jurisprudence · v1.0.0
OTBAT ANDORRA, a 16 d'abril del 2024 - ROJ: OTBAT 1438/2024
Résumé
# Juridiction andorrane, — (ROJ : OTBAT 1438/2024 ; ECLI:AD:TBATAD:2024:1438) > Décision commentée : Batllia d'Andorre-la-Vieille, ordonnance pénale du 16 avril 2024, ROJ OTBAT 1438/2024 ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/)) ## Faits et procédure Une personne désignée dans la décision sous le nom de Montenegro avait fait l'objet d'un arrêté d'expulsion administrative pour une durée de trois ans, pris par le ministère de la Justice et de l'Intérieur. Cet arrêté, publié au *Butlletí Oficial del Principat d'Andorra* et notifié personnellement à l'intéressé le 4 novembre 2023, demeurait en vigueur jusqu'au 17 octobre 2026. Les actes de garde relatent qu'un véhicule avait été signalé comme ayant circulé à vvive allure devant un local de la Police du Pas de la Casa. Lors d'une ronde préventive en matière de lutte contre la fraude, des agents ont contrôlé ce véhicule et ses trois occupants, dont Montenegro. Celui-ci, dépourvu de document d'identité, a été identifié par le système d'empreintes digitales SAID. La décision ne précise pas le lien entre le signalement initial et l'intéressé. Le juge de garde a consulté le ministère public, conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale, ainsi que le registre des antécédents pénaux, qui ne mentionnait aucune condamnation. La procédure relève de l'ordonnance pénale, prévue aux articles 163 et suivants du Code de procédure pénale, qui permet de statuer sans audience pour les infractions mineures (*delictes menors*). La décision est classée sous le titre « Désobéissance grave à l'autorité administrative » et se rattache à la catégorie des délits mineurs (*delicte menor*). ## Question de droit La décision soulève, de manière implicite, deux questions : 1. **Question de fond** : la présence sur le territoire andorran d'une personne frappée d'un arrêté d'expulsion administrative en cours de validité constitue-t-elle le délit de désobéissance grave à l'autorité administrative prévu à l'article 397 du Code pénal ? 2. **Question de procédure** : dans quelles conditions le juge de garde peut-il, par voie d'ordonnance pénale, prononcer une condamnation pour une telle infraction, après détention et consultation du ministère public ? La décision répond à la première question par une qualification directe. Elle ne développe pas la démonstration des éléments constitutifs (élément matériel du non-respect de la mesure, élément intentionnel) : elle se borne à affirmer que « les faits sont constitutifs » du délit. Le raisonnement est donc essentiellement factuel, et son caractère succinct doit être relevé. ## Solution et dispositif Le juge de garde a retenu la qualification de désobéissance grave à l'autorité administrative, a relevé une circonstance atténuante et a prononcé une peine d'arrêts domiciliaires conditionnels. Le dispositif se présente ainsi : > « Primer.- Deixar sense efecte la detenció practicada en la persona de Montenegro. » > « Segon.- Condemnar a Montenegro, com autor responsable d'un delicte menor de desobediència greu a l'autoritat administrativa, previst i penat a l'article 397 del Codi Penal, concorrent la circumstància modificativa de la responsabilitat penal atenuant de minoria de 21 anys, a una pena de DEU (10) DIES D'ARREST DOMICILIARI CONDICIONAL amb un termini de suspensió de la condemna de dos anys, i el pagament de les despeses processals. » > « Tercer.- Que es comuniqui la present Ordenança Penal al Registre d'Antecedents Penals, en mèrits del que disposa l'article 165 del Codi de Procediment Penal vigent als efectes de la seva inscripció i al CSJA d'acord
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