ATSJAD ANDORRA, a 30 de juliol del 2025 - ROJ: ATSJAD 70/2025
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé30 juillet 2025
Numéro141/2025-01
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD, Civil, 30 juillet 2025 (ROJ : ATSJAD 70/2025 ; ECLI:AD:TSJADAD:2025:70A)
> Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, Aute 000146/2025 du 30 juillet 2025, recours n° 141/2025-01 (ROJ : ATSJAD 70/2025) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Par un aute du 9 juillet 2025, la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorre a refusé d'admettre une demande de révision formée par le représentant de M. Morell. Cette demande, déposée le 25 juin 2025 (date indiquée dans le dispositif), visait deux décisions : une sentence du 27 mars 2006 du Tribunal de Batlles, section civile, et un arrêt de la Sala Civil du 14 février 2008.
Le 30 juillet 2025, le requérant a formé un recours en reposición contre cet aute. Il demandait que la procédure suive son cours et que la décision à intervenir soit rendue dans le sens qu'il indiquait. Il soutenait, en substance, que :
- le refus d'admission ne pouvait se fonder que sur les hypothèses limitativement énumérées par l'article 131.2 du Code de procédure civile ;
- il avait produit des éléments, au moins indiciaires, de corruption, de violence, de prévarication judiciaire ou de manœuvre frauduleuse ;
- le délai de trois mois de l'article 345.1 n'avait pas couru, dès lors que son mandant n'avait eu connaissance de la possibilité de former la demande qu'à la fin du mois de mai ou au début du mois de juin 2025.
Le texte ne précise pas les faits sous-jacents aux sentences de 2006 et 2008, ni la nature exacte de l'affaire initiale au fond.
## Question de droit
La juridiction devait trancher deux questions :
1. Le juge saisi d'une demande de révision peut-il refuser son admission pour d'autres motifs que ceux de l'article 131.2 du Code de procédure civile ?
2. Le délai de trois mois prévu par l'article 345.1 du même code est-il respecté lorsque le requérant soutient n'avoir eu connaissance du motif de révision que tardivement ?
## Solution et dispositif
La Sala Civil répond par la négative à la première question et confirme le refus d'admission sur la seconde.
**Sur le cadre d'admission.** Le Tribunal relève que l'article 131.2 régit l'admission d'une demande au sens de l'article 130. Or la demande de révision relève d'un régime spécifique, celui des articles 343 à 347 du Code de procédure civile, qui prévoit expressément la faculté pour la Sala Civil d'admettre ou de refuser la demande (articles 346 et 347). Cette admission est subordonnée au respect des conditions des articles 343 à 345. Le moyen tiré de la limitation des causes de refus est donc écarté.
**Sur le fond de la cause de révision.** Le Tribunal considère que le requérant n'apporte aucun élément, même indiciaire, établissant la corruption, la violence, la prévarication judiciaire ou la manœuvre frauduleuse invoquées au titre de l'article 343 a). Le recours se borne à reprendre l'argumentation juridique relative aux droits successoraux du requérant, en en déduisant que des décisions contraires à cette lecture seraient constitutives de « présomptions très graves ». Le Tribunal estime que cette thèse ne fait que traduire une « apparence » de fraude et maintient son appréciation.
**Sur le délai de trois mois.** Il est rappelé que, en l'absence de sentence pénale définitive, la demande de révision doit être formée dans les trois mois suivant le jour où le requérant a eu connaissance du motif invoqué (article 345.1). La juridiction juge
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 30 de juliol del 2025 - ROJ: ATSJAD 70/2025
Décision commentée : Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, Aute 000146/2025 du 30 juillet 2025, recours n° 141/2025-01 (ROJ : ATSJAD 70/2025) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Par un aute du 9 juillet 2025, la Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia d'Andorre a refusé d'admettre une demande de révision formée par le représentant de M. Morell. Cette demande, déposée le 25 juin 2025 (date indiquée dans le dispositif), visait deux décisions : une sentence du 27 mars 2006 du Tribunal de Batlles, section civile, et un arrêt de la Sala Civil du 14 février 2008.
