ATSJAD ANDORRA, a 20 de desembre del 2023 - ROJ: ATSJAD 274/2023
Rejet du pourvoi
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé20 décembre 2023
NuméroA041/23
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, ATSJAD 274/2023 du 20 décembre 2023
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 20 décembre 2023, ATSJAD 274/2023, ECLI:AD:TSJADAD:2023:274A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note de référence : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir des seules mentions figurant dans le texte intégral (intitulé, ROJ, ECLI). Le numéro de rouleau est TSJP 0000041/2023 et le recours est enregistré sous la cote A041/23.*
## Faits et procédure
Par ordonnance pénale (*Ordenança Penal*) du 11 février 2019, le prévenu, dénommé « Girona » dans la décision, a été condamné pour un délit majeur de menaces (article 140.1 du Code pénal) à huit mois de prison avec sursis, assortis d'un délai d'épreuve de quatre ans, ainsi que pour des contraventions de mauvais traitements (article 476.1) et de menaces légères (article 478.2), sanctionnées par une peine de quinze jours et une peine de quinze jours d'arrêt nocturne avec sursis. La circonstance aggravante de récidive a été retenue pour le délit majeur. Selon le texte, cette décision est devenue ferme et définitive faute d'opposition des parties.
Par un premier *aute* du 4 mai 2022, la Batlle instructrice a prononcé la révocation partielle du sursis, fixant la partie à exécuter à trente jours de prison ferme.
Sur requête du ministère public, formulée par rapport du 2 janvier 2023 et tendant à la révocation totale du sursis, la Batlle a rendu un second *aute*, dont la date n'est pas précisée dans la décision (« XXXX »). Ce second *aute* a, selon les termes cités, « amplifié et reformé » le précédent et prononcé la révocation partielle du bénéfice du sursis à hauteur de quarante-cinq jours de prison ferme, avec la possibilité d'un régime de semi-liberté si le condamné justifie d'une activité professionnelle et d'un arrêt médical l'empêchant de l'exercer.
Le ministère public a interjeté appel, sollicitant la révocation totale du sursis en invoquant de nouvelles condamnations pour des faits commis les 23 juillet 2020 et 22 février 2022. La défense du condamné s'est opposée au recours, sollicitant à titre subsidiaire une révocation d'une durée égale ou inférieure à six mois.
Par un premier *aute* du 30 octobre 2023 (AUTE 55-2023), la Sala Penal a relevé d'office l'éventuelle nullité du second *aute* et invité les parties à présenter leurs observations dans un délai de huit jours ouvrables, en ajournant l'audience au 24 novembre 2023. C'est la décision du 20 décembre 2023 (AUTE 71-2023) qui est ici commentée.
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Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 20 de desembre del 2023 - ROJ: ATSJAD 274/2023
I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, ATSJAD 274/2023 du 20 décembre 2023
Reproduction verbatim
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 20 décembre 2023, ATSJAD 274/2023, ECLI:AD:TSJADAD:2023:274A (Lire sur source officielle)
Note de référence : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence ci-dessus est reconstituée à partir des seules mentions figurant dans le texte intégral (intitulé, ROJ, ECLI). Le numéro de rouleau est TSJP 0000041/2023 et le recours est enregistré sous la cote A041/23.
Faits et procédure
Par ordonnance pénale (Ordenança Penal) du 11 février 2019, le prévenu, dénommé « Girona » dans la décision, a été condamné pour un délit majeur de menaces (article 140.1 du Code pénal) à huit mois de prison avec sursis, assortis d'un délai d'épreuve de quatre ans, ainsi que pour des contraventions de mauvais traitements (article 476.1) et de menaces légères (article 478.2), sanctionnées par une peine de quinze jours et une peine de quinze jours d'arrêt nocturne avec sursis. La circonstance aggravante de récidive a été retenue pour le délit majeur. Selon le texte, cette décision est devenue ferme et définitive faute d'opposition des parties.
Par un premier aute du 4 mai 2022, la Batlle instructrice a prononcé la révocation partielle du sursis, fixant la partie à exécuter à trente jours de prison ferme.
Sur requête du ministère public, formulée par rapport du 2 janvier 2023 et tendant à la révocation totale du sursis, la Batlle a rendu un second aute, dont la date n'est pas précisée dans la décision (« XXXX »). Ce second aute a, selon les termes cités, « amplifié et reformé » le précédent et prononcé la révocation partielle du bénéfice du sursis à hauteur de quarante-cinq jours de prison ferme, avec la possibilité d'un régime de semi-liberté si le condamné justifie d'une activité professionnelle et d'un arrêt médical l'empêchant de l'exercer.
