I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 212/2023 (Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala penal, 30 octobre 2023)
Décision commentée : ATSJAD 212/2023, ECLI:AD:TSJADAD:2023:212A, Tribunal superior de justícia d'Andorra, Sala penal, Aute n° 56-2023, recours n° A042/23 (Lire sur source officielle)
Note de source : la référence canonique fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence retenue est celle figurant dans le texte intégral (ROJ et ECLI).
Faits et procédure
Par ordonnance pénale (Ordenança penal) du 20 juillet 2020, M. Julián a été condamné pour trois infractions : conduite d'un véhicule automobile avec un taux d'alcoolémie supérieur à 0,8 g/l, outrages aux agents de l'autorité et menaces non conditionnelles. Les faits, qualifiés respectivement par les articles 268.1, 174 et 143.1 du Code pénal, ont été retenus avec la circonstance aggravante de récidive, s'agissant de la première infraction. La peine unique prononcée est de quatre mois d'emprisonnement, dont trois mois fermes en régime de semi-liberté et le surplus assorti d'un sursis, avec obligation de suivre une évaluation auprès de l'UCA et, le cas échéant, un traitement médical pendant quatre ans ou jusqu'à guérison. Le délai de sursis a été fixé à quatre ans. Cette décision est devenue définitive faute d'opposition des parties.
Le condamné a exécuté la partie ferme de sa peine en semi-liberté du 21 juillet au 5 octobre 2020, après application de la réduction de peine pour bonne conduite.
Des faits commis le 22 octobre 2022, qualifiés de conduite en état alcoolique (article 268.1 du Code pénal) et donnant lieu à une ordonnance pénale du 23 octobre 2022, ont conduit à une nouvelle condamnation à deux mois d'arrêts nocturnes, dont un mois ferme, avec circonstance de récidive. Ces faits ont été commis pendant le délai de sursis. Le 26 octobre 2022, le ministère public a sollicité la révocation totale du sursis.
Par aute (décision interlocutoire) du 19 avril 2023, la juge d'instruction (Batlle instructora) a fait droit à la demande en partie : elle a révoqué le sursis à concurrence d'un m
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 19 d'abril de 2023 dictat per la Batlle Instructora en la causa de referència, seguida per uns delictes menors de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s, d'injúries als agents de l'autoritat, i d'amenaces no condicionals. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent el Sr. Yves Picod. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 30 d'octubre del 2023 - ROJ: ATSJAD 212/2023 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (confirmation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« I.- RESULTANT: que per Ordenança Penal de data 20 de juliol de 2020 es condemnà Julián per uns delictes menors de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s, d'injúries als agents de l'autoritat, concorrent en ambdós la circumstància modificativa de la responsabilitat penal agreujant de reincidència, i d'amenaces no condicionals, tipificats i penats respectivament als articles 268.1, 174 i 143.1 del Codi penal, i s'imposà, entre altres, una pena única de quatre (4) mesos de presó, dels quals tres mesos ferms en règim de semillibertat i la … »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 30 octobre 2023 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000042/2023 Núm. de Causa: 1080130/2020
AUTE 56-2023
PARTS:
Apel·lant: Sr. Julián
Advocada: Sra. Olmo
Apel·lat: MINISTERI FISCAL
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, trenta d'octubre de dos mil vint-i-tres.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 19 d'abril de 2023 dictat per la Batlle Instructora en la causa de referència, seguida per uns delictes menors de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s, d'injúries als agents de l'autoritat, i d'amenaces no condicionals. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent el Sr. Yves Picod.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que per Ordenança Penal de data 20 de juliol de 2020 es condemnà Julián per uns delictes menors de conducció de vehicle automòbil amb un grau d'alcoholèmia superior a 0,8 g/l/s, d'injúries als agents de l'autoritat, concorrent en ambdós la circumstància modificativa de la responsabilitat penal agreujant de reincidència, i d'amenaces no condicionals, tipificats i penats respectivament als articles 268.1, 174 i 143.1 del Codi penal, i s'imposà, entre altres, una pena única de quatre (4) mesos de presó, dels quals tres mesos ferms en règim de semillibertat i la resta condicional qualificada a una primera avaluació prop de l'UCA, i seguir tractament mèdic en cas necessari, durant quatre anys o fins alta mèdica, amb un termini de suspensió de la condemna de quatre anys.