I. Faits, cadre procédural et contexte du litige
A. Origine du litige et prétentions des parties
OTBAT 1468/2024 (ECLI:AD:TBATAD:2024:1468)
Décision commentée : OTBAT 1468/2024 (ECLI:AD:TBATAD:2024:1468) (Lire sur source officielle)
Note : la référence canonique fournie (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence figurant dans le texte intégral (ROJ et ECLI) a été retenue.
Faits et procédure
La décision commentée est une ordonnance pénale (Ordenança penal) rendue le 23 septembre 2024 par la Batllia d'Andorra-la-Vieille, statuant par voie d'ordonnance, sous la présidence de la Batlle Mme Maria Àngels Moreno Aguirre. Elle s'inscrit dans une procédure d'instruction de garde (instrucció de guàrdia) dont le numéro est non précisé dans la décision (les mentions du texte étant anonymisées : « XXXX »).
Les faits, tels qu'exposés dans les antécédents, remontent au 1er septembre 2022. Un différend d'ordre économique opposait la personne poursuivie, M. Zurita, à M. Garzón. Selon le rapport de police n° J-5855/22, M. Zurita se serait rendu au domicile de M. Garzón pour réclamer une dette, en le menaçant verbalement et par messages WhatsApp (« Reviento la moto »). Une autre personne, M. Bonet, compagne ou compagnon de M. Zurita selon le texte, aurait laissé tomber la motocyclette de M. Garzón, provoquant des dégâts matériels. Ultérieurement, M. Garzón aurait observé depuis sa fenêtre que les deux personnes renversaient sa motocyclette stationnée à l'extérieur.
Le 13 octobre 2023, M. Zurita a reconnu avoir proféré des menaces, tout en soutenant que le dommage à la motocyclette était imputable à M. Bonet et qu'il n'en était pas l'auteur. Le 19 février 2024, la procédure a fait l'objet d'un non-lieu provisoire partiel (sobreseïment provisional parcial) concernant les faits de dommages dolosifs (article 224 du Code pénal) attribués à M. Bonet. Le ministère public a été consulté préalablement, conformément à l'article 164 du Code de procédure pénale. Le casier judiciaire fait apparaître des mentions défavorables « non computables à efectes de reincidència » (non prises en compte au titre de la récidive).
Question de droit
La décision soulève, à titre principal, les questions suivantes :
- La qualification pénale : les faits de menaces proférées à l'encontre d'un créancier, afin d'obtenir le paiement d'une dette, relèvent-ils de la contravention de menaces légères
Dans l'espèce soumise à l'appréciation de Tribunal de Batlles, le différend s'est noué autour de l'application des règles régissant le domaine jurisprudence au sein de l'ordre juridique de Principauté d'Andorre.
« Andorra la Vella, el dia 23 de setembre del 2024, essent les 10:25 hores. »
B. Déroulement de l'instance et saisine de la juridiction
Saisie suivant les formes et délais prescrits par le droit processuel applicable devant les juridictions de Principauté d'Andorre, Tribunal de Batlles devait vérifier la régularité des moyens soulevés ainsi que la qualification juridique exacte des faits constatés. La décision inscrite sous la référence OTBAT ANDORRA, a 23 de setembre del 2024 - ROJ: OTBAT 1468/2024 s'inscrit dans la jurisprudence constante visant à garantir la sécurité juridique des sujets de droit et la prévisibilité du contrôle juridictionnel.
II. Problème de droit et fondements textuels mobilisés
A. La question juridique centrale soumise au juge
La question déterminante posée à Tribunal de Batlles consistait à déterminer dans quelle mesure les constatations souveraines opérées au fond et l'interprétation des textes invoqués justifiaient la solution retenue (reformation), au regard des exigences d'équilibre probatoire et de légalité matérielle.
B. Corpus normatif et textes de référence cités
L'analyse juridique s'articule autour des dispositions et références normatives suivantes :
- Corpus normatif applicable en Principauté d'Andorre (jurisprudence)
- Principes directeurs du procès équitable et contrôle de motivation juridictionnelle
III. Solution retenue et architecture de la motivation
A. L'articulation du syllogisme juridictionnel
Pour trancher le litige, Tribunal de Batlles procède à une confrontation rigoureuse entre la règle de droit applicable et les éléments matériels versés aux débats :
« VIST els presents autes d'instrucció de guàrdia registrats amb el número XXXX, seguides contra: »
B. Dispositif et sens de la décision
Au terme de sa démonstration, la juridiction prononce son dispositif dans les termes suivants :
« Quart.- Notificar la present ordenança penal personalment a la persona interessada, així com al Mgfc. Ministeri Fiscal. La present resolució és ferma i executòria, llevat que s'hi faci oposició en aquest acte d'acord amb les disposicions de l'article 165 del Codi de procediment penal. »
Cette motivation met en évidence le soin apporté par Tribunal de Batlles à caractériser précisément les conditions d'application de la norme avant d'en tirer toutes les conséquences juridiques à l'égard des parties.
IV. Portée normative, sécurité juridique et repères pratiques
A. Apport à la cohérence jurisprudentielle (Principauté d'Andorre)
Sur le plan théorique et systémique, cet arrêt consolide l'interprétation retenue par Tribunal de Batlles en matière de jurisprudence. Il offre un jalon fiable pour l'évaluation de la stabilité de la règle jurisprudentielle et s'intègre dans le référentiel comparé suivi par Korpus.
B. Recommandations opérationnelles pour les praticiens
- Qualification préalable : vérifier systématiquement la réunion cumulative des critères factuels exigés par Tribunal de Batlles avant d'engager l'action ou de soulever le moyen ;
- Traçabilité probatoire : documenter par écrit l'ensemble des pièces justificatives correspondant aux textes visés (corpus légal applicable) ;
- Anticipation procédurale : mobiliser cette décision du 23 septembre 2024 comme précédent pertinent dans les écritures portant sur un litige analogue en Principauté d'Andorre.
Ordenança
ORDENANÇA PENAL
XXXX
Andorra la Vella, el dia 23 de setembre del 2024, essent les 10:25 hores.
Per davant de l'Hble. Batlle Sra. Maria Angels MORENO AGUIRRE,
VIST els presents autes d'instrucció de guàrdia registrats amb el número XXXX, seguides contra:
Zurita nascut el YY/YY/YYYY a Y, Y, fill de X i de X, i de nacionalitat Y, i resident al Principat d'Andorra.
en relació als següents,
Antecedents de fet
Antecedents de fet
I. RESULTANT. De l'informe del Servei de Policia número J-5855/22n'apareix que Zurita el dia 01/09/2022, arran d'una problemàtica per deutes econòmics amb Garzón, va desplaçar-se a casa de Garzón per amenaçar-lo i reclamar el deute, amenançant-li de "A mi me da igual, reviento la moto." i escribint-li per WhatsApp, entre altres, amenaces de "Reviento la moto", "como si voy preso", "No sabe con quien se esta metiendo se cree que soy cualqueira".
En el moment que Zurita es va trobar al carrer picant a la porta, va arribar la seva parella al moment dels fets, Bonet i en un moment hauria deixat la moto de Garzón al terra ocasionant-li desperfectes.