Le ministère public a interjeté appel, sollicitant la révocation totale du sursis en invoquant de nouvelles condamnations pour des faits commis les 23 juillet 2020 et 22 février 2022. La défense du condamné s'est opposée au recours, sollicitant à titre subsidiaire une révocation d'une durée égale ou inférieure à six mois.
Par un premier aute du 30 octobre 2023 (AUTE 55-2023), la Sala Penal a relevé d'office l'éventuelle nullité du second aute et invité les parties à présenter leurs observations dans un délai de huit jours ouvrables, en ajournant l'audience au 24 novembre 2023. C'est la décision du 20 décembre 2023 (AUTE 71-2023) qui est ici commentée.
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
Reproduction verbatim
« En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data XXXX dictat per la Batlle Instructora en la causa de referència, seguida per un delicte major d'amenaces i per unes contravencions penals de maltractament i amenaces lleus. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 20 de desembre del 2023 - ROJ: ATSJAD 274/2023 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (rejet), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
Reproduction verbatim
« I.- RESULTANT: que per Ordenança Penal de data 11 de febrer de 2019 es condemnà a Girona com autor responsable, concorrent la circumstància agreujant de reincidència, d'un delicte major d'amenaces previst i penat a l'article 140.1 a la pena de 8 mesos de presó condicional, dins un termini de suspensió de la condemna de 4 anys; com autor responsable d'unes contravencions penals de maltractaments i d'amenaces lleus, tipificades i penades respectivament als article 476.1 i 478.2 del Codi Penal, sense que concorrin circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal a una … »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
Reproduction verbatim
« Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 20 décembre 2023 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
Núm. de Rotlle: TSJP 0000041/2023 Núm. de Causa: Ex 4080038/2019
AUTE 55-2023
PARTS:
Apel·lant: MINISTERI FISCAL
Apel·lat: Sr. Girona
Advocat: Sr. Pulido
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, trenta d'octubre de dos mil vint-i-tres.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data XXXX dictat per la Batlle Instructora en la causa de referència, seguida per un delicte major d'amenaces i per unes contravencions penals de maltractament i amenaces lleus. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que per Ordenança Penal de data 11 de febrer de 2019 es condemnà a Girona com autor responsable, concorrent la circumstància agreujant de reincidència, d'un delicte major d'amenaces previst i penat a l'article 140.1 a la pena de 8 mesos de presó condicional, dins un termini de suspensió de la condemna de 4 anys; com autor responsable d'unes contravencions penals de maltractaments i d'amenaces lleus, tipificades i penades respectivament als article 476.1 i 478.2 del Codi Penal, sense que concorrin circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal a una pena de 15 dies per la primera i una pena de 15 dies d'arrest nocturn condicional, amb un termini de suspensió de 15 dies, per la segona.
Sources citées
1 référence
Jurisprudence (1)
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° A041/23 — Décision commentée
Aquesta resolució va esdevenir ferma i definitiva el dia en que es va dictar en no formular les parts oposició a la mateixa.
Mitjançant Aute de data 04 de maig de 2022 es va decidir la revocació parcial de la condemna de data XXXX fixant-se el termini de compliment de dita pena en 30 dies de presó ferma.
II.- RESULTANT: que per Aute de data XXXX subsegüent a la petició formulada pel MINISTERI FISCAL per informe de data 02 de gener de 2023 es decideix.
"Primer.- Ampliar i reformar l'aute dictat en data 4 de maig del 2022, i donar lloc favorablement i amb caràcter parcial a la petició de revocació que va ser efectuada pel Mgfc. MINISTERI FISCAL en dates 6 de novembre de 2020 i 2 de gener de 2023.
Segon.- Decidir la REVOCACIÓ PARCIAL DEL BENEFICI
CONDICIONAL concedit per aquesta causa 4080038/2019 al condemnat Girona, que haurà de complir per aquesta causa segons Ordenança Penal de data 11 de febrer de 2019, la pena de QUARANT-CINC (45) DIES de PRESÓ FERMA.
Tercer.- Si el condemnat Girona acredita (1) tenir ocupació laboral i (2) trobar-se d'alta mèdica per a poder exercir-la de forma efectiva, en aquest cas se li permetrà el compliment de la pena en règim de SEMILLIBERTAT als efectes de mantenir la seva ocupació laboral, d'acord amb l'article 229 CPrP, fets que haurà d'acreditar per davant d'aquest tribunal."
III.- RESULTANT: que contra l'esmentat Aute interposa recurs d'apel·lació el MINISTERI FISCAL interessant que s'acordi la revocació total de la suspensió de l'execució de la condemna de 8 mesos de presó condicional. Manifesta que l'interessat ha estat novament condemnat per fets ocorreguts els dies 23 de juliol del 2020, i 22 de febrer del 2022.
