ATSJAD ANDORRA, a 18 de desembre del 2025 - ROJ: ATSJAD 292/2025
cassation_totale
JuridictionTribunal Superior de Justícia d’Andorra
Niveaucassation
Date du prononcé18 décembre 2025
Numéro290/2025
Juridictions couvertes
AD
Matière(s)jurisprudence
Publié sur Korpus5 novembre 2026
Résumé éditorial
# ATSJAD 292/2025 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, aute n° 000233/2025, 18 décembre 2025)
> Décision commentée : ATSJAD 292/2025 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 18 décembre 2025, ECLI:AD:TSJC:2025:00233A) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
## Faits et procédure
Le requérant, M. Ferrer, a sollicité le bénéfice de l'aide juridictionnelle (*justícia gratuïta*) afin d'exercer une action pénale contre le cabinet Korpus Advocats, pour négligence professionnelle et manquement aux obligations déontologiques et contractuelles. Cette demande a été rejetée par une décision du 9 décembre 2025, rendue dans le cadre de la procédure de juridiction gracieuse n° 7000226/2025. Le juge de première instance a motivé son refus par le fait que l'action envisagée, qui n'est pas une action pénale au sens de l'article 2.1 c) du Règlement du 19 mars 2025 sur le droit à la défense et l'assistance technique par avocat, n'ouvre pas droit à l'assistance obligatoire.
M. Ferrer a interjeté appel. La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia était saisie du recours enregistré sous le numéro 290/2025. Elle a rendu un aute (ordonnance) daté du 18 décembre 2025, dont la composition est la suivante : M. Jaume Tor Porta (président), M. Vincent Aniére (rapporteur) et M. Carles Cruz Moratones.
Les éléments de fait retenus par la cour sont les suivants :
- les revenus annuels bruts du requérant s'élèvent à 18 219,75 EUR, pour un plafond fixé à 17 367,96 EUR, correspondant au salaire minimum interprofessionnel annuel 2025 applicable à une personne non intégrée dans une unité familiale ;
- le requérant est titulaire de trois véhicules (une motocyclette et deux automobiles, acquis entre 2024 et 2025) et d'un appartement qui constitue sa résidence habituelle ;
- le solde de son compte bancaire s'élevait à 14 583,26 EUR à la date du 5 novembre 2025 ;
- aucun intérêt dans une entreprise ni aucune participation dans une société commerciale andorrane n'a été identifié par les registres consultés le 17 décembre 2025 ;
- le requérant invoque des charges courantes (électricité, téléphone, charges de copropriété, assurances).
## Question de droit
La cour devait déterminer si le requérant, dont les revenus excèdent de peu le seuil légal et qui dispose d'un patrimoine mobilier et immobilier significatif, peut bénéficier de l'aide juridictionnelle pour l'exercice d'une action pénale, et si les charges qu'il invoque justifient une dérogation exceptionnelle aux seuils, au sens de l'article 22.1 du Règlement.
Deux sous-questions se posaient :
1. **Le droit à l'assistance technique d'un avocat gratuit** : la voie de l'action pénale ouvre-t-elle droit à l'aide, eu égard au principe de préceptivité invoqué par le Tribunal constitutionnel ?
2. **Les conditions économiques** : les conditions de revenus (article 20.1), de patrimoine (article 21) et la dér
Korpus — Jurisprudence
ATSJAD ANDORRA, a 18 de desembre del 2025 - ROJ: ATSJAD 292/2025
I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
ATSJAD 292/2025 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, aute n° 000233/2025, 18 décembre 2025)
Reproduction verbatim
Décision commentée : ATSJAD 292/2025 (Tribunal Superior de Justícia d'Andorra, Sala Civil, 18 décembre 2025, ECLI:AD:TSJC:2025:00233A) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
Le requérant, M. Ferrer, a sollicité le bénéfice de l'aide juridictionnelle (justícia gratuïta) afin d'exercer une action pénale contre le cabinet Korpus Advocats, pour négligence professionnelle et manquement aux obligations déontologiques et contractuelles. Cette demande a été rejetée par une décision du 9 décembre 2025, rendue dans le cadre de la procédure de juridiction gracieuse n° 7000226/2025. Le juge de première instance a motivé son refus par le fait que l'action envisagée, qui n'est pas une action pénale au sens de l'article 2.1 c) du Règlement du 19 mars 2025 sur le droit à la défense et l'assistance technique par avocat, n'ouvre pas droit à l'assistance obligatoire.
