ATSJAD ANDORRA, a 22 de gener del 2025 - ROJ: ATSJAD 198/2025
Irrecevabilité
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé22 janvier 2025
Numéro119/2024
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 198/2025 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 22 janvier 2025)
> Décision commentée : ATSJAD 198/2025, ECLI:AD:TSJADAD:2025:198A ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
La présente décision s'inscrit dans une procédure de diligences préalables (n° 1000084/2021) ouverte à l'encontre de M. Caro, pour des faits qualifiés d'appropriation indue et d'administration déloyale.
Le 2 octobre 2024, les conseils de MM. Machado et J.C.C.D.F. sollicitèrent la nullité de l'ensemble de la procédure et son archivage définitif. Ils soutenaient que les faits dénoncés dans la plainte et les preuves les étayant avaient été obtenus de mauvaise foi et qu'un conflit d'intérêts existait avec l'avocat de la partie plaignante. Par ordonnance (*aute*) du 22 octobre 2024, la juge d'instruction (*Batlle instructora*) rejeta intégralement cette demande.
Le 31 octobre 2024, la défense de M. Caro forma un incident de nullité d'actes contre cette décision de rejet, en invoquant l'article 18 quater de la Llei transitòria de procediments judicials (LTPJ). Elle faisait valoir que l'ordonnance du 22 octobre 2024 était une décision ferme portant atteinte à son droit fondamental à la juridiction, notamment en ses composantes de droit à une décision motivée, de procès équitable et de droit à la défense.
Par ordonnance du 4 novembre 2024, la juge d'instruction n'admit pas l'incident de nullité. Le texte de cette ordonnance, tel que reproduit dans la décision commentée, désigne la partie requérante sous le nom de « Marti », alors que l'incident émane de M. Caro (la mention exacte de la partie demanderesse n'est pas vérifiable au regard du seul texte reproduit). La défense de M. Caro interjeta appel contre cette ordonnance, en reprochant son défaut de motivation et en sollicitant de la Sala qu'elle déclare nulle l'ordonnance du 4 novembre et ordonne une nouvelle décision prononçant la nullité de la procédure et son archivage.
La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia était ainsi saisie d'un appel dirigé contre une décision n'admettant pas un incident de nullité. La formation était composée de Mmes Fàtima Ramírez Souto (rapporteure) et Anna Estragués Armengol et de M. Yves Picod. Le ministère public était partie à l'instance.
## Question de droit
La question centrale était de déterminer si l'ordonnance du 22 octobre 2024, qui rejetait une demande de nullité et d'archivage des diligences préalables, constituait une « résolution ferme » au sens de l'article 18 quater de la LTPJ. De cette qualification dépendait la voie procédurale ouverte : l'incident de nullité spécifique aux décisions fermes (article 18 quater), ou le régime applicable aux résolutions non fermes (article 18 ter), lequel exclut en principe tout recours immédiat contre la décision qui refuse d'admettre ou de résoudre l'incident.
Subsidiairement, se posait la question de la recevabilité de l'appel formé contre l'ordonnance du 4 novembre 2024.
## Solution et dispositif
La Sala retient que l'ordonnance du 22 octobre 2024 n'est pas une résolution ferme. Elle rappelle, en s'appuyant sur la jurisprudence du Tribunal constitutionnel andorran (arrêts 2021-83-RE du 22 novembre 2021 et 2021-98-RE du 17 janvier 2022), que la notion de résolution ferme ne désigne pas une décision contre laquelle aucun recours n'est possible, mais une décision « définitive », c'est-à-dire qui « épuise la totalité de la procédure ou une partie significative et dotée d'un certain caractère autonome par rapport à celle-ci, susceptible de recevoir une solution qui épuise son traitement » (traduction libre du passage reproduit en catalan dans la décision).
