ATSJAD ANDORRA, a 08 de novembre del 2023 - ROJ: ATSJAD 251/2023
Confirmation
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé8 novembre 2023
NuméroA124/23
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 251/2023 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala civil, 8 novembre 2023)
> Décision commentée : ATSJAD 251/2023, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala civil, 8 novembre 2023 (ECLI:AD:TSJADAD:2023:251A, recours A124/23) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Un jugement du 27 décembre 2021 a prononcé la séparation matrimoniale de M. Pina et de Mme Olmo, en approuvant la convention réglementaire conclue le 22 novembre 2021. Le premier pacte de cette convention prévoyait que M. Pina fixerait son domicile dans un appartement sis à Soldeu, jusqu'à la vente de l'un des biens immobiliers désignés (une maison, le bureau situé à Andorra-la-Vieille ou le logement où M. Pina avait fixé son domicile). Après la vente de l'un de ces biens, M. Pina devait quitter l'appartement de Soldeu, « et en cas contraire » verser mensuellement 500 euros « en concepte de lloguer » ainsi que 50 euros de charges.
Le 24 février 2022, les parties ont vendu à une société andorrane le local à usage de bureau et la place de parking correspondante. Par courrier du 1er juillet 2022, Mme Olmo a mis M. Pina en demeure de libérer l'appartement et de payer une somme de 2 475 euros, correspondant aux mensualités de 550 euros dues jusqu'en juillet 2022.
M. Pina ne s'étant pas exécuté, Mme Olmo a saisi, le 7 octobre 2022, le juge de première instance (Batlle) d'une demande tendant à la résolution d'un « contrat de bail » daté du 24 février 2022, à l'expulsion du défendeur, au paiement de 4 000 euros d'arriérés de loyers, d'une indemnité d'occupation mensuelle de 500 euros et des charges de chauffage.
Le défendeur a soulevé des exceptions d'inadéquation de la procédure et de défaut de qualité à agir et à défendre, et a contesté le fond. Par une décision du 31 mars 2023, le Batlle a retenu l'incompétence fonctionnelle de la juridiction saisie, a renvoyé l'affaire au tribunal ayant prononcé la séparation et approuvé la convention, et a condamné la demanderesse aux dépens.
Mme Olmo a interjeté appel. Elle soutenait que la clause de la convention, lue à la lumière de la loi sur les baux de biens urbains, constituait un contrat de bail réunissant ses éléments essentiels (chose et prix), dont la durée devait être fixée par référence à l'article 7.2 de la loi 15/2022, et dont la forme écrite était satisfaite par la convention elle-même. M. Pina répliquait que l'occupation ne relevait pas d'un régime locatif, qu'elle était tolérée par la propriétaire (la fille des parties) et qu'elle ne pouvait s'interpréter isolément de l'ensemble des accords.
## Question de droit
La Sala civil devait déterminer si la clause première de la convention de séparation n'emportait pas seulement l'attribution temporaire de l'usage d'un logement à l'un des époux, mais incorporait également un contrat de bail soumis à une condition suspensive, à savoir la vente d'un des biens immobiliers visés.
La question comporte deux volets. Le premier porte sur la qualification : une telle clause peut-elle être assimilée à un contrat de bail de biens urbains au sens de la loi de 2022 ? Le second porte sur la compétence fonctionnelle : si la qualification de bail est écartée, quelle juridiction est compétente pour connaître du litige relatif à l'exécution de cette clause ?
## Solution et dispositif
La Cour rejette l'appel et confirme intégralement la décision du Batlle. Son raisonnement repose sur trois étapes.
**Définition du bail.** Le Tribunal rappelle que, selon l'article 7.1 de la loi 15/2022, un contrat de bail portant sur un bien urbain existe lorsqu'une partie s'oblige à céder à l'autre l'usage et la jouissance du bien pour une durée déterminée et moyennant un prix certain. Il précise que, si l'absence de détermination de la durée n'entraîne pas la nullité, la loi prévoit alors une durée supplétive minimale (article 7.2). Il relève enfin que la lo
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 08 de novembre del 2023 - ROJ: ATSJAD 251/2023
ATSJAD 251/2023 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala civil, 8 novembre 2023)
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD 251/2023, Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala civil, 8 novembre 2023 (ECLI:AD:TSJADAD:2023:251A, recours A124/23) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Un jugement du 27 décembre 2021 a prononcé la séparation matrimoniale de M. Pina et de Mme Olmo, en approuvant la convention réglementaire conclue le 22 novembre 2021. Le premier pacte de cette convention prévoyait que M. Pina fixerait son domicile dans un appartement sis à Soldeu, jusqu'à la vente de l'un des biens immobiliers désignés (une maison, le bureau situé à Andorra-la-Vieille ou le logement où M. Pina avait fixé son domicile). Après la vente de l'un de ces biens, M. Pina devait quitter l'appartement de Soldeu, « et en cas contraire » verser mensuellement 500 euros « en concepte de lloguer » ainsi que 50 euros de charges.