M. Ferrer a interjeté appel. La Sala Civil du Tribunal Superior de Justícia était saisie du recours enregistré sous le numéro 290/2025. Elle a rendu un aute (ordonnance) daté du 18 décembre 2025, dont la composition est la suivante : M. Jaume Tor Porta (président), M. Vincent Aniére (rapporteur) et M. Carles Cruz Moratones.
Les éléments de fait retenus par la cour sont les suivants :
les revenus annuels bruts du requérant s'élèvent à 18 219,75 EUR, pour un plafond fixé à 17 367,96 EUR, correspondant au salaire minimum interprofessionnel annuel 2025 applicable à une personne non intégrée dans une unité familiale ;
le requérant est titulaire de trois véhicules (une motocyclette et deux automobiles, acquis entre 2024 et 2025) et d'un appartement qui constitue sa résidence habituelle ;
le solde de son compte bancaire s'élevait à 14 583,26 EUR à la date du 5 novembre 2025 ;
aucun intérêt dans une entreprise ni aucune participation dans une société commerciale andorrane n'a été identifié par les registres consultés le 17 décembre 2025 ;
le requérant invoque des charges courantes (électricité, téléphone, charges de copropriété, assurances).
Question de droit
La cour devait déterminer si le requérant, dont les revenus excèdent de peu le seuil légal et qui dispose d'un patrimoine mobilier et immobilier significatif, peut bénéficier de l'aide juridictionnelle pour l'exercice d'une action pénale, et si les charges qu'il invoque justifient une dérogation exceptionnelle aux seuils, au sens de l'article 22.1 du Règlement.
Deux sous-questions se posaient :
Le droit à l'assistance technique d'un avocat gratuit : la voie de l'action pénale ouvre-t-elle droit à l'aide, eu égard au principe de préceptivité invoqué par le Tribunal constitutionnel ?
Les conditions économiques : les conditions de revenus (article 20.1), de patrimoine (article 21) et la dér
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal Superior de Justícia d’Andorra, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
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« OBJECTE : Desestimació recurs d'apel·lació contra petició de justícia gratuïta »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence ATSJAD ANDORRA, a 18 de desembre del 2025 - ROJ: ATSJAD 292/2025 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal Superior de Justícia d’Andorra consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (cassation_totale), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal Superior de Justícia d’Andorra procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
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« Únic.- La part apel·lant ha formulat recurs d'apel·lació contra l'aute dictat el 09/12/2025 en el marc del procediment civil Jurisdicció voluntària número 7000226/2025. »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
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« Tercer.- Notificar la present resolució judicial a la part interessada. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal Superior de Justícia d’Andorra avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 18 décembre 2025 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Aute
AUTE 000233-2025 DE 18/12/2025
Data : 18/12/2025
Sala : Tribunal Superior de Justícia - Sala Civil
Referència : TSJC.- 0000290/2025
Nig : 5300542120250002328
IU : ECLI : AD:TSJC:2025:00233A
AUTE 000233/2025
PART:
Apel·lant: Sr. Ferrer
OBJECTE : Desestimació recurs d'apel·lació contra petició de justícia gratuïta
Únic.- La part apel·lant ha formulat recurs d'apel·lació contra l'aute dictat el 09/12/2025 en el marc del procediment civil Jurisdicció voluntària número 7000226/2025.
L'aute denega la sol·licitud del benefici de justícia gratuïta formulada per l'apel·lant a fi d'exercir una acció penal contra el bufet Korpus Advocats per negligència professional i incompliment dels deure deontològic i contractual. Es justifica la denegació donat que no tractant-se d'una acció penal aquesta no s'encabeix en el supòsit de l'apartat c) de l'article 2.1 del Reglament, 19-03-2025, del dret a la defensa i l'assistència tècnica lletrades.