Appliquant ce critère, la Sala relève que, selon l'ordre pénal andorran, la demande de nullité et d'archivage peut être réitérée tout au long de la procédure, tant par la juge d'instruction à l'issue des diligences préalables (article 42 du Code de procédure pénale) que par le Tribunal de Corts une fois l'instruction close et le dossier transmis pour jugement (articles 123 et 126 et suivants du même code). L'ordonnance refus
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 22 de gener del 2025 - ROJ: ATSJAD 198/2025
ATSJAD 198/2025 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Penal, 22 janvier 2025)
La présente décision s'inscrit dans une procédure de diligences préalables (n° 1000084/2021) ouverte à l'encontre de M. Caro, pour des faits qualifiés d'appropriation indue et d'administration déloyale.
Le 2 octobre 2024, les conseils de MM. Machado et J.C.C.D.F. sollicitèrent la nullité de l'ensemble de la procédure et son archivage définitif. Ils soutenaient que les faits dénoncés dans la plainte et les preuves les étayant avaient été obtenus de mauvaise foi et qu'un conflit d'intérêts existait avec l'avocat de la partie plaignante. Par ordonnance (aute) du 22 octobre 2024, la juge d'instruction (Batlle instructora) rejeta intégralement cette demande.
Le 31 octobre 2024, la défense de M. Caro forma un incident de nullité d'actes contre cette décision de rejet, en invoquant l'article 18 quater de la Llei transitòria de procediments judicials (LTPJ). Elle faisait valoir que l'ordonnance du 22 octobre 2024 était une décision ferme portant atteinte à son droit fondamental à la juridiction, notamment en ses composantes de droit à une décision motivée, de procès équitable et de droit à la défense.
Par ordonnance du 4 novembre 2024, la juge d'instruction n'admit pas l'incident de nullité. Le texte de cette ordonnance, tel que reproduit dans la décision commentée, désigne la partie requérante sous le nom de « Marti », alors que l'incident émane de M. Caro (la mention exacte de la partie demanderesse n'est pas vérifiable au regard du seul texte reproduit). La défense de M. Caro interjeta appel contre cette ordonnance, en reprochant son défaut de motivation et en sollicitant de la Sala qu'elle déclare nulle l'ordonnance du 4 novembre et ordonne une nouvelle décision prononçant la nullité de la procédure et son archivage.
La Sala Penal du Tribunal Superior de Justícia était ainsi saisie d'un appel dirigé contre une décision n'admettant pas un incident de nullité. La formation était composée de Mmes Fàtima Ramírez Souto (rapporteure) et Anna Estragués Armengol et de M. Yves Picod. Le ministère public était partie à l'instance.
Question de droit
La question centrale était de déterminer si l'ordonnance du 22 octobre 2024, qui rejetait une demande de nullité et d'archivage des diligences préalables, constituait une « résolution ferme » au sens de l'article 18 quater de la LTPJ. De cette qualification dépendait la voie procédurale ouverte : l'incident de nullité spécifique aux décisions fermes (article 18 quater), ou le régime applicable aux résolutions non fermes (article 18 ter), lequel exclut en principe tout recours immédiat contre la décision qui refuse d'admettre ou de résoudre l'incident.
Subsidiairement, se posait la question de la recevabilité de l'appel formé contre l'ordonnance du 4 novembre 2024.
Solution et dispositif
La Sala retient que l'ordonnance du 22 octobre 2024 n'est pas une résolution ferme. Elle rappelle, en s'appuyant sur la jurisprudence du Tribunal constitutionnel andorran (arrêts 2021-83-RE du 22 novembre 2021 et 2021-98-RE du 17 janvier 2022), que la notion de résolution ferme ne désigne pas une décision contre laquelle aucun recours n'est possible, mais une décision « définitive », c'est-à-dire qui « épuise la totalité de la procédure ou une partie significative et dotée d'un certain caractère autonome par rapport à celle-ci, susceptible de recevoir une solution qui épuise son traitement » (traduction libre du passage reproduit en catalan dans la décision).
Appliquant ce critère, la Sala relève que, selon l'ordre pénal andorran, la demande de nullité et d'archivage peut être réitérée tout au long de la procédure, tant par la juge d'instruction à l'issue des diligences préalables (article 42 du Code de procédure pénale) que par le Tribunal de Corts une fois l'instruction close et le dossier transmis pour jugement (articles 123 et 126 et suivants du même code). L'ordonnance refus
Andorra la Vella, vint-i-dos de gener de dos mil vint-i-cinc.????