Le 24 février 2022, les parties ont vendu à une société andorrane le local à usage de bureau et la place de parking correspondante. Par courrier du 1er juillet 2022, Mme Olmo a mis M. Pina en demeure de libérer l'appartement et de payer une somme de 2 475 euros, correspondant aux mensualités de 550 euros dues jusqu'en juillet 2022.
M. Pina ne s'étant pas exécuté, Mme Olmo a saisi, le 7 octobre 2022, le juge de première instance (Batlle) d'une demande tendant à la résolution d'un « contrat de bail » daté du 24 février 2022, à l'expulsion du défendeur, au paiement de 4 000 euros d'arriérés de loyers, d'une indemnité d'occupation mensuelle de 500 euros et des charges de chauffage.
Le défendeur a soulevé des exceptions d'inadéquation de la procédure et de défaut de qualité à agir et à défendre, et a contesté le fond. Par une décision du 31 mars 2023, le Batlle a retenu l'incompétence fonctionnelle de la juridiction saisie, a renvoyé l'affaire au tribunal ayant prononcé la séparation et approuvé la convention, et a condamné la demanderesse aux dépens.
Mme Olmo a interjeté appel. Elle soutenait que la clause de la convention, lue à la lumière de la loi sur les baux de biens urbains, constituait un contrat de bail réunissant ses éléments essentiels (chose et prix), dont la durée devait être fixée par référence à l'article 7.2 de la loi 15/2022, et dont la forme écrite était satisfaite par la convention elle-même. M. Pina répliquait que l'occupation ne relevait pas d'un régime locatif, qu'elle était tolérée par la propriétaire (la fille des parties) et qu'elle ne pouvait s'interpréter isolément de l'ensemble des accords.
Question de droit
La Sala civil devait déterminer si la clause première de la convention de séparation n'emportait pas seulement l'attribution temporaire de l'usage d'un logement à l'un des époux, mais incorporait également un contrat de bail soumis à une condition suspensive, à savoir la vente d'un des biens immobiliers visés.
La question comporte deux volets. Le premier porte sur la qualification : une telle clause peut-elle être assimilée à un contrat de bail de biens urbains au sens de la loi de 2022 ? Le second porte sur la compétence fonctionnelle : si la qualification de bail est écartée, quelle juridiction est compétente pour connaître du litige relatif à l'exécution de cette clause ?
Solution et dispositif
La Cour rejette l'appel et confirme intégralement la décision du Batlle. Son raisonnement repose sur trois étapes.
Définition du bail. Le Tribunal rappelle que, selon l'article 7.1 de la loi 15/2022, un contrat de bail portant sur un bien urbain existe lorsqu'une partie s'oblige à céder à l'autre l'usage et la jouissance du bien pour une durée déterminée et moyennant un prix certain. Il précise que, si l'absence de détermination de la durée n'entraîne pas la nullité, la loi prévoit alors une durée supplétive minimale (article 7.2). Il relève enfin que la lo
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000124/2023 ORIGEN: 4000380/2022 - 0
NIG: 5300542120220002033
PARTS:
Apel·lant: Sra. Olmo
Advocat: Sr. Bueno
Apel·lat: Sr. Pina
Representant: Sra. Valverde
Advocat: Sr. Narváez
OBJECTE: Competència funcional, atribució de l'ús d'un habitatge a un consort incorporada en conveni de separació no pot equiparar-se a un contracte d'arrendament de finques urbanes.