IV.-RESULTANT: que la representació lletrada de Girona s'oposa al recurs formulat, sol·licitant subsidiàriament que la revocació sigui per un període menor o igual a 6 mesos i que es mantingui el compliment de la pena en règim de semi llibertat, si s'acredita ocupació laboral i alta mèdica.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: que en ressurt dels elements obrant en autes que:
mitjançant Aute de data XXXX, subsegüent a la petició del MINISTERI FISCAL de revocació total de la condemna, la Batlle va decidir la revocació parcial, a concurrència de 30 dies de la condemna condicional imposada a Girona per Ordenança Penal de data 11 de gener de 2019. Aquesta resolució va esdevenir ferma i definitiva en no formular les parts recurs d'apel·lació.
mitjançant l'Aute recorregut de data XXXX subsegüent a una nova petició de revocació total del MINISTERI FISCAL de data 2 de gener de 2023, la Batlle decideix "reformar l'aute dictat en data 4 de maig del 2022 i donar lloc amb caràcter parcial a la petició de revocació, essent la revocació, no de 30 dies sinó de 45 dies de presó ferma."
S'ha de concloure que la Batlle ha reformat la seva pròpia decisió anterior, la qual a més era ferma i definitiva, el què resulta contrari a l'article 88 de la Constitució.
Si bé és cert, que en el marc de l'execució de l'Ordenança Penal de data 11 de febrer de 2019 es podia procedir a una segona revocació del saldo de la condemna, és a dir 7 mesos, però en cap cas la Batlle tenia el poder de reformar la seva pròpia decisió anterior, quin poder correspon a la jurisdicció d'apel·lació (quan la resolució no és ferma ni definitiva).
Apareix doncs que tal decisió és susceptible de constituir un excés de poder, i de generar una inseguretat jurídica.
Hagut compte la naturalesa de la qüestió ans plantejada i la necessitat d'evitar una situació d'indefensió, la Sala considera necessari ajornar la present causa a la vista oral prevista pel dia 24 de novembre de 2023 a les 9:30 hores, a fi de permetre a les parts de presentar llurs observacions, pel que fa a l'eventual nul·litat de l'Aute recorregut de data XXXX.
Decisio
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
Requerir al MINISTERI FISCAL i la representació lletrada de Girona a fi de que, en el termini màxim de VUIT (8) DIES HÀBILS, presentin les observacions que considerin oportunes, respecte de l'eventual nul·litat de l'Aute de data XXXX.
Ajornar la present causa a la vista oral prevista pel dia 24 de novembre de 2023 a les 9:30 hores, servint la present de citació per al tràmit de la vista.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem.
Núm. de Rotlle: TSJP 0000041/2023 Núm. de Causa: Ex 4080038/2019
AUTE 71-2023
PARTS:
Apel·lant: MINISTERI FISCAL
Apel·lat: Sr. Girona
Advocat: Sr. Pulido
Magistrades: Sra. Marie Conte
Sra. Fátima Ramírez Souto
Andorra la Vella, vint de desembre de dos mil vint-i-tres.
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data XXXX dictat per la Batlle Instructora en la causa de referència, seguida per un delicte major d'amenaces i per unes contravencions penals de maltractament i amenaces lleus. Els components del Tribunal Superior de Justícia expressats al marge s'han constituït per a la vista i decisió, és ponent la Sra. Marie Conte.
ANTECEDENTS DE FET
I.- RESULTANT: que per Ordenança Penal de data 11 de febrer de 2019 es condemnà a Girona com autor responsable, concorrent la circumstància agreujant de reincidència, d'un delicte major d'amenaces previst i penat a l'article 140.1 a la pena de 8 mesos de presó condicional, dins un termini de suspensió de la condemna de 4 anys; com autor responsable d'unes contravencions penals de maltractaments i d'amenaces lleus, tipificades i penades respectivament als article 476.1 i 478.2 del Codi Penal, sense que concorrin circumstàncies modificatives de la responsabilitat penal a una pena de 15 dies per la primera i una pena de 15 dies d'arrest nocturn condicional, amb un termini de suspensió de 15 dies, per la segona.
Aquesta resolució va esdevenir ferma i definitiva el dia en que es va dictar en no formular les parts oposició a la mateixa.
Mitjançant Aute de data 04 de maig de 2022 es va decidir la revocació parcial de la condemna de data XXXX fixant-se el termini de compliment de dita pena en 30 dies de presó ferma.
II.- RESULTANT: que per Aute de data XXXX subsegüent a la petició formulada pel MINISTERI FISCAL per informe de data 02 de gener de 2023 es decideix.
