ATSJAD ANDORRA, a 17 de juliol del 2023 - ROJ: ATSJAD 189/2023
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé17 juillet 2023
Numéro297/22
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 189/2023 (ECLI:AD:TSJADAD:2023:189A)
> **Décision commentée : ATSJAD 189/2023, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 17 juillet 2023 (ECLI:AD:TSJADAD:2023:189A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))**
>
> *Note éditoriale : la référence fournie dans la requête (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence canonique retenue est celle figurant dans le texte intégral (ROJ et ECLI).*
## Faits et procédure
Par ordonnance de référé du 24 janvier 2017, le juge des référés du tribunal de grande instance de C (France) a condamné M. Gibert à payer à M. Machado la somme de 31 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 4 août 2016, des dépens et d'une somme de 1 000 euros au titre des frais extrajudiciaires. Cette ordonnance a été notifiée à M. Gibert le 10 février 2017.
Par demande du 22 mars 2022, M. Machado a saisi la justice andorrane aux fins de reconnaissance et d'exécution de cette décision. Par auto du 16 mai 2022, la situation de rébellion processuelle de M. Gibert a été constatée. Par sentence du 22 septembre 2022, la juge de première instance a fait droit à la demande, déclaré la décision française exécutoire en Principauté, et écarté toute condamnation aux dépens.
M. Gibert a interjeté appel. Il soutenait que la procédure d'exequatur suivie à Andorre était irrégulière et méconnaissait les garanties processuelles, dès lors que l'article L.213-6 du Code de l'organisation judiciaire français confère une compétence exclusive au « juge de l'exécution » pour les difficultés d'exécution forcée. Le ministère public a conclu au rejet de l'appel, et M. Machado a demandé la confirmation intégrale de la sentence ainsi que la condamnation de l'appelant aux dépens d'appel.
## Question de droit
La question posée à la Sala Civil peut se formuler ainsi : la compétence attribuée, en droit français, au juge de l'exécution pour connaître des difficultés d'exécution forcée d'une décision suffit-elle à remettre en cause la régularité d'une procédure d'exequatur conduite devant les juridictions andorranes, au regard des conditions de reconnaissance d'une décision judiciaire étrangère ?
Corrélativement, il s'agissait de savoir si les moyens soulevés par l'appelant permettaient de contester les conditions cumulatives de reconnaissance (compétence de la juridiction d'origine, régularité de la procédure, loi applicable, ordre public, absence de fraude).
## Solution et dispositif
Le tribunal rejette l'appel. Son raisonnement repose sur une distinction entre deux questions que l'appelant avait, selon la Cour, confondues : d'une part, l'organisation de l'exécution forcée en France, d'autre part, la régularité de la procédure d'exequatur menée en Andorre.
Le tribunal rappelle
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 17 de juliol del 2023 - ROJ: ATSJAD 189/2023
ATSJAD 189/2023 (ECLI:AD:TSJADAD:2023:189A)
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD 189/2023, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 17 juillet 2023 (ECLI:AD:TSJADAD:2023:189A) (Lire sur source officielle)
Note éditoriale : la référence fournie dans la requête (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence canonique retenue est celle figurant dans le texte intégral (ROJ et ECLI).
Faits et procédure
Par ordonnance de référé du 24 janvier 2017, le juge des référés du tribunal de grande instance de C (France) a condamné M. Gibert à payer à M. Machado la somme de 31 000 euros, assortie des intérêts au taux légal à compter du 4 août 2016, des dépens et d'une somme de 1 000 euros au titre des frais extrajudiciaires. Cette ordonnance a été notifiée à M. Gibert le 10 février 2017.
Par demande du 22 mars 2022, M. Machado a saisi la justice andorrane aux fins de reconnaissance et d'exécution de cette décision. Par auto du 16 mai 2022, la situation de rébellion processuelle de M. Gibert a été constatée. Par sentence du 22 septembre 2022, la juge de première instance a fait droit à la demande, déclaré la décision française exécutoire en Principauté, et écarté toute condamnation aux dépens.
M. Gibert a interjeté appel. Il soutenait que la procédure d'exequatur suivie à Andorre était irrégulière et méconnaissait les garanties processuelles, dès lors que l'article L.213-6 du Code de l'organisation judiciaire français confère une compétence exclusive au « juge de l'exécution » pour les difficultés d'exécution forcée. Le ministère public a conclu au rejet de l'appel, et M. Machado a demandé la confirmation intégrale de la sentence ainsi que la condamnation de l'appelant aux dépens d'appel.
