ATSJAD ANDORRA, a 17 de juliol del 2023 - ROJ: ATSJAD 159/2023
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé17 juillet 2023
NuméroA028/2023
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD, Penal, 17 juillet 2023 (ROJ : ATSJAD 159/2023)
> Décision commentée : ATSJAD, Penal, 17 juillet 2023, ROJ ATSJAD 159/2023, ECLI:AD:TSJADAD:2023:159A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 30 octobre 2021, M. Villegas a été déclaré auteur responsable d'un délit majeur de lésions dolosives. Il a été condamné à quatre mois d'emprisonnement avec sursis, assortis d'un délai de suspension de deux ans, ainsi qu'au paiement des frais de procédure. La détermination de la responsabilité civile a été réservée à la phase d'exécution.
Par aute (ordonnance) du 20 janvier 2023, le Batlle a fixé l'indemnisation due par le condamné à deux bénéficiaires : la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS), à hauteur de 33,75 euros au titre des prestations médicales avancées pour son assuré, et M. Aguilar, à hauteur de 4 867,25 euros. Ces montants couvraient notamment les frais médicaux et odontologiques, le préjudice esthétique et le *pretium doloris*.
La défense de M. Villegas a interjeté appel. Elle contestait la relation de causalité entre certaines visites médicales et les lésions subies le 29 octobre 2021. Elle critiquait également le montant du préjudice esthétique (2 500 euros retenus, au lieu de 1 800 euros sollicités) et du *pretium doloris* (2 250 euros retenus, au lieu de 1 300 euros sollicités). Enfin, elle contestait la condamnation aux honoraires d'avocat et à la taxe judiciaire exposés par la partie civile.
M. Aguilar a conclu au rejet du recours et à la condamnation de l'appelant aux dépens, honoraires compris. Le ministère public, dans son rapport du 23 mars 2023, a laissé au tribunal le soin d'apprécier le recours concernant M. Aguilar et a demandé la confirmation de l'aute en ce qui concerne la somme allouée à la CASS.
La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia, composée des magistrats Yves Picod (ponent), Marie Conte et Alexandra Cornelia Sola, a statué le 17 juillet 2023 dans le cadre du recours A028/2023.
## Question de droit
La décision soulève trois questions distinctes.
1. **Le lien de causalité.** Les visites odontologiques postérieures à l'agression sont-elles imputables au fait délictueux, de sorte qu'elles doivent être indemnisées par le condamné ?
2. **Le quantum des indemnités.** Les sommes allouées au titre du préjudice esthétique et du *pretium doloris* sont-elles conformes aux critères jurisprudentiels, compte tenu de la méthode d'évaluation retenue par la juridiction ?
3. **La charge des frais de la partie civile.** La constitution d'avocat par la partie civile, lorsqu'elle n'est pas obligatoire au regard de l'intervention du ministère public, permet-elle de mettre à la charge du condamné les honoraires et taxes de la partie civile ?
## Solution et dispositif
La Sala rejette intégralement le recours et confirme l'aute du 20 janvier 2023. Sur chacun des points litigieux, elle retient la solution suivante.
**Sur le lien de causalité.** Le Batlle n'avait retenu que les visites odontologiques intervenues dans les quatre mois suivant les faits. La Sala approuve ce critère de proximité temporelle. Elle s'appuie sur le rapport de la Dre Elías, selon lequel l'état denta
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 17 de juliol del 2023 - ROJ: ATSJAD 159/2023
ATSJAD, Penal, 17 juillet 2023 (ROJ : ATSJAD 159/2023)
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD, Penal, 17 juillet 2023, ROJ ATSJAD 159/2023, ECLI:AD:TSJADAD:2023:159A (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par ordonnance pénale du 30 octobre 2021, M. Villegas a été déclaré auteur responsable d'un délit majeur de lésions dolosives. Il a été condamné à quatre mois d'emprisonnement avec sursis, assortis d'un délai de suspension de deux ans, ainsi qu'au paiement des frais de procédure. La détermination de la responsabilité civile a été réservée à la phase d'exécution.
