ATSJAD ANDORRA, a 08 de novembre del 2023 - ROJ: ATSJAD 252/2023
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé8 novembre 2023
NuméroA126/23
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 252/2023 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 8 novembre 2023)
> Décision commentée : Juridiction andorrane, ATSJAD 252/2023 (ECLI:AD:TSJADAD:2023:252A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
La requérante, Mme Pérez, a sollicité la pratique de diligences préliminaires en vue de fonder une demande en liquidation de régime matrimonial contre M. Carranza. La Batllia a refusé ces diligences par un *Aute* du 30 mars 2023, dont le dispositif porte uniquement sur le rejet de la demande, formulée par écrit du 17 mars 2023, et sur la notification à la partie requérante.
Mme Pérez a interjeté appel le 10 mai 2023, en demandant la révocation de la décision de première instance et l'octroi des diligences sollicitées. La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia était composée de MM. Carles Cruz Moratones (rapporteur), Vincent Anière (président) et de Mme Alexandra Cornelia Sola (le nom est orthographié différemment dans l'en-tête de la décision).
Les mesures demandées sont de trois ordres :
1. une attestation du Gouvernement d'Andorre sur l'existence éventuelle d'un permis de port d'arme et d'armes enregistrées au nom de M. Carranza, ainsi que sur le nombre de véhicules dont il a été titulaire depuis septembre 2015 ;
2. une demande adressée à la société B, SL, afin qu'elle certifie les bénéfices perçus par M. Carranza en qualité d'associé depuis septembre 2015 ;
3. une demande adressée à l'établissement bancaire C, afin qu'il indique l'origine d'un virement de 3 060 euros effectué le 24 octobre 2008 au profit d'un compte dont la société B, SL est titulaire, ainsi que l'identité des titulaires de ce compte.
Le divorce préalable a été prononcé par un officier de l'état civil portugais, dans le cadre d'une procédure par consentement mutuel. Cette décision a été reconnue en Andorre par la voie de l'exequatur. Le texte ne précise pas la date du mariage ni le régime matrimonial initialement applicable.
## Question de droit
La question posée à la Sala Civil est de savoir si des diligences préliminaires peuvent être ordonnées lorsqu'elles ne sont ni imprescindibles ni nécessaires à la préparation d'un procès futur en liquidation du régime matrimonial, et lorsque le régime applicable n'est pas établi.
Le tribunal rappelle, en reprenant sa jurisprudence antérieure (rôles TSJC 114/2022 et 118/2022, non reproduits dans le texte), que les diligences préliminaires reposent sur deux piliers, l'instrumentalité et la nécessité. Elles ne doivent pas devenir une preuve préconstituée, au risque de porter atteinte au droit de la partie adverse à la contradiction. Le texte ne précise pas l'article de la loi de procédure civile qui fonde ce régime.
## Solution et dispositif
Le tribunal écarte les trois critères d'appréciation de la demande :
- **Absence de certitude sur le régime applicable.** La juridiction relève que la requérante affirme, sans l'établir, que le mariage était soumis à un régime de communauté de biens. Le contenu de la décision portugaise, l'accord des époux et tout autre élément indicatif du régime n'étant pas connus, la finalité des mesures sollicitées ne peut être tenue pour certaine.
- **Absence d'instrumentalité.** Les données demandées ne sont pas jugées indispensables pour déterminer la configuration de la relation processuelle future.
- **Absence de nécessité.** La demande pouvait être formée sur la base des données déjà connues, avec réserve de compléter l'argumentation au cours de l'instance. Les données sollicitées ne justifient pas une m
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 08 de novembre del 2023 - ROJ: ATSJAD 252/2023
ATSJAD 252/2023 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 8 novembre 2023)
La requérante, Mme Pérez, a sollicité la pratique de diligences préliminaires en vue de fonder une demande en liquidation de régime matrimonial contre M. Carranza. La Batllia a refusé ces diligences par un Aute du 30 mars 2023, dont le dispositif porte uniquement sur le rejet de la demande, formulée par écrit du 17 mars 2023, et sur la notification à la partie requérante.
Mme Pérez a interjeté appel le 10 mai 2023, en demandant la révocation de la décision de première instance et l'octroi des diligences sollicitées. La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia était composée de MM. Carles Cruz Moratones (rapporteur), Vincent Anière (président) et de Mme Alexandra Cornelia Sola (le nom est orthographié différemment dans l'en-tête de la décision).