"Primer.- Ampliar i reformar l'aute dictat en data 4 de maig del 2022, i donar lloc favorablement i amb caràcter parcial a la petició de revocació que va ser efectuada pel Mgfc. MINISTERI FISCAL en dates 6 de novembre de 2020 i 2 de gener de 2023.
Segon.- Decidir la REVOCACIÓ PARCIAL DEL BENEFICI
CONDICIONAL concedit per aquesta causa 4080038/2019 al condemnat Girona, que haurà de complir per aquesta causa segons Ordenança Penal de data 11 de febrer de 2019, la pena de QUARANT-CINC (45) DIES de PRESÓ FERMA.
Tercer.- Si el condemnat Girona acredita (1) tenir ocupació laboral i (2) trobar-se d'alta mèdica per a poder exercir-la de forma efectiva, en aquest cas se li permetrà el compliment de la pena en règim de SEMILLIBERTAT als efectes de mantenir la seva ocupació laboral, d'acord amb l'article 229 CPrP, fets que haurà d'acreditar per davant d'aquest tribunal."
III.- RESULTANT: que contra l'esmentat Aute interposa recurs d'apel·lació el MINISTERI FISCAL interessant que s'acordi la revocació total de la suspensió de l'execució de la condemna de 8 mesos de presó condicional. Manifesta que l'interessat ha estat novament condemnat per fets ocorreguts els dies 23 de juliol del 2020, i 22 de febrer del 2022.
IV.-RESULTANT: que la representació lletrada de Girona s'oposa al recurs formulat, sol·licitant subsidiàriament que la revocació sigui per un període menor o igual a 6 mesos i que es mantingui el compliment de la pena en règim de semi llibertat, si s'acredita ocupació laboral i alta mèdica.
V.-RESULTANT: que per Aute de data XXXX la Sala ha requerit al MINISTERI FISCAL i la representació lletrada de Girona, a fi de que, en el termini màxim de 8 dies hàbils presentin les observacions que considerin oportunes respecte de l'eventual nul·litat de l'Aute de data XXXX.
El MINISTERI FISCAL sol·licita que es deixi sense efecte el recurs formulat per escrit de data XXXX contra l'Aute de XXXX interessant que es dicti la nul·litat de dita resolució.
La representació lletrada de Girona no ha presentat escrit de contesta.
FONAMENTS DE DRET
I.- CONSIDERANT: que en ressurt dels elements obrant en autes que:
mitjançant Aute de data XXXX, subsegüent a la petició del MINISTERI FISCAL de revocació total de la condemna, la Batlle va decidir la revocació parcial, a concurrència de 30 dies de la condemna condicional imposada a Girona per Ordenança Penal de data 11 de gener de 2019. Aquesta resolució va esdevenir ferma i definitiva en no formular les parts recurs d'apel·lació.
mitjançant l'Aute recorregut de data XXXX subsegüent a una nova petició de revocació total del MINISTERI FISCAL de data 2 de gener de 2023, la Batlle decideix "reformar l'aute dictat en data 4 de maig del 2022 i donar lloc amb caràcter parcial a la petició de revocació, essent la revocació, no de 30 dies sinó de 45 dies de presó ferma."
S'ha de concloure que la Batlle ha reformat la seva pròpia decisió anterior, la qual a més era ferma i definitiva, el què resulta contrari a l'article 88 de la Constitució.
Si bé és cert, que en el marc de l'execució de l'Ordenança Penal de data 11 de febrer de 2019 es podia procedir a una segona revocació del saldo de la condemna, és a dir 7 mesos, però en cap cas la Batlle tenia el poder de reformar la seva pròpia decisió anterior, quin poder correspon a la jurisdicció d'apel·lació (quan la resolució no és ferma ni definitiva).
Apareix doncs que tal decisió constitueix un excés de poder i és susceptible de generar una inseguretat jurídica.
Procedeix doncs dictar la nul·litat de l'Aute de data XXXX i ordenar el retorn de la causa davant la Batlle Instructora, a fi que es dicti una nova resolució subsegüent a la petició formulada pel MINISTERI FISCAL per informe de data XXXX.
Vistes la Constitució, El Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
DECISIÓ
La Sala Penal del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
DECLARAR LA NUL·LITAT de l'Aute de data XXXX, objecte del present recurs d'apel·lació.
Ordenar el retorn de la causa davant la Batlle Instructora, a fi que es dicti una nova resolució subsegüent a la petició formulada pel MINISTERI FISCAL per informe de data 02-01- 2023.
Declarar d'ofici les despeses processals causades per recurs
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, definitivament jutjant, ho manem i signem.