Par aute (ordonnance) du 20 janvier 2023, le Batlle a fixé l'indemnisation due par le condamné à deux bénéficiaires : la Caixa Andorrana de Seguretat Social (CASS), à hauteur de 33,75 euros au titre des prestations médicales avancées pour son assuré, et M. Aguilar, à hauteur de 4 867,25 euros. Ces montants couvraient notamment les frais médicaux et odontologiques, le préjudice esthétique et le pretium doloris.
La défense de M. Villegas a interjeté appel. Elle contestait la relation de causalité entre certaines visites médicales et les lésions subies le 29 octobre 2021. Elle critiquait également le montant du préjudice esthétique (2 500 euros retenus, au lieu de 1 800 euros sollicités) et du pretium doloris (2 250 euros retenus, au lieu de 1 300 euros sollicités). Enfin, elle contestait la condamnation aux honoraires d'avocat et à la taxe judiciaire exposés par la partie civile.
M. Aguilar a conclu au rejet du recours et à la condamnation de l'appelant aux dépens, honoraires compris. Le ministère public, dans son rapport du 23 mars 2023, a laissé au tribunal le soin d'apprécier le recours concernant M. Aguilar et a demandé la confirmation de l'aute en ce qui concerne la somme allouée à la CASS.
La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia, composée des magistrats Yves Picod (ponent), Marie Conte et Alexandra Cornelia Sola, a statué le 17 juillet 2023 dans le cadre du recours A028/2023.
Question de droit
La décision soulève trois questions distinctes.
Le lien de causalité. Les visites odontologiques postérieures à l'agression sont-elles imputables au fait délictueux, de sorte qu'elles doivent être indemnisées par le condamné ?
Le quantum des indemnités. Les sommes allouées au titre du préjudice esthétique et du pretium doloris sont-elles conformes aux critères jurisprudentiels, compte tenu de la méthode d'évaluation retenue par la juridiction ?
La charge des frais de la partie civile. La constitution d'avocat par la partie civile, lorsqu'elle n'est pas obligatoire au regard de l'intervention du ministère public, permet-elle de mettre à la charge du condamné les honoraires et taxes de la partie civile ?
Solution et dispositif
La Sala rejette intégralement le recours et confirme l'aute du 20 janvier 2023. Sur chacun des points litigieux, elle retient la solution suivante.
Sur le lien de causalité. Le Batlle n'avait retenu que les visites odontologiques intervenues dans les quatre mois suivant les faits. La Sala approuve ce critère de proximité temporelle. Elle s'appuie sur le rapport de la Dre Elías, selon lequel l'état denta
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000028/2023
Núm. de Causa: Executòria 2080196/2021
AUTE 45-2023
PARTS:
Apel·lant: Sr. Villegas
Advocat: Sr. Marcos
Apel·lats: Sr. Aguilar
Advocada: Sra. Conde
MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Alexandra Cornella Sola
Andorra la Vella, a disset de juliol de dos mil vint-i-tres.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 20 de gener de 2023 dictat pel Batlle en la causa de referència, seguida pel delicte major de lesions doloses. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent el Sr. Yves Picod.
I.- RESULTANT: que per ordenança penal de data 30 d'octubre de 2021 es condemnà Villegas com autor responsable d'un delicte major de lesions doloses, a la pena de quatre mesos de presó condicional amb un termini de suspensió de la condemna de dos anys, al pagament de les despeses processals, deixant pel període d'execució de l'ordenança penal, la determinació de la responsabilitat civil.
II.-RESULTANT: que per Aute dictat en data 20 de gener de 2023 el Batlle decideix:
"Primer.- Fixar la indemnització a satisfer per part del condemnat, Villegas, a favor de CAIXA ANDORRANA DE SEGURETAT SOCIAL en la quantitat de TRENTA-TRES EUROS AMB SETANTA-CINC CÈNTIMS (33'75) , en concepte de les prestacions mèdiques abonades al seu assegurat, Aguilar en la quantitat total de QUATRE MIL VUIT-CENTS SEIXANTA-SET EUROS AMB VINT-I-CINC CÈNTIMS (4.867'25), pels conceptes expressats en el sisè considerant de la present resolución".