Les mesures demandées sont de trois ordres :
une attestation du Gouvernement d'Andorre sur l'existence éventuelle d'un permis de port d'arme et d'armes enregistrées au nom de M. Carranza, ainsi que sur le nombre de véhicules dont il a été titulaire depuis septembre 2015 ;
une demande adressée à la société B, SL, afin qu'elle certifie les bénéfices perçus par M. Carranza en qualité d'associé depuis septembre 2015 ;
une demande adressée à l'établissement bancaire C, afin qu'il indique l'origine d'un virement de 3 060 euros effectué le 24 octobre 2008 au profit d'un compte dont la société B, SL est titulaire, ainsi que l'identité des titulaires de ce compte.
Le divorce préalable a été prononcé par un officier de l'état civil portugais, dans le cadre d'une procédure par consentement mutuel. Cette décision a été reconnue en Andorre par la voie de l'exequatur. Le texte ne précise pas la date du mariage ni le régime matrimonial initialement applicable.
Question de droit
La question posée à la Sala Civil est de savoir si des diligences préliminaires peuvent être ordonnées lorsqu'elles ne sont ni imprescindibles ni nécessaires à la préparation d'un procès futur en liquidation du régime matrimonial, et lorsque le régime applicable n'est pas établi.
Le tribunal rappelle, en reprenant sa jurisprudence antérieure (rôles TSJC 114/2022 et 118/2022, non reproduits dans le texte), que les diligences préliminaires reposent sur deux piliers, l'instrumentalité et la nécessité. Elles ne doivent pas devenir une preuve préconstituée, au risque de porter atteinte au droit de la partie adverse à la contradiction. Le texte ne précise pas l'article de la loi de procédure civile qui fonde ce régime.
Solution et dispositif
Le tribunal écarte les trois critères d'appréciation de la demande :
Absence de certitude sur le régime applicable. La juridiction relève que la requérante affirme, sans l'établir, que le mariage était soumis à un régime de communauté de biens. Le contenu de la décision portugaise, l'accord des époux et tout autre élément indicatif du régime n'étant pas connus, la finalité des mesures sollicitées ne peut être tenue pour certaine.
Absence d'instrumentalité. Les données demandées ne sont pas jugées indispensables pour déterminer la configuration de la relation processuelle future.
Absence de nécessité. La demande pouvait être formée sur la base des données déjà connues, avec réserve de compléter l'argumentation au cours de l'instance. Les données sollicitées ne justifient pas une m
Aute
TRIBUNAL SUPERIOR DE JUSTÍCIA
Sala Civil
TSJC.- 0000126/2023 ORIGEN: 1000064/2023 - 0
NIG: 5300542120230000542
PARTS:
Apel·lant: Sra. Pérez
Representant: Sr. Tejada
Advocat: Sra. Carretero
OBJECTE: Diligències preliminars. Improcedència.
AUTE 000144/2023
Andorra la Vella, el 8 de novembre del 2023. En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs d'apel·lació a les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Carles Cruz Moratones, el qual expressa el parer del Tribunal.
ANTECEDENTS DE FET
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A126/23 — Décision commentée
1.- La representació processal de la Sra. Pérez va sol·licitar la pràctica de diligència preliminars als efectes de poder fonamentar una demanda de liquidació de règim econòmic matrimonial contra el Sr. Carranza.
2.- El Tribunal de la secció civil ha dictat Aute en data 30.03.2023 amb la següent part decisòria :
"Primer.- Denegar la pràctica de les diligències preliminars sol·licitades per la representació processal de la Sra. Pérez, mitjançant escrit de data 17.03.2023.
Segon.- Notificar la present resolució a la part sol·licitant."
3.- El 10.05.2023 la representació processal de la Sra. Pérez ha interposat recurs d'apel·lació contra l'aute de la Batllia, i segons els arguments que s'hi exposa demana que es revoqui l'Aute d'instància i s'acordi la pràctica de diligències preliminars sol·licitades.
FONAMENTS DE DRET
Primer.- En el present incident la part demandant reclama unes diligències preliminars i la Batllia considera que no són procedents ni per resultar ni necessàries ni imprescindibles per preparar un plet futur.