AUTE 000141/2023
Andorra la Vella, el 8 de novembre del 2023. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A124/23 — Décision commentée
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Jaume Tor Porta, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
1.- Per Sentència de 27-12-2021 es declarava la separació matrimonial dels Srs. Pina i Olmo, aprovant el Conveni regulador atorgat el 22-11-2021 que, per allò que aquí interessa, preveia:
"El Sr. Pina ha fixat el seu domicili a l'XXXX, i això fins que la Casa C o el despatx ubicat a Andorra la Vella o el pis on ha fixat el Sr. Pina el seu domicili no es vengui. Un cop efectuada la venta de qualsevol de les unitat referides, el Sr. Pina desocuparà el pis de Soldeu i traslladarà el seu domicili on li sembli bé i en cas contrari abonarà mensualment la suma de 500.- EUR en concepte de lloguer i 50.- EUR de despeses a compte de consums de calefacció i altres serveis".
El 24-2-2022 els avui litigants venien a una societat andorrana el local despatx i plaça d'aparcament corresponent situat a Andorra la Vella i mitjançant carta d'1-7-2022, la Sra. Olmo requeria el Sr. Pina d'abandonar, com a més tard per tot el 15 de juliol següent, la unitat immobiliària que ocupa a P i a satisfer la suma de 2.475.- EUR corresponent a l'import acumulat segons el preu indicat en el conveni de separació (550.- EUR mensuals) d'ençà del mes de juliol del 2022, afegint seguidament que "de no desocupar les unitats ressenyades en el termini fixat, procediré a iniciar les accions corresponents i a reclamar-li les quantitats corresponents fins l'efectiu retorn de la possessió".
El Sr. Pina no abandonava el pis en el termini indicat i tampoc satisfeia l'import que en el conveni de separació es preveia, el què comportà que el 7-10-2022, la Sra. Olmo formulés demanda de resolució contractual, desnonament i reclamació de quantitat contra el mateix sol·licitant es declarés la resolució del contracte d'arrendament de 24.2.2022, desnonant el demandat de la unitat immobiliària que ocupava, condemnant-lo a satisfer l'import de 4.000.- EUR en concepte de rendes degudes més els interessos legals produïts; l'import mensual de 500.- EUR a comptar del mes de novembre de 2022 en concepte d'indemnització per ocupació indeguda amb els seus interessos corresponents, més les despeses de calefacció des del mes de març del 2022 i finalment a satisfer les despeses judicials ocasionades.
2.- La representació processal del Sr. Pina, contestava la demanda articulada interposant excepcions peremptòries d'inadequació de procediment, de manca de legitimació activa i passiva dels litigants i pel que fa al fons s'oposava a les pretensions de l'actora, sol·licitant que es dictés Sentència collint les excepcions que articulava o subsidiàriament desestimant la demanda i imposant a la part demandant el pagament de les costes ocasionades.
3.- El 31-3-2023 requeia Aute amb la següent part decisòria:
"Primer.- Estimar la manca de competència funcional d'aquest Tribunal per conèixer del procés promogut per demanda de la Sra. Olmo contra el Sr. Pina, per escrit de data 7 d'octubre del 2022.
Segon.- Acordar l'arxiu de les actuacions.
Tercer.- Designar el Tribunal que ha dictat la sentència de separació ferma en primera instància i, que ha aprovat el conveni del 22 de novembre del 2021 -sense perjudici de les competències del S en la matèria-, com a tribunal competent per conèixer del present procediment.
Quart.- Imposar les costes del procés a la part demandant, inclosos honoraris d'advocat i de procurador".
Per això s'argumenta que l'ocupació de la unitat immobiliària realitzada pel Sr. Pina no derivava d'un contracte d'arrendament sinó que es fonamentava en les previsions d'un conveni de separació. En tal eventualitat considera que la competència funcional corresponia al Batlle que havia dictat la Sentència de separació, sense perjudici de la competència que al S podia correspondre.
4.- La Sra. Olmo formula recurs d'apel·lació contra aquesta decisió, demanant-ne la revocació i que en el seu lloc es declari la competència del Tribunal "a quo" per conèixer i resoldre el litigi, imposant a la contrapart el pagament de les costes ocasionades, segons els següents motius de recurs.
Sosté que si la previsió inserida en el conveni de separació es conjuminava amb les previsions contingudes en la Llei d'Arrendament de Finques Urbanes, s'havia de considerar que ens trobàvem davant d'un contracte d'arrendament reunint-se els seus requisits vertebradors (cosa i preu). Respecte del termini referia a manca de previsió expressa, que calia recórrer a aquell que es contempla en l'apartat 2 de l'article 7 de la Llei 15/2022 (4 o 5 anys) amb caràcter supletori. Quant a la forma del contracte, defensa que es formalitzà per escrit en el mateix conveni de separació.