Question de droit
La question posée à la Sala Civil peut se formuler ainsi : la compétence attribuée, en droit français, au juge de l'exécution pour connaître des difficultés d'exécution forcée d'une décision suffit-elle à remettre en cause la régularité d'une procédure d'exequatur conduite devant les juridictions andorranes, au regard des conditions de reconnaissance d'une décision judiciaire étrangère ?
Corrélativement, il s'agissait de savoir si les moyens soulevés par l'appelant permettaient de contester les conditions cumulatives de reconnaissance (compétence de la juridiction d'origine, régularité de la procédure, loi applicable, ordre public, absence de fraude).
Solution et dispositif
Le tribunal rejette l'appel. Son raisonnement repose sur une distinction entre deux questions que l'appelant avait, selon la Cour, confondues : d'une part, l'organisation de l'exécution forcée en France, d'autre part, la régularité de la procédure d'exequatur menée en Andorre.
Le tribunal rappelle
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000297/2022 ORIGEN: 6000055/2022 - 0
NIG: 5300542120220000596
PARTS:
Apel·lant: Sr. Gibert
Representant: Sr. Elías
Advocat: Sr. Plana
Apel·lat: Sr. Machado
Advocat: Sra. Badía
OBJECTE: EXEQUÀTUR
SENTÈNCIA 000073/2023
Andorra la Vella, el 17 de juliol del 2023. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Vincent Anière, el qual expressa el parer del Tribunal.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 297/22 — Décision commentée
1.- En data 24-01-2017, el juge des référés del Tribunal de grande instance de C (FRANÇA) va dictar una resolució (Ordonnance) condemnant al Sr. Gibert a pagar al Sr. Machado l'import total de 31.000.-euros, més els interessos al tipus legal a partir del 04-08-2016, així com les costes judicials i l'import de 1.000.-euros en concepte de despeses extrajudicials.
La resolució es va notificar al Sr. Gibert el dia 10-02-2017.
2.- Per escrit presentat del 22-03-2022, el Sr. Machado va formular demanda contra el Sr. Gibert de reconeixement i execució de la referida resolució francesa.
Per aute del 16-05-2022, es va declarar la situació de rebel·lia processal del Sr. Gibert.
3.- Per Sentència del 22-09-2022, la Sra. Batlle va decidir :
"Estimar la demanda formulada pel Sr. Machado contra el Sr. Gibert de reconeixement i execució de l'Ordonnance de Référé dictada el 24 de gener del 2017 per part de la Chambre 6 del Tribunal de Grande Instance de C i declarar que la referida resolució és executòria al Principat.
No fer especial imposició de costes processals.".
4.- En contra d'aquesta sentència ha interposat un recurs d'apel·lació la representació processal del Sr. Gibert demanant la seva revocació i que es dictes una nova desestimant la demanda formulada pel Sr. Machado i declarant que la referida resolució no és executòria al Principat, tot i condemnant al Sr. Machado a pagar les costes processals.
Fonamenta el seu recurs en les següents consideracions : el procediment seguit no és regular ni respecta les garanties processals ja que no podia sol·licitar l'execució forçosa de la referida resolució judicial a Andorra mitjançant una demanda d'exequàtur doncs l'article L.213-6 del "Code de l'Organisation Judiciaire" francès institueix el "juge de l'exécution" que té competència exclusiva en cas de dificultats en el marc d'una execució forçosa de sentència.
5.- El Sr. Machado demana desestimar el recurs d'apel·lació i confirmant en tots els seus extrems la sentència recorreguda, imposant a l'ensems a l'adversa les costes judicials de segona instància causades, inclosos els honoraris d'advocat i qualsevol altra despesa que porti conseqüència del present procediment.
De manera resumida, defensa que si, sobre el territori francès, l'òrgan competent per conèixer de l'execució d'una resolució és el "Juge de l'éxecution", això no comporta en cap cas que el procediment d'exequàtur que es va seguir a Andorra sigui irregular o no respecti les garanties processals del defenent.
