I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
OTBAT, Penal, 25 de març del 2023 (ROJ : OTBAT 1027/2023 ; ECLI:AD:TBATAD:2023:1027)
Décision commentée : OTBAT, Penal, 25 de març del 2023 (ROJ : OTBAT 1027/2023 ; ECLI:AD:TBATAD:2023:1027) (Lire sur source officielle)
Faits et procédure
La décision émane de la Batllia d'Andorre-la-Vieille, statuant par voie d'ordonnance pénale (ordenança penal) sous la présidence de la Batlle, Mme Maria Àngels Moreno Aguirre. Le numéro d'ordonnance figurant dans l'en-tête (000008/2024) ne concorde pas avec la date de la décision (25 mars 2023) ; cette incohérence matérielle est relevée sans que la décision permette de la trancher.
Les faits, tels que retenus par le juge, se sont déroulés dans la nuit du 27 juillet 2021 devant un restaurant d'Andorre-la-Vieille (désigné « XXXX » dans la décision). Une discussion verbale oppose d'abord M. Tamarit à M. Sevillano à l'intérieur de l'établissement, puis M. Tamarit quitte les lieux. Vers 00 h 55, il revient, frappe à la vitre pour être admis, et la discussion reprend à l'extérieur avec MM. Sevillano et Ricart. Au cours de cet échange, M. Tamarit pousse Mme Ricart, qui est projetée contre les tables de la terrasse et doit mettre les mains en avant pour éviter de chuter. Une altercation physique s'ensuit entre MM. Tamarit et Sevillano : après s'être saisi du col de la chemise de ce dernier, M. Tamarit est frappé au visage, les deux hommes tombent au sol, et M. Sevillano porte deux coups de poing aux côtes de son adversaire.
Les rapports du Service de médecine légale et légale font état, pour Mme Ricart, de lésions traitées médicalement (entésopathie/capsulite du 5e doigt de la main gauche, fissure corticale palmaire), avec un temps moyen de guérison de 36 jours. Pour M. Tamarit, ils mentionnent des érosions superficielles aux genoux, des fractures costales droites (4e à 6e) et un pneumothorax traumatique droit, avec un temps moyen de guérison de 60 jours. Un lien de causalité entre les faits et la perte d'une prothèse dentaire réclamée par M. Tamarit n'a pu être établi. M. Sevillano n'a pas subi de lésions. Le casier judiciaire de M. Tamarit ne comporte aucune mention défavorable. La Caisse andorrane de sécurité sociale (CASS) réclame 4 140,46 euros au titre des frais médicaux et de l'incapacité temporaire.
La procédure suit le régime de l'ordonnance pénale, dont le déroulement est rappelé dans les visas (art. 163 et s. du Code de procédure pénale). Une consultation préalable a été menée auprès du ministère public et de l'avocat de garde, conformément à l'article 164 du même code.
Question de droit
La décision soulève, en substance, trois questions :
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Qualification pénale. Les faits imputés à M. Tamarit, en tant qu'auteur, relèvent-ils du délit majeur de lésions dolosives (art. 113.2 du Code pénal) et de la contravention de mauvais traitements (art. 476.1 du Code pénal) ? Le juge retient que les éléments recueillis suffisent à établir la responsabilité pénale de l'intéressé pour ces trois illicites, sans détailler davantage le raisonnement.
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Détermination de la peine. En l'absence de circonstances mod
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal de Batlles, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« VIST els presents autes d'instrucció registrats amb el número XXXX, seguits contra: »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal de Batlles devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence OTBAT ANDORRA, a 25 de març del 2023 - ROJ: OTBAT 1027/2023 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal de Batlles consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (reformation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal de Batlles procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« Tamarit, nascut el dia YY.YY.YYYY al Carnero, fill de Andrade i Calderón, de nacionalitat Y, i resident al Principat d'Andorra, »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Sisè.- Notificar la present ordenança penal personalment a la persona interessada, assistit de lletrat, així com al Mgfc. Ministeri Fiscal. La present resolució és ferma i executòria, llevat que s'hi faci oposició en aquest acte d'acord amb les disposicions de l'article 165 del Codi de procediment penal. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal de Batlles à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal de Batlles en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal de Batlles avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 25 mars 2023 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Ordenança
ORDENANÇA PENAL
000008/2024
Andorra la Vella, 25 de març de 2023.
Per davant de l'Hble. Batlle Sra. Maria Àngels MORENO AGUIRRE
VIST els presents autes d'instrucció registrats amb el número XXXX, seguits contra:
Tamarit, nascut el dia YY.YY.YYYY al Carnero, fill de Andrade i Calderón, de nacionalitat Y, i resident al Principat d'Andorra,
Antecedents de fet
Antecedents de fet
I.- RESULTANT. De l'informe del Servei de Policia amb número de correu J-3895/21 així com de les diligències d'instrucció practicades, n'apareix que la nit del dia 27.07.2021, es va produir una discussió verbal a l'interior del XXXX, entre Tamarit i Sevillano. En finalitzar Tamarit va marxar del local sense cap altre incident.
Vers les 00:55 hores, Tamarit va acudir novament al restaurant trobant-se la porta tancada. Tamarit va colpejar el vidre per tal que li obrissin i del seu interior van sortir Sevillano i la seva parella Ricart, reprenent Tamarit i Sevillano la discussió anterior.
En el decurs de dita discussió, Ricart s'interposà entremig Sevillano i Tamarit que s'encaraven, moment en el què Tamarit va propinar una empenta a Ricart fent que aquesta es projectés contra les taules de la terrassa havent de posar les mans per davant per evitar caure.