La part sol·licitant insisteix en la seva petició sense aportar argumentació nova en aquesta alçada.
Segon.- En la qüestió a resoldre sobre si les diligències preliminars resulten imprescindibles i necessàries pel futur plet de liquidació del règim econòmic matrimonial, hem de recordar quines mesures es demanen. Són aquestes:
"1. Que s'oficiï al Govern d'Andorra per tal que certifiqui: a. Si el Sr. Carranza és titular de permís d'arma i si té alguna arma registrada. b. De quants vehicles ha estat titular el Sr. Carranza d'ençà el setembre de 2015 (moment en el que matrimoni va començar a tenir comptes bancaris individuals) fins a l'actualitat.
Que es requereixi a la societat mercantil andorrana B, SL per tal que certifiquin quins han estat els beneficis que ha rebut el Sr. Carranza d'ençà el setembre de 2015 com a soci de la societat ans indicada.
Que es requereixi a l'entitat bancària C per tal que certifiquin des de quin compte es va realitzar la transferència bancària que va rebre el compte "XXXXXX" titularitat de la societat mercantil andorrana B, SL per una quantitat de 3.060.- euros en data 24 d'octubre de 2008 amb núm. d'ordre 0000000 i concepte "CAPITAL SOCIAL" i qui eren o són els titulars d'aquest compte."
Tercer.- Com ja hem dit en altres ocasions (rotlles TSJC 114/2022; 118/2022) les diligències preliminars de la nostra legislació processal es fonamenten en dos pilars: la instrumentalitzat i la necessitat i han d'evitar convertir-se en prova preconstituïda perquè afectaria als drets de l'altra part que no hauria pogut fer ús del dret a la contradicció.
Doncs bé, en aquest cas resulta clar, en primer lloc, que la part sol·licitant en reclamar unes diligències sota l'argumentació que les precisa per interposar una demanda de liquidació del règim matrimonial que assegura -però no sabem si realment és així - un règim de comunitat de béns. Hem de fer notar que el divorci que ha precedit ha estat una resolució d'un registrador civil portuguès en un procediment de mutu acord que ha estat reconeguda en el nostre país pel tràmit d'exequàtur, no coneixem el contingut de la dita resolució portuguesa, ni l'acord acceptat, ni cap altre indicador de que efectivament era un matrimoni regit per aquell tipus de règim econòmic matrimonial. Això ja impossibilita poder tenir la certesa que les diligències demanades van encaminades a una demanda en tal sentit. Però, a més, en segon lloc, la nota de la instrumentalitat pel plet futur ha de venir contrastada en que són dades les que es demanen que resulten imprescindibles per poder saber com s'ha de configurar la relació processal, cosa que tampoc sembla que sigui el cas. I, en tercer lloc, en quant a la necessitat tampoc apareix tal característica, doncs es port formular la demanda amb les dades que es coneguin i amb reserva d'aquelles altres que en el si del procés la pràctica de la prova pugui proporcionar. En altres paraules, les dades que es demanen no justifiquen una mesura inaudita parte com la de l'aportació de proves sense les quals la part no pugui exercir una acció davant els Tribunals. Com argument de reforç, afegirem que el tema de les armes no sembla que tingui cap relació amb la liquidació del règim matrimonial. Altra cosa serà que la no disposició de determinades dades de la part contrària que no estiguin a l'abast de la part agent, pugui resultar decisiva en el moment de la imposició o no de costes, perquè aquesta qüestió és aliena al que ara toca decidir.
En coherència amb tot el que hem exposat, el recurs ha de ser desestimat.
Quart.- Disposa l'art 354.2 CPC "En cas que el tribunal estimi íntegrament o parcialment el recurs d'apel·lació, no imposa les costes processals a cap de les parts. En cas que desestimi íntegrament el recurs d'apel·lació, el tribunal imposa les costes processals a l'apel·lant". Per consegüent, imposem les costes del recurs a la part apel·lant.
Decisio
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
DECIDEIX
DESESTIMAR el recurs interposat per la representació processal de la Sra. Pérez contra l'Aute de l'Hble. Sra. Batlle de data 30 de març de 2023 que confirmem íntegrament amb imposició de les costes d'aquesta alçada a la part apel·lant.
Aquest aute és ferm i executiu.
Així, per aquest nostre aute, definitivament jutjant, ho manem i signem.