Le 30 juillet 2025, le requérant a formé un recours en reposición contre cet aute. Il demandait que la procédure suive son cours et que la décision à intervenir soit rendue dans le sens qu'il indiquait. Il soutenait, en substance, que :
le refus d'admission ne pouvait se fonder que sur les hypothèses limitativement énumérées par l'article 131.2 du Code de procédure civile ;
il avait produit des éléments, au moins indiciaires, de corruption, de violence, de prévarication judiciaire ou de manœuvre frauduleuse ;
le délai de trois mois de l'article 345.1 n'avait pas couru, dès lors que son mandant n'avait eu connaissance de la possibilité de former la demande qu'à la fin du mois de mai ou au début du mois de juin 2025.
Le texte ne précise pas les faits sous-jacents aux sentences de 2006 et 2008, ni la nature exacte de l'affaire initiale au fond.
Question de droit
La juridiction devait trancher deux questions :
Le juge saisi d'une demande de révision peut-il refuser son admission pour d'autres motifs que ceux de l'article 131.2 du Code de procédure civile ?
Le délai de trois mois prévu par l'article 345.1 du même code est-il respecté lorsque le requérant soutient n'avoir eu connaissance du motif de révision que tardivement ?
Solution et dispositif
La Sala Civil répond par la négative à la première question et confirme le refus d'admission sur la seconde.
Sur le cadre d'admission. Le Tribunal relève que l'article 131.2 régit l'admission d'une demande au sens de l'article 130. Or la demande de révision relève d'un régime spécifique, celui des articles 343 à 347 du Code de procédure civile, qui prévoit expressément la faculté pour la Sala Civil d'admettre ou de refuser la demande (articles 346 et 347). Cette admission est subordonnée au respect des conditions des articles 343 à 345. Le moyen tiré de la limitation des causes de refus est donc écarté.
Sur le fond de la cause de révision. Le Tribunal considère que le requérant n'apporte aucun élément, même indiciaire, établissant la corruption, la violence, la prévarication judiciaire ou la manœuvre frauduleuse invoquées au titre de l'article 343 a). Le recours se borne à reprendre l'argumentation juridique relative aux droits successoraux du requérant, en en déduisant que des décisions contraires à cette lecture seraient constitutives de « présomptions très graves ». Le Tribunal estime que cette thèse ne fait que traduire une « apparence » de fraude et maintient son appréciation.
Sur le délai de trois mois. Il est rappelé que, en l'absence de sentence pénale définitive, la demande de révision doit être formée dans les trois mois suivant le jour où le requérant a eu connaissance du motif invoqué (article 345.1). La juridiction juge
Aute
AUTE 000146-2025 DE 30/07/2025
Data : 30/07/2025
Sala : Tribunal Superior de Justícia - Sala Civil
Referència : TSJC.- 0000141/2025-01
Nig : 5300531120250000007
IU : ECLI : AD:TSJC:2025:00146A
PARTS:
Agent: Sr. Morell
Representant: Sra. Villalba
Advocat: Sr. Castrillo
OBJECTE: Desestimació recurs de reposició relatiu a Aute de no admissió d'un recurs de revisió.
AUTE 000146/2025
Andorra la Vella, a 30 de juliol del 2025.
En nom del Poble Andorrà.-
Reunida la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra ha vist el recurs de reposició formulat en les actuacions més amunt referenciades.
En la tramitació d'aquestes actuacions han estat observades les prescripcions legals, i ha estat ponent el magistrat Sr. Vincent ANIÈRE, el qual expressa el parer del Tribunal.
Antecedents de fet
ANTECEDENTS DE FET
1.- Per Aute de data 09/07/2025, es va decidir no admetre la demanda de revisió formulada per la representació processal del Sr. Morell en relació a les sentències del 27/03/2006 i del 14/02/2008 pronunciades, respectivament, pel Tribunal de Batlles, secció civil, i per aquesta Sala Civil.
2.- Per escrit de data 30/07/2025, la representació processal del Sr. Morell ha formulat recurs de reposició contra el referit Aute, sol·licitant seguir el judici pels seus tràmits i, en el seu dia, dictar la resolució judicial que escaigui "en el sentit indicat per aquesta part", revocant l'esmentat Aute "en el sentit interessat per aquesta part".
