ATSJAD ANDORRA, a 11 d'octubre del 2023 - ROJ: ATSJAD 234/2023
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé11 octobre 2023
NuméroA039/23
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 234/2023 (ECLI:AD:TSJADAD:2023:234A)
> Décision commentée : ATSJAD 234/2023 (ECLI:AD:TSJADAD:2023:234A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
**Juridiction** : Tribunal supérieur de justice d'Andorre, Sala civil
**Date** : 11 octobre 2023
**Numéro de recours** : A039/23 (origine : 2000136/2022)
**Nature** : aute (ordonnance), juridiction gracieuse
**Magistrats** : Alexandra Cornella Sola (ponente), Carles Cruz Moratones, Vincent Anière (président)
## Faits et procédure
Le 4 avril 2022, la représentante processuelle de Mme Calderón, épouse H, présentée comme héritière légitimaire, saisit la Batlle d'instància d'une demande d'information. Elle sollicite la liste des biens, comptes bancaires et contrats d'assurance que son père, défunt, aurait laissés en Andorre. Elle demande en outre que des injonctions soient adressées aux établissements bancaires, aux compagnies d'assurance, à la Chambre des notaires et aux communes paroissiales. Le fondement procédural initialement invoqué est la juridiction gracieuse.
Par aute du 20 mai 2022, la Batlle admet la demande et ordonne les mesures d'information sollicitées. Par aute du 4 janvier 2023, elle ordonne (premier point du dispositif) de transmettre à la requérante les réponses obtenues, puis (deuxième point) d'archiver définitivement la procédure, enregistrée sous le numéro 2000136/2022.
La requérante interjette appel. Elle soutient que l'archivage, prononcé au même moment que la transmission des informations, la prive de la faculté de formuler des observations et de solliciter des éclaircissements ou compléments. Elle demande l'annulation de la décision et qu'il soit enjoint à la juge de la requérir pour présenter ses observations au vu des résultats des injonctions. Une demande de preuve est rejetée par aute du 28 juin 2023, puis un recours en reposition est rejeté le 20 septembre 2023.
## Question de droit
La Cour est saisie de deux questions :
1. **Qualification de la demande.** La demande d'information, formée sous couvert de juridiction gracieuse, relève-t-elle de cette procédure ou des diligences préliminaires ?
2. **Fond.** Le juge de première instance était-il tenu, avant d'archiver l'affaire, de ménager à la partie demanderesse un délai pour formuler des observations et solliciter des compléments, alors qu'aucune disposition légale ne le prévoit expressément ?
La Cour doit également déterminer si le grief, tel qu'il est formulé en appel, peut être examiné au regard du principe « pendente appellatione nihil innovatur », qui interdit en principe d'introduire en appel des questions nouvelles.
## Solution et dispositif
**Sur la qualification.** La Cour écarte la qualification gracieuse. Elle relève que la pretension ne peut se rattacher à aucun des cas visés par l'article 431 du Code de procédure civile, relatif à la juridiction gracieuse. En revanche, elle entre dans le champ de l'article 65 f) du même code, qui permet de solliciter, à titre de diligence préliminaire, l'exhibition de documents déposés dans des archives non publiques et dont le demandeur ne peut disposer. La procédure suivie doit donc « être reconduite » en ce sens.
**Sur le fond.** La Cour constate qu'aucune disposition légale n'impose de délai d'observations. Elle retient toutefois un raisonnement fondé sur la conduite de la partie. D'une part, si elle entendait bénéficier d'une telle faculté, la requérante aurait dû la solliciter expressément dans sa demande initiale. D'autre part, elle aurait pu signaler au juge que la preuve demandée n'avait pas été correctement produite par l'établissement bancaire requis. La Cour relève enfin que la requérante disposait d'informations antérieures, notamment de documents émanant d'une banque française, qu'elle aurait dû identifier dans sa demande, sans qu'elle explique la chronologie de leur obtention.
Le grief ne
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 11 d'octubre del 2023 - ROJ: ATSJAD 234/2023
Juridiction : Tribunal supérieur de justice d'Andorre, Sala civil
Date : 11 octobre 2023
Numéro de recours : A039/23 (origine : 2000136/2022)
Nature : aute (ordonnance), juridiction gracieuse
Magistrats : Alexandra Cornella Sola (ponente), Carles Cruz Moratones, Vincent Anière (président)
Faits et procédure
Le 4 avril 2022, la représentante processuelle de Mme Calderón, épouse H, présentée comme héritière légitimaire, saisit la Batlle d'instància d'une demande d'information. Elle sollicite la liste des biens, comptes bancaires et contrats d'assurance que son père, défunt, aurait laissés en Andorre. Elle demande en outre que des injonctions soient adressées aux établissements bancaires, aux compagnies d'assurance, à la Chambre des notaires et aux communes paroissiales. Le fondement procédural initialement invoqué est la juridiction gracieuse.