6.- El Ministeri fiscal interessa que es procedeixi a desestimar el recurs d'apel·lació, essent la Sentència apel·lada totalment ajustada a Dret, doncs segons exposa, si bé al territori francès les persones encarregades de procedir a l'execució forçosa d'una resolució judicial ferma són "l'huissier de justice i "le juge de l'exécution", un cop s'ha estimat la demanda d'exequàtur al Principat, les normes aplicables són les contingudes al Codi de procediment civil i els òrgans competents per procedir a l'execució forçosa són les autoritats judicials andorranes. Afegeix que l'argumentació utilitzada per la representació lletrada del Sr. Gibert seria totalment incongruent amb la mateixa existència del procediment d'exequàtur, el qual té com a finalitat l'execució d'una resolució judicial estrangera.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- L'article 427 CPC preveu la possibilitat del reconeixement i de l'execució de resolucions judicials fermes estrangeres i, com bé ha recordat la Sra. Batlle, l'article 248 relatiu als criteris aplicables disposa que les resolucions judicials fermes dictades per tribunals estrangers es poden executar a Andorra d'acord amb els convenis internacionals que formen part de l'ordenament jurídic andorrà i que, en absència de conveni internacional, les resolucions judicials fermes dictades per tribunals estrangers es poden executar a Andorra en cas que així ho decideixi el tribunal competent en virtut del procediment d'exequàtur que estableix l'article 429 i que té com a objecte verificar i controlar que la resolució judicial estrangera que es pretén reconèixer compleixi cumulativament els requisits següents:
La competència de la jurisdicció que ha dictat la resolució.
La regularitat del procediment que s'ha seguit davant aquesta jurisdicció.
L'aplicació de la llei competent segons les regles nacionals de conflicte.
La conformitat amb l'ordre públic nacional i internacional.
L'absència de qualsevol frau a la llei nacional.
L'article 429 del CPC regula el procediment d'exequàtur que s'ha de seguir al davant de les jurisdiccions andorranes.
Segon.- En el present cas, l'apel·lant barreja dos tipus de nocions. D'una part, la qüestió de com està regulada l'execució forçosa França. D'altra part, la qüestió de la regularitat del procediment seguit a Andorra.
Però, el fet que la Llei francesa hagi instituït un jutge especialitzat per a conèixer de l'execució de les resolucions executables a França no té res a veure amb la regularitat del procediment d'exequàtur andorrà a Andorra, el qual s'ha de regir segons la llei andorrana.
És pales que el procediment seguit a França i que va acabar amb la condemna del Sr. Gibert, es va tramitar seguint la llei aplicable al davant d'una jurisdicció competent i segons un procediment regular que ha garantit tots els drets del defenent, que va escollir la rebel·lia processal com ho ha fet en aquest procediment en primera instància.
No existeix cap element per qüestionar la conformitat amb l'ordre públic nacional i internacional i no existeix cap raó per considerar qualsevol frau a la llei nacional.
De fet, l'apel·lant no presenta cap ni un greuge sobre aquest aspecte de la qüestió.
Quant al procediment seguit per davant de la Sra. Batlle, és conforme a Llei i en particular a l'article 429 CPC.
No té cap sentit invocar la competència del "Juge de l'exécution" francès quan no es tracta d'executar a França sinó d'obtenir la força executòria a Andorra, justament mitjançant el procediment idoni regulat per la Llei Andorrana.
El fet que l'execució a França no s'ha pogut dur a terme de manera efectiva, justament perquè el Sr. Gibert ha traslladat la seva residència al Principat, no significa que s'està duent a terme una execució "francesa" sinó aquesta situació demostra l'interès que el creditor té per obtenir prop de la Justícia andorrana l'exequàtur que sols permet l'execució forçosa a Andorra.
Així les coses, hem de desestimar el recurs, que finalment, només ha tingut un efecte dilatori.
Tercer.- En aplicació de l'article 354 CPC, la desestimació íntegra del recurs d'apel·lació, comporta la imposició de les costes processals a l'apel·lant.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
DECIDEIX
Primer.- Desestimar el recurs d'apel·lació de la representació processal del Sr. Gibert en contra de la Sentència del 22-09-2022, que confirmem íntegrament.
Segon.- Imposar al Sr. Gibert les costes processals de segon instància. Aquesta sentència és ferma i executiva.
Així, per aquesta nostra sentència, definitivament jutjant, ho manem i signem.