III.-RESULTANT: que contra l'esmentat aute interposa recurs d'apel·lació la representació lletrada d'Villegas, sol·licitant que es fixi la següent responsabilitat civil del seu defensat:
Reclamació formulada per la CASS per un import de 33,75 euros, amb els interessos legals escaients.
Atenció al servei d'urgències per un import de 11,25 euros.
Despeses d'odontologia per un import de 59,60 euros.
Perjudici estètic per un import de 1.800 euros.
Pretium doloris per un import de 1.300 euros.
IV.-RESULTANT: que la defensa del Sr. Aguilar s'oposa al recurs formulat i sol·licita que es desestimi el mateix, tot imposant a la part apel·lant les despeses processals inclosos honoraris d'advocat.
V.- RESULTANT: que el Ministeri Fiscal per informe de data 23 de març de 2023, deixa a millor criteri d'aquest tribunal la resolució del present recurs respecte a les pretensions del Sr. G., havent-se de confirmar l'aute recorregut en relació a la suma fixada a favor de la CASS.
FONAMENTS DE DRET
I.-CONSIDERANT: que la representació d'Villegas impugna la resolució de 20 de gener de 2023 en relació a:
les quantitats fixades en concepte d'indemnització per les visites mèdiques efectuades pel Sr. Aguilar els dies 25 de gener i 24 de febrer del 2022, perquè no ha quedat acreditada la seva relació amb les lesions patides el 29 d'octubre de 2021;
les indemnitzacions fixades en concepte de pretium doloris i perjudici estètic, considerant que s'haurien d'haver fixat en una quantitat no superior als 1.300 euros i 1.800 euros, respectivament, i no en els 2.250 euros i 2.500 euros en què ho fa la resolució recorreguda, perquè les quantitats peticionades són més ajustades a la jurisprudència en vigor i a l'entitat dels perjudicis soferts, citant resolucions dels tribunals que recolzen el seu criteri.
La resolució recorreguda, de totes les despeses mèdiques reclamades per la representació del Sr. G.G., només concedeix 106 EUR per les despeses d'odontologia corresponents a les visites efectuades els dies 2 de novembre de 2021, 15 de desembre de 2021, 25 de gener de 2022 i 24 de febrer de 2022, i per això totes les al·legacions relatives a la improcedència de concedir la resta de despeses d'odontòleg no reemborsades per la CASS no tenen eficàcia impugnativa.
El Batlle, fixa la indemnització només per aquelles visites odontològiques produïdes durant els quatre mesos posteriors als fets perquè, és de suposar, les considera relacionades amb les lesions a la boca patides en l'agressió per la seva proximitat temporal. La Sala comparteix aquest criteri tenint en compte que, segons l'informe de la Dra. Elías, l'estat de les dents després d'un traumatisme, s'ha de valorar durant un període d'entre sis mesos i un any, de forma que les revisions odontològiques durant els quatre mesos posteriors a l'agressió poden fàcilment vincular-se amb aquesta.
II.- CONSIDERANT: que segons el barem Rousseau, que és el normalment utilitzat per aquesta Sala per fixar les indemnitzacions per danys corporals, a un perjudici estètic de 2/7 li correspon una indemnització de 1.500 a 3.000 euros, de forma que la indemnització de 2.500 euros fixada, tenint en compte la necessitat d'actualitzar les quanties per tractar-les d'adequar al valor real dels diners en el moment en què s'estableix l'obligació de reparar el dany, i la concreta entitat del defecte estètic produït no resulta excessiva ni desproporcionada als criteris jurisprudencials. La sentència de la Sala de data 19 de març de 2018 dictada en el Rotlle 2/18 va confirmar la indemnització de 2.500 euros fixada pel Tribunal de Corts per un perjudici estètic de 2/7.