En el recurs d'apel·lació interposat contra l'aute de data 4 de novembre de 2024 de la Batlle instructora i que desestima l'incident de nul·litat d'actuacions formulat per la representació lletrada de Caro, en el marc de la causa de Diligències prèvies núm: 1000084/2021, la Sala competent del Tribunal Superior de Justícia, ha adoptat la següent resolució. És ponent la magistrada Sra. Fàtima RAMÍREZ SOUTO, la qual expressa el parer del Tribunal.
I.- RESULTANT: En el marc dels autes de referència, seguits contra Caro pels delictes d'apropiació indeguda i administració deslleial, la representació lletrada de Machado i J.C.C.D.F. sol·licità, per escrit de data 2 d'octubre de 2024, la nul·litat de tot el procediment i el seu arxiu definitiu perquè els fets presumptament delictius continguts a l'escrit de querella i la prova que els dona suport, havien estat obtinguts amb mala fe i generant un conflicte d'interessos amb el lletrat de la part querellant.
Aquesta sol·licitud va ser íntegrament desestimada per la Batlle instructora per aute de data 22 d'octubre de 2024.
II.- RESULTANT: Per escrit de data 31 d'octubre de 2024 la representació lletrada de Caro interposà incident de nul·litat d'actuacions contra aquest darrer aute i més concretament, contra la denegació de la petició d'arxiu de les diligències prèvies prèviament efectuada.
Fonamenta el seu incident en l'article 18 quater de la Llei transitòria de procediments judicials, en estimar que l'aute de data 22 d'octubre de 2024 és una resolució ferma i vulnera el seu dret fonamental a la jurisdicció, en les seves vessants al dret a obtenir una decisió fonamentada en dret, al procés degut i al dret a la defensa.
III.- RESULTANT: Per aute de data 4 de novembre de 2024, la Batlle instructora decidí, entre altres pronunciaments:
"Primer.- No admetre l'incident de nul·litat interposat per la representació de Marti per escrit de data 30 d'octubre de 2024.
Tercer.- Que es notifiqui el present Aute a les parts i al Ministeri Fiscal, tot informant que contra l'aute que no admet o que resol l'incident de nul·litat en primera instància es pot interposar un recurs d'apel·lació en el termini de tretze dies hàbils davant de la sala competent del Tribunal Superior de Justícia.
IV.- RESULTANT: Per escrit de 31 d'octubre de 2024 la representació lletrada de Caro, interposà recurs contra aquest darrer aute, al·legant la seva falta de motivació perquè no resol els motius d'impugnació formulats contra l'aute de data 22 d'octubre de 2024, els quals reitera en el seu recurs i sol·licita que la Sala declari la nul·litat d'aquest aute, tot acordant dictar una nova resolució que acordi declarar la nul·litat del procediment i el seu arxiu.
Fonaments de dret
FONAMENTS DE DRET
I.-CONSIDERANT: La Llei transitòria de procediments judicials estableix dues vies i procediments diferents per a l'incident de nul·litat, en funció de si la resolució que es pretén anul·lar és ferma (Art. 18 quater) o no ho és (Art. 18 ter).
Així, l'article 18 ter en el seu apartat primer, disposa que la nul·litat de les resolucions no fermes es planteja en el procés de conformitat amb les normes següents:
A instància de part, per mitjà dels recursos establerts legalment contra la resolució de què es tracti.
Per part del batlle o tribunal, d'ofici o a petició de part, en qualsevol moment abans de dictar la sentència o la resolució que finalitzi el procés en la instància.
El mateix article en el seu apartat segon, estableix que fora dels supòsits previstos en l'apartat anterior, no s'admeten els incidents de nul·litat formulats contra les resolucions no fermes, sense perjudici que es pugui plantejar la nul·litat a través dels recursos o altres mitjans que siguin procedents contra la resolució definitiva.
Finalment, en el seu apartat tercer, el mateix article disposa que contra l'aute que no admet o que resol la nul·litat d'actuacions, no es pot interposar cap recurs, sense prejudici que es pugui reproduir la qüestió en virtut dels recursos o altres mitjans que escaiguin contra la sentència o la resolució definitiva.