Par aute du 20 mai 2022, la Batlle admet la demande et ordonne les mesures d'information sollicitées. Par aute du 4 janvier 2023, elle ordonne (premier point du dispositif) de transmettre à la requérante les réponses obtenues, puis (deuxième point) d'archiver définitivement la procédure, enregistrée sous le numéro 2000136/2022.
La requérante interjette appel. Elle soutient que l'archivage, prononcé au même moment que la transmission des informations, la prive de la faculté de formuler des observations et de solliciter des éclaircissements ou compléments. Elle demande l'annulation de la décision et qu'il soit enjoint à la juge de la requérir pour présenter ses observations au vu des résultats des injonctions. Une demande de preuve est rejetée par aute du 28 juin 2023, puis un recours en reposition est rejeté le 20 septembre 2023.
Question de droit
La Cour est saisie de deux questions :
Qualification de la demande. La demande d'information, formée sous couvert de juridiction gracieuse, relève-t-elle de cette procédure ou des diligences préliminaires ?
Fond. Le juge de première instance était-il tenu, avant d'archiver l'affaire, de ménager à la partie demanderesse un délai pour formuler des observations et solliciter des compléments, alors qu'aucune disposition légale ne le prévoit expressément ?
La Cour doit également déterminer si le grief, tel qu'il est formulé en appel, peut être examiné au regard du principe « pendente appellatione nihil innovatur », qui interdit en principe d'introduire en appel des questions nouvelles.
Solution et dispositif
Sur la qualification. La Cour écarte la qualification gracieuse. Elle relève que la pretension ne peut se rattacher à aucun des cas visés par l'article 431 du Code de procédure civile, relatif à la juridiction gracieuse. En revanche, elle entre dans le champ de l'article 65 f) du même code, qui permet de solliciter, à titre de diligence préliminaire, l'exhibition de documents déposés dans des archives non publiques et dont le demandeur ne peut disposer. La procédure suivie doit donc « être reconduite » en ce sens.
Sur le fond. La Cour constate qu'aucune disposition légale n'impose de délai d'observations. Elle retient toutefois un raisonnement fondé sur la conduite de la partie. D'une part, si elle entendait bénéficier d'une telle faculté, la requérante aurait dû la solliciter expressément dans sa demande initiale. D'autre part, elle aurait pu signaler au juge que la preuve demandée n'avait pas été correctement produite par l'établissement bancaire requis. La Cour relève enfin que la requérante disposait d'informations antérieures, notamment de documents émanant d'une banque française, qu'elle aurait dû identifier dans sa demande, sans qu'elle explique la chronologie de leur obtention.
Le grief ne
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000039/2023 ORIGEN: 2000136/2022 - 0
NIG: 5300542120220000694
PARTS:
Apel·lant: Sra. Calderón
Representant: Sra. Ferreras
Advocat: Sra. Durán
OBJECTE: jurisdicció voluntària
AUTE 000139/2023
Andorra la Vella, l'11 d'octubre del 2023. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent la magistrada Sra. Alexandra Cornella Sola, la qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A039/23 — Décision commentée
1.- En data 4 d'abril de 2022, la representació processal de la senyora Calderón, épouse H, formulà petició d'informació per la via de la jurisdicció voluntària, tot sol·licitant en la seva qualitat d'hereva legitimària, disposar de la relació de tots els béns, comptes bancaris i pòlisses d'assegurances que el seu difunt pare, senyor Ribes, conegut també com Cañellas, hagués deixat a Andorra, i sol·licitant a tal efecte que s'oficiés a les entitats bancàries, companyies asseguradores, Cambra de Notaris i als Comuns de totes les Parròquies per a què comuniquessin, en el seu cas, l'existència de comptes bancaris amb els seus saldos a la data de la defunció i des d'un any abans de produir-se la mateixa; qualsevol tipus d'assegurança de vida o altres, amb còpia dels contractes, de ser el cas, i l'estat del producte subscrit des de la data de la defunció i fins a la data del requeriment; qualsevol escriptura pública que el mateix hagués pogut atorgar amb còpia de les mateixes i si constava algún bé inscrit al seu nom, indicant de quin bé es tractava i des de quan s'hi trobava inscrit.
2.- Per Aute de data 20 de maig de 2022, la senyora Batlle d'instància va admetre la demanda i va acordar oficiar a les diferents entitats públiques i privades interessades en la mateixa i en el sentit per ella interessat.
3.- En data 4 de gener de 2023, la senyora Batlle d'instància dictà Aute amb, entre altres, la següent part dispositiva:
"DECIDEIX
Primer.- Donar trasllat a la representació processal de la Sra. Calderón, ep. H, dels requeriments obtinguts i presentats davant d'aquest Tribunal.
