Résumé éditorial
# OTBAT, Penal, 27 mai 2024 (ROJ : OTBAT 1519/2024)
> Décision commentée : OTBAT, Penal, 27 mai 2024 (ROJ : OTBAT 1519/2024 ; ECLI:AD:TBATAD:2024:1519) ([Lire sur source officielle](https://jurisprudencia.poderjudicial.es/andorra/))
*Note éditoriale : la référence fournie dans les métadonnées (« Juridiction andorrane, — ») étant incomplète, la référence retenue est celle qui figure dans le texte de la décision.*
## Faits et procédure
La décision émane de la Batllia d'Andorra la Vella et prend la forme d'une *ordenança penal* (ordonnance pénale), référencée 000024/2024 et rendue le 27 mai 2024 par la Batlle, Mme Maria Àngels Moreno Aguirre.
Les faits, tels que rapportés dans les antécédents, se sont déroulés le 8 septembre 2023, vers 23 h 05. Une personne prénommée Bernat aurait demandé des explications à Palmer, qui se serait livrée à une surveillance dissimulée de son mari, avec lequel elle entretenait une relation de travail. Devant l'absence de réponse, Barba aurait déclaré « Ah, no quieres hablar conmigo » puis aurait frappé Palmer de deux gifles sur la joue gauche. Le texte désigne à cet endroit la personne « Bernat » alors que l'auteur présumé est ensuite identifié comme Barba ; cette discordance, vraisemblablement imputable à l'anonymisation ou à une erreur de désignation, n'est pas levée par la décision.
La procédure s'est engagée sur une dénonciation de Palmer, consignée dans un rapport du Servei de Policia du 16 novembre 2023. Barba a reconnu les faits dès son audition par les forces de police. Un passage aux urgences a constaté une érosion faciale, dont l'origine était décrite comme « agression par moyens non spécifiés ». La victime a renoncé à toute réclamation. La Caisse andorrane de sécurité sociale (CASS) a, pour sa part, présenté le 22 mars 2024 une demande de remboursement de 33,75 euros au titre de frais médicaux. Le casier judiciaire de la personne poursuivie ne comporte aucune mention défavorable.
Enfin, la décision relève qu'a été accomplie la consultation préalable prévue à l'article 164 du Code de procédure pénale, auprès du Ministère public et de la représentation de l'avocat de garde.
## Question de droit
Le litige, au sens strict, ne soulève pas de difficulté d'appréciation de la culpabilité, la reconnaissance des faits étant constante. La décision pose en réalité trois questions juridiques :
1. **La qualification** : les faits constituent-ils une contravention pénale de lésions dolosives, au sens de l'article 476.2 du Code pénal, et la responsabilité pénale de l'auteur peut-elle être retenue ?
2. **La sanction** : quelle peine appliquer, en tenant compte de l'absence de circonstances modificatives et de l'antécédent nul, et dans quelle mesure le bénéfice de la suspension conditionnelle peut-il être accordé ?
3. **Les effets accessoires** : comment traiter la responsabilité civile *ex delicto* et les frais de procédure dans le cadre de la procédure d'ordonnance pénale, qui ne donne pas lieu à audience ?
## Solution et dispositif
La Batlle retient la qualification de contravention pénale de lésions dolosives, relève que l'élément matériel est établi par l'aveu et les constatations médicales, et considère Barba comme auteur. Elle se fonde, pour la peine, sur les articles 56 et 61 et suivants du Code pénal, et, pour les effets civils et les frais, sur les articles 90 et suivants du Code pénal et les articles 163 à 175 du Code de procédure pénale.
Le dispositif est ainsi rédigé :
> « Primer. Condemnar a Barba com autor responsable d'una CONTRAVENCIÓ PENAL de lesions doloses tipificada i penada a l'article