Argumenta en síntesi que la demanda de revisió s'havia d'admetre a tràmit ja que la decisió de no admetre la demanda no es fonamenta en cap dels tres supòsits previstos en l'article 131.2 del Codi de procediment civil que estableix com a úniques causes de no admissió uns supòsits molt precisos, és a dir la falta de jurisdicció o de competència del tribunal, quan la demanda presente defectes formals o quan no s'aportin els documents o no es compleixin els requisits especials que la llei exigeix per admetre la demanda.
Afegeix que no és cert que no hagi aportat cap element per tal d'acreditar, ni que sigui de manera indiciària, que hauria concorregut suborn, violència, prevaricació judicial o una maquinació fraudulenta que hauria afectat al procés, i afirma al respecte que l'Aute no ha pres en consideració les fortes i gravíssimes presumpcions que envolten la demanda de revisió. També indica que la qüestió no era de determinar el vincle entre la Sra. senyora Romeu i els Batlles i Magistrats, sinó de constatar que aquests darrers com a reconeguts professionals del Dret no podien dictar les sentències contràries a Dret que van pronunciar, i que les presumpcions que invoca davallen d'aquest fet.
En darrer lloc, pel que fa al termini de tres mesos, sosté que el moment en què el seu representat va conèixer la possibilitat de presentar la demanda de revisió no va ésser fins a principis o mitjans del mes de juny del 2025, és a dir el moment a partir del qual el termini de prescripció extintiva de la seva acció havia de començar a córrer puix no és equitatiu ni just ni lògic ni conforme a dret puix el demandant no estava abans en condicions de conèixer les causes i els responsables d'unes sentències arbitràries. Afegeix que l'Aute no es podia "emparar-se enfront a les pretensions del demandant mitjançant una suposada prescripció extintiva de l'acció puix la prescripció de l'acció és un argument que pertany invocar-lo la part demandada i no a la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia.". D'altra banda, afirma que la posterior carrera "meteòrica" de tots els batlles i magistrats intervinents es va produir al llarg del temps puix els mateixos no van obtenir de forma automàtica tots aquests reconeixements i honors sinó que van ésser de forma progressiva i de forma dilatada en el temps. I també que "el termini de prescripció de tres mesos ha de computar des del moment en que el lletrat sotasignant del present escrit es va fer càrrec del encàrrec professional de la part demandant a finals del mes de maig del 2025." Acaba exposant que en tot cas no existeix prescripció.
Fonaments de dret
FONAMENTS DE DRET
Primer.- Contràriament al que sosté el promotor del recurs de reposició no és cert que la possibilitat de no admetre el recurs només es podia emmarcar en els supòsits de l'article 131.2 del Codi de procediment civil.
En efecte, l'article 131.2 del Codi de procediment civil és relatiu a l'admissió d'una demanda en el sentit de l'article 130 del Codi de procediment civil.
Com motivat en l'Aute, és l'article 346 del Codi de procediment civil, i indirectament l'article 347 del Codi de procediment civil, específics al recurs de caire excepcional que constitueix el judici revisió, que preveuen la possibilitat per la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia d'admetre o no admetre la demanda de revisió, la qual només s'admet si es compleixen els requisits establerts als articles 343 a 345 del Codi de procediment civil.
Doncs bé, aquests requisits no es compleixen en el present cas tota vegada que, de conformitat amb la nostra extensa motivació de l'Aute, d'una part, el recurrent en revisió no aporta cap element per acreditar, ni sigui de manera indiciària, que hauria concorregut el suborn, la violència, la prevaricació judicial o una maquinació fraudulenta que hagi afectat el procés, i d'altra part, no es respecta al termini de 3 mesos imposat per l'article 345.1 del Codi de procediment civil.
Segon.- Quant al fons i als elements per acreditar que ens podríem trobar en el supòsit de l'article 343 a) del Codi de procediment civil, els motius del recurs de reposició no fan més que confortar la motivació del nostre Aute tota vegada que el que fa el recurrent és tornar a exposar les mateixes consideracions jurídiques relatives als drets successoris del Sr. Morell per concloure que el fet de dictar sentències que no serien conformes a dites consideracions seria el fonament de les "gravíssimes presumpcions" que no hauríem tingut en compte.