5.- La representació processal del Sr. Pina, s'oposa al recurs d'apel·lació articulat de contrari, interessant la confirmació íntegra de la resolució dictada amb imposició de les costes a la part demandant, argumentant que l'ocupació que el seu representat realitzava de l'habitatge de Soldeu no ho era en règim d'arrendament i que qualsevol incompliment s'havia de reclamar per la via del procediment judicial escaient. Afegia que l'ocupació que efectuava de la unitat indicada ho era sense oposició de la propietària (es tracta de la filla dels litigants), i que travessava una difícil situació econòmica que no li permetia assumir el cost d'arrendament d'un habitatge en les condicions actuals del mercat i que en tot cas, la interpretació el pacte en què la part recolzava les seves pretensions no es podia fer de manera separada al conjunt dels pactes assolits.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- Atesos els termes que les parts han estructurat els termes del seu debat en aquesta alçada, l'objecte de la present resolució demana determinar si el pacte primer del conveni de separació dels litigants que hem tingut ocasió de transcriure en el primer antecedent de fet, no tan sols contempla una atribució temporal al Sr. Pina de l'ús del pis situat a P, sinó que també incorpora un contracte d'arrendament sotmès a condició suspensiva (la venda d'alguna de les unitats immobiliàries que en el pacte descrit es relaten), en cas que el Sr. Pina optés per a mantenir-s'hi a partir d'aquells moments com ha fet.
Segon.- Segons preveu l'art. 7.1 de la Llei 15/2022 de text consolidat d'arrendament de finques urbanes (norma aquesta d'aplicació atès que en definitiva es tractaria de l'arrendament d'una finca urbana destinada a habitatge), s'entén que existeix un contracte d'arrendament sobre una finca urbana quan una de les parts s'obliga a cedir a l'altra el seu ús i gaudiment per un temps determinat i un preu cert, amb el benentès, però que si la precisió de la cosa i del preu resulten essencials, la manca de determinació de la seva extensió temporal no l'invalida, sinó que en aquesta situació la Llei (art. 7.2) contempla una durada supletòria mínima. A banda d'aquests requisits nuclears que tradicionalment es prediquen del contracte d'arrendament de finques urbanes, el legislador hi ha incorporat una exigència suplementària. En efecte, si bé inicialment no s'exigia que el contracte d'arrendament de finques urbanes es trobés sotmès a un formalisme específic (l'article 12 de la LAFU del 1999 preveia que el contracte d'arrendament podia fer-se de forma verbal o escrita si bé qualsevol de les parts podia compel·lir l'altra a formalitzar-lo per escrit), d'ençà de la Llei 15/2021 de Creació de l'institut Nacional d'Habitatge que modificava parcialment la LAFU, el contracte d'arrendament ha d'intervenir necessàriament per escrit.
En el present supòsit i malgrat que la previsió inserida en el conveni de separació atorgat, contempli l'ús per part del Sr. Pina de l'immoble situat a Soldeu inicialment de manera gratuïta i una volta venuda qualsevol de les unitats immobiliàries que s'hi descriuen, de manera onerosa (500.- EUR més 50.- EUR per les despeses accessòries), l'adveniment d'aquesta darrera condició no és de naturalesa a convertir l'esmentada previsió contractual en un contracte d'arrendament de finques urbanes. En realitat, aquesta previsió contractual contempla una compensació per l'ús de determinat immoble per un dels consorts en les condicions que han estat pactades en el conveni de separació, i a partir del moment en que resultava aprovada pel Batlle coneixedor del procediment de separació, qualsevol controvèrsia que la seva aplicació pugui presentar s'haurà de dilucidar en seu d'execució de la Sentència, sense que sigui necessari instar un nou procediment amb aquesta finalitat.
En aquesta eventualitat, el recurs articulat per la Sra. Olmo haurà de ser desestimat i la resolució dictada per la Batllia confirmada.
Tercer.- La desestimació del recurs articulat comportarà que les costes ocasionades en aquesta alçada siguin imposades a la part recurrent en mèrits de les previsions de l'art. 354.2 del CPC.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs d'apel·lació articulat per la Sra. Olmo contra l'Aute 74/2023 dictat en data 31-3-2023 que confirmem íntegrament. Imposem a la recurrent el pagament de les costes ocasionades en aquesta alçada.
Aquest aute és ferm i executiu.
Així, per aquest nostre aute, definitivament jutjant, ho manem i signem.