Segon.- Acordar l'arxiu definitiu de les presents actuacions registrades sota el número seqüencial 2000136/2022.
Tercer.- Notificar la present resolució a les parts interessades."
4.- Contra aquesta resolució ha interposat recurs d'apel·lació la representació processal de la senyora Calderón, épouse H, en considerar, en síntesi, que el mateix no és ajustat a Dret per quant en acordar l'arxiu del procediment al mateix moment que li dona trasllat de la informació obtinguda, no li dona l'opció de formular al·legacions i, en el seu cas, poder demanar aclariments o complements d'informació, havent arxivat immediatament el procés després d'haver-li donat trasllat de la informació sol·licitada, tot sol·licitant la seva revocació i que s'insti a la senyora Batlle d'instància per a què la requereixi per a formular les al·legacions oportunes a la vista del resultat dels oficis practicats.
5.- Per Aute d'aquesta Sala de data 28 de juny de 2023, es denega la pràctica probatòria interessada per la part apel·lant en aquesta alçada.
6.- Per Aute de data 20 de setembre del 2023, es desestima el recurs de reposició interposat contra l'Aute de data 28 de juny de 2023.
FONAMENTS DE DRET
Previ.- Tot i que la petició d'informació que efectua la part recurrent en la instància l'enquadra en un procediment de jurisdicció voluntària, la seva pretensió hauria d'haver fet objecte d'unes Diligències Preliminars. En efecte, si analitzem la jurisdicció voluntària, prevista al Llibre Cinquè del Codi de procediment civil i, concretament, el seu article 431, constatem que la pretensió efectuada per la senyora Calderón, épouse H, no es pot englobar en cap dels seus apartats que detallen les matèries o qüestions que poden ser objecte de l'esmentat procediment.
En canvi, del contingut de l'article 65 del mateix Codi, relatiu a les Diligències Preliminars, es deriva que la seva pretensió s'encabeix perfectament en l'apartat f) que preveu que es pugui sol·licitar com a diligència preliminar l'exhibició de documents que es troben dipositats en arxius de caràcter no públic i dels quals no es pugui disposar, per la persona que els tingui en poder seu.
Per tant, en puritat s'estava sol·licitant la pràctica d'una diligència preliminar, havent-se de reconduir en aquest sentit el procediment seguit.
Primer.- La part apel·lant es queixa de què una volta obtinguda la informació per ella sol·licitada la Batlle d'instància no li va donar un termini per formular al·legacions i, en el seu cas, poder demanar aclariments o complements d'informació, havent arxivat immediatament el procés després d'haver-li donat trasllat de la informació sol·licitada. Tot i que res es troba previst legalment al respecte, partirem de la base de què per gaudir de la possibilitat que pretenia, almenys hauria d'haver-ho demanat de forma específica en la seva sol·licitud d'informació, als efectes de què el jutge d'instància, en el seu cas, hagués pogut valorar la seva procedència; o, si més no, advertir a la Batlle d'instància de què la prova sol·licitada no s'havia practicat adequadament per l'entitat bancària requerida, als efectes de què la mateixa pogués buscar una solució.
Segon.- No només no ho va fer, sinó que la pretensió en què fonamenta el seu recurs d'apel·lació es basa en dos comptes bancaris concrets, quina existència es deriva d'altres documents bancaris d'una entitat bancària francesa, dels que sembla que ja disposava en instar el procediment de jurisdicció voluntària al Principat i que, per tant, havia d'haver identificat en formular la seva sol·licitud o, al menys, informar a la Batlle d'instància del seu interès en què els mateixos fossin identificats per les entitats bancàries concernides. Noti's que, en tot cas, en cap moment no explica ni justifica l'obtenció cronològica dels mateixos.
En conseqüència i sense perjudici de què l'arxiu ha de venir precedit de la fermesa de la resolució judicial, en no haver-se plantejat la qüestió objecte del present recurs a la instància, el mateix no pot ser examinat en aquesta alçada en mèrits del principi "pendente appellatione nihil innovatur".
Tercer.- Procedeix la desestimació del recurs d'apel·lació interposat, no havent-se d'efectuar especial pronunciament en relació al pagament de les costes processals ocasionades, en existir únicament una part actuant.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
DECIDEIX
Primer.- DESESTIMAR el recurs d'apel·lació interposat per la representació processal de la senyora Calderón, épouse H, contra l'Aute dictat per la senyora Batlle d'instància en data 4 de gener de 2023, que confirmem.
Segon.- No efectuar especial pronunciament en relació al pagament de les costes processals ocasionades.
Aquest aute és ferm i executiu.
Així, per aquest nostre aute, definitivament jutjant, ho manem i signem.