De la sol·licitud presentada s'aprecia que el sol·licitant malgrat figuri en el certificat de convivència del Comú de residència que viu amb el seu pare, exposa que conviu amb ell per motius exclusivament d'edat i necessitat de suport familiar, sense que existeixi cap relació econòmica, dependència patrimonial, ni aportació de recursos. Per tant a hores d'ara cal considerar que no es troba integrat en una unitat familiar, i els seus ingressos (EUR 18.219,75.-euros) sobrepassen de poc el límit legal establert per l'any 2025 de (EUR 17.367,96). A més a més, de la documentació bancària aportada en autes ressurt que el seu compte bancari presenta un saldo positiu a data 5-11-2025 de 14.583,26 euros.
L'interessat exposa que té al seu càrrec despeses diverses i que li és difícil arribar a cobrir-les totes amb els seus ingressos, i per aquest motiu, demana la justícia gratuïta. Les despeses consisteixen en llum, telèfon, despeses de comunitat i assegurances.
Fonaments de dret
FONAMENTS DE DRET
Primer.- L'article 2.1 del Reglament, 19-03-2025, del dret a la defensa i l'assistència tècnica lletrades, estableix en quines situacions l'Estat andorrà garanteix el dret a la defensa i l'assistència tècnica lletrades, a l'efecte d'acomplir el dret fonamental a la defensa que estableix l'article 10, apartat 2, de la constitució.
En el present cas, s'observa que la part apel·lant sol·licita el benefici de la justícia gratuïta per formular una acció penal contra el bufet Korpus Advocats per negligència professional i incompliment dels deure deontològic i contractual.
De la lectura d'aquest article en resulta que no s'hauria de donar lloc a la petició efectuada per considerar que no és preceptiva l'assistència tècnica lletrada en no tractar-se d'una infracció penal perseguible únicament a instància de part, sinó d'una infracció penal de caràcter públic.
Això no obstant, en un cas similar el Tribunal Constitucional va dictar sentència en data 9-09-2025 en la causa RE 2024-34-RE argumentant que "És evident que la legislació ordinària, en aquesta matèria i especialment en l'ordre jurisdiccional penal, s'ha inspirat en el principi de la preceptivitat. Atorga el benefici de l'assistència jurídica gratuïta -sempre subordinat a la carència de recursos econòmics (ingressos i patrimoni)- quan la presència d'una persona en el procés resulta indispensable -cas de l'encausat, de l'acusador privat en els delictes només perseguibles a instància de part, etc.- i no en el cas del perjudicat pel delicte que vulgui esdevenir acusador particular o actor civil, partint de la base que el Ministeri Fiscal ja haurà de tenir cura d'exercitar també l'acció civil derivada del possible delicte. Solament de manera excepcional garanteix el benefici per infraccions penals de caràcter públic i semipúblic si el batlle o el tribunal competent adopten una resolució que comporti la finalització provisional o definitiva del procés i la constitució com acusació privada o particular sigui temporània, d'acord amb la legislació vigent (article 2.1.c) in fine), supòsit que és difícil que es doni a la pràctica i que, en tot cas implica una discriminació contrària als drets fonamentals de la persona. Aquest posicionament, per tant, no pot ser atendible."
Per tant, és procedent reconèixer al recurrent el dret a l'assistència tècnica d'un lletrat de forma gratuïta sempre que s'acompleixin tots els altres requisits establerts amb la possibilitat que pugui accedir a la jurisdicció com a part acusadora.
Segon.- L'article 20.1 del Reglament, del 19-03-2025, del dret a la defensa i l'assistència tècnica lletrades, disposa que:
"Per tal de determinar la insuficiència d'ingressos de les persones físiques es calculen els ingressos econòmics bruts anyals que percebin directament o indirectament, per tots els conceptes i per unitat familiar, els quals no han de superar els llindars següents [...]"
I concretament en la seva lletra A: "El salari mínim interprofessional anyal si es tracta d'una persona no integrada en una unitat familiar".
El salari mínim interprofessional anyal de l'any 2025 és de EUR 17.367,96 bruts (Decret 4/2025 de 15-01-2025 de fixació del salari mínim horari interprofessional per l'any 2025.) En aplicació de les disposicions legals esmentades, per poder atorgar el benefici de justícia gratuïta cal que els ingressos de l'apel·lant (EUR 18.219,75.-euros) no superin el salari mínim interprofessional anyal. Per tant, es constata que els ingressos del sol·licitant excedeixen de poc aquest límit.