Per contra, l'article 18 quater de la mateixa Llei, admet la possibilitat de demanar per aquest mitjà excepcional que és l'incident de nul·litat d'actuacions, la nul·litat d'una sentència o altra resolució ferma, per tal de corregir vulneracions de drets fonamentals per infraccions processals o defectes de forma que hagin causat indefensió, o per incongruència de la sentència o de la resolució. El mateix article disposa que contra l'aute que no admet o que resol l'incident de nul·litat en primera instància, es pot interposar un recurs d'apel·lació en el termini de tretze dies hàbils davant la sala competent del Tribunal Superior de Justícia, que pot no admetre'l si considera, motivadament, que no té cap fonament.
Per discernir el que és una resolució ferma del que no ho és, existeix una consolidada doctrina del Tribunal Constitucional, que ha establert que resolució ferma "no vol dir que contra ella no es pugui interposar cap recurs, sinó que s'utilitza en el sentit de definitiva, és a dir, que esgoti la totalitat del procediment o una part significativa i dotada d'un cert caràcter autònom respecte d'ell, susceptible de rebre una solució que esgoti el seu tractament." (2021-83-RE de 22-11-2021; 2021-98-RE de 17.01.2022 entre altres).
II.- CONSIDERANT: L'aute inicial objecte de l'incident de nul·litat interposat per la part avui recurrent, és aquell dictat per la Batlle instructora en data 22 d'octubre de 2024, pel que decideix no admetre la petició de nul·litat del procediment i el seu arxiu.
De conformitat amb el nostre ordenament penal, la petició de nul·litat i arxiu del procediment pot ser reproduïda al llarg del procediment, pel que l'aute de data 22 d'octubre de 2024 no es pot considerar una resolució ferma en el sentit de definitiva abans exposat.
Així, l'aute que denega la nul·litat del procediment i el seu arxiu no té el caràcter ferm en el sentit de definitiu, exigit per l'article 18 quater de la LTPJ, ja que com s'ha dit, aquesta petició es pot reproduir en qualsevol moment del procediment, podent-la adoptar tant la Batlle instructora, acabada la instrucció de les diligències prèvies, de conformitat amb el què disposa l'article 42 del Codi de procediment penal, com el Tribunal de Corts, un cop finalitzada la instrucció i tramès el sumari pel seu enjudiciament, de conformitat amb el què disposen els articles 123 i 126 i següents del mateix text legal, per tot el que, l'incident de nul·litat interposat per la part avui recurrent, no ho podia ser en virtut de l'article 18 quater de la Llei transitòria de procediments judicials i contra l'aute que no l'admet, no es pot interposar (malgrat el que s'indica erròniament en la resolució recorreguda) cap recurs, de conformitat amb el disposat per l'article 18 ter apartat tercer de la referida Llei, sense prejudici que la part pugui reproduir la qüestió en virtut dels recursos o altres mitjans que escaiguin contra la sentència o la resolució definitiva.
En conseqüència, el recurs interposat per via de l'article 18 quater de la Llei de constant referència, és tanmateix manifestament infundat, pel que escau la seva inadmissió.
III.- CONSIDERANT: En no haver estat admès a tràmit el recurs d'apel·lació, no escau fer cap pronunciament sobre costes processals.
Vistes la Constitució, la Llei Transitòria de procediments judicials, el Codi Penal, el Codi de Procediment Penal, la jurisprudència d'aplicació, i altres fonts del Dret del Principat d'Andorra,
Decisio
DECISIÓ
La Sala competent del Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, en nom del poble andorrà, decideix:
1.- INADMETRE el recurs d'apel·lació interposat per la representació lletrada de Caro contra l'Aute dictat per la Batlle instructora en data 4 de novembre de 2024.
2.- No fer especial pronunciament en matèria de costes processals.
Contra aquest aute no es pot interposar cap recurs, de conformitat amb el què disposa l'article 18 quater apartat 5 de la Llei transitòria de procediments judicials.
Aquest Aute és ferm i executiu.
Així, per aquesta nostra resolució, ho decidim, manem i signem.