembre de 2012 es dictà Providència d'execució per la que es requeria al senyor Arnau a satisfer la pensió d'aliments des del mes de febrer de 2012 per un import de 6.000 EUR, a part de requerir-lo també del pagament de la suma de 6.000 EUR corresponents als imports de la pensió d'aliments generats des del mes de febrer i fins al mes de novembre de 2012.
En data 1 de setembre de 2016 es dictà Aute d'embargament pel qual s'ordenava la retenció mensual de la suma de 500 EUR del seu salari, arribant- se a retenir la suma de 1.000 EUR corresponent a dues mensualitats, i dictant- se en data 27 d'abril de 2017 un Aute d'actualització d'execució, pel que es fixava el deute en la suma de 36.800 EUR, fins al mes de maig de 2017 i comptabilitzant els 1.000 EUR abonats i suara esmentats.
3.- Per Aute de ata 13 de setembre de 2022, la senyora Batlle d'instància decidí:
"Primer.- Actualitzar el deute a càrrec del Sr. Arnau fins al mes de març d'enguany, en la quantitat següent:
Aute de data 27 d'abril del 2017 36.800,00.-EUROS
Pensions alimentàries de 06/2017 a 12/2017 4.200,00.-EUROS
Pensions alimentàries 2.018 7.200,00.-EUROS
Pensions alimentàries 2.019 7.200,00.-EUROS
Pensions alimentàries 2.020 7.200,00.-EUROS
Pensions alimentàries 2.021 7.200,00.-EUROS
Pensió alimentària de 01/2022 a 03/2022 1.800,00.-EUROS
71.600,00.- EUROS
S'hi ha de descomptar:
Retenció salarial 30/12/2021 350,00.-EUROS
Retenció salarial 11/02/2022 508,86.-EUROS
Retenció salarial 11/03/2022 389,47.-EUROS
Abonament 30/04/2021 3.000,00.-EUROS
Abonaments mensuals de 05/2021 a 03/2022 3.300,00.-EUROS
7.548,33.- EUROS
TOTAL 64.051,67.- EUROS
Segon.- Arxivar les presents actuacions tot notificant a la persona executant que s'ha d'adreçar al saig que correspongui a l'efecte de sol·licitar novament l'execució forçosa dels presents autes.
Tercer.- Mantenir la mesura de retenció de 350,00.-euros mensuals del salari que hagi de percebre el Sr. Arnau de l'Hble. Comú d'Encamp i del 50% de la seva retribució variable, tot requerint a la part executant que acrediti davant d'aquest Tribunal, en el termini d'un mes, a comptar de la notificació de la present resolució judicial, que ha sol·licitat l'execució forçosa al saig. En cas que la persona executant no ho acrediti en el termini indicat, aquest Tribunal deixarà sense efecte la mesura esmentada.
Quart.- Lliurar a la part executant les sumes dipositades en el marc dels presents autes, les quals resulten de les retencions salarials que es detallen a continuació:
Retenció salarial 30/12/2021 350,00.-EUROS
Retenció salarial 11/02/2022 508,86.-EUROS
Retenció salarial 11/03/2022 389,47.-EUROS
Retenció salarial 06/04/2022 510,62.-EUROS
Retenció salarial 13/05/2022 384,61.-EUROS
Retenció salarial 13/06/2022 504,44.-EUROS
Retenció salarial 08/07/2022 350,00.-EUROS
Retenció salarial 05/08/2022 419,23.-EUROS TOTAL 2.168,90.-EUROS
Cinquè.- Notificar la present resolució judicial a les parts."
4.- Contra aquesta resolució ha interposat recurs d'apel·lació el senyor Arnau considerant, en síntesi, que l'Aute recorregut contenia un error en la determinació de la quantitat exigible per quant el seu fill Toll era independent econòmicament des de mitjans de l'any 2017 havent-se extingit, en conseqüència, la seva obligació alimentosa des d'aquella data, tot sol·licitant la revocació íntegra de l'Aute impugnat, en el sentit de què el deute s'actualitzés en la suma de 25.794,79 EUR, i amb imposició de les costes processals a la part executant.
5.- La representació processal de la senyora Daza mostra el seu acord en què al mes d'octubre de 2022 el senyor Arnau endeutava 25.794,79 EUR en concepte de pensió d'aliments manifestant, però, que a la dita quantitat calia afegir els interessos de demora corresponents a la manca de pagament de les pensions d'aliments en temps degut, i oposant-se a la seva condemna al pagament de les costes.
6.- Per Aute de data 31 de març de 2023, la Sala admeté les proves proposades per la part apel·lant.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- L'objecte del present recurs d'apel·lació és la quantificació de l'import que, en concepte de pensió d'aliments endarrerida, el senyor Arnau ha de satisfer a favor del seu fill Toll.
Segon.- Tot i que l'Aute impugnat, de data 13 de setembre de 2022, fixa aquest import de la suma de 64.051,67 EUR i estableix que les sumes dipositades pel senyor Arnau i que ascendien a l'import global de 2.168,90 EUR serien lliurades a la part executant, senyora Daza, mare d'en Toll, la pròpia senyora Daza en el seu escrit de contesta al recurs d'apel·lació interposat manifesta que la quantitat adeutada pel senyor Arnau al mes d'octubre de 2022 coincideix amb la que ell afirma, és a dir, 25.794,79 EUR. Import al que considera, però, que cal afegir els interessos de demora escaients.
A més, també manifesta que no se li ha efectuat el lliurament de les sumes retingudes al senyor Arnau.
Tercer.- Donada l'existència d'acord entre les parts litigants en relació a la quantia principal endeutada pel senyor Arnau en concepte de pensions endarrerides a favor del seu fill Toll, i que ascendeix a la suma de 25.794,79 EUR, procedirà revocar la resolució recorreguda en aquest sentit.
A més, al dit import caldrà afegir-hi els interessos al tipus legal, que s'hagin generat des del mes de febrer de 2012 sobre l'import de les pensions mensuals que anaven vencent.
I pel cas de què encara no s'hagi procedit a l'abonament a la senyora Daza de les quantitats dipositades al seu favor, tal i com ella sol·licitava, procedirà que les mateixes li siguin pagades de forma immediata.
Quart.- Hagut compte de l'estimació parcial del recurs d'apel·lació interposat, no hi ha lloc a efectuar cap pronunciament en relació al pagament de les costes generades en aquesta alçada, de conformitat amb el contingut de l'article 354.2 del Codi de procediment civil.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
DECIDEIX
Primer.- ESTIMAR parcialment el recurs d'apel·lació interposat pel senyor Arnau contra l'Aute dictat en data 13 de setembre de 2022 per la senyora Batlle d'instància, en el sentit de fixar la suma principal endeutada en l'import de 25.794,79 EUR, import que haurà de ser majorat amb els interessos al tipus legal que s'hagin generat des del mes de febrer de 2012 sobre l'import de les pensions mensuals que anaven vencent.
Segon.- NO fer especial imposició de les costes generades en aquesta alçada.
Aquest aute és ferm i executiu.
Així, per aquest nostre aute, definitivament jutjant, ho manem i signem.