Però tal aparell argumental no pot portar a modificar la nostra motivació al respecte i que ens va portar a constatar que no existeix cap element concret per sustentar les afirmacions del recurrent en revisió, el qual segueix concloent que la situació que descriu i denuncia té "l'aparença" d'una situació de suborn, violència, prevaricació judicial o maquinació fraudulenta.
Per tant, la mantenim íntegrament.
Tercer.- Pel que fa al termini de 3 mesos imposat per l'article 345.1 del Codi de procediment civil, és en el marc del present recurs de reposició que el recurrent en revisió intenta justificar que va interposar el seu recurs en el termini quan es limita a afirmar-ho en el seu escrit de demanda.
Escau recordar que l'article 345.1 del Codi de procediment civil disposa que, si no existeix una sentència penal ferma, el judici de revisió s'ha d'interposar dins els tres mesos següents al dia què s'ha tingut coneixement de l'existència del motiu en què es fonamenta el mateix.
Doncs bé, en el nostre cas el motiu invocat és el suborn, la violència, la prevaricació judicial o una maquinació fraudulenta que hagi afectat el procés.
Per tant, no pot el recurrent en revisió pretendre fixar el moment on va tenir coneixement d'aquest motiu al moment que li convé sinó segons elements concrets i objectius que permeten determinar en quin moment va realment conèixer que hauria existit el suborn, la violència, la prevaricació judicial o una maquinació fraudulenta.
Aleshores, l'afirmació que aquest moment seria quan el Lletrat qui ha redactat l'escrit de demanda de revisió va ser encarregat dels interessos del Sr. Morell és totalment fora de lloc. No es mereix cap més comentari al respecte.
Tampoc es pot invocar útilment que el Sr. Morell ignora el Dret doncs, d'una part, tal invocada circumstància no és una raó per no exercitar les accions que corresponen, i d'altra part, perquè tenia una assistència lletrada al moment on es van dictar les sentències.
Quant a l'argument que el moment en que el Sr. Morell va conèixer la possibilitat de presentar la demanda de revisió hauria sigut a principis o mitjans del mes de juny del 2025, moment a partir del qual el termini de prescripció extintiva de la seva acció havia de començar a córrer, el mateix està vinculat a la seva anàlisi jurídica dels drets successoris, sobre la qual ja hem dit que l'havia de presentar fa 20 anys.
Per tant, mantenim que si és tant evident com es pretén que els Batlles i Magistrats haurien jutjat contra legem, ja ho era al 2006 i al 2008 i per tant ho era al moment de l'entrada en vigor del Codi de procediment civil, val a dir molt anteriorment al 25/03/2025.
Quant al fet que la carrera dels Batlles i Magistrats incriminats es va desenvolupar durant un llarg període, és una evidència, però també ho és el fet que fa més de tres mesos que els mateixos són professionals reconeguts del Dret i que van obtenir el corresponent reconeixement, i que per tant, el dies a quo del termini de 3 mesos no es pot de cap manera fixar en una data posterior al 25/03/2025 si es té en compte aquest criteri per determinar en qui moment el recurrent en revisió ha tingut coneixement del motiu de revisió.
Finalment, en cap moment vam aixecar una prescripció relativa a una acció sobre els drets successoris del Sr. Morell sinó que vam verificar si la demanda respectava el termini de tres mesos imposat per la Llei, això és totalment diferent.
Per tant, tota l'argumentació del recurrent sobre la institució de la prescripció no té cabuda.
Per tot l'exposat, escau desestimar el recurs de reposició.
En atenció a tot el que s'ha exposat, el Tribunal Superior de Justícia, Sala Civil,
Decisio
DECIDEIX
Desestimar el recurs de reposició formulat per la representació processal del Sr. Morell en contra de l'Aute de data 09/07/2025 que va decidir no admetre la seva demanda de revisió formulada en data 25/06/2025 en relació a les sentències del 27/03/2006 i del 14/02/2008 pronunciades pel Tribunal de Batlles, secció civil, i per aquesta Sala Civil.
Contra aquesta resolució no es pot interposar cap recurs (article 325.3 de la Llei 22/2021, del 17 de setembre, de text consolidat del Codi de procediment civil).
Així ho disposem i signem.
Subir
Diccionario RAE
[1]
Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, n° 141/2025-01 — Décision commentée