Tercer.- L'article 21 de l'esmentat Reglament estableix que la situació econòmica d'insolvència exigeix que també s'acrediti la insuficiència de patrimoni:
"1. Per valorar la insuficiència de patrimoni de les persones físiques o jurídiques, es té en compte la titularitat de tot tipus de béns mobles i immobles i de drets, tant a Andorra com a l'estranger, fins i tot si aquests béns i drets no produeixen rendiments, llevat que constitueixin l'habitatge habitual de la persona sol·licitant.
També se n'exceptuen els béns i els drets que no puguin ser venuts o bé donats en garantia sense provocar una pertorbació greu a la persona sol·licitant.
A aquest efecte, també es tenen en compte els signes externs que posin de manifest la capacitat econòmica real de la persona sol·licitant, i es denega el benefici de la defensa i l'assistència tècnica lletrades gratuïtes si aquests signes desmenteixen la declaració efectuada i evidencien que la persona sol·licitant disposa d'un patrimoni suficient o d'uns ingressos que superen els llindars establerts a l'article 20."
Per diligència interna de data 17-12-2025 consta que una volta consultats els registres de comerç, vehicles i societats del Govern, se'n desprèn que el Sr. Ferrer no és titular de cap negoci, ni d'accions o participacions de societat mercantil andorrana.
Altrament, el sol·licitant és titular de tres vehicles, essent els següents:
És titular d'una motocicleta marca ORG_2, model BETandWIN 250, amb matrícula XXXX, des del 02/07/2024.
És titular d'un vehicle marca ORG_0, model IBIZA 1.8 I 20 VT, amb matrícula XXXX, des del 28/07/2025.
És titular d'un vehicle marca ORG_1, model 107 1.0 I 12V, amb matrícula XXXX, des del 27/03/2025.
Endemés consta que el sol·licitant és propietari d'un pis, que és la seva residència habitual, i pel qual paga 1.200,00.- euros anyals en concepte de comunitat de propietaris.
Igualment, dels extractes bancaris aportats pel sol·licitant en ressurt com ja s'ha dit en l'Antecedent de Fet que té un saldo positiu de 14.583,26 euros en el seu compte corrent bancari a data 5-11-2025.
Per tant, en mèrits de les disposicions legals esmentades, s'ha constatat l'existència de béns d'un valor important i signes externs que evidencien que el sol·licitant disposa d'un patrimoni o capacitat econòmica suficients.
Quart.- L'article 22.1 del Reglament, del 17 de gener del 2024, del dret a la defensa i l'assistència tècnica lletrades disposa que, excepcionalment, es pot atorgar el benefici de la defensa i l'assistència tècnica lletrades gratuïtes a les persones que ho sol·liciten i tenen uns ingressos que superen els llindars establerts a l'article 20, si acrediten unes despeses o unes càrregues molt importants que així ho justifiquin, o quan les despeses previsibles del procés en el marc o en atenció al qual presenten la sol·licitud siguin molt elevades d'acord amb els ingressos dels quals disposen.
En el present cas, la part apel·lant diu haver de satisfer despeses de lloguer, calefacció i aigua de l'apartament, llum, telèfon, i assegurances (vehicle i apartament), per tant tot són despeses alimentàries i de manutenció.
En atenció a les disposicions legals esmentades, s'observa que l'òrgan judicial d'instància ha efectuat correctament el càlcul. Altrament, no es considera que l'interessat hagi acreditat unes despeses o càrregues molt importants que aconsellin atorgar excepcionalment el benefici de la justícia gratuïta (article 22 del Reglament), ja que les despeses esmentades per l'interessat són despeses corrents.
Per aquests motius, és procedent desestimar el recurs d'apel·lació però no pels mateixos motius jurídics que ho fa la jutge a quo, sinó perquè no compleix amb els requisits econòmics ni a nivell d'ingressos ni a nivell de patrimoni disponible.
Cinquè.- En mèrits del què disposa l'article 439 del Codi de procediment civil, procedeix no efectuar cap pronunciament sobre les costes judicials.
De conformitat amb tot el que s'ha exposat, la Sala Civil del Tribunal Superior de Justícia,
Decisio
DECIDEIX
Primer.- Desestimar el recurs d'apel·lació formulat contra l'aute del 9-12-2025 per la part apel·lant.
Segon.- No efectuar cap pronunciament sobre les costes judicials.
Tercer.- Notificar la present resolució judicial a la part interessada.