Résumé éditorial
# OTBAT, Penal, 13 de febrer del 2025 (ROJ : OTBAT 383/2025 ; ECLI:AD:TBATAD:2025:383)
> Décision commentée : OTBAT, Penal, 13 de febrer del 2025, ordonnance pénale n° 105/2025 (ROJ : OTBAT 383/2025 ; ECLI:AD:TBATAD:2025:383) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note préliminaire : la décision est rédigée en catalan. Les passages reproduits ci-après sont des traductions libres du texte original.*
## Faits et procédure
Dans la nuit du 13 février 2025, vers 3 h 58, un différend éclate entre M. Vara, ressortissant portugais résidant en Andorre, et sa compagne, dans le parking communal de la télécabine de Canillo. Selon le rapport du service de police n° J-1019-25, l'intéressé endommage les deux barrières d'accès du parking, puis les installations sanitaires, malgré la présence d'agents du service de circulation de la commune.
Les policiers interpellent M. Vara, qui se trouve sous l'influence de boissons alcooliques et adopte un comportement agressif. Il bouscule l'un des agents, qui est ensuite conduit au poste central. Pendant le trajet, il tient des propos menaçants, dont une phrase selon laquelle il « tuerait tout le monde ».
L'instruction repose sur les images des caméras de sécurité, récupérées au poste, ainsi que sur les déclarations de la compagne. Celle-ci indique qu'elle n'a pas été agressée physiquement. La commune de Canillo chiffre le préjudice matériel à 1 654,92 euros. Le casier judiciaire de l'intéressé ne comporte aucune mention défavorable. Conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale, le batlle consulte le ministère public et l'avocat de garde.
Le batlle statue par la voie de l'ordonnance pénale (*ordenança penal*), procédure simplifiée applicable aux infractions de faible gravité, et non par une décision rendue à l'issue d'un débat contradictoire.
## Question de droit
La décision soulève deux questions.
La première porte sur la **qualification pénale** des faits. Il s'agit de déterminer si le comportement de M. Vara, à savoir l'injure à un fonctionnaire dans l'exercice de ses fonctions, la menace non conditionnelle, la destruction dolosive de biens d'une valeur comprise entre 600 et 3 000 euros, et le maltraitement, relève de plusieurs infractions cumulées. Le batlle retient la responsabilité pénale de l'intéressé en qualité d'auteur, en se fondant sur les éléments recueillis. Il fonde la qualification sur les articles 174, 143.1, 224 et 476.1 du Code pénal.
La seconde porte sur le **traitement procédural et civil** de l'affaire. Il s'agit de savoir si le batlle peut statuer sans débat sur l'ensemble de la responsabilité, y compris la responsabilité civile, alors que la commune demande réparation. La décision répond à cette question en renvoyant aux articles 90 et suivants du Code pénal, qui prévoient que l'auteur de l'infraction est également civilement responsable, et aux articles 163 et suivants du Code de procédure pénale. Ces dispositions permettent de différer la fixation du montant de la réparation à la phase d'exécution lorsque la juridiction ne peut pas statuer sur ce point dans le même acte.
## Solution et dispositif
Le batlle prononce une condamnation pénale, assortie d'un sursis, et réserve la liquidation de la respon