Segons l'informe forense ens trobem amb dues cicatrius, una d'1x0,5 cm. hipopigmentada a nivell de porció cutània de l'hemillavi superior esquerre i una altra lineal d'1 cm. ubicada a l'hemillavi inferior esquerre, de la qual 0,5 cm. són a la porció cutània i 0,5 a la porció mucosa.
Les concretes característiques de les cicatrius, el fet de tractar-se de dues i la seva ubicació en el mateix hemillavi esquerre, una a la part superior i l'altra a la part inferior, junt amb la necessitat d'actualitzar les quanties del barem, considerem que justifica que la quantia s'hagi fixat en la part alta de la indemnització. És evident que el fet de trobar-se les dues cicatrius una al costat de l'altra intensifica el defecte estètic tenint en compte, a més, la importància dels llavis en l'harmonia corporal de la persona.
En relació a la indemnització per pretium doloris, ha estat fixada en 2.250 euros i el barem Rousseau preveu una indemnització de fins a 1.500 euros per a un pretium doloris d'1, de forma que la indemnització de 2.250 euros fixada per un pretium doloris de 1-1,5/7 és adequada, atenent la necessitat d'actualitzar les quanties i les concretes circumstàncies del cas, ja que, com s'exposa a la resolució recorreguda, al dolor físic produït per les lesions s'han d'afegir les molèsties derivades del fet d'haver-se vist obligat el lesionat a menjar alimentació poc consistent, precisament pels dolors bucals, així com la persistència de molèsties a les dents esquerres. La mateixa indemnització de 2.250 euros per un pretium doloris d'1-1,5/7 va ser confirmada per l'aute d'aquesta Sala de data 14 d'octubre de 2022 -Rotlle 14/22-.
Pel que s'ha exposat, la resolució recorreguda no incorre en cap error en la determinació de les indemnitzacions, tenint en compte, a més, que els criteris judicials sobre la quantificació de les indemnitzacions són merament orientatius i no vinculants i que és en cada cas a l'òrgan judicial a qui li correspon la seva valoració en atenció a les concretes circumstàncies concurrents en el supòsit examinat
III.- CONSIDERANT: que, per últim, s'impugna la imposició a la part recurrent del pagament dels honoraris d'advocat i la taxa judicial perquè la constitució d'Aguilar en actor civil no era obligatòria, ja que el Ministeri Fiscal podia haver defensat els seus interessos, de manera que la intervenció d'advocat en el procediment no era preceptiva.
Efectivament Aguilar podia haver confiat la defensa dels seus interessos exclusivament al Ministeri Fiscal, però no ho va fer i va exercitar el dret que l'article 18 del Codi de Procediment Penal concedeix a tota persona que ha sofert danys i perjudicis com a conseqüència d'una infracció penal. El mateix precepte estableix que l'exercici de l'acció civil pel perjudicat requereix la intervenció d'advocat, de forma que si aquesta és preceptiva els honoraris de l'advocat es troben inclosos, a l'igual que les taxes, en la condemna en costes.
En definitiva, Aguilar va exercitar un dret i, per tant, la part recurrent ha d'assumir les despeses processals derivades de la seva intervenció, al pagament de les quals ha estat condemnat.
IV.- CONSIDERANT: que havent estat desestimat íntegrament el recurs, procedeix imposar a la part apel·lant les despeses processals causades en aquesta segona instància, inclosos els honoraris d'advocat, en aplicació del articles 354.2 i 356 a) del Codi de procediment Civil.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.- DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal d'Villegas contra l'aute de data 20 de gener de 2023 dictat per la Secció d'Instrucció núm.2 de la Batllia en l'Executòria núm. 2080196/21.
2.- Confirmar íntegrament dit aute.
3.- Imposar a la part apel·lant les despeses processals causades pel recurs.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem.